STE-BEUVE

Citations

Un affronteur public, V, 221 dans AFFRONTEUR, EUSE
Aguerri à l'adulation, II, 34 dans AGUERRI, IE
Il faut voir comment, dans une lettre ferme, il [Boissonade] remit au pas Chateaubriand ou l'éditeur de Chateaubriand qui en avaient agi trop lestement avec lui, Constitutionnel du 28 sept. 1863 dans AGIR
Aux XVIe et XVIIe siècle, carte de visite, pièce officielle représentant les comptes rendus et les conseils donnés, lors d'une visite dans un couvent par un supérieur, Port-Royal, t. I p. 51, 1re éd. dans CARTE
Il [Cousin] traite ces femmes [les grandes dames du XVIIe siècle] comme il ferait des élèves dans un concours de philosophie ; toi d'abord, toi ensuite ; Jaqueline par-ci, Palatine par-là ; il les classe, il les clique, il les claque, Préface à l'édition Janet des Maximes de la Rochefoucault, p. X dans CLIQUER
Une tête théologique coordonnante et concertante, Port-Royal, t. IV, p. 435, 3e éd. dans CONCERTANT, ANTE
Humiliation confondante, Port-Royal, t. II, p. 236, 3e éd. dans CONFONDANT, ANTE
Deux fils de M. de Feuquières apportèrent la consternante nouvelle de la mort de leur père, Port-Royal, t. II, p. 9, 3e éd. dans CONSTERNANT, ANTE
Une tête théologique, coordonnante et concertante, Port-Royal, t. IV, p. 435, 3e édit. dans COORDONNANT, ANTE
La coule est le nom du strict habit monacal, par opposition au froc, ce dernier genre étant considéré comme trop relâché, Port-Royal, t. V, p. 242, 3e édit. La coule de Saint-Bernard dans COULE
Des êtres organisés ayant les mêmes délinéaments internes et externes, Port-Royal, t. V, p. 394, 3e éd. dans DÉLINÉAMENT
Pour que le Christ ait lieu de dignifier et d'ennoblir l'ouvrage de son Père en se faisant homme, Port-Royal, t. V, p. 422, 3e édit. dans DIGNIFIER
La vie d'ici [Paris] est toute dissipante, dans Journ. des Débats, 22 sept. 1875, 4e page, 3e col. dans DISSIPANT, ANTE
Si on avait le temps et l'espace pour s'égayer, il y aurait mille choses curieuses et piquantes à dire à son sujet [St-Simon] ; on rirait de son opinion sur Voltaire, sur tout ce qui était de robe ou de plume, on rirait de ses entichements nobiliaires, dans le Dict. de DOCHEZ dans ENTICHEMENT
On y verra [dans des articles sur Hernani] le vrai degré de chaleur des esprits ; rien ne rend mieux le surcroît et le tumulte de sentiment qu'éprouvait sincèrement alors toute une jeunesse espérante et enthousiaste, Revue des Deux-Mondes, 15 mai 1863, p. 308 dans ESPÉRANT, ANTE
" Arnaud avait risqué le mot d'exacteté dans un livre De la fréquente communion (1643), se réglant en cela sur les terminaisons en usage dans les mots de netteté, sainteté, honnêteté ; mais, se voyant à peu près seul, il se rétracta depuis et revint à exactitude, Vaugelas, Constitutionnel, 28 déc. 1863 dans EXACTITUDE
À toi, Ronsard, à toi qu'un sort injurieux Depuis deux siècles livre au mépris de l'histoire, J'élève de mes mains l'autel expiatoire Qui te purifiera d'un arrêt odieux, Poésies, Ronsard. dans EXPIATOIRE
N'en attendez [de ces arbres] ni abri, ni ombrage, ni fleurs ; ils feuillissent tard, se dépouillent tôt, et vivent longtemps à demi dépouillés, Portraits littér. t. I (art. P. Corneille). dans FEUILLIR
....On entre à la guinguette ; On sort du cabaret ; l'invalide en goguette Chevrote un gai refrain, Poésies, les Rayons jaunes. dans GOGUETTES
Ces vieilles gens sont incorrigibles et harcelants, dans Rev. des Deux-Mondes, 1er janv. 1875, p. 144 dans HARCELANT, ANTE
