ALLUSION

Prononciation : al-lu-zion ; en poésie, de cinq syllabes
Nature : s. f.

1Figure de rhétorique consistant à dire une chose qui fait penser à une autre. On distingue les allusions en historiques, quand elles rappellent un trait d'histoire ; mythologiques, si elles sont fondées sur un point de la fable ; nominales, si elles reposent sur un nom ; verbales, si elles consistent dans le mot seulement, c'est-à-dire dans une équivoque.
Benserade faisait des allusions délicates et piquantes aux caractères des personnes , VOLT. , Louis XIV, 25
Dieu par ces paroles fait allusion aux Juifs , BOSSUET , Var. 15
C'est une secrète allusion au mystère de l'Incarnation , BOSSUET , Nouv. Myst. II
2Application d'un trait de satire ou d'éloge. Le public est prompt à saisir les allusions. 3Allusion de mots, jeu de mots. Ne se dit plus en ce sens. Ital. allusione ; espagn. alusion ; d'allusionem ; de al pour ad, vers, et de ludere, jouer (voy. LUDION). ALLUSION. 3Ajoutez :
Denys lui dit un jour [à Platon] que tous ses discours étaient de vieillards qui radotent ; et les vôtres, lui répliqua-t-il, sont de souverains qui tyrannisent ; ce qui a beaucoup plus de grâce en grec que nous ne lui en donnons en français, parce que l'allusion des mots ne s'y trouve pas , LA MOTHE LE VAYER , Vertu des païens, II, Platon