BLOQUER

Prononciation : blo-ké
Nature : v. a.

1Fermer par un blocus les avenues d'une place, les approches d'un port, etc. Bloquer une place, un port.
Mais ils n'en eurent pas sitôt fermé les portes Qu'on vit pour le bloquer avancer tes cohortes , MAIR. , M. d'Asdrubal, I, 3
2Au jeu de billard, pousser droit et avec force une bille dans une des blouses. 3Terme d'imprimerie. Mettre à la place d'une lettre qui manque pour la composition, une autre lettre renversée en attendant celle dont on a besoin. 4Terme de maçonnerie. Remplir de mortier et de moellon sans ordre les vides d'un ouvrage. Lever des murs de moellon d'une grande épaisseur le long des tranchées, sans les aligner au cordeau. 5Terme de marine. Mettre de la bourre sur du goudron entre deux bordages quand on double un vaisseau. 6Se bloquer, v. réfl. En termes de fauconnerie, l'oiseau se bloque, lorsqu'il demeure comme suspendu en l'air, sans battre de l'aile. XVe s.
M. Quelz gens sont-ce ? B. Gros marchesens, Qui se font bien servir des gens ; Mais de payer querez qui bloque , VILLON , Baillev. et Malep.
XVIe s.
Bouillé et Puy-Gaillard, qui avoient blocqué Tiffauges, et assiegé Montaigu.... , D'AUB. , Hist. I, 282
Chastillon blocqué dans Montpellier , D'AUB. , ib. II, 300
Et encores le pont pour en sortir estoit affronté et bloqué [pour sa défense] de bons retranchemens garnis de mousqueterie , D'AUB. , ib. II, 436
Bloc ; comparez blocus.