CONFIRMATION

Prononciation : kon-fir-ma-sion ; en poésie, de cinq syllabes
Nature : s. f.

1Action de confirmer, de garantir, d'assurer une chose. La confirmation d'un privilége. La confirmation d'une nouvelle. Ce fait mérite confirmation. Il m'a donné de nouvelles confirmations de son amitié en me recommandant chaudement.
J'attends avec impatience mes lettres de vendredi : il me faut encore cette confirmation de votre chère et précieuse santé , SÉV. , 254
2Terme de jurisprudence. Approbation ou ratification d'un acte. Maintien d'une décision judiciaire par une juridiction supérieure. 3Sacrement, le quatrième en ordre, dans lequel l'évêque forme le signe de la croix sur le front de l'homme baptisé pour l'affermir et le fortifier dans la grâce reçue au baptême.
Monseigneur ne donnera la confirmation qu'aux personnes exactement instruites de toutes les principales vérités du catéchisme , FÉN. , XVIII, 174
4Terme de rhétorique. Partie du discours où l'on prouve ce qu'on a avancé et où l'on range les preuves dans un ordre capable de persuader. La confirmation vient ordinairement après la narration, dans le genre judiciaire. XIIIe s.
Ofice de meor [maire] ne se doit pas fere devant la confirmacion , Livre de just. 52
XIVe s.
C'est à dire que la confirmacion de la ditte election demourast vers les Peres , BERCHEURE , f° 12, verso.
XVe s.
Et le roy lui eust donné à sa vie certaine pension ; Qu'il vous plaise, seigneur très redoubté, Retenue ait et confirmacion , E. DESCH. , Supplicat. au roi.
XVIe s.
Ceste confirmation est accomplie par onction et telle forme de paroles : Je te marque par le signe de la sainte croix, et confirme par onction de salut , CALV. , Instit. 1166
Pour la confirmation de la dite espine [du dos] et plus facile flexion d'icelle , PARÉ , IV, 18
Que ce que nous avons dit soit vray, nous en asseurerions, si nous avions sur cela la confirmation d'un oracle , MONT. , II, 281
Provenç. cofermatio, confirmation ; espagn. confirmacion ; ital. confermazione ; du latin confirmationem (voy. CONFIRMER).