ABJURER

Prononciation : ab-ju-ré
Nature : v. a.

1Renoncer solennellement à. Abjurer un culte profane.
La seule chapelle royale a vu plus de trois cents convertis abjurer saintement leurs erreurs entre les mains de l'aumônier , BOSSUET , R. d'Angleterre.
Quel spectacle que celui d'un vénérable vieillard [Galilée] abjurant à' genoux, contre le témoignage de sa propre conscience, la vérité qu'il avait prouvée avec évidence ! , LAPLACE , Exp. v, 4
2Absolument. Des calvinistes abjurèrent lors de la révocation de l'édit de Nantes. 3Fig. Abjurer ses principes. Abjurer ses erreurs. Il abjura ses préventions. Abjurer le monde. Ce prince abjura toute prudence et se perdit. 4S'abjurer, être abjuré. L'hérésie s'abjurait. Des erreurs peuvent s'abjurer. XVIe s.
A cela fut ajoustée une forme de serment pour abjurer le roi d'Espagne , D'AUB. , Hist. II, 471
Abjurare, de ab, indiquant éloignemen, et jurare, jurer. ABJURER. - HIST. Ajoutez : XIVe s.
Et Jesus, sollaux [soleil] de droiture, Le diable atrible et ajure, à cui com mortiex anemis Est por pechié toz [tout] hom sourpris , MACÉ , Bible en vers, f° 52, 2e col.