ACCOUTREMENT

Prononciation : a-kou-tre-man
Nature : s. m.

1Le vêtement considéré dans son ensemble.
L'or.... N'est pas moins en leurs moeurs qu'en leurs accoutrements , MALH. , VI, 10
Le bailli, grave personnage, Endossera l'accoutrement Sous lequel assez rarement Il rend justice en ce village , CHAUL. , à la Duch. du Maine.
2En mauvaise part, vêtement arrangé bizarrement. Dans un misérable accoutrement.
L'intendant qui devait accompagner le roi fut choqué de l'accoutrement de MM. les Scrittori , P. L. COUR. , Lettr. II, 81
XVIe s.
Accoustré et revestu tout ne plus ne moins et des mesmes accoustremens que le sont tels ouvriers , AMYOT , Alc. 65
Comme les accoutremens nous eschaufent, non de leur chaleur, mais de la nostre qu'ils conservent , CHARRON , Sagesse, I, 17
Accoutrer ; bourguig. écoutreman ; Berry, accoustrement (l's se prononce). ACCOUTREMENT. Ajoutez : - REM. Dans la correspondance de Frédéric avec Voltaire, t. III, p. 17, édit. Beuchot, accoutrement est condamné comme vieilli et hors d'usage : " Pourquoi les Français ressusciteraient-ils de nos jours le langage antique de Marot ?... quel plaisir une oreille bien née peut-elle trouver à des sons rudes, comme le sont ceux de ces vieux mots onques, prou, accoutrements ? " Malgré cette proscription, accoutrement est en plein usage.