BOUFFON

Prononciation : bou-fon
Nature : s. m.

1Personnage de théâtre dont l'emploi est de faire rire. Cet acteur est un bouffon assez amusant. Le bouffon du roi. Fig. Un auteur dont les plaisanteries sont quelquefois excessives.
Si Horace est le premier des faiseurs de bonnes épîtres, Rabelais, quand il est bon, est le premier des bons bouffons , VOLT. , Lettr. Mme du Deffant, 12 avril 1760
2Par dénigrement, celui qui cherche à amuser par ses plaisanteries. Il se plaît à faire le bouffon. Servir de bouffon, être un objet de moquerie. Au féminin, une bouffonne. C'est une petite bouffonne. XVIe s.
Les propos de tous ces beuveurs, Que vous avez, buffons, baveurs, Vous font-ils frenatique [fou] ? , MAROT , IV, 165
C'est à ce mestier là que des biens on amasse, Non à celui des vers, où moins y a d'acquet Qu'au mestier d'un bouffon ou celui d'un naquet [homme de rien] , DU BELLAY , VI, 40, verso.
La bouffonne [plaisante] Atrie , D'AUB. , Hist. II, 337
Ital. buffone, de buffare, railler, proprement bouffer (voy. ce mot) ; parce que celui qui dit des bouffonneries dit des choses que l'on compare au bruit qui s'entend quand on bouffe ou souffle, et, plus probablement, parce que l'art des bouffons consistait anciennement à faire des grimaces, dont la plus fréquente était de grossir ses joues.