AMORTISSEMENT

Prononciation : a-mor-ti-se-man
Nature : s. m.

1Action d'amortir, d'affaiblir. L'amortissement du coup. L'amortissement des haines. 2Faculté donnée autrefois aux mainmortables de devenir propriétaires. 3Rachat d'une rente, d'une pension, d'une redevance, etc. Amortissement de la dette publique.
Cette confiscation était une espèce de droit d'amortissement pour le prince des taxes qu'il levait sur les Juifs , MONTESQ. , Esp. XXI, 20 Caisse d'amortissement, caisse établie pour l'extinction graduelle de la dette publique. Fonds d'amortissement, fonds destinés à l'amortissement d'une rente.
4En termes d'architecture, ce qui termine, ce qui finit le comble d'un bâtiment. 5Amortissements, les cavets renversés qui couvrent des corniches, des croisées et des portes extérieures, pour les garantir de la pluie. 6En termes de marine, état d'un bâtiment qui est amorti. XVe s.
Lesquelz il renta moult richement par amortissement perpetuel , CHRIST. DE PISAN , Charles V, III, ch. 11
XVIe s.
L'amortissement [droit pour ce qui passe en mainmorte] de ce qui est tenu immediatement du roi s'estime à la valeur du tiers de la chose , LOYSEL , 78
Peu de temps après ils apperceurent bien que ce partage n'estoit point amortissement d'inimitié, ains plus tost commencement de querelles et de dissensions entre eulx , AMYOT , Pyrrh. 23
Amortir ; provenç. amortissament, amortesimen ; espagn. amortecimiento.