STAAL

Citations

Quoiqu'elle [la duchesse du Maine] eût soutenu sa captivité avec courage, et que, pour en supporter l'ennui, elle se fût prêtée à tous les amusements que pouvaient fournir des lieux si arides de plaisirs, Mém. t. II, p. 265 dans ARIDE
Quand cet accident [être lorgnée] m'est arrivé, il a toujours fallu m'en avertir [à cause de sa myopie] ; et où serait ici l'avertisseur ?, Mém. t. II, p. 142 dans AVERTISSEUR
M. de Staal chagrin du désagrément de ma réception ; moi tout étonnée de me trouver mariée ; le déconcertement se répandit dans la maison, Mém. t. III, p. 178 dans DÉCONCERTEMENT
Mme de Pompadour [femme du conspirateur impliqué dans l'affaire de Cellamare] disait toujours en se déplorant...., Mémoires, t. I, p. 157, in-8°, 1821 dans DÉPLORER
Pour satisfaire le goût dominant que j'avais dès mon enfance, d'instruire et de documenter quelqu'un, Mém. t. I, p. 155 dans DOCUMENTER
Je vis qu'il me traitait comme une vieille gazette, dont on n'a plus que faire, Mém. t. I, p. 298 dans GAZETTE
Il [un homme impliqué dans l'affaire de la duchesse du Maine] fit une confession générale, sans rien déguiser ni omettre ; il fit plus : quand on commence à glisser, on ne s'arrête qu'au bas de la pente...., Mém. t. II, p. 138 dans GLISSER
Elle lui demanda, d'un air fort délibéré, si nous coucherions sur le plancher [à la Bastille] ; il répondit sur un ton goguenard assez déplacé et nous laissa, Mém. t. II, p. 93 dans GOGUENARD, ARDE
J'aurais pu la goûter [une vie agréable], si elle n'avait été traversée par la fatigue de mes veilles, et par les harcèleries de mes compagnes jalouses, Mém. t. I, p. 296 dans HARCÈLERIE
Elle y revint à grande hâte, Mém. t. I, p. 152 (éd. 1821). dans HÂTE
Je n'avais [jetée à la Bastille] que la cornette qui était sur ma tête, et pas plus de chemises qu'une héroïne de roman enlevée, Mém. t. II, p. 106 dans HÉROÏNE
J'aurais joui de beaucoup d'agrément, si le malheureux poison [l'amour] dont mon âme était imbibée, ne l'avait rendue impénétrable à toute satisfaction, Mém. t. III, p. 72 dans IMBIBÉ, ÉE
On le conduisit [le duc du Maine] dans la citadelle de Dourlans, où il fut gardé par un officier nommé Favencour, qui le traita avec toute l'impolitesse et la dureté d'un véritable geôlier, Mém. t. II, p. 81 dans IMPOLITESSE
On me dit tout de suite assez incivilement de me lever ; j'obéis sans réplique, Mém. t. II, p. 76 dans INCIVILEMENT
Je vis ma perte dans cet événement [entrer en qualité de domestique chez la duchesse du Maine], et je sentis que le caractère indélébile de femme de chambre ne laissait plus de retour à ma fortune, Mém. t. I, p. 203 dans INDÉLÉBILE
Il n'est rien de si indifférent qu'on ne tâche de ressaisir au moment qu'il nous échappe, Mém. t. III, p. 93 dans INDIFFÉRENT, ENTE
Elles n'avaient pas voulu se trouver à la cérémonie [du mariage] ; ce qui m'avait déjà annoncé leur indisposition à mon égard, Mém. t. III, p. 177 dans INDISPOSITION
J'étais ravie de voir le charme qui m'avait séduite, produire le même effet de toutes parts ; l'excuse de ne l'avoir pas évité était qu'il fût inévitable, Mém. t. I, p. 74 dans INÉVITABLE
Il avait été inflexible à toutes mes instances, Mém. t. II, p. 132 dans INFLEXIBLE
Elle [la duchesse de Maine] en fit part aux gens les plus familiers auprès d'elle et les plus initiés à ses mystères, Mém. t. II, p. 73 dans INITIÉ, ÉE
Je fus assez contente de la façon dont je m'étais tirée de cette première occasion, sans paraître embarrassée ni intimidée, Mém. t. II, p. 124 dans INTIMIDÉ, ÉE
Un nouvel embarras se jeta entre nous, Mém. t. II, p. 154 dans JETER
Menil, qui ne mettait pas au jeu tant que moi, cherchait sans relâche les moyens de renouer la partie, Mém. t. II, p. 200 dans JEU
Je voudrais avoir la réponse que je fis à cette lettre ; elle ne disait pas plus ; mais il me semble qu'elle contenait davantage, et qu'il y avait, comme entre les lignes, ce qui n'était exprimé par aucun mot, Mém. t. I, p. 90 dans LIGNE
Nos profonds politiques avaient pensé que, dans un temps où tout le monde se promène, les passants et principalement ceux qui s'intéresseraient à quelques-uns de nous [prisonniers de la Bastille], viendraient les lorgner, Mém. t. II, p. 142 dans LORGNER
