ACOLYTE

Prononciation : a-ko-li-te
Nature : s. m.

1Clerc promu à l'un des quatre ordres mineurs, et dont l'office est de porter les cierges, de préparer le feu, l'encensoir, le vin et l'eau, et de servir à l'autel le prêtre, le diacre et le sous-diacre. 2Familièrement et en plaisantant, celui qui accompagne quelqu'un.
Au moment de son arrivée [de Cellamare] avec ses deux acolytes [Dubois et Leblanc], un détachement de mousquetaires s'empara des portes et de la maison , SAINT-SIMON , 522, 196
XVIe s.
En ces petits exercices, comme de lecteurs et d'acolytes, il n'y avoit pas grand danger, veu qu'on ne les recevoit qu'en charge de bien peu d'importance , CALV. , Inst. 864
Acolythus, acoluthus et acolithus, du terme grec signifiant suivant, et non, comme dit Ménage, de celui qui indique non empêché, dérivé de alpha priv. Et du verbe grec traduit par empêcher, parce que, dit-il, l'acolyte, tout en ne remplissant pas les fonctions ecclésiastiques, n'était pas écarté de la société des personnes qui les remplissaient. Mais il est certain que la formation n'est pas régulière ; il n'y a de correct que la forme latine acoluthus, par conséquent en français ce devrait être acoluthe. Quelques-uns écrivent acolythe ; cela est plus conforme à l'étymologie.