Claude Favre de VAUGELAS (1585 - 1650)

Citations

Abolissement des lettres et arts, Prol. dans ABOLISSEMENT
Et se firent plusieurs autres traittés, et mesme de l'abolition de la pragmatique sanction, 21 dans ABOLITION
Lesquels aussi leur presteroient assistance et adherance pour le pacifier et accorder avec le roi, 209 dans ADHÉRENCE
On arriva en un pays beaucoup meilleur, où, trouvant abondance de toute chose, Q. Curce, 498 dans ABONDANCE
La ville était battue des flots de tous côtés.... et le mur qui était avancé dans la mer et escarpé empêchait qu'on ne pût en aborder, Q. C. 209 dans ABORDER
Je ne sais comment il me sera possible de m'accommoder au temps et de ne pas trahir mon honneur, Q. Curce, 369 dans ACCOMMODER
Hermolaüs n'est-il pas admirable de vouloir que je m'oppose à Jupiter ?, Q. C. 468 dans ADMIRABLE
On n'en trouverait aucun vestige [de Persépolis], si l'Araxe n'en donnait l'adresse, Q. C. 309 dans ADRESSE
Favori de Philippe et si affidé à Alexandre que...., Q. C. 383 dans AFFIDÉ, ÉE
Ces murmures allaient à une sédition tout ouverte, Q. C. 242 dans ALLER
Estimant que la gloire d'autrui allait à la diminution de la sienne, ib. 335 dans ALLER
Une patience dans les fatigues à lasser tout le monde et qui allait presque dans l'excès, ib. 569 dans ALLER
Il en allait tout autrement, Q. C. 272 dans ALLER
Notre rigueur s'en va éteinte, Q. C. 510 dans ALLER
La Thrace s'en allait perdue, et la Grèce même avait reçu un grand choc, ib. 549 dans ALLER
Vingt mille hommes, archers et frondeurs, qu'il avait amassés dans sa province, Q. C. 589 dans AMASSER
Ceux que tu laisseras en paix te seront bons amis, Q. C. 424 dans AMI, IE
Une certaine amour naturelle qu'on a pour ses sentiments, Q. C. VII, 4 dans AMOUR
Ce discours apparemment véritable, Q. C. 273 dans APPAREMMENT
Les plus apparents étaient de l'avis de Perdiccas, Q.C. 573 dans APPARENT, ENTE
Oiseaux qu'ils ont appris à chanter toutes sortes de ramages, Q. C. 473 dans APPRENDRE
Le joug du chariot était composé de noeuds entrelacés avec tant d'artifice, qu'on n'en eût su découvrir le commencement ni la fin, Q. C. liv. III, 1 dans ARTIFICE
Ayant attenté le plus grand de tous les crimes, Q. C. 341 dans ATTENTER
Au deçà de l'Euphrate, Q. C. X, 5 dans AU DEÇÀ
Autant que nous sommes qui n'avons pu vous suivre, Q. C. 523 dans AUTANT
D'autant qu'ils se confiaient à la disposition du lieu où l'on combattait, Q. C. 332 dans AUTANT
La nature qui a fait de si grands avantages à l'homme, Q. C. 442 dans AVANTAGE
Il y a grande disette d'eau par toute cette contrée, et le ciel lui est aussi avare que la terre, Q. C. 231 dans AVARE
Après avoir tout balancé, on résolut.... Le roi se mit à balancer tantôt son avis et tantôt celui de Parménion, Q. C. 255 dans BALANCER
Ils ne cessaient de ravaler ce prince à cause de sa bassesse et de sa pauvreté, Q. C. IV, 1 dans BASSESSE
Ils étaient armés de piques et de bâtons durcis au feu, Q. C. III, 2 dans BÂTON
La ville était battue des flots de tous côtés, Q. C. liv. IV dans BATTU, UE
Pays fertile et abondant en toutes sortes de biens, Q. C. 287 dans BIEN
Il lui pourrait arriver tous les malheurs et tous les bonheurs du monde, Remarques. dans BONHEUR
Les envieux sont eux-mêmes leurs bourreaux, Q. C. liv. VIII, ch. 12 dans BOURREAU
La licence effrénée de ces brutaux avait rendu le nom des Macédoniens odieux, dans BOUHOURS, ib. dans BRUTAL, ALE
La cavalerie de Darius était forte de trois cent mille chevaux, Q. C. livr. III, dans RICHELET dans CAVALERIE
Du côté qui regarde l'orient, la province était ceinte d'un fleuve très rapide, Q. C. liv. VII, ch. 10 dans CEINDRE
Sa tiare était ceinte d'un bandeau de pourpre, ib. liv. III, ch. 3 dans CEINDRE
En quoi certes personne ne le surpassa jamais, dans BOUHOURS dans CERTES
Quel est celui qui, dans la chaleur de la victoire, considère le nombre des ennemis ?, Q. C. liv. III, ch. 11, dans RICHELET dans CHALEUR
Multitude déjà tout ébranlée et chancelante, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans CHANCELANT, ANTE
Il s'aperçut que le roi chancelait et laissait aller ses armes de faiblesse, Q. C. liv. VIII, chap. 14 dans CHANCELER
Ils ne cessaient de le charger tantôt d'avarice et tantôt de trahison, Q. C. liv. X, dans RICHELET dans CHARGER
Ils le chargèrent de dire à Alexandre que...., Q. C. liv. III, dans RICHELET dans CHARGER
Ils poursuivaient chaudement leur ennemi, Q. C. liv. VI, ch. 1. dans RICHELET dans CHAUDEMENT
La phalange aussi choqua la bataille [le corps de bataille] des Indiens, qui fut rompue tout d'un coup, Q. C. 491 dans CHOQUER
La colère lui avait bouché les oreilles, Q. C. VIII, 1 dans COLÈRE
La montagne commandait au chemin par où l'ennemi devait passer, Q. C. III, 4, dans RICHELET dans COMMANDER
Ils avaient levé jusqu'à soixante mille hommes de pied, et choisi trois braves chefs pour leur commander, Q. C. 500 dans COMMANDER
Ils ne pouvaient commodément tendre l'arc, Q. C. VIII, 14, dans RICHELET dans COMMODÉMENT
Son infanterie était composée de deux cent mille hommes, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans COMPOSER
Ils se représentent la fortune de cet illustre personnage, leur concitoyen, Q. C. liv. VI, ch. 9 dans CONCITOYEN, ENNE
J'aime mieux renoncer à l'empire que de répandre le sang de mes concitoyens, ib. liv. X, ch. 8 dans CONCITOYEN, ENNE
Darius se faisait suivre par trois cent soixante-cinq concubines, et toutes en équipages de reines, Q. C. liv. III, ch. 9 dans CONCUBINE
Dans la confiance de la victoire, Q. C. dans RICHELET dans CONFIANCE
Ils se confiaient à la disposition du lieu où l'on combattait, Q. C. 332 dans CONFIER
Vous me confinez parmi les bêtes sauvages qu'on ne peut apprivoiser, Q. C. liv. III, ch. 1 dans CONFINER
Il entra dans les confins de la Médie, Q. C. liv. III, ch. 1, dans RICHELET dans CONFINS
On l'emporta dans sa tente plus mort que vif, ayant perdu toute connaissance, Q. C. liv. III, ch. 5 dans CONNAISSANCE
Le roi voulut connaître de l'affaire, Q. C. liv. X, dans RICHELET dans CONNAÎTRE
On appelle cela une construction louche, parce qu'elle semble regarder d'un côté, et elle regarde de l'autre ; plusieurs écrivains ne sont pas exempts de cette faute, Rem. t. I, p. 181, dans POUGENS dans CONSTRUCTION
Après avoir longtemps consulté, ils arrêtèrent...., Q. C. 318 dans CONSULTER
On l'établit gouverneur des peuples contigus à cette province, Q. C. liv. X, ch. 10 dans CONTIGU, Uë
Pourquoi les astres circulent-ils d'occident en orient [ce qui est leur mouvement réel] plutôt qu'au contraire ? Ils ont l'hiver quand nous avons l'été, et au contraire, Q. C. 411 dans CONTRAIRE
La convoitise ne se peut prescrire des bornes, Q. C. liv. X, dans RICHELET dans CONVOITISE
C'est le défaut qu'on reproche au grand Amyot, d'être trop copieux en synonymes ; mais nous devons à ce défaut l'abondance de tant de beaux mots et de belles phrases, qui sont les richesses de notre langue, Rem. t. II, p. 911, dans POUGENS dans COPIEUX, EUSE
Le roi marchait à la tête de sa cornette, Q. C. liv. IV, ch. 16 dans CORNETTE
Les matelots étaient armés de corselets, Q. C. liv. VII, ch. 9 dans CORSELET
Il lui donna le gouvernement de toute la côte de la mer, Q. C. liv. II, ch. 8 dans COTE
La victoire s'avançait à grands pas pour couronner ses triomphes, Q. C. liv. III, ch. 6 dans COURONNER
Il le fit attacher en croix au pied du rocher, Q. C. liv. VII dans CROIX
Ils s'étaient saisis de la croupe du mont, Q. C. liv. III, chap. 4 dans CROUPE
Croupir en une extrême misère, Q. C. liv. V dans CROUPIR
" À la cour tout le monde dit cueillira et recueillira ; à la ville tout le monde dit cueillera et recueillera ; et, cela présupposé, que s'ensuit-il autre chose, sinon que cueillira et recueillira est comme il faut parler ?, Rem. t. II, p. 885 dans CUEILLIR
Dans la plupart des livres que l'on imprime aujourd'hui [XVIIe siècle], on ôte le d de tous les mots où il ne doit point se faire sentir ; ainsi, comme on trouve écrit avenir, avis, ajourner, ajuger, ajuster, on ne saurait point se tromper à la prononciation de ces mots ; plusieurs font encore sentir le d dans adversité, mais tout le monde prononce aversaire, Rem. notes Th. Corn. t. II, p. 746, dans POUGENS dans D
Le soldat qui ne s'était jamais vu tromper des [par les] promesses du roi, Q. C. 499 dans DE
Il y a quelque autre chose qui vous débauche tous de mon service, Q. C. 558 dans DÉBAUCHER
Il mène une vie débordée, Q. C. I, 10 dans DÉBORDÉ, ÉE
