CAVALERIE

Prononciation : ka-va-le-rie
Nature : s. f.

Troupe de gens de guerre qui sert à cheval. Un corps, un régiment, un escadron, une compagnie de cavalerie. L'ennemi était fort en cavalerie. La grosse cavalerie, cavalerie armée pesamment, montée sur de forts chevaux et destinée à combattre en ligne. La cavalerie de réserve, carabiniers et cuirassiers. La cavalerie légère, cavalerie montée sur des chevaux légers et destinée à faire le service d'éclaireurs, à battre la campagne, à poursuivre l'ennemi, etc. spécialement chasseurs et hussards. La cavalerie de ligne, intermédiaire, dragons et lanciers.
Ayant lu dans les histoires romaines que les plus grands exploits que leur cavalerie ait faits autrefois.... , VOIT. , Lett. 144
La cavalerie de Darius était forte de trois cent mille chevaux , VAUGEL. , Q. C. livr. III, dans RICHELET
Qu'est devenue cette redoutable cavalerie qu'on voit fondre sur l'ennemi avec la vitesse de l'aigle ? , BOSSUET , Anne de Gonz.
C'est en vain qu'à travers les bois, avec sa cavalerie toute fraîche, Beck précipite sa marche pour tomber sur nos soldats épuisés , BOSSUET , Louis de Bourbon. L'art de former les hommes pour la cavalerie et de la conduire à la guerre. Cet officier entend bien la cavalerie.
XVIe s.
Un sommier pesle mesle avec un soldat, le bagage, la cavallerie legiere, l'homme d'armes, une charrette, tout l'un parmy l'autre , LA BOÉTIE , 172
Comme mots nouveaux en l'art militaire vous avez maintenant cavalerie et infanterie , H. EST. , dans le Dict. de DOCHEZ.
À mon grand regret diray cavallerie, infanterie, enseigne, colonelle, esquadrons, au lieu de chevallerie, pietons, enseigne, coronale, bataillons , PASQ. , Lett. t. I, p. 105, dans LACURNE
Cavalier ; ital. cavalleria. Cavalerie a été pris de l'italien au XVIe siècle. CAVALERIE. Ajoutez : 2Se dit, dans le langage moderne administratif, de l'ensemble des chevaux d'une entreprise.
Pour conduire tant de voitures, les mettre toujours à même de sortir et de ne pas laisser en souffrance les besoins qu'elles ont mission de servir, il faut une cavalerie considérable ; celle de la Compagnie générale [des voitures de Paris] se composait en 1866 de 10741 chevaux , MAXIME DU CAMP , Rev. des Deux-Mondes, 15 mai 1867, p. 325