CANCELLER

Prononciation : kan-sèl-lé
Nature : v. a.

Terme de jurisprudence qui a vieilli. Annuler une écriture en la croisant par des traits de plume, ou en y donnant un coup de canif. XVe s.
Et si rien d'outrageux avoit eu la dite emprise, on le cancelleroit et amenderoit , FROISSART , III, IV, 6
Je vous promect que je feray rompre et canceller l'autre scellé , Lettr. de LOUIS XI, Bibl. des Chartes, 4e série, t. I, p. 16
De le canceller ou transcripre [son testament] De sa main, ne sceut il escripre, Interpreter et donner sens, à son plaisir, meilleur ou pire, De poinct en poinct je m'y consens , VILLON , Grand Testament.
XVIe s.
Je ne dispute point qu'il faille rejetter tous les conciles, et rescinder les actes de tous, ou canceller depuis un bout jusques à l'autre , CALV. , Instit. 938
Provenç. cancellar ; espagn. cancelar ; ital. cancellare ; du latin cancellare, biffer, couvrir de barreaux, de cancellus, barreau, cancel (voy. ce mot).