CALENDES

Prononciation : ka-lan-d'
Nature : s. f. plur.

1Le premier du mois chez les Romains. Le jour des calendes. Le premier avant les calendes d'avril, le 31 mars. Les Romains comptaient les jours d'un mois à partir des calendes du mois suivant, en rétrogradant jusqu'aux ides, qui étaient, suivant les mois, le 15 ou le 13.
Vous faites un bel éloge du jour de l'an, mais je vous aime toute l'année, et tous les jours sont pour moi les calendes de janvier , VOLT. , Lettr. Cideville, 4 févr. 1765 Renvoyer aux calendes grecques, renvoyer à un temps qui ne viendra jamais, attraper.
Il s'éloigne des chiens, les renvoie aux calendes Et leur fait arpenter les landes , LA FONT. , Fabl., VI, 10
2Assemblée de curés de campagne, convoquée par l'évêque. La Fontaine a écrit calende : C'était jour de calende, et nombre de confrères Devaient dîner chez lui, Cas de consc. Renvoyer aux calendes grecques, c'est renvoyer à ce qui n'existe pas, puisque les Grecs n'avaient point les calendes ; mais renvoyer au calendrier grec, ce que disent fautivement quelques-uns, ne signifierait rien, les Grecs ayant un calendrier. XIIIe s.
Le premier jor de cascun mois apele tousjours kalendes , Comput, f° 2
XVe s.
Es calendes grecques, respondit Panurge, lorsque tout le monde sera content , RABELAIS , dans LACURNE
Génev. chalende, le jour de Noël. On le tire de calare, appeler, parce que, avant la publication des fastes, un pontife, à Rome, convoquait le peuple, le premier jour de chaque mois, pour annoncer les jours fériés. Pourtant M. Alfred Maury croit que c'est un mot étrusque, de même radical du reste que calare.