CANTINE

Prononciation : kan-ti-n'
Nature : s. f.

1Lieu où l'on vend à boire dans les casernes, les prisons, etc. Il y a des cantines ambulantes qui suivent les troupes en marche. 2Petite caisse divisée en compartiments qui sert à transporter des flacons de vin et d'autres liqueurs. Il ne faut pas employer cantine pour cruche, ni dire : remplissez cette cantine. Ital. cantina, cave, cellier ; d'après Diez, du même radical que cantone, coin, recoin, d'où cantine ; d'après Ménage, contraction de canovettina, petite cave, diminutif de canova, cave ; mais d'après Tardieu, de quintana, lieu dans les camps romains où l'on vendait toute sorte de choses, et dont le nom était passé dans le langage vulgaire ; car Suétone, Néron, 26, dit de ce prince qui, s'amusant à dévaliser les boutiques, s'amusait aussi à vendre le fruit de son pillage : Quintana domi constituta, un marché établi dans son palais. Cette étymologie très probable suppose une interversion des voyelles. La quintana était dite de quintus, cinquième. CANTINE. Ajoutez : 3Tabac de cantine.
Il sera fabriqué une espèce de tabac dit de cantine, dont le prix ne pourra excéder 4 francs le kilo , Loi du 28 avril 1816, art. 175
4Petite caisse employée par les officiers pour transporter en campagne leurs bagages personnels.