CAUTIONNER

Prononciation : kô-sio-né ; en poésie, de quatre syllabes
Nature : v. a.

Se rendre caution pour quelqu'un.
Ce caissier que vous avez cautionné et qui vient de faire banqueroute de deux cent mille écus , LESAGE , Turcaret, III, 9 En général, répondre de.
Je ne saurais souffrir, a-t-il dit hautement, Qu'un honnête homme soit traîné honteusement ; J'en réponds sur sa mine, et je le cautionne , MOL. , l'Ét. V, 1
Outre que de ton coeur ta foi me cautionne , MOL. , le Dépit, I, 2
Familièrement. Je ne vous cautionne pas cela, je ne vous l'assure pas.
XVIe s.
Crassus recueillant les fuyans leur donna d'autres armes ; mais il leur demanda pleges qui les cautionnassent de les mieux garder à l'advenir , AMYOT , Crass. 18
Caution ; espagn. caucionar, pourvoir. CAUTIONNER. Ajoutez : - HIST. XIVe s.
Colars li Picars fruitiers, Maresson sa femme, d'une part, Robins li fruitiers, Colins li Marnois fruitiers.... se sont caucionnez bonne pais (1334) , VARIN , Arch. administr. de la ville de Reims, t. II, 2e part. p. 685