BARBIER

Prononciation : bar-bié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des barbiers adroits, dites : des barbié-z
Nature : s. m.

Celui dont le métier est de faire la barbe. Il y avait autrefois des chirurgiens barbiers (voy. l'HIST.). Un barbier rase l'autre, les gens de même état se rendent de mutuels services. XIIIe s.
La maisun pere Amic lo barbeor , Bibl. des chartes, 3e série, t. V, p. 89
Onques vilains cui barbiers sache Les denz, ne fu si angoisseus , Lai de l'ombre
Si se font fere corones les uns as autres, ou à un barbier auquel il font entendant qu'il sont clerc , BEAUMANOIR , XI, 45
Il venoit tant de char morte es gencives à nostre gent, que il convenoit que barbiers ostassent la char morte, pource que il peussent la viande mascher et avaler aval , JOINV. , 237
XIVe s.
Une espée Tranchant com rasoer que porte barbieur , Guesclin. 16213
Barbe ; provenç. barbier ; espagn. barbero ; portug. barbiero ; ital. barbiere. Dans l'ancien français, à côté de barbier, on disait barbere au nominatif, barbeor au régime, d'où barbieur dans le XIVe siècle.