emigration

Prononciation : é-mi-gra-sion ; en vers, de cinq syllabes
Nature : s. f.

1Action d'émigrer, de quitter son pays. L'émigration des Allemands en Californie. L'émigration causée par la Révolution, par la révocation de l'édit de Nantes.
Si M. Dandré a lu l'ouvrage d'un politique qui en vaut bien un autre, J. J. Rousseau, il y a vu, dans le Contrat social, ces mots : Dans les moments de trouble les émigrations doivent être défendues , MIRAB. , dans BUCHEZ, Hist. de l'Assemblée const. t. IV, p. 414, séance du 28 fév. 1791
Les lois les plus tyranniques sur les émigrations n'ont jamais eu d'autre effet que de pousser le peuple à émigrer, contre le voeu de la nature, le plus impérieux de tous, qui l'attache à son pays , MIRAB. , ib. p. 415 Absolument. L'ensemble des personnes qui quittèrent la France pendant la Révolution française.
2Terme de zoologie. Passage annuel et régulier de certains animaux d'une contrée dans une autre.
Avec des bateaux faits et cousus, pour ainsi dire, comme des outres, ils [les Esquimaux] suivent les colonies des harengs dans toutes leurs émigrations du pôle , RAYNAL , Hist. phil. XVII, 6
Émigration n'est dans le Dictionnaire de l'Académie que depuis l'édition de 1835. Il n'est ni dans Furetière, ni dans Richelet. Lat. emigrationem, de emigrare, émigrer.