egoisme

Prononciation : é-go-i-sm'
Nature : s. m.

1Vice qui fait rapporter tout à soi. Un sot égoïsme. Les calculs de l'égoïsme. L'égoïsme des corporations.
Et l'égoïsme impur remplaçant l'amitié, Au fond de tous les coeurs a séché la pitié , LA FOSSE , Marius à Mint. I, 3
Telle était l'insouciance qui résultait de cette multiplicité d'événements et de malheurs sur lesquels on était comme blasé, et tel l'égoïsme produit par l'excès de fatigue et de souffrance, qu'ils ne laissaient à chacun que la mesure de force et de sentiment indispensable pour son service et sa conservation personnelle , SÉGUR , Hist. de Napol. VIII, 6
2Terme de philosophie. Ensemble de penchants ou d'instincts qui servent à la conservation et à l'entretien de l'individu. 3Opinion de certains philosophes qui prétendaient qu'on n'est sûr que de sa propre existence. Égoïsme, égoïste, égoïste ne sont ni dans Richelet ni dans Furetière ; et l'Académie ne les a qu'à partir de l'édition de 1762. Dans le XVIIe siècle on disait amour-propre. Le latin ego, je ou moi (voy. JE).