AJONC

Prononciation : a-jon
Nature : s. m.

Arbuste fort épineux, à fleurs légumineuses, dit aussi genêt épineux. XIIIe s.
Autres terres qui sont appelées adjoubs , DU CANGE , adjotum.
Pour la moitié d'un adjoub, seant vers le bois de Arcies , DU CANGE , ib.
XIVe s.
Pour ce que le dit Pierre Sarre, sans congié ou consentement du dit chevalier, en icelle terre ou fief, avoit cueilli et emblé certains biens et choses du dit chevalier appelez ajoous selon le langage du pays [diocèse de Luçon].... ajous sont défendus de cueillir et prendre sanz licence de celui à qui il appartient ; et yceulx ajous avoit mis sur une jument et sur une mule.... , DU CANGE , ib.
En laquelle terre avoit ajoous , DU CANGE , ib.
XVIe s.
Ajous, furze, sorte de genêt , COTGR. , Dict. gall. angl.
Berry, aujon, ajon, ajonsi ; bas-lat. adjotum, ajoudum. Les formes de l'ancien français et du bas-latin ne permettent pas de rattacher ce mot à jonc. Un adjoub, adjotum, est une terre plantée d'ajoncs. Faudrait-il y voir la préposition à et une forme altérée de genista ? Il y a, dans l'ancien français, jaam, avec une signification très analogue : De hous et de jaam sauvage, Vie du bienheureux Thomas.