Les soldats d'Alexandre couchent sur la terre, et jamais le jour ne les trouve que debout, Q. C. III, 2 dans DEBOUT
C'est Mme la marquise de Rambouillet qui a fait débrutaliser, Rem. Not. Th. Corneille, t. II, p. 838, dans POUGENS. dans DÉBRUTALISER
Ils confessent leur crime et n'osent déceler le sien, Q. C. liv. VI, ch. 9 dans DÉCELER
On décocha contre lui une flèche de deux coudées, Q. C. liv. IX, ch. 5 dans DÉCOCHER
Il croyait qu'il pouvait découvrir sur son visage [du médecin] quelque marque de ce qu'il avait dans l'âme, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans DÉCOUVRIR
On tira Lyncestès de prison, et on lui ordonna de déduire ses défenses, Q. C. liv. VII, ch. 1 dans DÉDUIRE
Si je voulais entreprendre de déduire ce qui s'est passé en Grèce, il faudrait interrompre le fil des affaires de l'Asie, ib. liv. V, dans RICHELET dans DÉDUIRE
Il lui prit une défaillance, Q. C. liv. IV, ch. 6 dans DÉFAILLANCE
Ayant fait plusieurs efforts pour défaire les noeuds, il les coupa, Q. C. liv. III, ch. 1 dans DÉFAIRE
Il rappela ses esprits, et, tâtant son ennemi au défaut des armes, il lui plongea le poignard dans le flanc, Q. C. liv. IX, ch. 5 dans DÉFAUT
On avait abattu avec les béliers les principales défenses, Q. C. liv. IV, ch. 4 dans DÉFENSE
Il était arrêté prisonnier, parce que deux témoins l'avaient déféré, Q. C. liv. I, ch. 1 dans DÉFÉRER
Faire le dégât d'une province, Q. C. 168 dans DÉGÂT
Ces deux rois étaient Abisares et Porus, mais Porus était le plus puissant, et tous demeuraient delà l'Hydaspe, Q. C. 485 dans DELÀ
Délivrer cinq cents talents pour les nécessités de la guerre, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans DÉLIVRER
C'était de là qu'étaient venus tous ces déluges d'armées qui avaient inondé la Grèce, Q. C. liv. V, dans RICHELET dans DÉLUGE
Il s'était démêlé si adroitement des embûches de ce traître...., Q. C. 320 dans DÉMÊLER
Ta mine ne dément point le lieu [la race] d'où j'apprends que tu es sorti, Q. C. liv. IV, dans RICHELET dans DÉMENTIR
Il ne demeura rien de ce grand repas, tout fut bu et mangé, Nouvelles rem. dans DEMEURER
Il fit construire les vaisseaux en sorte qu'on les pouvait démonter et charger les pièces sur des chariots, Q. C. dans RICHELET dans DÉMONTER
Il fit une grande levée de deniers sur les peuples, Q. C. liv. IV, dans RICHELET dans DENIER
Philotas dénia le crime, Q. C. liv. VI, dans RICHELET dans DÉNIER
Il envoya un des principaux de sa cour vers les Scythes leur dénoncer qu'ils ne passassent point le Tanaïs, Q. C. liv. VII, ch. 6 dans DÉNONCER
Il lui envoya dénoncer qu'il eût à lui payer le tribut, ib. liv. VIII, ch. 13 dans DÉNONCER
Il les fit avertir qu'il dépêchait en Macédoine, Q. C. 395 dans DÉPÊCHER
Depuis le lever du soleil jusques à la nuit, les troupes de Darius ne cessèrent de défiler, Q. C. liv. III, ch. 2, dans RICHELET dans DEPUIS
Essayons de ramener les esprits par une seconde députation, Q. C. dans RICHELET dans DÉPUTATION
Il ne cessait de se plaindre de sa destinée qui lui dérobait la victoire, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans DÉROBER
Si le soin que l'on aura de l'éviter [un mauvais son] d'un côté, fait que de l'autre on désajuste sa période, il vaut mieux tomber dans l'inconvénient du mauvais son, pourvu qu'il ne choque pas trop rudement l'oreille, que de rompre la juste cadence d'une période, Rem t. I, p. 33, dans POUGENS dans DÉSAJUSTER
.... Qu'ils ne désarmeraient point qu'on ne leur eût mis entre les mains les auteurs de la division, Q. C. 579 dans DÉSARMER
Ils croient être descendus d'Hercule, Q. C. liv. IV, dans RICHELET dans DESCENDRE
Il désirait de combattre avec sa cavalerie, Q. C. III, 21 dans DÉSIRER
Ce prince désireux d'en apprendre davantage, Q. C. dans BOUHOURS, Nouv. rem. dans DÉSIREUX, EUSE
Les soldats désireux de savoir, ib. dans DÉSIREUX, EUSE
Il était désireux d'étendre davantage ses conquêtes, ib. liv. X, dans RICHELET dans DÉSIREUX, EUSE
Désoler la campagne, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans DÉSOLER
La fortune n'avait pas encore le dessus dans son esprit, Q. C. III, 12 dans DESSUS
Il ne leva jamais les yeux de dessus lui, Q. C. III, 6 dans DESSUS
Il le fit avancer, afin de reconnaître les détours des montagnes, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans DÉTOUR
Comme on eut à dessein détourné une coupe d'or en ce festin, Q. C. 529 dans DÉTOURNER
Il s'imaginait qu'il serait aisé de le détourner d'un si terrible dessein, Q. C. liv. X, dans RICHELET dans DÉTOURNER
Cette armée victorieuse de l'Asie, après s'être détrempée dans les délices l'espace de trente-quatre jours, Q. C. 285 dans DÉTREMPER
L'armée de Darius fut défaite dans les détroits de la Cilicie, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans DÉTROIT
Ils avaient reçu leurs blessures par-devant, Q. C. liv. III, ch. 11, dans RICHELET dans DEVANT
Il dévore en espérance tous mes trésors, Q. C. liv. VIII, ch. 1 dans DÉVORER
Alexandre faisait toutes les diligences imaginables pour découvrir...., Q. C. 226 dans DILIGENCE
Horrata et Dioxippe se battent enfin en duel avec des armes dissemblables, Q. C. 498 dans DISSEMBLABLE
Tous s'étant dissipés çà et là, Q. C. 391 dans DISSIPER
Un soldat coupant du pain, on aperçut des gouttes de sang qui en distillaient, Q. C. IV, 2 dans DISTILLER
Pour divertir un peu son esprit de cette tristesse, Q. C. 593 dans DIVERTIR
Ils sont domptés par les misères de la guerre, Q. C. liv. IV, dans RICHELET dans DOMPTER
Il était si preste à donner où il tirait qu'il tuait les oiseaux en volant, Q. C. 411 dans DONNER
Pour délasser le soldat que cette expédition avait fatigué, il revint doucement à Babylone, Q. C. 594 dans DOUCEMENT
Dresser une embuscade, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans DRESSER
Ceux qui traversent ces plaines observent les astres la nuit pour dresser leur route comme sur la mer, Q. C. 403 dans DRESSER
L'herbe était haute et drue, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans DRU, DRUE
Le terrain s'était rendu ferme et ne s'éboulait point, Q. C. liv. IV, ch. 6, dans RICHELET dans ÉBOULER
Les brigues s'échauffent, Q. C. liv. IV, dans RICHELET dans ÉCHAUFFER
La troupe s'éclaircissait peu à peu, Q. C. liv. VIII, dans RICHELET dans ÉCLAIRCIR
Les corsaires ne cessaient d'écumer toutes les côtes et de faire mille ravages, Q. C. VIII, 8 dans ÉCUMER
L'image de sa grandeur n'était pas encore effacée de leurs coeurs, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans EFFACÉ, ÉE
Le temps avait effacé plusieurs monuments que les poëtes ont célébrés, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans EFFACER
Alexandre s'était proposé d'égaler en tout la gloire de Bacchus, Q. C. liv. IX, ch. 10, dans RICHELET dans ÉGALER
La chaussée commençait à s'élargir, Q. C. liv. IV, dans RICHELET dans ÉLARGIR
Les ennemis n'eurent pas le moyen de s'élargir, ib. liv. III, ch. 7, dans RICHELET dans ÉLARGIR
Autoriser l'élection du peuple, Q. C. liv. X, ch. 7, dans RICHELET dans ÉLECTION
Notre langue fait consister la plupart de ses élégances dans les suppressions ; il ne faut pas tout mettre et tout exprimer ; il faut laisser agir l'esprit, Nouv. rem. observ. de M.... p. 103, dans POUGENS dans ÉLÉGANCE
On exposait anciennement les personnes coupables aux éléphants qui les écrasaient, Q. C. X, 9, dans RICHELET dans ÉLÉPHANT
Tour fort élevée de situation et de structure, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans ÉLEVÉ, ÉE
Alexandre, coupant le noeud gordien, éluda l'oracle, ou il l'accomplit, Q. C. liv. V, dans RICHELET dans ÉLUDER
Personne ne fut si osé de s'émanciper en la moindre chose, Q. C. liv. IX, ch. 12, dans RICHELET dans ÉMANCIPER
La ville était trop bien munie pour l'emporter d'emblée, Q. C. VII, 6, dans RICHELET dans EMBLÉE (D')
Il commanda qu'on fit emporter le corps, Q. C. VIII, 9, dans RICHELET dans EMPORTER
Je ne craignais pas que la cruauté des ennemis l'emportât sur votre clémence, Q. C. VI, 10, dans RICHELET dans EMPORTER
Il est difficile à un misérable de parler avec modération et de ne se pas emporter, Q. C. VI, 10, dans RICHELET dans EMPORTER
L'enceinte des tranchées pouvait tenir dix mille hommes, Q. C. VI, 2, dans RICHELET dans ENCEINTE
Il envoya ses soldats faire l'enceinte du bois, ib., 5 dans ENCEINTE
L'opiniâtreté des habitants enflamma sa colère, Q. C. l. VII, dans RICHELET dans ENFLAMMER
