CENTURIE

Prononciation : san-tu-rie
Nature : s. f.

1Dans l'ancienne Rome, centaine de citoyens. Le peuple romain fut distribué par centuries. L'une des divisions politiques du peuple romain. 2Centuries de Nostradamus, prédictions rangées par centaines de quatrains ou de sixains, et aussi chacun de ces quatrains ou sixains.
De cettui preux qu'a prédit et chanté Nostradamus dans une centurie, Jà pour le los ne peut la flatterie Aller si loin qu'a fait la vérité , CHAULIEU , Réponse de ST-MAUR, t. II, p. 180
Chez un chanoine de St-Maur Est une vieille centurie, Qu'il tira jadis du trésor De l'église Ste-Marie, Où le grand Nostradamus dort , CHAULIEU , Épît. en vieux langage au nom de M. le duc, t. II, p. 218 Titre donné à des annales rédigées par siècle.
XVIe s.
Ils montroient des centuries de Nostradamus et autres predictions , D'AUBIG. , Hist. II, 230
Centuria, pour centum uria, de centum, cent, et uria, né de la contraction de la finale um avec vir, homme. Cette étymologie, qui est établie par le sens, centuria, centaine d'hommes, decuria, dizaine d'hommes, l'est encore par ce qui paraît d'abord s'y opposer, à savoir un des sens de centurie, qui est contenance de deux cents jugères ; le fait est que le nom de ces centuries territoriales vint de ce que, sur les terres prises aux ennemis, on faisait un lot de deux jugères pour cent hommes.