CANONIQUE

Prononciation : ka-no-ni-k'
Nature : adj.

1Conforme aux canons.
Le suffrage du peuple est la seconde marque d'une vocation canonique , MASS. , Confér. Voc. à l'état ecclés.
Quelque empêchement canonique qui vous rende indigne du ministère , MASS. , ib.
Ils ne reçoivent pas les livres des Machabées pour canoniques [ils ne les admettent pas dans le canon des Écritures] , BOSSUET , Avert. 5 Fig. et familièrement. Cela n'est pas canonique, cela n'est pas conforme aux règles.
2Droit canonique, droit canon.
Le droit ecclésiastique, autrement appelé canonique , MONTESQ. , Espr. XXVI, 1
3S. f. Terme d'ancienne philosophie. Partie de la doctrine d'Épicure qui renferme les lois de la raison. D'après Ménage, ce sont MM. de Port-Royal qui se sont avisés les premiers de dire droit canonique au lieu de droit canon. Cet exemple a été imité par Bossuet, par Fleury et Durand de Maillane. Droit canonique paraît le meilleur. XIIIe s.
Et defendrai les canoniques et les anciens privileges et les deues leis , Ass. de Jér. I, 30
XVIe s.
.... Afin qu'il ne semble que je veuille advouer ce livre-là pour canonique , CALV. , Instit. 528
Il ne faut nullement souffrir que l'election canonique soit ostée, et que le roy constitue à son plaisir des evesques , CALV. , Instit. 867
Canonicus (voy. CHANOINE).