CESSE

Prononciation : sè-s'
Nature : s. f.

Fin, relâche. Mot qui tombe peu à peu hors de l'usage et qui n'est plus guère usité que dans les locutions : n'avoir pas de cesse, et sans cesse. Parler, travailler sans cesse. Il n'a ni repos ni cesse.
Sa haine contre vous n'aurait jamais de cesse , TRISTAN , M. de Chrispe, II, 5
Ô cruauté du sort qui n'a jamais de cesse ! , RACAN , Berg. II, 2, Lisimandre.
L'esprit [le démon] s'en va, n'a point de cesse Qu'il n'ait mis le fil sous la presse , LA FONT. , Ch. imp.
Point de cesse, point de relâche , LA FONT. , Fab. V, 6
Astre par qui vont avoir cesse Nos ténèbres.... , MALH. , III, 1
XVIe s.
Or sus, esprit, temps est que donnes cesse à ta douleur et fascheuse tristesse , MAROT , I, 319
Je ne l'ay plus, par mort il a pris cesse , MAROT , II, 67
Ce pendant ma destresse Ne prendra fin ne cesse Que par vous sa maistresse , ST-GELAIS , 240
Voy. CESSER. L'ancien français avait cessement et aussi ces.