deperdition

Prononciation : dé-pèr-di-sion ; en vers, de cinq syllabes
Nature : s. f.

1Perte qui se fait graduellement. La déperdition de la chaleur. Terme de chimie. On dit qu'il y a déperdition, lorsque, dans une opération, on ne retire pas toute la substance qu'on avait mise. Terme de botanique. Déperdition insensible, nom donné à une partie de la transpiration des plantes, laquelle, beaucoup plus lente que l'exhalation aqueuse, se fait au travers de leurs tissus sans pores apparents. 2Perte, diminution.
C'est un fait bien constaté que les étoiles de dixième, de onzième grandeur, et même au-dessous, ont été vues au travers de la partie centrale des comètes, sans déperdition sensible de leur éclat , BABINET , dans Presse scientifique, t. I, p. 134 Terme de chirurgie. Déperdition de substance, plaie avec destruction des tissus lésés.
XVIe s.
Fracture du crane avec deperdition ou enleveure, en laquelle la piece est emportée, dont il y a perdition de substance , PARÉ , VIII, 1
Anc. français, deperdre, du latin deperdere, de la préposition de, et perdere, perdre ; provenç. deperdicio ; espagn. desperdicion.