eglogue

Prononciation : é-glo-gh'
Nature : s. f.

1Ouvrage de poésie pastorale, où l'on introduit des bergers qui conversent ensemble. Les églogues de Théocrite, de Virgile.
Viendrai-je en une églogue, entouré de troupeaux, Au milieu de Paris enfler mes chalumeaux, Et, dans mon cabinet assis auprès des hêtres, Faire dire aux échos des sottises champêtres ? , BOILEAU , Sat. IX
Mais souvent dans ce style un rimeur aux abois Jette là de dépit la flûte et le hautbois, Et, follement pompeux dans sa verve indiscrète, Au milieu d'une églogue entonne la trompette , BOILEAU , Art p. II
Tantôt Isaïe a la douceur et la tendresse d'une églogue dans les riantes peintures qu'il fait de la paix ; tantôt il s'élève jusqu'à laisser tout au-dessous de lui , FÉN. , t. XXI, p. 93
2Terme de philologie. Un recueil de pièces choisies. ÉGLOGUE, IDYLLE. Bien que, étymologiquement, églogue signifie pièce choisie, et idylle petit tableau, il n'y a aucune différence fondamentale entre les églogues et les idylles. Toutefois, si l'on veut accepter la légère distinction que l'usage semble avoir établie, l'églogue veut plus d'action et de mouvement : les églogues de Virgile. L'idylle ne peut contenir que des peintures, des sentiments, des comparaisons champêtres : Mme Deshoulières a fait de jolies idylles. En grec, pièces choisies, petits poëmes, venant du verbe choisir (voy. LIRE).