Ses satrapes enflaient ses espérances, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans ENFLER
Cela enfle le courage des Tyriens, ib. IV, dans RICHELET dans ENFLER
Ce poison s'engendre en Macédoine, Q. C. 585 dans ENGENDRER
Il vient, la bouche béante, engloutir tous mes trésors, Q. C. v, 1 dans ENGLOUTIR
Ils se plaignaient que celui qui était leur roi leur fût si cruellement enlevé, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans ENLEVER
Est-il possible qu'il vous ennuie si fort en Asie, qui est le théâtre de vos exploits ?, Q. C. 559 dans ENNUYER
Parmi tant de cris différents on ne sait auquel entendre, Q. C. 536 dans ENTENDRE
Ils vidèrent les entrailles et embaumèrent le corps, Q. C X, 10 dans ENTRAILLES
À quoi bon s'entrecouper la gorge ?, Q. C. liv. X, ch. 5, dans RICHELET dans ENTRECOUPER
Les deux éperviers s'entre-donnaient du bec, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans ENTRE-DONNER (S')
Ils demeuraient comme entrepris de leurs membres, et l'ennemi survenant ne les réveillait qu'en leur faisant de nouvelles blessures, Q. C. 275 dans ENTREPRIS, ISE
Ils s'avançaient quand ils voulaient s'entre-secourir, Q. C. IX, 1, dans RICHELET dans ENTRE-SECOURIR (S')
Quelques officiers qui sont au trésor royal ont été à même temps et officiers de l'épargne et officiers du trésor royal, parce que, lors de leur premier établissement, on disait l'épargne, et aujourd'hui l'on dit le trésor royal, Nouv. rem. Observ. de M***, p. 215, dans POUGENS dans ÉPARGNE
On n'y épargna ni les meurtres ni les violences, Q. C. III, 11 dans ÉPARGNER
Il les étonna tellement par la fermeté de son courage qu'ils prirent la fuite tout éperdus, Q. C. liv. x, dans RICHELET dans ÉPERDU, UE
épithète mal placé, ib. dans ÉPITHÈTE
Épleuré est mieux dit qu'éploré, quoique tous deux soient bons, Remarques, édit. in-12, 1690, p. 583 dans ÉPLORÉ, ÉE
Ils épreignaient du jus de sésame et s'en frottaient le corps comme d'huile, Q. C. VII, 4 dans ÉPREINDRE
Mon estime ne dépend point de vous, Observ. dans ESTIME
Ils répondirent qu'ils estimaient la place imprenable, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans ESTIMER
C'était un grand butin, s'il fût resté aux vaincus une étincelle de courage, Q. C. IX, 10, dans RICHELET dans ÉTINCELLE
Les barbares coururent sur lui à l'étourdie, Q. C. IX, 5 dans ÉTOURDI, IE
Une résolution si étrange donna de la frayeur à tout le monde, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans ÉTRANGE
Elle s'excusa sur ce qu'elle n'avait jamais vu le roi, Q. C. liv. IV, dans RICHELET dans EXCUSER
On exécuta les auteurs de la révolte, Q. C. X, 1 dans EXÉCUTER
Il l'exhortait d'entreprendre quelque chose digne de sa naissance, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans EXHORTER
Ils étaient expérimentés au fait de la guerre, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans EXPÉRIMENTÉ, ÉE
Bessus faisait de grands exploits de la langue [en paroles], Q. C. VII, 4 dans EXPLOIT
Mon extrême vieillesse ne me peut permettre de jouir plus longtemps de sa bonté, Q. C. liv. VI, dans RICHELET dans EXTRÊME
Ils répondirent qu'à toute extrémité ils étaient résolus de mourir, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans EXTRÉMITÉ
Les façons de faire des Grecs, Q. C. 512 dans FAÇON
Alexandre voulut faire ces nouvelles troupes pour contre-carrer les vieilles et réprimer leur licence, Q. C. 554 dans FAIRE
Fallacieux ne vaut rien ni en prose ni en vers, Nouv. Remarques, édit. 1690, in-12, p. 90 dans FALLACIEUX, EUSE
Il fit entrer ses familiers et ses médecins, Q. C. III, 5 dans FAMILIER, IÈRE
Il y eut disette, après vint la famine, Q. C. X, 8 dans FAMINE
Le fardeau était trop pesant pour une seule tête, Q. C. livr. X, dans RICHELET dans FARDEAU
C'était une chose fatale à la race de Brutus de délivrer la république, Rem. dans FATAL, ALE
Quoique le roi ne fût pas en état de fatiguer, Q. C. 427 dans FATIGUER
La flèche, faussant la cuirasse, lui entra bien avant dans le corps, Q. C. IX, 5 dans FAUSSER
Alexandre n'eut point faute de soldats, Q. C. 167 dans FAUTE
Je lui ai écrit un compliment de félicitation, s'il est permis de parler ainsi, Rem. not. Th. Corn. t. I, p. 359, dans POUGENS dans FÉLICITATION
Depuis peu on se sert d'un mot, qui, auparavant, était tenu à la cour pour barbare, quoique très commun en plusieurs provinces de France, qui est féliciter ; mais aujourd'hui nos meilleurs écrivains en usent, et tout le monde le dit, comme féliciter quelqu'un de, etc... je vous viens féliciter de, etc.... ou simplement, je vous viens féliciter, Rem. t. I, p. 358, dans POUGENS dans FÉLICITER
Il les étonna par la fermeté de son courage et de ses regards, Q. C. X, 8 dans FERMETÉ
Il fit joncher les chemins de fleurs et de festons, Q. C. IX, 2 dans FESTON
Harpalus à qui le roi s'était fié de la garde des trésors, Q. C. 554 dans FIER
Il faudrait interrompre le fil des affaires de l'Asie, Q. C. V, 1 dans FIL
Une mer pleine de monstres, des eaux croupissantes où la nature tirant à la fin venait comme rendre les abois, Q. C. 515 dans FIN
On m'a prêté un exemplaire des remarques de M. de Vaugelas avec des notes écrites de la main de feu M. Chapelain, à qui aucune finesse de notre langue n'était inconnue, Rem. not. Th. Corn. t. I, p. 40, dans POUGENS dans FINESSE
Ils étonnèrent les courages encore flottants et incertains, Q. C. t. VII, dans RICHELET dans FLOTTANT, ANTE
Cet amas de pierres qui tenait la terre étant renversé, le reste fondit, Q. C. IV, 3, dans RICHELET dans FONDRE
On voyait deux éperviers d'or qui semblaient fondre l'un sur l'autre, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans FONDRE
Il y a de grandes fondrières qu'il se fallait résoudre de remplir, Q. C. VIII, 11 dans FONDRIÈRE
Il prit une envie forcenée à Bessus de tuer le roi, Q. C. V, 12, dans RICHELET dans FORCENÉ, ÉE
Il fut touché de l'énormité de leurs forfaits, Q. C. x, 1, dans RICHELET dans FORFAIT
En matière de langues, il n'y a point de conséquence entre le mot formé, et celui dont il se forme ; comme par exemple on dit ennemi avec un e et inimitié avec un i, entier et intégrité, parfait et imperfection, et ainsi de plusieurs autres, Rem. t. II, p. 516, dans POUGENS dans FORMER
Il est certain qu'Alexandre courut grande fortune non-seulement de la vie, mais..., Q. C. 380 dans FORTUNE
Cet illustre personnage qui venait de perdre fraîchement deux de ses enfants, Q. C. 367 dans FRAÎCHEMENT
Les nouvelles villes étaient un frein à qui voudrait remuer, Q. C. l. X, dans RICHELET dans FREIN
Je ne puis, sans frémir, parler des auteurs d'un si exécrable attentat, Q. C. liv. VI, dans RICHELET dans FRÉMIR
Il est tombé en frénésie, Q. C. 1. VII, dans RICHELET dans FRÉNÉSIE
Il a bien le front de m'accuser d'avarice, Q. C. 467 dans FRONT
Il y a là une forêt de haute futaie arrosée d'une infinité de ruisseaux, Q. C. VI, 4 dans FUTAIE
Quand on passe du corps à l'esprit et que dans la conversation des grands et des dames, et dans la manière de traiter et de vivre à la cour, on s'y est acquis le nom de galant...., Rem. t. II, p. 811, dans POUGENS dans GALANT, ANTE
Après avoir mis ce petit roi sous bonne garde, il s'alla loger sur l'Hydaspe, Q. C. VIII, 3, dans RICHELET dans GARDE
À l'égard de se donner de garde ou de se donner garde, je crois qu'ils sont également usités ; je préférerais néanmoins le premier avec M. de Vaugelas, Nouv. Rem. Observ. de M***, p. 281 dans GARDE
Je n'ai pas fait difficulté de mettre lié et garrotté dans ma traduction de Quinte-Curce, et messieurs de l'Académie ont trouvé ce mot bon, et ne l'ont noté ni de vieux ni de bas, Nouv. rem. p. 277, dans POUGENS dans GARROTTÉ, ÉE
Je crois que nous avons emprunté ce mot des Espagnols, qui disent garrotar au même sens que nous ; il y a même quelque apparence que les muletiers qui vont et reviennent d'Espagne à cause du commerce, nous en ont apporté ces termes ; car ils appellent garrot ce que les Espagnols nomment garrote, qui signifie un bâton ou une bille à garrotter ou biller, c'est-à-dire serrer la charge d'un mulet, d'où ensuite on a pris occasion de dire garrotter, Nouv. rem. observ. de M***, p. 278, dans POUGENS dans GARROTTER
M. Ménage dit de même que cette façon de parler est gasconne et non pas française ; mais, comme il y a grand nombre de Gascons à la cour, elle est si usitée qu'il n'ose la condamner, Rem. notes, Th. Corn. t. II, p. 495, dans POUGENS dans GASCON, ONNE
