denoument

Prononciation : dé-nou-man
Nature : s. m.

1Action de dénouer. Le dénoûment d'une corde. Par extension, le dénoûment de la langue. 2Le point où aboutit et se résoud l'intrigue d'une épopée, d'un drame, d'un roman, ainsi dit, parce qu'Aristote avait nommé noeud l'ensemble des incidents d'une pièce, et solution ou dénoûment l'incident final. Un dénoûment bien amené.
Voilà justement ce qu'il faut pour le dénoûment que nous cherchions , MOL. , Critique, sc. dern. Par extension.
Puis s'appesantissant, ils le voyaient passer ses longues heures à demi couché, comme engourdi, et attendant, un roman à la main, le dénoûment de sa terrible histoire , SÉGUR , Hist. de Napol. VIII, 11
3Solution d'une chose difficile, embrouillée, par assimilation à la solution finale d'une pièce de théâtre.
On nous donne un dénoûment à la principale difficulté , BOSSUET , Avert. 3
On y trouve un parfait dénoûment de la difficulté , BOSSUET , Déf. comm.
Ces solutions servent de dénoûment à tous les passages de St Clément , BOSSUET , Or. 6
Les dénoûments qui découvrent les crimes les plus cachés paraissent si simples et si faciles qu'il semble qu'il n'y ait que Dieu seul qui puisse en être l'auteur , LA BRUY. , XVI
Lui seul connaît le dénoûment de toutes ces malheureuses affaires , MAINTENON , Lett. à Mme des Ursins, 18 juillet 1706
Voilà, pour abréger, le dénoûment de cette première intrigue , HAMILT. , Gramm. 3
Tel sera le dénoûment redoutable qui nous développera les mystères de la Providence , MASS. , Car. Avenir.
Il y a lieu à demander pourquoi l'Académie écrit dénoûment avec un accent circonflexe et dévouement avec un e, mots qui sont faits de même, l'un de dénouer, l'autre de dévouer. DÉNOÛMENT, CATASTROPHE, par rapport au théâtre. Le dénoûment défait le noeud, comme le mot le porte ; la catastrophe fait la révolution. Le dénoûment est la dernière partie de la pièce ; la catastrophe est le dernier événement de la fable. Le dénoûment démêle l'intrigue ; la catastrophe termine l'action, ROUBAUD., Il faut ajouter que le dénoûment est heureux ou malheureux, tandis que la catastrophe ne se dit que d'un dénoûment malheureux. XVIe s.
En nourrice, et avant le premier desnouement de ma langue , MONT. , I, 193
Dénouer.