ABOMINER

Prononciation : a-bo-mi-né
Nature : v. a.

Avoir en abomination. Ce verbe, très ancien dans la langue, mérite d'être repris ; il se comprend sans peine, et n'a rien qui choque, puisqu'on a abominable et abomination. XIVe s.
Il est inutile à telles collocutions et esbattements ; car il n'i confere et n'i fait rien, mes est triste en toutes choses et abhomine gieu qui est necessaire , ORESME , Eth. 138
XVe s.
[choses] Dont Dieux et le ciel s'abhomine , EUST. DESCH. , dans RAYNOUARD, abhominar.
XVIe s.
Certaines nations abominent la.... , MONT. , II, 226
Qu'est-ce que veut dire cela, que le Seigneur rejette et abomine si fort l'observation de la loi ?... , CALV. , Instit. 609
Quant aux menetriers et decepteurs, Celui qui terre et ciel domine, Les abomine , MAROT , IV, 234
Berry, abominer ; provenç. abominar ; ital. abbominare ; de abominari (voy. ABOMINABLE).