Mais il n'est pas question pourtant de gauchir toujours aux difficultés, il les faut vaincre et établir une règle certaine pour la perfection de notre langue, Rem. t. I, p. 170, dans POUGENS dans GAUCHIR
Toutes les fois que le génitif pluriel est exprimé de telle sorte que l'oreille n'y puisse être trompée, il faut nécessairement que le verbe soit mis au pluriel, comme en cet exemple : le peu d'amis qu'il trouva n'eurent point assez de crédit pour...., Rem. Notes de Th. Corn. t. II, p. 561, dans POUGENS. dans GÉNITIF
Voici ce qu'a écrit M. de la Mothe Levayer sur le mot de gestes : les gestes, que M. de Vaugelas ne peut souffrir, ont toujours été un très beau mot, et qui signifie autant tout seul, que hautes ou grandes et héroïques actions, comme quand je dis les gestes d'Alexandre le Grand, Rem. Not. Th. Corn. Obs. 2, p. 763, dans POUGENS dans GESTES
Les filles de Darius prisonnières étaient couchées dans le giron de leur grand'mère, Q. C. III, dans le Dict. de RICHELET. dans GIRON
Alexandre, voyant ses gens en déroute, les gourmande et les ramène au combat, Q. C. IV, 15 dans GOURMANDER
Ils attachaient à des solives des crocs et des grappins, Q. C. IV, 3 dans GRAPPIN
Aux frontières de la Gédrosie, pays gras et abondant, Q. C. 540 dans GRAS, ASSE
Le P. Bouhours a affecté une certaine prédilection pour grièveté, qui ne plaît pas à bien des gens, Nouv. Rem. Observ. de M***, p. 384, dans POUGENS dans GRIÈVETÉ
Quand il fallut grimper, les uns se soulevaient, les autres se guindaient avec des cordes et des noeuds courants, Q. C. VII, 11 dans GRIMPER
Le roi leur commanda de l'accompagner et de lui servir de guides, Q. C. VIII, 10 dans GUIDE
Les uns se soulevaient eux-mêmes, les autres se guindaient avec des cordes, Q. C. VII, 11 dans GUINDER
Quittez à cette heure ces vieux haillons, Q. C. IV, 1 dans HAILLON
Ceux qui se hasardaient de faire passer les chevaux, Q. C. X, 1 dans HASARDER
Les barbares avaient espéré que le roi, qui était hasardeux, y serait pris, Q. C. 332 dans HASARDEUX, EUSE
On envoya un héraut pour sommer les habitants de se rendre, Q. C. III, 1 dans HÉRAUT
Talestris, reine des Amazones, avoua à Alexandre qu'elle se croyait digne de donner des héritiers à son empire, Q. C. VI, 5 dans HÉRITIER, IÈRE
Il hésitait entre le désir et la honte, Q. C. X, 6 dans HÉSITER
Si est-ce que, hésitant, tremblant, il ne dit que bien peu ce qu'il avait prémédité, Q. C. VII, 1 dans HÉSITER
Vois-tu comme tu as fait la même chose dont tu te moquais à cette heure ?, Q. C. 459 dans HEURE
Et certainement tous ceux qui ont repris Tacite d'avoir commencé ses annales par un vers hexamètre : Urbem Romam a principio reges habuere..., Rem. t. II, p. 706, dans POUGENS dans HEXAMÈTRE
Quoiqu'en toutes les langues il y ait beaucoup de mots hybrides qu'ils appellent, ou métis, Rem. t. II, p. 823, dans POUGENS dans HYBRIDE
Ilette pour petite île est fort bon ; M. Coëffeteau en use, quoique les diminutifs ne soient pas fort en usage en notro langue, Nouv. rem. p. 209, dans POUGENS dans ÎLETTE
Il était agité par les images du malheur qui le menaçait, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans IMAGE
Alexandre affecta d'imiter Bacchus, non-seulement aux victoires qu'il avait remportées sur les Indiens, mais aussi en la forme de son triomphe, Q. C. IX, 10 dans IMITER
Ces raisons-là, très impertinentes pour supprimer un mot, ne laissent pas d'en empêcher l'usage, Rem. t. I, p. 94, dans POUGENS dans IMPERTINENT, ENTE
Quelques-uns emploient inaction, et je m'aperçois qu'impolitesse commence fort à s'établir, Rem. not. Th. Corn. t. II, p. 1034 dans IMPOLITESSE
Une perte si importante, Q. C. p. 180 dans IMPORTANT, ANTE
Inaccoutumé ne vaut rien : il faut dire non accoutume, Nouvelles Rem. édit. 1690, p. 252 dans INACCOUTUMÉ, ÉE
Du temps du cardinal du Perron et de M. Coëffeteau, ceux qui faisaient profession de bien écrire, n'eussent pas voulu user de ce mot ; on disait toujours embrasement, mais aujourd'hui incendie s'est rendu familier, et les bons écrivains se servent indifféremment de l'un et de l'autre, Rem. t. I, p. 203 dans INCENDIE
Il n'avait point fait arrêter ceux qu'il soupçonnait, qu'il n'y eût été forcé par des indices évidents, Q. C. VII, 1 dans INDICE
On estimait qu'il pourrait être induit à se rendre par le bruit de la renommée, Q. C. VIII, 13 dans INDUIRE
Indulgents à leurs femmes, Q. C. 285 dans INDULGENT, ENTE
Inébranlé, que dit M. de Malherbe, ne vaut rien, Nouv. rem. p. 363 dans INÉBRANLÉ, ÉE
Contrées infertiles, Q. C. 431 dans INFERTILE
Xercès avait inondé le pays d'un si grand nombre d'hommes et d'animaux qu'ils avaient tari les fontaines, Q. C. III, 10 dans INONDER
Cette façon de parler est sans doute de quelque province de France ; car elle est inouïe à la cour, et même il ne me souvient pas de l'avoir ouï dire dans les villes, Rem. t. II, p. 663, dans POUGENS dans INOUÏ, ïE
Il insista qu'il eût à confesser dans la torture ce qu'il avait dit si franchement, Q. C. VI, 11 dans INSISTER
Il leur demanda, à l'instigation de Perdiccas, quels étaient les auteurs de la sédition, Q. C. VIII, 14 dans INSTIGATION
Son éléphant, par un instinct de vengeance, fit un carnage des ennemis, Q. C. VIII, 14 dans INSTINCT
M. Coeffeteau l'a vu naître un peu devant sa mort, et il me souvient qu'il le trouvait si fort à son gré, qu'il était tenté de s'en servir, mais il ne l'osa jamais faire, à cause de sa grande nouveauté, Rem. t. II, p. 979 dans INSULTER
On commençait à investir l'aile droite où était Alexandre, Q. C. V, 11 dans INVESTIR
Il commanda d'environner la maison, de peur qu'il n'échappât par quelque issue dérobée, Q. C. VI, 8 dans ISSUE
Il marcha pendant sept jours, ivrognant et se gorgeant de viande, Q. C. liv. IX, dans RICHELET dans IVROGNER
Du plus riche homme de la ville qu'il était, il est devenu d'un jour à l'autre le plus pauvre, Rem. dans RICHELET dans JOUR
Ayant assez de peine à vivre de ce qu'il gagnait au jour la journée, Q. C. 503 dans JOUR
À cinq ou six cents pas de là venait Sisigambis, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans
De là à quelques années, Ptolomée fit porter le corps d'Alexandre à Alexandrie, ib. liv. XX, ch. 10, dans RICHELET dans
C'était l'heure du jour où le soleil lance ses rayons avec plus de violence, Q. C. livre III, dans RICHELET dans LANCER
Ces deux mers, venant à serrer la terre des deux côtés, font une langue qui attache à la terre ferme cette province, Q. C. livre III, dans RICHELET dans LANGUE
Les larmes lui tombent des yeux à grands flots, Q. C. VI, 9 dans LARME
C'est à faire à ces petits larronneaux de se servir des ruses que tu me conseilles, Q. C. I, 13 dans LARRONNEAU
L'état de mes affaires ne demande pas des remèdes lents, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans LENT, ENTE
L'Académie a jugé tout d'une voix que libéralité ne se peut pas dire de l'inférieur au supérieur, mais seulement du supérieur à l'inférieur, ou d'égal à égal, Nouv. rem. p. 149, dans POUGENS dans LIBÉRALITÉ
De longues allées d'arbres, plantées à la ligne, Q. C. 393 dans LIGNE
Le mot gestes au pluriel pour dire les faits mémorables de guerre commence à s'apprivoiser en notre langue, et l'un de nos célèbres écrivains l'a employé depuis peu en une très belle épître liminaire qu'il adresse à un grand prince, Rem. t. II, p. 762, dans POUGENS dans LIMINAIRE
L'eau de cette rivière est toujours trouble et mauvaise à boire, à cause qu'elle traîne quantité de limon, Q. C. liv. VII, dans RICHELET dans LIMON
Ils ne pouvaient asseoir la plante des pieds à cause des pierres rondes et limoneuses qui les faisaient glisser, Q. C. IV, 9 dans LIMONEUX, EUSE
Il en est des mots et des locutions comme des fruits : il y en a qui ne viennent jamais à maturité, mais tombent presque aussitôt qu'ils sont formés, ou sèchent sur l'arbre ; d'autres mûrissent malgré les vents, les pluies et tous les autres obstacles d'une saison peu favorable, Nouv. rem. Observ. de M***, p. 190, dans POUGENS dans LOCUTION
J'ai rangé sous mes lois une grande partie de l'Asie, Q. C. liv. IV, dans RICHELET dans LOI
Il avait déjà machiné ma mort, avant que je vinsse à la couronne, Q. C. VIII, 8 dans MACHINER
Magnifier, ce mot est excellent et a une grande emphase pour exprimer une louange extraordinaire.... mais avec tout cela il faut avouer qu'il vieillit, et qu'à moins que d'être employé dans un grand ouvrage, il aurait de la peine à passer, Rem. CXXIII dans MAGNIFIER
