BAILLEUL

Prononciation : ba-lleul, ll mouillées, et non bayeul
Nature : s. m.

Celui qui remet les os luxés ou fracturés. Vieux. On dit rebouteur. XIIIe s.
Porce qu'il [le chevalier] ne se reconnu à son homme n'à son bailliu, Si [l'amour] li fist en tans et en lieu Sentir son pooir et sa force , Lai de l'ombre
XVe s.
Baillieu, j'obeirai volontiers ; car c'est raison , FROISS. , II, III, 36
Diminutif de l'ancien français bal, bail (voy. BAILE), qui vient de bajulus : celui qui porte, qui prend soin, d'où le sens très particulier de celui qui soigne des luxations, des fractures. BAILLEUL. Ajoutez : - REM. On a dit bailleur par confusion ; c'est une faute.
J'avais pris la résolution de m'abandonner entre les mains de M. de Cuvilliers, qui était bailleur du roi , Mme DE LA GUETTE , Mémoires, éd. Jannet, 1856, p. 189 Je craignais le bailleur comme la mort, p. 188.