ABOYEUR

Prononciation : a-bo-ieur ou aboi-ieur ; la prononciation n'est pas fixée
Nature : s. m.

1Terme de chasse. Sorte de chiens qui aboient à la vue du sanglier sans en approcher. 2Fig. Celui qui poursuit ardemment une chose. Un aboyeur de successions. 3Celui qui fatigue par des criailleries, par des importunités pressantes. Il a beaucoup d'aboyeurs ; ce sont ses créanciers. Ce critique n'est qu'un aboyeur. C'est un terrible aboyeur.
Quelque Fréron.... Vient l'entamer de sa dent mercenaire ; à l'aboyeur il reste abandonné , VOLT. , Ép. LXXX.
4Crieur qui se tient à la porte des théâtres pour appeler les voitures, et aussi crieur qui dans les rues vend des complaintes, des nouvelles, etc. 5Adjectivement. Des dogues aboyeurs Rien n'empêche d'employer aboyeur au féminin : aboyeuse. XIIIe s.
Se l'une estoit maistre abaeresse [aboyeuse], Et l'autre maistre lecharesse [gourmande], Moult furent bien les deux d'un cuer [coeur] , Ren. 137
XVIe s.
Une meutte de chiens, de limiers, des aboieurs, des chiens pour le fauve , D'AUB. , Faen. I, 5
Ils chassent seulement avec la arquebuse ou arbalestre et l'abboyeur , CARL. , IV, 12