becarre

Prononciation : bé-ka-r'
Nature : s. m.

Terme de musique. Signe accidentel qu'on place devant une note diésée ou bémolisée, pour la remettre au ton naturel. Autrefois, signe qui exprimait simultanément le dièse et le bécarre par opposition au bémol, et, par suite, sorte de musique dont le caractère était opposé au bémol.
Ah ! monsieur, c'est du beau bécarre ! - Que diantre veux-tu dire avec ton beau bécarre ? - Monsieur, je tiens pour le bécarre ; vous savez que je m'y connais ; le bécarre me charme ; hors du bécarre, point de salut en harmonie ; écoutez un peu ce trio. - Non je veux quelque chose de tendre et de passionné, quelque chose qui m'entretienne dans une douce rêverie. - Je vois bien que vous êtes pour le bémol , MOL. , Sicilien, 4
XVIe s.
Qui est la vraie recette de faire devenir un homme parfait en la science de folie, par B carre et par B mol ; vrai est qu'il faut qu'il y ait de la nature , DES PÉRIERS , Contes, LXX
B et carrer (voy. CARRER) ; ainsi dit à cause de sa forme. Dans la série des lettres prises comme notes de musique, l'a est le la, et b le si, et ainsi de suite. Le si étant souvent baissé d'un demi-ton dans le plain-chant, on le représentait par un b arrondi qu'on appelait b mol ; au contraire, quand le si était naturel, on le représentait par un b carré ou b dur. Depuis, le b carré ou bécarre est devenu le signe de toutes les notes remises en leur ton naturel, comme le bémol est devenu celui de toutes les notes baissées d'un demi-ton.