SEGRAIS

Citations

Que si vous labourez des guérets moins féconds, Au lever de l'arcture, il vous faut, au contraire...., Géorg. liv. I dans ARCTURUS ou poétiquement ARCTURE
Mais d'avoir assemblé les fruits de la sagesse Aux fleurs de la jeunesse..., Ode au roi dans ASSEMBLER
Dans le temps qu'on arrêtait le prince de Condé, le cardinal Mazarin demanda à l'abbé de la Rivière, qui était dans la salle : Savez-vous bien ce qui se passe ? L'abbé ayant répondu qu'il n'en savait rien, il dit : On arrête là-bas, dans le cabinet, M. le prince, M. le prince de Conti et M. de Longueville, Mémoires, t. II, p. 16 dans CABINET
À présent qu'en nos champs tout s'altère et se brûle Aux regards enflammés de l'âpre canicule, Églog. 4 dans CANICULE
On faisait quelquefois manger à feu Mademoiselle, au comté d'Eu, des carpes qui avaient plus de quatre-vingts ans ; on reconnaissait leur âge à des anneaux d'une certaine marque qu'on leur avait attachés aux nageoires ; ces carpes étaient d'une bonté admirable, Mém. t. II, p. 120 dans CARPE
Après la mort d'Henri III, M. Benoise [secrétaire de son cabinet], qui vécut fort longtemps après lui, ne manqua pas chaque année de lui faire célébrer un service, auquel il invitait tous les officiers d'Henri III qu'il connaissait ; après quoi il leur donnait à dîner, Mém. t. II, p. 96 dans CÉLÉBRER
Les chiens courants, les dogues, les turcs, les chiens d'Artois, les mâtins, l'Ile imaginaire, t. II, p. 200 dans CHIEN, CHIENNE
Les horloges étaient défendues dans tous ses États, et on eût réputé pour insensé un homme ou une femme qui se fussent asservis à un coup de cloche, Princesse de Paphlagonie, t. II, p. 217 dans CLOCHE
L'immobile auditeur Se colle à la tribune où tonne l'orateur, Georg. III dans COLLER
Mme de Chevreuse, qui était une conteuse, m'a dit qu'elle avait été cause de l'emprisonnement de M. le prince [Condé], Mémoires, t. II, p. 14 dans CONTEUR, EUSE
Je n'ai pas trouvé dans le Ménagiana ce que j'avais dit à M. Ménage et dont il était convenu, que l'Académie française était le cordon bleu des beaux esprits ; il le disait souvent comme venant de moi, Mémoires, anecdot, t. II, p. 5 dans CORDON
Mais gardez d'enfoncer le coutre trop avant, Géorg. I dans COUTRE
Crédule jusqu'à croire à tous ces vains discours Et qu'il était encor d'éternelles amours, Égl. 2 dans CRÉDULE
Ses greniers crouleront sous leur charge pesante, Géorg. I dans CROULER
J'ai toujours eu beaucoup d'attache à le cultiver [Ménage], et je n'ai jamais voulu manquer de reconnaissance à tous les bons offices qu'il m'a rendus, Mémoires, t. II, p. 109 dans CULTIVER
Vous serez peut-être en curiosité de savoir qui m'y a mené ; je vous le vas dire, île imaginaire, t. II p. 180 dans CURIOSITÉ
La fleurette et ce badinage Dont un damoiseau vous combat, Ne donnent pas un équipage Comme les pistoles d'un fat, Stances à une fille qui faisait des avances à un sot pour l'épouser dans DAMOISEAU
Étant jeune, je me débauchai de mes études avec quelques-uns de mes camarades ; nous fîmes dessein de nous en aller en pèlerinage à St-Jacques en Galice, Ile imaginaire, t. II, p. 180 dans DÉBAUCHER
Déchu du doux espoir d'être aimé de Sylvie, J'abandonne ma vie Aux plus vives douleurs qu'un coeur puisse souffrir, Chansons, 47 dans DÉCHU, UE
Un curé, en comptant son argent à M. de Riandé, receveur des décimes, pour ce qu'il devait de décimes, lui disait, en se plaignant, que les sergents qu'il lui avait envoyés, lui avaient fait beaucoup de maux, Mémoires, t. II, p. 108 dans DÉCIME
M. de la Rochefoucauld était doux, complaisant, agréable, insinuant ; et il n'avait pas cet air de décision et d'autorité qu'avait M. de Montausier, Mémoires, t. II, p. 49 dans DÉCISION
