decoupure

Prononciation : dé-kou-pu-r'
Nature : s. f.

1Action de découper une étoffe, de la toile, du papier.
Il y a loin de cette sage économie d'ornements à notre profusion de découpures en carré, en long, en rond , CHATEAUB. , Itin. 195
2Petit amusement qui a été jadis fort à la mode et qui consistait à découper, avec des ciseaux, des figures en papier, ou en vélin, en suivant tous les traits de la peinture ou de la gravure. Dans le XVIIIe siècle les femmes s'amusaient beaucoup à la découpure.
J'ai vu de lui des paysages en découpure sur des feuilles de papier blanc où la perspective était observée avec un art prodigieux , MARM. , Mém. liv. VII, t. II, p. 342, dans POUGENS
L'art des colifichets et de la découpure Est l'âme du vrai goût et fait mon premier soin , LE P. BRUMOY , la Boîte de Pandore, II, 13 Estampe enluminée faite exprès pour être découpée. La chose découpée. Cette découpure représente des enfants qui jouent.
3Terme de botanique. Division des bords d'une feuille ou foliole.
La grandeur, les découpures, les nervures des feuilles , BERN. DE S.-P. , Étude première.
4Petites fentes transversales qui sont un défaut dans les barres de fer. XVIe s.
Antoine, prenant la robbe de Caesar toute ensanglantée, la desploya devant toute l'assistence, monstrant les découpeures d'icelle et le grand nombre de coups qu'il avoit receus , AMYOT , Brutus, 24
Découper.