debarquer

Prononciation : dé-bar-ké

1V. a. Faire sortir d'un navire, d'un bateau, mettre à terre des passagers, des troupes, des marchandises. Les équipages débarquèrent rapidement sur la côte d'Afrique l'armée qui fit la conquête de l'Algérie.
M. de Château-Renaud a débarqué heureusement en Irlande ses troupes, ses armes et son argent , SÉV. , 25 mai 1689
2V. n. Quitter un navire, descendre à terre. Les passagers débarquèrent heureusement, malgré une grosse mer. Par extension, arriver.
On ne pouvait comprendre qu'une jeune créature, débarquant de la campagne droit à la cour, en devînt sitôt l'ornement par ses attraits et l'exemple par sa conduite , HAMILT. , Gramm. 9
À peine es-tu débarqué que tu tournes la tête à de jolies filles , MARIVAUX , Pays. parv. t. I, 1re part. p. 47, dans POUGENS
En Bourgogne je débarquai, Pour la chanson climat propice ; Nous trouvons, buvant sur le quai, Le vieux mari de ma nourrice , BÉRANG. , Nourrice.
Substantivement. Au débarquer, dans le temps même du débarquement, de l'arrivée.
3Se débarquer, v. réfl.
On se débarqua, on nous couvrit le visage d'un voile , SCARRON , Rom. com. II, 14 Inusité aujourd'hui sous cette forme.
XVIe s.
Ils se firent passer le bras de mer pour venir joindre leurs compagnons qui se desembarquoient à St Michel , D'AUB. , Hist. II, 274
Trois filles de la reine.... le regardant comme un nouveau debarqué, voulurent le turlupiner sur ses habillements , D'AUB. , Hist. secrète de sa vie, t. I, p. 30, Cologne, 1729
Dé.... préfixe, et barque. Désembarquer est tombé en désuétude : " Débarquer est plus doux et plus en usage que désembarquer, " dit VAUGELAS.