beatifier

Prononciation : bé-a-ti-fi-é
Nature : v. a.

1Rendre bienheureux.
Il fallait qu'il les créât, béatifiât et guérît , PASC. , J. C. 7
On aimerait autant Dieu, quand même (par supposition impossible) il ne voudrait jamais être béatifiant pour nous , FÉN. , XVIII, 312
2En termes dogmatiques, donner la béatification. 3Familièrement. Rendre heureux. Cette nouvelle l'a béatifié. XIVe s.
Et semblablement des hommes nous beatifions ceulx qui sont très parfects et comme divins et très bons excellemment , ORESME , Eth. 28
XVIe s.
C'est en quoy les roys ressemblent mieulx à la divinité, de pouvoir beatifier et rendre heureux tout un monde, par maniere de dire , AMYOT , Moral. épît. 2
Le ciel, qui par son influence m'a tant daigné beatiffier , CARL. , VI, 37
S'il eust pleu à sa saincteté me beatiffier [gratifier] d'ung remerciment, par lettre de sa main.... , CARL. , X, 15
Beatificare, de beatus, béat (voy. ce mot), et le suffixe ficare, faire. BÉATIFIER. 3Ajoutez :
Le bonhomme [le père de Balzac] à qui vous avez écrit et que vous avez béatifié par votre lettre , BALZAC , Lettres inéd. v, édit. Tamizey-Larroque
4V. réfl. Se béatifier, se rendre heureux.
C'est une absurdité de dire que par la vertu seule un homme se puisse béatifier , MALH. , Lexique, éd. L. Lalanne