BASTILLE

Prononciation : ba-sti-ll', ll mouillées, et non ba-stiye
Nature : s. f.

1Dans l'art militaire féodal, ouvrages élevés à l'effet d'assiéger ou de fortifier une place. 2Château fort construit à Paris sous Charles V et Charles VI, et démoli par le peuple en 1789. La Bastille servait de prison d'État. Voltaire fut mis à la Bastille. Fig. Il ne branle non plus que la bastille, se dit de celui qui ne bouge pas, bien qu'on l'appelle, et aussi de celui qui est ferme et inébranlable. Par extension, toute espèce de prison.
Ô sainte égalité ! dissipe nos ténèbres, Renverse les verrous, les bastilles funèbres , A. CHÉNIER , 240
Dans une de nos cent bastilles Lorsque ma muse emménagea , BÉRANG. , Amitié.
XVe s.
L'an 1408 fut mis le siege à Orleans par le comte de Sallebery, et y mist les bastilles du costé de la Beausse , A. CHARTIER , Hist. de Charles VII, p. 64
Paravant la bastille ou siege mis, ung an a, devant la place de Chalès occuppée par les Anglois , DU CANGE , bastillus.
Bas-lat. bastile, bastillus, de bastire (voy. BÂTIR).