Au sens d'érudit en langue grecque, le P. Labbe inventait le mot helléniste, et le prenait en mauvaise part, en y impliquant une idée d'abus, Port-Royal, t. III, p. 526, 3e éd. dans HELLÉNISTE
La gaieté, chez M. de Chateaubriand, n'a rien de naturel et de doux ; c'est une sorte d'humeur ou de fantaisie qui se joue sur un fond triste, Causeries, 18 mars 1850 dans HUMEUR
Je sentis, dès le premier jour, toute son importance [de la révolution de février], mais aussi son immaturité, Chateaubriand et son groupe littéraire sous l'Empire, Préface dans IMMATURITÉ
Avec ces esprits injudicieux il ne faut s'étonner de rien, Port-Royal, t. III, p. 32, 3e éd. (il souligne). dans INJUDICIEUX, EUSE
Vaugelas nous fait remarquer d'autres mots plus lents, qui ont eu une peine infinie à pénétrer dans la langue et qui y sont pourtant entrés à la longue : par exemple, le mot insidieux, tout latin et si expressif ; Malherbe l'avait risqué ; Vaugelas, qui en augure bien, avant de l'adopter toutefois, le voudrait voir employé par d'autres, et il n'ose le conseiller que moyennant des précautions et des préparations qui le fassent pardonner, Vaugelas, Constitut. 28 déc. 1863 dans INSIDIEUX, EUSE
L'esprit des Arnauld.... irréductible dans ses points d'arrêt et irramenable, Port-Royal, t. IV, p. 145, 3e éd. dans IRRAMENABLE
Qui n'a du crucifix baisé le jaune ivoire ? Qui n'a de l'homme-Dieu lu la sublime histoire Dans un jaune missel ?, Poésies, les Rayons jaunes. dans IVOIRE
La lampe [dans l'église] brûlait jaune, et jaune aussi les cierges, Poésies, les Rayons jaunes. dans JAUNE
Jamais sur mon tombeau ne jaunira la rose Ni le jaune souci, Poésies, les Rayons jaunes. dans JAUNIR
Leur conversation ne portait pas au delà d'un cercle borné ; leur tous les jours était assez ordinaire, Port-Royal, t. VI, p. 267, 3e éd. dans JOUR
Qu'on dise : il [Ronsard] osa trop, mais l'audace était belle ; Il lassa, sans la vaincre, une langue rebelle ; Et de moins grands, depuis, eurent plus de bonheur, Poésies, à Ronsard. dans LANGUE
Montaigne.... se latinisant lit à coeur joie dès l'enfance...., Port-Royal, t. II, p. 457, 3e éd. dans LATINISER
[Il] s'en donne à coeur-joie et à lèche-doigt, Nouveaux lundis, t. I, p. 54, Veuillot. dans LÉCHER
La capacité principale et la qualité maîtresse du président était pour les négociations, Causeries, 15 mai 1854 dans MAÎTRESSE
Il [Chateaubriand] a comme engendré cet ennui incurable, mélancolique, sans cause, si souvent doux et enchanteur dans son expression, sauvage et desséchant au fond, et mortel au coeur, mortel à la bonne et saine pratique des vertus, le mal de René, qui a été celui de tout notre âge, maladie morale qui, après avoir régné cinquante ans plus ou moins, et avec des variantes sans nombre, est aujourd'hui à peu près disparue...., Chateaubriand et son groupe, t. I, p. 99 dans MÉLANCOLIQUE
On ne saurait aller plus loin dans cette voie d'attrister et de mélancoliser Don Quichotte, Nouv. Lundis, t. VIII (art. sur le Don Quichotte). dans MÉLANCOLISER
En cette matière on ne saurait mieux faire que de donner le témoignage de la miraculée elle-même [une religieuse de Port-Royal], Port-Royal, t. IV, p. 146, 3e éd. dans MIRACULÉ
Heureux pourtant et favorisé jusqu'à la fin, puisqu'il lui fut donné [à Bernis] par ses derniers sacrifices, de pouvoir racheter et expier en quelque sorte les mollesses de ses débuts, Causeries, 11 avr. 1853 dans MOLLESSE