Combattre de pied ferme et main à main, Q. C. III, 1 dans MAIN
Il ne manquerait pas de l'aller recevoir sur la frontière, mais ce serait à main armée, Q. C. VIII, 13 dans MAIN
Alexandre tirait toujours sur la main droite, Q. C. 267 dans MAIN
Mangeant ses bords, le Gange engloutit et les arbres et une grande partie du terroir, Q. C. 471 dans MANGER
Ce fut là qu'il leva le masque et qu'il se donna en proie à toutes ses passions, Q. C. liv. VI, dans RICHELET dans MASQUE
Où trouver d'assez grosses masses de pierres pour remplir ces abîmes ?, Q. C. livre IV, dans RICHELET dans MASSE
Il n'est point mémoire d'un plus furieux combat, Q. C. 333 dans MÉMOIRE
Les Perses menaient rudement la cavalerie thessalienne, Q. C. III, 11 dans MENER
On dit : allez-vous-en chez un tel, et ne mettez guère, pour dire : ne soyez pas longtemps, ou ne demeurez guère ; à la vérité, cette façon de parler est française, mais si basse que je n'en voudrais pas user, Rem. t. II, p. 754, dans POUGENS dans METTRE
M. Chapelain dit que danser des mieux, chanter des mieux est une élégance de bas style, Rem. notes Th. Corn. t. I, p. 197, dans POUGENS dans MIEUX
M. Coëffeteau disait : après mille fatigues et mille peines ; M. de Malherbe condamne cette façon de parler ; mais c'était à tort, puisqu'elle est usitée généralement de tout le monde, Nouv. rem. p. 437, dans POUGENS dans MILLE
Comme il minutait secrètement cette entreprise, il eut avis que...., Q. C. 555 dans MINUTER
Soit que ce fût un triomphe véritable que Bacchus institua le premier, ou que ce ne fût qu'un jeu d'ivrognes et une pure momerie, Q. C. 541 dans MOMERIE
On dit ordinairement en parlant : tout mon monde est venu, son monde n'est pas venu, pour dire : tous mes gens ou tous mes domestiques sont venus, ses gens ne sont pas venus ; mais il le faut éviter comme un terme bas, et, si j'ose le dire, de la lie du peuple, Rem. t. I, p. 277, dans POUGENS dans MONDE
Ce n'est point une chose vicieuse en notre langue qui abonde en monosyllabes, d'en mettre plusieurs de suite, Rem. t. I, p. 207, dans POUGENS dans MONOSYLLABE
On ne donne point le nom de monsieur aux auteurs qui sont morts il y a déjà quelque temps ; ainsi on dit Amyot, du Bartas, Ronsard, et non pas monsieur Amyot, monsieur du Bartas, monsieur Ronsard, Rem. not. Th. Corn. t. I, p. 268, dans POUGENS dans MONSIEUR
Bucéphale ne souffrait point qu'aucun qu'Alexandre le montât ; et, quand il le sentait approcher, il se mettait à genoux, Q. C. VI, 5 dans MONTER
J'ai une certaine tendresse pour tous ces beaux mots que je vois ainsi mourir, opprimés par la tyrannie de l'usage qui ne nous en donne point d'autres en leur place, Rem. t. I, p. 206, dans POUGENS dans MOT
Je me souviens de cette belle différence qu'il y a entre les personnes et les mots, qui est que, quand une personne est accusée et que l'on doute de son innocence, on doit aller à l'absolution ; mais, quand on doute de la bonté d'un mot, il faut au contraire le condamner et se porter à la rigueur, ib. t. II, p. 917 dans MOT
Si est-ce que, lorsqu'il est question de faire un mot nouveau dont il semble que l'on ne peut se passer, comme est celui d'exactitude, la première chose à quoi il faut prendre garde, est qu'il ne soit point équivoque ; car dès là faites état qu'il ne sera jamais bien reçu, Rem. t. I, p. 405 dans MOT
La naïveté, à qui j'oserais donner la première place parmi toutes les perfections de style, Rem. t. I, p. 162, dans POUGENS dans NAÏVETÉ
Tous les gens de mer disent naviguer ; mais à la cour on dit naviger, et tous les bons auteurs l'écrivent ainsi, Rem. t. I, p. 105, dans POUGENS dans NAVIGUER
Quelle nécessité y avait-il de faire ce que vous avez fait ? Dans une nécessité de toutes choses, Q. C. 240 dans NÉCESSITÉ
Alexandre fit savoir les nécessités de ses troupes aux gouverneurs des autres provinces, Q. C. 520 dans NÉCESSITÉ
Un langage pur est ce que Quintilien appelle emendata oratio, et un langage net ce qu'il appelle dilucida oratio, Rem. t. II, p. 1045, dans POUGENS dans NET, ETTE,
Ceux qui n'écrivent pas purement, mais qui écrivent nettement, ont cet avantage sur les autres qu'ils peuvent apprendre la pureté du langage, Rem. t. II, p. 1045, dans POUGENS dans NETTEMENT
La netteté du style, laquelle consiste en l'arrangement des mots et en tout ce qui rend l'expression claire et nette, Rem. t. II, p. 1044, dans POUGENS dans NETTETÉ
Une pesante et noueuse massue, Q. C. IX, 7 dans NOUEUX, EUSE
Ils lancent des torches ardentes et telles autres choses propres à nourrir le feu, Q. C. IV, 3 dans NOURRIR
Clitus aimait Alexandre non-seulement comme son roi, mais encore comme son nourrisson, Q. C. III, 6 dans NOURRISSON
Les vieux soldats de Philippe, novices aux voluptés, Q. C. VI, 6 dans NOVICE
Il est vrai qu'on a fort longtemps prononcé en France l'o simple comme s'il y eût eu un u, comme chouse pour chose, foussé pour fossé, arrouser pour arroser, et ainsi plusieurs autres ; mais, depuis dix ou douze ans, ceux qui parlent bien disent arroser, fossé, chose, Rem. t. II, p. 536, dans POUGENS dans O
La nécessité nous oblige à bien faire, dans BOUHOURS, Nouv. rem. dans OBLIGER
Ces pertes obligèrent Alexandre de séparer ses troupes, ib. dans OBLIGER
Il faut mettre que l'on et non pas qu'on devant des mots qui commencent par con ; je ne dirais pas qu'on conduise, mais que l'on conduise, Rem. t. I, p. 32, dans POUGENS dans ON
Un fameux auteur est repris, et avec raison, d'avoir écrit onguent, en parlant de la Madeleine, et dit : un précieux onguent ; nous avons encore plusieurs de nos écrivains et de nos prédicateurs qui font cette faute, Rem. t. II, p. 847, dans POUGENS dans ONGUENT
La médecine commençait à faire heureusement son opération, Q. C. liv. III, dans RICHELET dans OPÉRATION
Ce n'est qu'or et que pourpre dans votre armée, Q. C. III, dans RICHELET dans OR
Il [Ménage] observe que, quand deux noms ordinants se suivent, on met le premier au substantif : le sept ou huitième, le dix ou douzième, et non pas le septième ou huitième, le dixième ou douzième, Rem. Note Th. Corn. t. I, p. 199, dans POUGENS dans ORDINANT
Des troupes d'eunuques qui se prostituaient à toutes sortes d'ordures, Q. C. 352 dans ORDURE
Quoiqu'en grec et en latin on dise orthographia, nous disons pourtant orthographe ; et, quoique nous disions orthographe, nous ne laissons pas de dire orthographier, et non orthographer, Rem. t. I, p. 179, dans POUGENS dans ORTHOGRAPHE
Là où pour au lieu que n'est pas du beau langage, quoiqu'on le die communément, et qu'Amyot s'en serve toujours ; mais M. Coëffeteau ne s'en sert jamais, ni après lui aucun de nos excellents écrivains, t. I, p. 74, dans POUGENS dans OU
Outrés du chaud et de la douleur de leurs plaies, Q. C. 326 dans OUTRÉ, ÉE
M. de Malherbe se sert d'outrecuidance ; mais M. Coeffeteau n'en a jamais usé, et je vois peu de gens, de ceux-mêmes qui ne sont pas des plus délicats au choix des mots, approuver celui-ci, Nouv. rem. p. 164, dans POUGENS dans OUTRECUIDANCE
Alexandre ayant changé de cheval, après en avoir outré plusieurs en cette journée, Q. C. 279 dans OUTRER
M. Chapelain a raison de dire que ses père et mère est une phrase palatiale et un style de pratique, Rem. Not. Th. Corn. t. II, p. 950, dans POUGENS dans PALATIAL, ALE
L'armée des Macédoniens néglige cette vaine parade [les belles armures], et elle n'a soin que de se conserver inébranlable, Q. C. III, 2 dans PARADE
Il est certain que Callisthène ne fut pas nommé comme participant de ce conseil, Q. C. 462 dans PARTICIPANT, ANTE
Il n'est permis de dire pas pour passage, que pour exprimer quelque détroit de montagne, ou quelque passage difficile, comme le pas de Suse, tant de l'ancienne Suse que de celle des Alpes, et d'une infinité d'autres détroits que l'on appelle pas : gagner le pas de la montagne, Rem. t. II, p. 976, dans POUGENS dans PAS
Alexandre voulut qu'il n'y eût qu'Apelle qui le peignît, Q.C. II, 6 dans PEINDRE
Les dieux ne tardèrent guère à faire payer la peine de ce crime à celui qui en était l'auteur, Q. C. III, 13 dans PEINE
Un des plus renommés écrivains de notre langue avait une telle aversion pour pendant que, qu'il fit résolution de ne s'en jamais servir, parce que ce mot fait équivoque avec pendre, pendait et pendant d'épée, Nouv. Rem. Observ. de M***, p. 30, dans POUGENS dans PENDANT
Pensez la joie qu'auront nos femmes, Q. C. 301 dans PENSER
