BANDEROLE

Prononciation : ban-de-ro-l'
Nature : s. f.

1Espèce de flamme large, longue et fendue dont on parait les navires aux jours de combats et de fêtes. Par extension, petit étendard qu'on déploie en forme d'ornement et en signe de réjouissance.
C'est un ballon, voici la banderole, Et la nacelle, et le navigateur , BÉRANG. , Feu du pris.
2Pièce de buffleterie à laquelle est attachée la giberne. 3Il s'est dit de la bretelle d'un fusil, qui sert à le suspendre à l'épaule ou à le porter à la grenadière. 4Ancienne locution proverbiale. Banderole de Montfaucon, un scélérat qui tôt ou tard sera pendu (Montfaucon était un gibet voisin de Paris). XVe s.
Tenir le compte et faire les payemens de certains estendars, banerolles et autres paremens d'une nef ordonnée pour le port de monseigneur d'Orleans , Comptes dans JAL
Et lui couperent la teste qu'ils pendirent à la bannerole d'une lance , COMM. , VIII, 5
XVIe s.
Nos gens d'armes et chevaux legers du temps du Roi Henry second, estoyent bien plus beaux à voir, portans la salade, brassals, tassettes, la casaque, la lance et la banderolle , LANOUE , 286
Pareillement la lance effraye de loin quand on la void bransler avec sa longue banderolle , LANOUE , 309
La troupe du roi de Navarre estoit vestue de casaques de velours cramoisi, et banderolles rouges , LANOUE , 558
Banderoles, festons , AMYOT , Marius, 29
Diminutif de bandière (voy. ce mot).