CAPRE

Prononciation : ka-pr'
Nature : s. m.

1Sorte de vaisseau corsaire. Il a été pris par un capre de Dunkerque. 2Capre à la part, matelot allant en course sans solde et dans la seule espérance d'avoir part aux prises. Holl. kaper, du verbe kapen, faire le pirate. Jeune bouton de fleurs du câprier, confit dans le vinaigre, et servant d'assaisonnement. Sauce aux câpres.
Je ne vivais ordinairement en Sicile [dit Platon] que de câpres , FÉNEL. , Diogène. Câpres capucines (voy. CAPUCINE).
XVe s.
Une livre caspres, deux sols , Bibl. des chartes, 4e série, t. IV. p. 90
XVIe s.
Preparant des bouillons de poullets avec racines de persil, de fenouil, de capres, d'orge et autres diuretiques , PARÉ , XX, 36
Les capres sont bonnes, à cause qu'elles aiguisent l'appetit et desopilent, et doivent estre bien dessalées , PARÉ , XXIV, 22
Comment qu'on prenne les capres, sont tous-jours propres à confire , O. DE SERRES , 550
Capparis, du grec.