D

Prononciation : dé, et, dans l'épellation moderne, de
Nature : s. m.

La quatrième lettre de l'alphabet et la troisième des consonnes. Le d appartient aux consonnes nommées dentales.
Dans la plupart des livres que l'on imprime aujourd'hui [XVIIe siècle], on ôte le d de tous les mots où il ne doit point se faire sentir ; ainsi, comme on trouve écrit avenir, avis, ajourner, ajuger, ajuster, on ne saurait point se tromper à la prononciation de ces mots ; plusieurs font encore sentir le d dans adversité, mais tout le monde prononce aversaire , VAUGEL. , Rem. notes Th. Corn. t. II, p. 746, dans POUGENS La prononciation a changé ; voy. ces mots. À la fin des mots et après une nasale, il est ordinairement muet : grand, il rend ; et s'il sonne sur la voyelle suivante, il sonne comme un t : grand homme, prononcez granit homme. Dans la musique, D ou D-la-ré (pour ré-fa-la-ré) indique le ton de ré. D écrit au-dessus de la portée signifie doux (dolce). Quelquefois, en tête d'une partie, il marque que c'est celle du dessus. En chiffres romains, D signifie 500, et, quand il est surmonté d'un trait, 5000. D, Sur les anciennes monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Lyon. D M P après une signature signifie docteur en médecine de la faculté de Paris. D est l'abréviation de don, titre donné aux seigneurs italiens et espagnols : D. Pedro. Il est aussi l'abréviation de dom, titre donné aux moines bénédictins : D. Rainard. N. D. signifie Notre-Dame, la vierge Marie. D. O. M. est dans les inscriptions, l'abréviation de Deo optimo maximo [à Dieu très bon, très grand]. Dans l'ancien alphabet chimique, D indiquait le sulfate de fer.
XIIIe s.
D [D signifie ici Dieu] jeta ceux de l'aigre feu Qui touz tems fussent en enfer ; D fu en fust, D fu en fer ; D eut au C [croix] angoisse et soif, Senefiance de l'A B C , JUBINAL , t. II, p. 276
D de l'alphabet latin, qui est le delta de l'alphabet grec, lequel, à son tour, est le daleth de l'alphabet phénicien. (daleth, porte).