Le possédé, fort déconcerté de voir cela [une montre au lieu d'un reliquaire], faisant mine de se jeter sur lui, M. le prince, qui avait une canne à la main, lui dit...., Mémoires, t. II, p. 113 dans DÉCONCERTÉ, ÉE
Balzac et messieurs de Port-Royal ont fait ce qu'ils ont pu pour décrier Montaigne, à quoi ils n'ont pas réussi ; Montaigne sera toujours agréable et toujours lu, Mémoires, t. II, p. 106 dans DÉCRIER
Il y a deux choses qui font la bonté de son roman [d'Honoré d'Urfé], la disposition qui est régulière, et les passions tendres et amoureuses qu'il avait ressenties lui-même, qui sont touchées très délicatement, Mémoires, t. II, p. 22 dans DÉLICATEMENT
La valeur, dénuée de toutes les autres vertus, ne peut rendre un homme digne d'une véritable estime, dans RICHELET dans DÉNUÉ, ÉE
Ses brebis, de langueur sèches et dépéries, à la merci des loups erraient par les prairies, Athys, I dans DÉPÉRI, IE
Trois fois du vin fumeux L'effusion légère alluma les saints feux, Géorg. IV dans EFFUSION
Ni les âpres frimas, ni les grandes chaleurs N'y ternissent jamais le bel émail des fleurs, Églogue VI dans ÉMAIL
Les Romains avaient construit un grand chemin qui conduisait de Vieux à Bayeux, où il se fourchait pour aller à Saint-Lo et à Cherbourg, Mém. t. II, p. 14 dans FOURCHER
De cette gent farouche adoucira les moeurs, Énéide, v. dans GENT
Il vit trois cerfs errants dans ces sauvages lieux ; Une harde nombreuse apparaît à leur suite, Les reconnaît pour chefs, marche sous leur conduite, Énéide, I dans HARDE
Il tenait dans sa main une espèce de manifeste pour justifier l'homicide de soi-même, Princesse de Paphlagonie, t. II, p. 221 dans HOMICIDE
Sa beauté [de Junon] méprisée, impardonnable outrage, Énéide, I dans IMPARDONNABLE
Boursault critique Segrais d'avoir employé ce mot [impardonnable] qui, suivant lui, n'était pas français, Mémoires, t. II, p. 140 dans IMPARDONNABLE
La seconde est correcte aussi, et d'un usage plus fréquent que la première : Elle avait de l'esprit infiniment, Princesse de Paphlagonie, t. II, p. 216 dans INFINIMENT
Et verse sur ses mains une onde pure et nette, Géorg. IV dans NET, ETTE,
À l'opposite, l'on rencontre une autre forêt de grenadiers, qui est très agréable par la couleur de ses fleurs et par la grosseur de ses fruits, l'île imaginaire, t. II, p. 196 dans OPPOSITE
Vieillard pantelant, Géorg. II, 23 dans PANTELANT, ANTE
Comme le faon peureux de la biche sauvage, Églogue IV dans PEUREUX, EUSE
Chantez, petits oiseaux ; nul danger, nulle crainte N'interrompe jamais votre amoureuse plainte, Églog. IV dans PLAINTE
Plutôt les froids Lapons boiront l'onde du Gange, Que je cesse jamais de chanter sa louange, Égl. VII dans PLUTÔT
Obligeante, civile, et surtout précieuse, Quel serait le brutal qui ne l'aimerait pas ?, Vers à Mlle de Châtillon. dans PRÉCIEUX, EUSE
Pour l'aimable comtesse Meurt tous les jours Quelque amant qu'elle laisse Sans nul secours ; Et cependant la presse Y est toujours, Chansons, VII dans PRESSE
Le rendez-vous de tout ce qu'il y avait de plus considérable à Paris était chez lui [Scarron], pendant la guerre de Paris, Mémoires, t. II, p. 100 dans RENDEZ-VOUS
Ils plaignaient tour à tour leur amoureux souci, Églogue 2 dans SOUCI
Tous ses sens de tristesse étouffés et transis, dans VAUGEL, Nouv. rem. Obs. de M***, p. 328, dans POUGENS dans TRANSI, IE
Mme de Lafayette aimait le vrai en toutes choses et sans dissimulation ; c'est ce qui a fait dire à M. de la Rochefoucault qu'elle était vraie ; façon de parler dont il est auteur et qui est assez en usage, Mém. t. II, p. 34 dans VRAI, AIE
Pour l'aimable comtesse Meurt tous les jours Quelque amant qu'elle laisse Sans nul secours, Et cependant la presse Y est toujours, dans MALHERBE, éd. MÉNAGE, p. 274 dans Y