Elle [une abbesse] était soeur de la Rochefoucauld si connu par son esprit, et elle en avait beaucoup aussi ; mais l'esprit n'empêche pas d'avoir des manies, il les rend seulement plus remarquables, Mém. t. I, p. 5 dans MANIE
Il faut avoir manqué de tout, pour sentir la valeur de chaque chose, Mém. t. II, p. 257 dans MANQUER
J'y trouvai [dans une chambre à la Bastille] un petit lit assez propre.... et une espèce de grabat pour coucher Rondel ; elle le trouva maussade et s'en plaignit ; on lui dit que c'étaient les lits du roi et qu'il fallait s'en contenter, Mém. t. II, p. 97 dans MAUSSADE
Mme la duchesse du Maine, semblable à ces malades qui, non contents de consulter d'habiles médecins, écoutent aussi les charlatans, Mém. t. I, p. 317 dans MÉDECIN
Un grand homme sec avec une mentonnière noire, qu'il portait depuis que, pour fruit de la guerre, il avait eu la mâchoire fracassée, Mém. t. II, p. 134 dans MENTONNIÈRE
Je trouvai, dans cette maison, une compagnie plus de l'autre monde que de celui-ci, Mém. t. I, p. 315 dans MONDE
La duchesse du Maine avait institué un ordre de la mouche à miel, qui avait ses lois, ses statuts, un nombre fixe de chevaliers et de chevalières, qui s'élisaient en chapitre avec grande cérémonie, Mém. t. I, p. 220 dans MOUCHE
Un peu avant qu'il [l'argent] finît, je tombai assez malade pour espérer de mourir : on ne meurt jamais à propos ; je fus trompée dans mon attente, Mém. t. I, p. 130 dans MOURIR
On jouait [chez la duchesse du Maine] des comédies, ou l'on en répétait tous les jours : on songea aussi à mettre les nuits en oeuvre par des divertissements qui leur fussent appropriés ; c'est ce qu'on appela les grandes nuits, Mém. t. I, p. 264 dans NUIT
Il n'en est pas de même de la servitude [que dans la prison] ; tout s'y offre et se refuse en même temps à nos souhaits, Mém. t. II, p. 126 dans OFFRIR
Cette affaire me parut si médiocrement bonne, que je souhaitai qu'elle s'oubliât tout à fait, Mém. t. III, p. 171 dans OUBLIER
Cela lui parut un mystère dont il fut si outrément fâché que...., Mém. t. II, p. 192 dans OUTRÉMENT
On est ordinairement moins fâché quand on part que quand on voit partir, Mém. t. I, p. 88 dans PARTIR
J'admire comme on se rend personnel tout ce qui regarde ceux auxquels on s'est entièrement dévoué, Mém. t. II, p. 41 dans PERSONNEL, ELLE
Il fit tout du pis qu'il put...., Mém. t. I, p. 293 dans PIS
Mon âme, n'ayant pas pris d'abord le pli que lui devait donner la mauvaise fortune, a toujours résisté à l'abaissement et à la sujétion où je me suis trouvée, Mém. t. I, p. 2 dans PLI
Invitée ou point invitée, je ne m'en souviens pas, je fus la voir [une dame], Mém. t. I, p. 299 dans POINT
Il gagna par argent, par promesses, je ne sais comment, un des porte-clefs ; ce sont les gens qui servent les prisonniers, leur portent à manger et toutes les choses dont ils ont besoin, Mém. t. II, p. 201 dans PORTE-CLEFS
Il [Louis XIV] se porta de lui-même, dans le cours de sa maladie, à donner au duc du Maine une distinction dont le duc d'Orléans fut vivement piqué, Mém. t. I, p. 277 dans PORTER
Le vrai est comme il peut, et n'a de mérite que d'être ce qu'il est, Mém. t. I, p. 55 dans POUVOIR
J'établis ainsi ma sécurité sur un meilleur fondement que la présomption ; elle a tant de hauteur et si peu de base, qu'elle est facile à renverser, Mém. t. II, p. 255 dans PRÉSOMPTION
C'était se voir étrangement réduite pour une princesse [la duchesse du Maine] toujours environnée de monde, et qui se croit seule quand elle n'est pas dans la presse, Mém. t. II, p. 80 dans PRESSE
Véritablement, j'avais plus d'intelligence et de raisonnement qu'on n'en a ordinairement à cet âge ; cela se peut dire sans vanité, puisqu'on voit des enfants qui ont passé pour des prodiges d'esprit devenir des prodiges de sottise, Mém. t. I, p. 7 dans PRODIGE
On lui représenta [à la duchesse du Maine] que ce serait prodiguer son ressentiment que d'en avoir contre un tel homme, Mém. t. II, p. 269 dans PRODIGUER
Un jour que l'abbé de Saint-Pierre dînait chez elle [Mme de Vauvray] avec M. de Fontenelle, ils raisonnaient sur ma situation et sur les moyens de m'en procurer une avantageuse ; cet abbé, protecteur du genre humain, imagina...., Mém. t. I, p. 173 dans PROTECTEUR, TRICE
