BERGERIE

Prononciation : bèr-je-rie
Nature : s. f.

1Habitation spécialement réservée aux bêtes ovines.
Pareils à deux lions dont l'ardente furie Dépeuple en un moment toute une bergerie , CORN. , Médée, IV, 3 Fig. et familièrement. Enfermer le loup dans la bergerie, laisser quelqu'un dans un lieu où il peut nuire ; fermer une plaie avant le temps.
La crainte d'enfermer le loup dans la bergerie , SÉV. , 302
Bergeries royales, nationales, impériales, établissements ou l'on entretient et crée des types améliorants, forme des races nouvelles ou importe des races étrangères.
2Au pluriel, et plus rarement au singulier, poésie pastorale. Les bergeries de Racan.
Il faut bien que pour la vraisemblance on donne dans la bergerie , MOL. , le Bourg. I, 2
Les bergeries sont, à proprement parler, la peinture de l'âge d'or mise à la portée des hommes , BATTEUX , de la Poésie pastorale. Par extension, les idées et les moeurs habituelles dans la poésie pastorale.
XIIIe s.
Retrenchiée sera de la bercherie la beste , Psautier, f° 186
XVIe s.
Et nos brebis estant ez bergeries, Gardes si bien [Pan], qu'elles ne sont peries , MAROT , I, 310
Si me vaudroit l'estat de bergerie Plus qu'une grande et noble seigneurie , MAROT , I, 377
Bas-lat. berbicaria, de berbicarius, berger (voy. BERGER).