Les personnes consommées dans la vertu ont en toute chose une droiture d'esprit et une attention judicieuse qui les empêchent d'être médisants, dans GIRAULT-DUVIVIER dans PERSONNE
Il s'avança avec toute la diligence dont était capable une armée aussi pesante que la sienne, Q. C. III, 7 dans PESANT, ANTE
Il ne manquait pas de flatteurs, peste fatale qui renverse plus d'États que les armes des ennemis, Q. C. 5 dans PESTE
Il était tombé dans le piége qu'il avait dressé à son ennemi, Q. C. X, 8 dans PIÉGE
Vous voyez dans quel point la fortune me prend, Q. C. III, 5 dans POINT
Après avoir porté votre empire jusqu'aux extrémités de la terre, 507 dans PORTER
Posez le cas que je ne sois point roi, mais seulement personne privée, Q. C. 418 dans POSER
L'une était vénérable par son âge et l'autre par sa beauté, qui pour toutes ses afflictions n'était point changée, Q. C. 190 dans POUR
Pour du blé, il n'y en avait point ou bien peu, Q. C. 402 dans POUR
Pour grand que fût le péril, ils s'efforcèrent tous à l'envi d'aller dégager le roi, Q. C. IX, 4 dans POUR
; et encore : pour de là passer en Italie ; mais d'y mettre plusieurs syllabes, comme ont fait quelques-uns de nos meilleurs écrivains, il n'y a rien de si rude ni de si éloigné de la politesse du langage, Rem. t. I, p. 100, dans POUGENS dans POUR
Ce n'est qu'or et que pourpre dans votre armée, Q. C. III, 2 dans POURPRE
On se sert de ce verbe d'une façon bien étrange, qui néanmoins est si ordinaire à la cour, qu'il est certain qu'elle est très française ; on dit en parlant d'une table ou d'un carrosse : il y peut huit personnes, pour dire il y a place pour huit personnes, ou il y peut tenir huit personnes, Rem. p. 163 (éd. 1704). dans POUVOIR
Mon père a été assassiné par ceux que les vôtres ont pratiqués avec des sommes immenses, Q. C. IV, 1 dans PRATIQUER
Le genre masculin, étant le plus noble, doit prédominer toutes les fois que le masculin et le féminin se trouvent ensemble, Rem. t. I, p. 130, dans POUGENS dans PRÉDOMINER
Préface est toujours féminin.... Je l'ai ouï faire masculin à tant de gens qui font profession de bien parler, que j'ai cru être obligé d'en faire une remarque pour les désabuser, Rem. p. 78 (in-4°, 1704) dans PRÉFACE
Le roi se prépara pour marcher contre les Arachosiens, Q. C. 394 dans PRÉPARER
On a rendu la langue française si pure, qu'il n'est pas permis aux poëtes, non plus qu'à ceux qui écrivent en prose, de mettre des prépositions composées pour les simples, Rem. not. Th. Corn. t. I, p. 201, dans POUGENS dans PRÉPOSITION
On dit : à cette heure, maintenant, aujourd'hui, en ce temps, présentement, et non pas à présent, qui n'est point une façon de parler de la cour, Rem. t. I, p. 376, dans POUGENS dans PRÉSENT, ENTE
Proches pour parents, presque tout le monde le dit, comme : je suis abandonné de mes proches, tous mes proches y consentent ; mais quelques-uns font difficulté d'en user, Rem. t. I, p. 148, dans POUGENS dans PROCHE
Il vous a rendu justice ; elle est rare chez un adversaire ; dites : la justice est rare... Le pronom est comme une chose fixe et adhérente, et le nom sans article ou avec un article indéfini est comme une chose vague et en l'air, où rien ne se peut attacher, Rem. t. II, p. 652, dans POUGENS dans PRONOM
Je doute que propretés au pluriel soit bon, il ne faut s'en servir qu'au singulier, Nouv. Rem. p. 53, dans POUGENS dans PROPRETÉ
J'établirai que le français de nos poëtes est bien différent de celui de nos orateurs, ou, pour parler Ménage, de celui de nos prosateurs, Rem. Obs. de M***, p. 390, dans POUGENS dans PROSATEUR
Il y en a qui tiennent que ce n'est point un vice qu'un vers dans la prose, encore qu'il fasse un sens complet et qu'il finisse en cadence, pourvu qu'il ne soit pas composé de mots spécieux et magnifiques, et qui sentent la poésie ; mais je ne suis pas de leur avis, Rem. t. I, p. 163, dans POUGENS dans PROSE
Ronsard, qui était un grand poëte, disait fort bien dans la connaissance qu'il avait de la différence qu'il y avait entre la poésie et la prose, qu'elles étaient mortelles ennemies, Nouv. Rem. p. 200, dans POUGENS dans PROSE
Il est certain que la prose, pour satisfaire l'oreille, doit avoir ses cadences et ses mesures, comme la poésie, Rem. not. Th. Corn. t. I, p. 165, dans POUGENS dans PROSE
Prou est un vieux mot français pour dire assez, dont plusieurs usent encore en parlant ; mais il ne vaut rien à écrire, Nouv. Rem. p. 467, dans POUGENS dans PROU
Ce mot est vieux, et n'entre plus dans le beau style qu'en raillerie, comme, par exemple, si je dis : sa vanité est insupportable, il ne cesse de parler de ses prouesses, Rem. t. II, p. 680 dans PROUESSE
M. de Vaugelas nous avertit dans cette remarque qu'il a fait un traité sur les fautes particulières de quelques provinces, Nouv. Rem. Observ. de M***, p. 640 dans PROVINCE
Pudeur, dont on ne s'est servi que depuis M. Desportes, qui en a usé le premier, à ce que j'ai entendu dire, Rem. t. II, p. 979, dans POUGENS dans PUDEUR
Les plus qualifiés d'entre les Perses, Q. C. 192 dans QUALIFIÉ, ÉE
Quel est le quantième ? Quel quantième tenons-nous ? Pour trouver l'âge de la lune, il faut savoir l'épacte, le quantième du mois, Rem. Not. Th. Corn. t. II, p. 816, dans POUGENS dans QUANTIÈME
Que se met pour afin que, M. d'Ablancourt disant dans son Lucien : Monte vite, que je t'attache, Nouv. Rem. Observ. de M*** p. 485, dans POUGENS dans QUE
La façon dont il a vécu avec moi montre assez quel il est, Q. C. 366 dans QUEL, QUELLE
La gloire à qui je me suis dévoué, dans GIRAULTDUVIVIER dans QUI
Cette contrainte ruinerait la naïveté, à qui j'oserais donner la première place parmi toutes les perfections du style, Rem. not. Th. Corn. t. I, p. 190, dans POUGENS dans QUI
Quand on a dit quiconque, il ne faut pas dire il après, quelque distance qu'il y ait entre deux ; par exemple : quiconque veut vivre en homme de bien et se rendre heureux en ce monde et en l'autre, doit.... et non pas il doit, Rem. t. II, p. 508, dans POUGENS dans QUICONQUE
Il [Ménage] apporte un endroit de M. d'Ablancourt où quoique est mis avec l'indicatif d'une manière agréable, mais c'est qu'il y a deux ou trois mots entre quoique et le verbe : Quoiqu'à dire vrai je ne suis guère en état de le faire, Rem. not. Th. Corn. t. I, p. 144, dans POUGENS dans QUOIQUE
Il fit passer la cavalerie sur des radeaux, Q. C. VII, 8 dans RADEAU
Le combat s'était ralenti tout à coup, Q. C. IV, 16 dans RALENTIR
Oiseau qui chante toutes sortes de ra mages, Q. C. VIII, 9 dans RAMAGE
L'oisiveté ramollit les courages, Q. C. V, 2 dans RAMOLLIR
Son palais est enrichi de colonnes dorées où rampe tout du long une vigne d'or, Q. C. VIII, 9 dans RAMPER
Jamais la renommée ne rapporte les choses au vrai, Q. C. IX, 2 dans RAPPORTER
Il n'a pas tenu à toi que tu ne m'aies ravi cette gloire, Q. C VIII S. dans RAVIR
Il y avait longtemps qu'Alexandre avait l'esprit rebattu des plaintes de sa mère, Q. C. 563 dans REBATTU, UE
La rivière rebrousse plus vite que ne roule un torrent dans une vallée, Q. C. IX, 9 dans REBROUSSER
Après les pertes qu'il avait reçues, Q. C. 212 dans RECEVOIR
De tous les maux qu'Alexandre reçut en sa vie, ib. 591 dans RECEVOIR
Ils avancèrent tout harassés pour trouver un ennemi tout frais qui les venait recevoir, Q. C. III, 11 dans RECEVOIR
Il faut exprimer ce qu'on a dessein de dire, sans qu'il y ait rien de recherché ; et l'on écrit toujours assez bien lorsqu'on n'emploie que les termes qui se présentent naturellement, Rém. not. Th. Corn. t. II, p. 933, dans POUGENS dans RECHERCHÉ, ÉE
Quelle merveille donc s'il [Darius] recherche de paix un prince [Alexandre] qui lui témoigne tant de bienveillance !, Q. C. IV, 11 dans RECHERCHER
Trouvant abondance de toutes choses, ils se récompensèrent des misères qu'ils avaient souffertes, Q. C. 398 dans RÉCOMPENSER
Il était accouru avec un peu de gens pour recourre le bagage, Q. C. I, 15 dans RECOURRE
C'est le propre de la passion d'user des redites, et d'exprimer la même pensée avec toutes les paroles qui se présentent, Rem. not. Th. Corn. t. II, p. 916, dans POUGENS dans REDITE
Son amour se ralluma, et il se redonna tout à elle, Q. C. VIII, 3 dans REDONNER
Ils trouvèrent abondance de vivres, et se refirent après les misères qu'ils avaient souffertes, Q. C. VII, 3 dans REFAIRE
Je regarde que votre santé n'est point affermie, et je sais combien de vies tiennent à la vôtre, Q. C. 419 dans REGARDER
Il y a de fortes chaînes de pierres qui règnent jusqu'au comble, Q. C. VIII, 10 dans RÉGNER
