AFFRIANDER

Prononciation : a-fri-an-dé,
Nature : v. a.

1Rendre friand. N'affriandez pas les enfants. 2Attirer par l'appât de quelque chose d'agréable au goût. On affriande les oiseaux, les poissons par l'appât. 3En termes de fauconnerie, affriander c'est encourager un oiseau, en lui offrant une nourriture qu'il aime. 4Fig. Attirer par quelque chose d'agréable, d'avantageux. Rien n'affriande comme l'espoir du gain. XVIe s.
Aucuns d'iceux sont aussi afriandez des soldes estrangeres , LANOUE , 179
Affriandé au travail par la beauté de sa besongne , D'AUB. , Hist. II, 485
Le millet frit dans du miel affriandit les pigeons dans le colombier pour ne l'abandonner jamais , O. DE SERRES , 400
Les Florentins, Luquois, Genevois afriandez de la grandeur du profit, apporterent une infinité d'or et d'argent en France , J. BOYVIN , Disc. sur les monnoyes.
Elle l'a trop affriandé [en parlant d'un enfant] , PALSG. , p. 483
À et friand ; bourguig. efriandé.