ABRÉGEMENT

Prononciation : a-brè-je-man
Nature : s. m.

Action d'abréger. L'état de ce qui est abrégé. L'abrégement d'un livre. Ceux qui ont voulu introduire les tables ont été trompés par l'abrégement des paroles, Port-Royal, dans BOUHOURS, Nouv. Rem. Mot utile et justifié par un usage constant. XIIIe s.
Et aussi ne peut nus [nul] doner abregement de servitutes de fief , BEAUMANOIR , XLV, 25
Quant on est semons por service de tix [tels] fiés, on doit offrir à son segneur ce qui est duz por le [la] reson de l'abregement , BEAUMANOIR , XXVIII, 7
XVe s.
Mais, pour l'abregement de l'oeuvre, De point en point [je] le te descoeuvre , LA FONT. , 923
Abréger. D'une manière abrégée. Adverbe usité autrefois et qui n'a rien qui l'empêche d'être usité de nouveau, puisqu'il se comprend sans peine. XVe s.
Pour abregement guerir ou mourir, Plus ne puis fournir, Se sens ne m'aprent , CH. D'ORL. , Rondeau.
Et le plus abregement que faire se peut, le bailli comanda qu'on depeschast notre pauvre coquart , L. XI , Nouv. 75
Abrégé, par contraction pour abrégée, et ment suffixe (voy. MENT).