Les maisons des satrapes regorgent d'or, Q. C. X, 7 dans REGORGER
En sorte que les vaincus n'eussent point de regret à mes victoires, Q. C. 468 dans REGRET
C'est par le titre de protecteur de l'Académie que le cardinal de Richelieu a cru rehausser l'éclat de sa pourpre, Remarques, Ep. dédicat. dans REHAUSSER
On lui jeta force dards qu'il rejetait tous contre les ennemis, Q. C. VI, 1 dans REJETER
Darius disait qu'il s'en irait faire sortir Alexandre de sa tanière, et le relancer dans son fort, Q. C. III, 8 dans RELANCER
Il rentra dans Babylone avec les tristes reliques de l'armée, Q. C. IV, 16 dans RELIQUE
Je les blâme de condamner reliques, qui sans doute est meilleur et beaucoup plus noble que restes dans la majesté du style de l'histoire, Nouv. rem. obs, de M*** p. 118, dans POUGENS dans RELIQUE
Le roi se faisait remarquer à ses armes et à sa bonne mine, Q. C. VI, 1 dans REMARQUER
ne fait mention que de ramener et remmener, supposé qu'on prononce ce dernier par un a, ram ; car, si on le prononce par un e, il sera semblable à remener, Nouv. rem. observ. de M***, p. 112, dans POUGENS dans REMMENER
Il y avait de grandes fondrières qu'il fallait se résoudre de remplir, Q. C. VIII, 12 dans REMPLIR
On m'apporte à Lyon une lettre pour donner à une personne qui n'y est pas ; je dis au messager qu'il la remporte au lieu d'où il vient, Nouv. Rem. p. 112, dans POUGENS dans REMPORTER
On dit emporter et remporter le prix, mais beaucoup mieux remporter ; le P. Bouhours remarque fort bien qu'on dit remporter la victoire, et non pas emporter la victoire, et qu'au contraire il faut dire emporter le butin, et non pas remporter le butin, Rem. not. Th. Corn. t. II, p. 992, dans POUGENS dans REMPORTER
Il était soupçonné d'avoir voulu remuer, pendant que le roi était aux Indes, Q. C. IX, 10 dans REMUER
Rien ne remuait en Judée contre Athalie : elle se croyait affermie par un règne de six ans, ib. I, 6 dans REMUER
Toutefois Porus, avec peu des siens, vint rencontrer Alexandre, Q. C. 492 dans RENCONTRER
Timée, après avoir rendu un glorieux combat, demeura sur la place, Q. C. 591 dans RENDRE
La cavalerie eut ordre de saccager ce repaire de traîtres, et de les faire passer au fil de l'épée, Q. C. VII, 5 dans REPAIRE
Il y a des répétitions d'un mot ou de plusieurs qui sont nécessaires, comme : je n'ai fait aujourd'hui que ce que j'ai fait depuis vingt ans ; tous nos bons auteurs en sont pleins, et ce serait une grande faute de ne pas user de ces répétitions.... il y a une autre sorte de répétition qui est vicieuse parmi nous, et qui choque les personnes même les plus ignorantes ; c'est que, sans nécessité, sans beauté, sans figure, on répète un mot ou une phrase par pure négligence, Rem. t. II, p. 889-891, dans POUGENS dans RÉPÉTITION
Il faut toujours se ressouvenir que notre langue aime grandement les répétitions des mots, lesquelles aussi contribuent beaucoup à la clarté du langage, que la langue française affecte sur toutes les langues du monde, Nouv. Rem. p. 151, dans POUGENS dans RÉPÉTITION
Il y avait quatre jours que le corps d'Alexandre reposait sur son lit de parade, Q. C. X, 10 dans REPOSER
Il le combla de promesses, autant que la nécessité présente le requérait, Q. C. V, 4 dans REQUÉRIR
La souveraine puissance résidait en la personne du roi, Q. C. X, 10 dans RÉSIDER
Le roi fit équiper une flotte, en résolution d'aller lui-même à Athènes, Q. C. 555 dans RÉSOLUTION
Il [Héphestion] était de son âge [d'Alexandre], et ne lui ressemblait pas mal de visage, Q. C. III, 1 dans RESSEMBLER
Ils ne montrèrent aucun ressentiment de la mort de leurs compagnons, Q. C. X, 1 dans RESSENTIMENT
Tout ce qu'on jetait dans la caverne la plus proche de la source allait ressortir par l'autre embouchure de la rivière, Q. C. VI, 4 dans RESSORTIR
M. de Maucroix emploie restauration en un moyen style, c'est-à-dire dans le Schisme d'Angleterre, où il dit travailler à la restauration de la foi catholique, Rem. Observ. de M***, p. 120, dans POUGENS dans RESTAURATION
Pour restaurer, je le crois hors d'usage, bien que M. Richelet l'emploie dans son Dictionnaire, où il dit : restaurer une figure de bronze ou de marbre ; car ce pourrait être en cette occasion un terme d'art, Nouv. Rem. observ. de M.***, p. 121, dans POUGENS dans RESTAURER
Ils retenaient encore beaucoup des moeurs de leur pays, Q. C. 409 dans RETENIR
C'est où l'Asie se rétrécit le plus, Q. C. III, dans RICHELET dans RÉTRÉCIR
Il s'était défié de Callisthène comme d'un esprit revêche, Q. C. VIII, 6 dans REVÊCHE
Alexandre révérait la vertu et la véritable gloire, Q. C. VIII, 14 dans RÉVÉRER
Il faut avoir un grand soin d'éviter les rimes en prose, où elles ne sont pas un moindre défaut qu'elles sont un des principaux ornements de notre poésie, Rem. t. I, p. 398 dans RIME
Corrival.... est devenu vieux ; on ne dit plus que rival, qui aussi est bien plus doux et plus court, Rem. t. II, p. 577, dans POUGENS dans RIVAL, ALE
La source du fleuve Marsyas est au sommet d'une montagne, d'où il tombe sur un roc, Q. C. III, 1 dans ROC
Les chemins sont tout rompus des torrents, Q. C. VI, 4 dans ROMPRE
Les flots bruyants se rompaient en plusieurs endroits, Q. C. VIII, 13 dans ROMPRE
Il commande qu'on verse du vin à la ronde, Q. C. VII, 4 dans RONDE
Je n'ai ouï dire ni criement ni pleurement ; mais ronflement ne me semble pas mauvais, et je ne crois pas qu'il doive être mis au nombre des barbarismes, Rem. not. Th. Corn. t. II, p. 104 dans RONFLEMENT
L'avarice s'assouvit au sac de Persépolis, Q. C. V, 6 dans SAC
Il n'est pas question ici de saillie, tout dépend de la conduite, Q. C. VII, 4 dans SAILLIE
Comme ils ne savaient pas le pays, Q. C. 348 dans SAVOIR
Il marche contre les ennemis, qu'il savait avoir passé la rivière, Remarques. dans SAVOIR
Il fit du bien à tous ceux qu'il savait avoir aimé son fils, ib. dans SAVOIR
Il fut résolu dans une assemblée de plus de trois mille hommes tous armés, qu'on ne les appellerait plus Savoyards, mais Savoisiens, Nouv. rem. observ. de M***, p. 468, dans POUGENS dans SAVOYARD, ARDE
M. de la Mothe le Vayer fait voir que séant se dit fort bien des habits, il en donne pour exemple : Ce court manteau n'est pas séant à un homme de la sorte, Rem. Not. Th. Corn. t. II, p. 986, dans POUGENS dans SÉANT, ANTE
M. Coeffeteau n'a jamais usé de ce mot ; mais M. de Malherbe et ses imitateurs s'en servent souvent : N'avez-vous pas de honte de vous plonger, dit-il, en une sécurité aussi profonde que le dormir même ?, Rem. t. I, p. 71, dans POUGENS dans SÉCURITÉ
La victoire n'est pour toi qu'une semence de nouvelle guerre, Q. C. VII, 8 dans SEMENCE
Alexandre dit qu'on le faisait fils de Jupiter, mais qu'il sentait bien qu'il était fait comme les autres, Q. C. VII, 10 dans SENTIR
Sériosité : puisque ce mot a déjà tant fait que de naître.... il ne lui faut plus qu'un peu de temps, joint à la nécessité et à la commodité qu'il y aura d'en user, pour l'établir tout à fait ; déjà un de nos plus fameux écrivains [Balzac] s'en est servi dans son nouveau recueil de lettres ; j'ai vu exactitude aussi reculé que sériosité, Rem. t. I, p. 435, dans POUGENS dans SÉRIOSITÉ
Les deux mers, venant à serrer la terre des deux côtés, font une langue, Q. C. III, 1 dans SERRER
Observe que, bien qu'on puisse répéter le si, la manière la plus ordinaire et la plus naturelle est de se servir de que, dans SI
H. Estienne prétend que nous pouvions nous passer de signalé, qu'on ne le disait même plus de son temps qu'en parlant des personnes, et qu'on n'imitait pas encore les Italiens qui disent vizii segnalati ; mais aujourd'hui on dit fort bien avec M. de Voiture : Vous leur ferez une faveur signalée (VOIT. Lett. 41), Nouv. Rec. obs. de M***, p. 319 dans SIGNALÉ, ÉE
Il y en a [des adjectifs] qui n'ont pas de simple : on dit insatiable, indubitable, immanquable ; et l'on ne dit pas satiable, dubitable, manquable, Rem. not. Th. Corn. t. II, p. 1027 dans SIMPLE
La situation naturelle de ce passage semble imiter les fortifications faites par la main des hommes, Q. C. III, 4 dans SITUATION
Sur ce qui est observé que l'usage favorise souvent des solécismes, M. Chapelain dit qu'alors ces solécismes sont des élégances, Rem. not. Th. Corn. t. I, p. 140, dans POUGENS dans SOLÉCISME
Darius sollicitait la fidélité des domestiques d'Alexandre, Q. C. III, 5 dans SOLLICITER
