CAPTURE

Prononciation : ka-ptu-r'
Nature : s. f.

Action de prendre. Se dit : 1° quand on arrête un homme par ordre de justice : on a repris un forçat évadé ; c'est une heureuse capture ; 2° quand un corsaire fait une prise : la capture de plusieurs bâtiments de commerce ; le bâtiment pris se nomme aussi une capture : il conduisit heureusement ses captures à Brest ; 3° quand les soldats font quelque prise à la guerre ; 4° quand les employés de la douane saisissent des marchandises de contre-bande. Familièrement. Vous allez à la pêche, eh bien ! bonne capture ! Ironiquement. Ah ! il a épousé cette fille, il a fait là une belle capture ! XVIe s.
Un inquisiteur de la foy n'a capture ou arrest en ce royaume, sinon par l'ayde et autorité du bras seculier , PITHOU , 37
M. de Vieilleville repliqua, que le tout dependoit de la capture et qu'ils n'estoient pas assez forts pour l'arrester , CARLOIX , IV, 4
Provenç. et espagn. captura ; ital. cattura ; de captura, de capere, prendre. CAPTURE. Ajoutez : 2Dans le langage technique, action de se rendre maître d'une vapeur, d'un gaz, etc.
La capture initiale de la vapeur [pour le chauffage des wagons, système Love] est opérée sur la chaudière même de la locomotive, où elle est réglée par un robinet , Journ. offic. 11 mai 1873, p. 3048, 2e col.