CATON

Prononciation : ka-ton
Nature : s. m.

Homme d'une vertu rigide ou qui en affecte les airs.
M. Bignon, avocat général, et le Caton de son temps , RETZ , IV, 185
Il [Montrésor] avait la mine d'un Caton, mais il n'en avait le jeu , RETZ , dans LEROUX DE LINCY, Proverbes, t. II, p. 31
Tu fais ici le Caton de Normandie , HAMILT. , Gram. 6
S'étant retiré de certaines parties trop gaillardes, sans faire le Caton, sans se faire haïr , SÉV. , 496
Vous êtes le seul sage et le seul éclairé, Un oracle, un Caton, dans le siècle où nous sommes , MOL. , Tart. I, 6
Oui, devant ce Caton de basse Normandie, Ce soleil d'équité qui n'est jamais terni , RAC. , Plaid. III, 3
XVIe s.
Aussi appelloit on communement, par maniere de mocquerie, Catons, ceulx que l'on voyoit graves et severes en paroles et en faict desordonnez et vicieux , AMYOT , C. d'Utiq. 30
Cato, nom du célèbre Romain qui se donna la mort à Utique. Ce mot vient de catus, au propre, aigu ; au figuré, avisé, fin, habile. Tringle de fer qu'on forge à bras pour la passer à la filière.