Les premiers qui se sont servis de somme sont Ronsard et Belleau... ces deux auteurs disaient somne quand ils voulaient parler de l'action de dormir, et somme quand ils voulaient signifier le dieu du sommeil, Nouv. Rem. observ. de M***, p. 395, dans POUGENS dans SOMME
Je dors d'un bon somme est bien mieux dit que d'un bon sommeil, qui néanmoins ne serait pas mauvais ; il est vrai que l'usage de sommeil a plus d'étendue, et qu'on le dit en beaucoup de lieux où il ne faudrait pas dire somme, par exemple quand on dit : accablé de sommeil, et non de somme, Nouv. Rem. p. 394, dans POUGENS dans SOMME
Toute sorte se met d'ordinaire avec le singulier, comme, je vous souhaite toute sorte de bonheur, et toutes sortes avec le pluriel, comme, Dieu nous préserve de toutes sortes de maux, Rem. t. I, p. 209, dans POUGENS dans SORTE
Comme le remarque M. Ménage, on doit dire : Monsieur a sorti ce matin, et non pas est sorti, pour faire entendre qu'il est sorti et revenu, Rem. Not. Th. Corn. t. I, p. 64, dans POUGENS dans SORTIR
Quoiqu'on dise : je suis sorti ce matin pour telle affaire, le P. Bouhours observe que l'on dit fort bien : il y a huit jours que je n'ai sorti, ib. dans SORTIR
J'ai employé le mot de souvenance dans mon Quinte-Curce ; cependant ce terme a été depuis condamné comme vieux par l'Académie ; il faut dire souvenir en prose, mais en vers souvenance est bon, Nouv. Rem. p. 438, dans POUGENS dans SOUVENANCE
En la mauvaise structure il y a toujours quelque chose à ajouter, ou à diminuer, ou à changer, non pas simplement pour le lieu, mais pour les mots, Rem. t. II, p. 1051 dans STRUCTURE
Suader : M de Malherbe le dit, mais il ne vaut rien, Nouv. Rem. p. 390, dans POUGENS dans SUADER
parce qu'en ces exemples dessus et dessous et leurs semblables passent pour mots substantifiés, et non pas pour prépositions, Rem. t. II, p. 1009, dans POUGENS dans SUBSTANTIFIÉ, ÉE
Ils n'osèrent contredire à cette ordonnance, quoiqu'ils vissent qu'elle allait à la subversion de leurs lois, Q. C. x, 2 dans SUBVERSION
Alexandre reçut des lettres de Darius conçues en termes si superbes qu'il s'en offensa, Q. C. IV, 1 dans SUPERBE
Sur le lever du soleil, Q. C. 218 dans SUR
Je ne crois pas qu'on puisse blâmer ceux qui se servent indifféremment de superficie et de surface en toutes manières ; surface, comme plus nouveau, paraît seulement un peu plus à la mode, Nouv. rem. Observ. de M*** p. 218, dans POUGENS dans SURFACE
Il [M. Ménage] ajoute une assez jolie observation, qui est que M. de Lavieuville avait été superintendant et surintendant des finances ; et, quand il les eut la seconde fois, on disait surintendant, Nouv. Rem. Observ. de M. ***, p. 215, dans POUGENS dans SURINTENDANT
Son supplice fut plutôt sursis que son crime ne fut pardonné, Q. C. 384 dans SURSIS, ISE
Il a survécu tous ses enfants, Q. C. 430 dans SURVIVRE
Il a fait tant et de si belles actions : cette façon de parler a été fort usitée autrefois par les meilleurs écrivains ; mais aujourd'hui elle a je ne sais quoi de vieux et de rude, Rem. t. II, p. 555, dans POUGENS dans TANT
Tant y a que les soldats travaillèrent aux radeaux avec tant de courage que...., Q. C. 421 dans TANT
Rien ne tarit sitôt que les larmes, Q. C. v, 5 dans TARIR
Tâtant son ennemi au défaut des armes, il lui plongea son poignard dans le flanc, Q. C. IX, 5 dans TÂTER
M. Chapelain dit que taxer ne doit point être banni du beau langage ; M. de la Mothe le Vayer est du même sentiment ; il ajoute que c'est une pure imagination de dire que taxer pour noter et même pour accuser ne doit plus être employé dans le beau style, Rem. not. Th. Corn. t. I, p. 371, dans POUGENS dans TAXER
M. Ménage veut qu'on dise deux Te Deum et non deux Te Deons ; je suis de son avis, Rem. not. Th. Corn. t. III, p. 132, éd. de Paris, 1738 dans TE DEUM
Tel veut que après soi, et non pas comme : Faites-moi la part telle qu'il vous plaira, et non telle comme il vous plaira, Nouv. rem. p. 60, dans POUGENS dans TEL, ELLE
Il y en a qui disent par exemple : Dieu est présent en tous lieux, tels qu'ils soient ; c'est mal parler, il faut dire : quels qu'ils soient, Rem. t. II, p. 701, dans POUGENS dans TEL, ELLE
On demande s'il faut dire : Je vous prends tous à témoins, avec une s, au pluriel ; cette question fut faite dans une célèbre compagnie, où tout d'une voix on fut d'avis qu'il fallait dire : à témoin au singulier, Rem. t. II, p. 1021, dans POUGENS dans TÉMOIN
Ce mot est indéclinable et comme adverbe en cette phrase : témoin tous les anciens philosophes ; car, assurément, il faut dire témoin, et non pas témoins, Rem. t. II, p. 1023, dans POUGENS dans TÉMOIN
Cette clause si ordinaire : en témoin de quoi j'ai signé la présente, où l'on ne peut pas dire que témoin ne signifie témoignage, Rem. t. II, p. 1025, dans POUGENS dans TÉMOIN
M. de Malherbe use de température pour tempérament ; M. le cardinal de Lorraine, dit-il, fut d'une température où il n'y avait rien à désirer ; je l'ai vu aussi dans Amyot, mais c'est qu'il se disait autrefois, et il ne se dit plus, Rem. t. I, p. 117 dans TEMPÉRATURE
Ces autres peuples des Indes qui tiennent un pays vaste et inhabité, Q. C. 539 dans TENIR
Tenir pour pouvoir soutenir est fort nouveau en notre langue ; on ne le voit point dans les anciens auteurs ; et en effet on ne trouve point tenir en cette manière dans le Dictionnaire de Nicod, Nouv. Rem Observ. de M.***, p. 95, dans POUGENS dans TENIR
De ces deux contraires sentiments, le jugement et l'oreille peuvent faire comme un tiers parti, qui, à mon avis, est le meilleur, Rem. t. I, p. 207, dans POUGENS dans TIERS, ERCE
Les javelots s'entre-choquaient en l'air, de sorte que la plupart tombaient à terre sans effet, Q. C. III, 11 dans TOMBER
.., Q. C. 362 dans TOUCHER
Il tourna tout court au siége de la montagne, Q. C. 354 dans TOURNER
Je ne vous prierai point, tout ce que vous êtes ici, de l'en démentir, Q. C. 467 dans TOUT, TOUTE
Tout d'un train il marcha vers la ville des Oxidraques, Q. C. 516 dans TRAIN
Traîtreusement : cet adverbe ne vaut rien ; car il n'est point en usage à la cour parmi ceux qui parlent bien, ni dans les bons auteurs, et il ne faut que cela pour lui faire son procès et le condamner, Nouv. rem. Obs. de M***, p. 474, dans POUGENS dans TRAÎTREUSEMENT
On transpose le datif en poésie avec beaucoup d'élégance : à sa haute vertu je rends ce que je dois, Rem. not. Th. Corn. t. II, p. 543, dans POUGENS dans TRANSPOSER
La transposition du génitif est fort agréable, comme dans ce vers : De ce fameux héros la valeur éclatante, Rem. Not. Th. Corn. t. II, p. 542, dans POUGENS dans TRANSPOSITION
Il ajoute qu'on a dit oûteron trissyllabe, pour dire un moissonneur, et non pas un aoûteron quadrisyllabe, Rem. not. Th. Corn. t. II, p. 496, dans POUGENS dans TRISSYLLABE
Tympaniser, pour publier et divulguer, est un mot de raillerie qui ne doit jamais être employé en une matière sérieuse, Nouv. Rem. p. 479, dans POUGENS dans TYMPANISER
Six cents soldats qui avaient été les instruments de leurs tyrannies [de quelques gouverneurs], Q. C. 545 dans TYRANNIE
M. Chapelain condamne ceux de la cour qui ont fait ulcère féminin ; il est masculin, Rem. not. Th. Corn. t. II, p. 615, dans POUGENS dans ULCÈRE
Il est également bien dit : l'un et l'autre vous a obligé, et l'un et l'autre vous ont obligé, Rem. t. I, p. 226, dans POUGENS dans UN, UNE
Cette grande fertilité vient de ces deux fleuves qui, par des veines d'eau, humectent le terroir, Q. C. v, 1 dans VEINE
Les principaux de la cour, voyant l'occasion favorable et le vent tourné à la miséricorde, se levèrent et intercédèrent avec larmes, Q. C. VII, 2 dans VENT
M. Ménage a fait tous ses efforts pour faire passer prosateur et vénusté, Nouv. rem. Observ. de M***, p. 384, dans POUGENS dans VÉNUSTÉ
Vergogne n'est plus guère bon que dans le bas style ; c'est ainsi que M. Patru, Molière et M. de la Fontaine s'en sont servis, Nouv. Rem. obs. de M***, p. 331, dans POUGENS dans VERGOGNE
les vergogneuses parties de notre corps ; je doute qu'il soit bon ; mais, sans doute, honteuses est meilleur, Nouv. Rem. p. 330, dans POUGENS dans VERGOGNEUX, EUSE
Tacite a été repris d'avoir commencé son ouvrage par un vers : Urbem Romam a principio reges habuere, quoiqu'il n'ait rien du vers que la mesure, Rem. t. I, p. 163, dans POUGENS dans VERS
Ce qui désespérait le plus de si braves hommes, c'était de se voir assommer comme des bêtes prises dans un piége, sans pouvoir venger leur mort, Q. C. v, 4 dans VOIR