Mon protégé n'honora pas ma protection ; il fit tout du pis qu'il put..., Mém. t. I, p. 293 dans PROTECTION
M. de Fontenelle, qui n'a jamais recherché que les habitants de son quartier, me voyait alors fort souvent, Mém. t. I, p. 295 dans QUARTIER
Les lettres d'Espagne que je recevais de temps en temps de notre baron pouvaient être interceptées, nos pratiques sourdes découvertes ; chacun y était pour sa rade ; mais le plus agité était M. de Malezieu, Mém. t. II, p. 41 dans RADE
Le coeur ne manque guère de trahir la raison, quelque leçon qu'il en ait reçue, Mém. t. III, p. 123 dans RAISON
Ce fut depuis le retour de ses bonnes grâces qu'elle [la duchesse de la Ferté] me dit un jour : Tiens, mon enfant, je ne vois que moi qui aie toujours raison, Mém. t. I, p. 269 dans RAISON
Mes anciens amis, flattés de cette espèce de succès, se réchauffèrent pour moi, Mém. t. III, p. 72 dans RÉCHAUFFER
Il ne s'y trouva [aux Tuileries, pour la duchesse du Maine] que deux grandes pièces qui furent partagées à ses femmes ; j'eus, selon ma destinée, un petit recoin sans jour et sans feu que celui d'une antichambre commune, Mém. t. I, p. 289 dans RECOIN
Je revis, longtemps après, ce personnage dépouillé de tout ce que l'illusion [d'une passion naissante] lui avait autrefois prêté ; à peine me fut-il reconnaissable, Mém. t. I, p. 29 dans RECONNAISSABLE
Le duc du Maine avec ses adresses ordinaires pour éluder.... Mme la duchesse ne prit pas le change ; accoutumée à ses refuites, elle le suivit jusqu'à ce qu'elle l'eût atteint, Mém. t. III, p. 165 dans REFUITE
Le renouvellement de l'année me donna occasion d'écrire à M. de Malesieu ; je ne l'avais pas vu depuis mon affaire échouée, la duchesse n'ayant plus voulu me remener à Sceaux, Mém. t. I, p. 190 dans REMENER
Je n'osais me répondre de moi, dans un cas où je n'avais pas ma propre expérience pour garant, Mém. t. II, p. 116 dans RÉPONDRE
On ne s'explique point en ce lieu-là [la Bastille] ; et tous les gens qui vous abordent ont une physionomie si resserrée, qu'on ne s'avise pas de leur faire la moindre question, Mém. t. II, p. 94 dans RESSERRÉ, ÉE
Mme la princesse, craignant peut-être alors qu'on ne songeât à revenir contre la transaction restée entre ses mains, la fit homologuer au parlement, Mém. t. I, p. 309 dans RESTÉ, ÉE
Je me flattai que j'allais me retrouver dans mon couvent, où j'avais tant d'impatience de me revoir ; mais je n'étais pas encore au bout de mes voyages, Mém. t. I, p. 148 dans REVOIR
Je sais que vous n'avez trouvé rien moins que ce que vous espériez dans la situation où vous êtes, Mém. t. I, p. 229 dans RIEN
Je l'assurai qu'elle [ma coquetterie] ne tenait qu'au besoin que j'avais de plaire, pour faire supporter les rigueurs de mon logement, Mém. t. I, p. 290 dans RIGUEUR
C'était [une dame] l'âme la plus sensible et l'esprit le plus réglé qui fût jamais ; tout était sentiment en elle, jusqu'à ses pensées, mais sentiment dans un accord parfait avec les lumières les plus pures, Mém. t. III, p. 135 dans SENTIMENT
Je pris la vie en dégoût et le monde en horreur ; je ne désirais plus que de m'en séquestrer, Mém. t. III, p. 117 dans SÉQUESTRER
Un rendez-vous manqué avec une fille de la communauté de la Fillon.... cette fille rendit compte à sa supérieure, qui, étant fort en relation avec le régent...., Mém. t. II, p. 49 dans SUPÉRIEUR, EURE
Comme il n'y avait que ma conduite qui pût dépendre de moi, et que d'ailleurs je savais que les princes se tirent toujours d'affaire, Mém. t. II, p. 125 dans TIRER
J'avais déjà compris qu'en morale comme en géométrie le tout est plus grand que la partie, Mém. t. I, p. 41 dans TOUT, TOUTE
Ne doutez pas que la translation précipitée du chevalier de Menil ne soit sue ici [à la Bastille] de tout le monde, Mém. t. II, p. 215 dans TRANSLATION
Le destructeur des oracles [Fontenelle], celui qui a renversé le trépied des sibylles, Mém. t. I, p. 250 dans TRÉPIED
On m'avait donné là [aux Tuileries] une chambre où j'allais quelquefois me reposer l'après-dîner à l'abri de mes turbulentes compagnes, Mém. t. II, p. 30 dans TURBULENT, ENTE
Madame, lui dis-je [à la duchesse du Maine], je me suis donnée à vous, et je ne m'y vendrai pas ; Votre Altesse peut disposer de moi comme il lui plaira, Mém. t. III, p. 99 dans VENDRE