BOUQUER

Prononciation : bou-ké
Nature : v. a.

1Baiser par force, en parlant d'un singe ou d'un enfant qu'on force à baiser ce qu'on lui présente. 2Fig. Faire bouquer quelqu'un, lui faire baiser ce qu'il ne veut pas baiser, le forcer à faire ce qui lui déplaît.
Au procès qu'il nous ont sottement intenté, Moi seul j'ai fait bouquer toute la faculté , REGNARD , Légat. II, 10
J'ai déjà fait bouquer messieurs du domaine, je l'emporterai encore sur eux, car j'ai raison , VOLT. , Lett. d'Argental, 17 mars 1760
3Terme de chasse. Faire bouquer le renard, le blaireau, le lapin, les faire sortir de leur terrier avec des chiens ou des furets (les faire venir à la bouche du terrier). XVIe s.
Il y a plus de braverie et de desdaing à battre son ennemy qu'à l'achever, et de le faire bouquer que de le faire mourir , MONT. , III, 110
Diez tire ce mot des langues germaniques : bucka, subjuguer ; mais, le sens de bouquer étant proprement baiser, il vient de bouche, prononcé bouque. Bourguig. boquai.