Des choses aussi monotonement édifiantes, Port-Royal, t. V, p. 231, 3e éd. dans MONOTONEMENT
Il y a là [dans la vie de Chateaubriand] une destinée littéraire et plus que littéraire, une destinée vraiment historique et monumentale, à laquelle se rattache de loin aux yeux de la postérité toute une période accomplie, Chateaubr. et son groupe, t. I, p. 45 dans MONUMENTAL, ALE
Quand la neige à minuit, lente, silencieuse, Tombe aux toits endormis, Poésies, à David. dans NEIGE
C'est judicieusement déduit et nombreusement pesé, Port-Royal, t. II, p. 521, 3e édit. dans NOMBREUSEMENT
C'est un physiologiste et un organicien en toute étude, Nouveaux Lundis, v (art. sur M. Littré). dans ORGANICIEN
Cette observation attentive du langage campagnard et paysanesque, Causeries du lundi, t. VIII, art. sur R. Töpffer. dans PAYSANESQUE
Le retour du Père Quesnel et sa perambulation ne furent pas sans quelques difficultés et sans aventures, Port-Royal, t. VI, p. 274, 3e éd. dans PERAMBULATION
Tout ce qui avait un air de conversation leur semblait grossier, vulgaire [aux habitués de l'hôtel de Rambouillet] ; c'était une résolution et une gageure d'être distingué, comme on aurait dit soixante ans plus tard, d'être supérieur, comme on dirait aujourd'hui : on disait alors précieux, Mme de Longueville, dans la Bruyère et la Rochefoucauld ; Mme de la Fayette et Mme de Longueville, 1 vol. Paris, 1842, p. 172 dans PRÉCIEUX, EUSE
Poëte, romancier, préfacier, commentateur, biographe, le littérateur est volontiers à la fois amateur et nécessiteux, libre et commandé, Portraits litt. t. I (art. Ch. Nodier). dans PRÉFACIER
La nature prudente de M. de Saci n'était pas sans quelque méfiance de la nature pugnace d'Arnauld, et il l'aurait voulu tempérer, Port-royal, t. II, p. 326, 3e éd. dans PUGNACE
L'abbé Legendre, qui a écrit jusqu'à quatre éloges de M. de Harlay.... qui l'a loué une première fois en français... qui l'a reloué une troisième fois en latin...., Nouveaux lundis, t. V, p. 159 dans RELOUER
Je demanderai à M. Coulmann pourquoi il appelle Réminiscences [titre de ses mémoires] ce qu'il aurait dû intituler Souvenirs ; évidemment le titre d'un ouvrage anglais, des Réminiscences d'Horace Walpole, l'a séduit, mais, en laissant à la charge de l'auteur anglais le mot de Réminiscences pris en ce sens, je nie qu'en français ce mot soit juste : qui dit réminiscences, en effet, dit ressouvenirs confus, vagues, flottants, incertains, involontaires ; un poëte qui, en faisant des vers, imite un autre poëte sans bien s'en rendre compte, et qui refait des hémistiches déjà faits, est dit avoir des réminiscences ; on dirait très bien de quelqu'un dont la tête faiblit et qui ne gouverne plus bien sa mémoire : il n'a que des réminiscences, il n'a plus de souvenirs ; la réminiscence est, en un mot, un réveil fortuit de traces anciennes dont l'esprit n'a pas la conscience nette et distincte ; le titre donné par M. Coulmann à ses Mémoires est donc assez impropre, à moins qu'il n'ait voulu se critiquer légèrement lui-même, Nouveaux lundis, t. IX, p. 36 dans RÉMINISCENCE
Il [l'abbé de Pradt] avait gardé de la révolution quelque chose de déclassé, de reclassé et de mal renfroqué, Nouv. lundis (Souvenirs d'un diplomate par Bignon) dans RENFROQUER
