ecoutille

Prononciation : é-kou-ti-ll', ll mouillées, et non é-kou-ti-ye
Nature : s. f.

Ouverture, petite ou grande, généralement de forme quadrangulaire, faite au pont d'un navire pour établir une communication entre deux étages et pour faciliter le chargement et le déchargement du navire, JAL. L'écoutille d'avant, d'arrière. Fermer les écoutilles. XVIe s.
Pantagruel, tenant ung Heliodore grec en main, sus un strapontin [hamac] on [au] bout des escoutilles sommeilloyt , RAB. , Pant. IV, 63
Tost après un caporal du chasteau vint faire sa visite, ouvrit les escoutilles [du bateau] , D'AUB. , Hist. III, 316
Espagn. escotilla ; portug. escotillia ; angl. scuttle, qu'on dit tiré du français. Origine inconnue. Escoutille a signifié le panneau qui recouvre l'ouverture : Escoutilles sont grands panneaux par lesquels on ouvre les ponts et tillac pour descendre ou tirer de grands fardeaux d'un vaisseau, le P. FOURNIER, dans JAL. En raison de ce sens, on a proposé un dérivé de scutum, écu ; mais le mot paraît récent, et, dans un mot récent, scutum ne peut donner écoutille. Au lieu de cela, il est permis de conjecturer une dérivation de écoute 1, l'écoutille, qui fait communiquer deux étages, ayant été comparée à une écoute, lieu propre à écouter.