BAVE

Prononciation : ba-v'
Nature : s. f.

1Salive qui découle involontairement de la bouche. La bave d'un enfant. 2Salive écumeuse que jettent certains animaux. La bave d'un chien.
Cerbère l'a versé ; jadis ce monstre esclave Fit écumer sur lui sa venimeuse bave , ROTR. , Herc. mour. IV, 1
3Liqueur gluante qui coule de la coquille d'un limaçon. 4Fil très fin que le ver à soie jette autour de lui avant de commencer son cocon. XIIIe s.
Tu as le filz Dieu baptoié, Par qui nous sommes nectoyé D'ordure, d'escume et de beve , J. DE MEUNG , Tr. 238
XVe s.
J'ay bien ouy tout son tripot Et ses baves ; elle prouvera Tous ses faictz ; parlons par escot , COQUILL. , Plaidoy. de la simple et de la rusée.
Venez y, varletz, chamberieres, Qui sçavez si bien les manieres En disant mainte bonne bave D'avoir le meilleur de la cave , VILLON , Repues franches.
Espagn. et portug. baba ; ital. bava. Ce paraît être une espèce d'onomatopée, pour exprimer le babil des nourrissons accompagné de bave. On voit que bave dans l'ancien français signifiait aussi le parler puéril. BAVE. - HIST. Ajoutez : XVIe s.
Le peintre Protogenes.... ne pouvant representer à son gré l'escume et la bave [d'un chien] , MONT. , I, 254