Il s'agissait de pousser en Pologne au soulèvement national universel, d'organiser une Vendée polonaise, de s'associer, en le dirigeant, à ce mouvement résurrectionnel d'une race si naturellement électrisée, Nouv. lundis, t. IX (Souvenirs d'un diplomate par le baron Bignon) dans RÉSURRECTIONNEL, ELLE
D'Urfé, comme presque tous les romanciers, avait mis dans son roman les personnages de sa connaissance, et s'y était mis lui-même et les aventures de sa jeunesse ; mais tout cela était combiné, déguisé et romancé de telle sorte que lui seul pouvait servir de guide dans ce labyrinthe, dans le Dict. de DOCHEZ. dans ROMANCER
Ils Iles capucins et les jésuites] appelaient ces messieurs sabotiers, prétendant qu'ils faisaient des sabots et des souliers, Port-Royal, 3e éd. t. I, p. 500 dans SABOTIER
On savait qu'elle [Mme de Sévigné] se passait bien des choses en causant ; il se voit maintenant qu'elle se les passait en écrivant aussi ; les preuves de ces libertés et de ces salaisons de langage sont des plus significatives, le Constitut. 16 déc. 1861 dans SALAISON
La perruque [de Louis XIV] était la seule pièce, dit-on, qui tînt bon contre le déshabillé ; personne ne l'avait jamais vu sans, Portraits contemporains, t. I, p. 372, nouv. édit. Paris, 1870 dans SANS
Quand on lui parle Bayle, il répond Saint-Évremond ; il sasse et ressasse ce dernier auteur, et n'en sort pas, Nouv. Lundis, IX, 19 dans SASSER
Franklin était, dans ses manières générales de voir et de présenter les choses, un grand, un trop grand simplificateur, dans le Dict. de DOCHEZ. dans SIMPLIFICATEUR
Cet éclaircissement, qui ne va guère, j'en suis certain, au delà du Pascal des Pensées, qui ne lui surimpose rien..., Port-Royal, t. III, p. 93, 3e éd. dans SURIMPOSER
Quand la neige à minuit, lente, silencieuse, Tombe aux toits endormis, J. Delorme, p. 186 dans TOMBER
C'est qu'en présence des recrues de convulsionnaires.... qui faisaient secte et des sectes à plusieurs branches, les augustiniens, les vaillantistes..., il fallait bien intervenir, Port-Royal, 3e éd. t. VI, p. 79 dans VAILLANTISTE
Il vivait sans se contraindre, selon ses veines et ses boutades de nature, Moniteur, 27 oct. 1856 dans VEINE
Une âme à la fois saintement pitoyable et magnifiquement vénérante, Port-Royal, t. IV, p. 313, 3e éd. dans VÉNÉRANT, ANTE
On entra à sept heures, et on le [M. Le Tourneux] trouva comme mort ; on ne put que lui donner l'extrême-onction, ne lui jugeant pas assez de connaissance pour le viatique, Port-Royal, 3e édit. t. v, p. 227 dans VIATIQUE
Elle [Salammbo] n'est qu'à demi prêtresse, ou plutôt elle n'est que dévote, et comme qui dirait, ayant le petit voile, Nouv. lundis, t. IV (Salammbo, par M. Flaubert, I). dans VOILE
Il [Prévost-Paradol] en vint sans trop d'effort, au bout d'un an, à être le premier de sa volée, comme on disait autrefois, Nouv. lundis, t. I (M. Prévost-Paradol) dans VOLÉE
Les Grecs, déchus, privés de l'exercice des vertus publiques, devenaient, sauf de rares exceptions, plus légers, plus volubiles, plus sophistiques, Causeries du lundi, t. XV, La morale et l'art. dans VOLUBILE
C'est elle [Mme de Stael] qui a risqué ce mot pour la première fois ; il devenait indispensable pour désigner l'habitude sociale nouvelle... le mot urbanité avait été mis en circulation, et était entré dans la langue au commencement du XVIIe siècle ; il était juste que le mot vulgarité y entrât à la fin du XVIIIe, Chateaubriand, 2e leçon. dans VULGARITÉ