CAPOT

Prononciation : ka-po
Nature : s. m.

1Terme de marine. Grande redingote pour le mauvais temps. Sorte de tambour d'escalier. 2Petite cape qui faisait partie de l'habit de cérémonie des chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit. XVIe s.
Habillé d'un petit capot à l'espagnole , Sat. Ménip. 96
Diminutif de cape. Le Dictionnaire de l'Académie de 1740 a capot, au sens actuel de capote. 1Se dit, au jeu de piquet, du joueur qui ne fait aucune levée. Je suis capot. Madame est capot. Nous avons été capot. Fig. Faire quelqu'un capot, remporter sur lui un grand avantage.
Vous allez faire pic, repic et capot tout ce qu'il y a de galant dans Paris , MOL. , Préc. 10
D'ailleurs ton métier nous arrange, Nos amis nous ont faits capot , BÉRANG. , Math. Bruneau.
Familièrement, confus, interdit, embarrassé. Être, demeurer, rester capot. Nous sommes demeurés capot. Elle est demeurée capot.
2S. m. Le coup par lequel un joueur est fait capot. En ce sens le mot a un pluriel.
Après une suite traîtresse De pics, de repics, de capots , BÉRANG. , Enf. de la maison.
3Terme de marine. Faire capot, chavirer, sombrer sous voiles. Capot, dans le sens de cape, pris métaphoriquement ; la défaite complète au jeu étant considérée comme une capote qu'on jette sur le vaincu. Terme de jardinage. Petite couche.