Jean-Baptiste ROUSSEAU (1671 - 1741)

Citations

Qu'au-dessous [de 500 à 600m] commençait un immense désert sans plantes, sans animaux, auquel il [Forbes] donnait le nom de zone abiotique, Rev. mar. et col., juill. 1874, p. 150 dans ABIOTIQUE
Et semblable à l'abeille en nos jardins éclose, De différentes fleurs j'assemble et je compose Le miel que je produis, Ode au C. de Luc. dans ABEILLE
Lorsque je vois ce moderne Sisyphe Nous aboyer, je trouve qu'il fait bien, liv. I, ép. IX dans ABOYER
Cette épreuve faite a donné à mes sentiments la forme invariable qu'ils ont toujours observée, abstractivement de toute réflexion, Lett. à Boutet, 31 mai 1731 dans ABSTRACTIVEMENT
Accostez-vous de fidèles critiques ; Fouillez, puisez dans les sources antiques ; Lisez les Grecs, savourez les latins ; Je ne dis tous, car Rome a ses Cotins, Ép. III, 1, à Marot. dans ACCOSTER
Je me trouve depuis trois ans, moi et mes confrères les actionistes [il avait des actions d'une compagnie qui finit par faire banqueroute] dans le cas de la définition que le merveilleux écuyer de don Quichotte faisait d'un chevalier errant, toujours prêt à être empereur, ou roué de coups de bâton, Lett. à Boutet, 26 déc. 1730 dans ACTIONISTE
Fièvre adurente et soif plus que cynique, Épigr. I, 5 dans ADURENT, ENTE
Et n'estimant dignes d'être applaudis Que les héros par l'amour affadis, Ép. II, 2 dans AFFADI, IE
Un jour un villageois sur son âne affourché Trouva par un ruisseau son passage bouché, Fable. dans AFFOURCHÉ, ÉE
Qu'ainsi ne soit, un fat apprivoisé Parle de tout, sûr de la réussite, dans AINSI
Hélas ! ma prière inutile Se perdra-t-elle dans les airs ?, Cantate, 5 dans AIR
Et l'inflexible Hécate et l'horrible Alecton, Circé. dans ALECTON
Sur un autel sanglant l'affreux bûcher s'allume, Cantate, Circé. dans ALLUMER
Pour les âmes généreuses, Du vrai bonheur amoureuses, La mort même a ses douceurs, Odes, IV, 9 dans AMOUREUX, EUSE
Je suis peut-être en partie cause que l'auteur [d'une tragédie d'Édouard] donne aujourd'hui dans un genre si opposé au génie qui l'a si heureusement distingué ; je lui ai si fort prêché la nécessité de sortir de son anacréontisme,..., Lett. à Racine, 1er mars 1740 dans ANACRÉONTISME
Il est, dit-il, d'un maître tel que moi, De s'éloigner des routes anciennes, Ép. II, 2 dans ANCIEN, IENNE
L'angariant, le vexant, l'excédant En cent façons...., Épith. dans ANGARIER
Ces ressources inespérées que la Providence m'a ménagées jusqu'ici dans les temps les plus angoisseux de ma vie, Lett. à Boutet, 29 juill. 1737 dans ANGOISSEUX, EUSE
Nous instruisant par gracieux préceptes Et par sermons de joie antidotés, Épît. III, 1, à Marot. dans ANTIDOTÉ, ÉE
Un corps sain, un esprit joyeux Et quelque prose mélangée De vers badins ou sérieux Me feront trouver l'apogée De la félicité des Dieux, Rép. à Chaulieu. dans APOGÉE
Un magister s'empressant d'étouffer Quelque rumeur parmi la populace, D'un coup dans l'oeil se fit apostropher, Épigr. dans APOSTROPHER
Grands prometteurs de soins et de services, Ardélions sous le masque d'amis, Sachez de moi que les meilleurs offices Sont toujours ceux qu'on a le moins promis, Lett. à Racine, 12 juill. 1739 dans ARDÉLION
Aux douceurs du mystère le calme est attaché, Calisto. dans ATTACHÉ, ÉE
Un pauvre bûcheron de peine atténué, Chargé d'ans et d'ennuis, de force dénué, Fable. dans ATTÉNUÉ, ÉE
Tel que le vieux pasteur des troupeaux de Neptune, Protée à qui le ciel père de la fortune Ne cache aucuns secrets, Od. I, liv. III dans AUCUN, UNE
Car aussi bien quel est le grand salaire D'un écrivain au-dessus du vulgaire ?, Épît. I, liv. I, Aux muses. dans AUSSI
Une santé, dès lors florissante, éternelle, Vous ferait recueillir d'une automne nouvelle Les nombreuses moissons, Odes, III, 5 dans AUTOMNE
Sur un rocher désert, l'effroi de la nature, Dont l'aride sommet semble toucher les cieux, Circé, pâle, interdite et la mort dans les yeux, Pleurait sa funeste aventure, Circé. dans AVENTURE
Il n'est rien que le temps n'absorbe et ne dévore, Et les faits qu'on ignore Sont bien peu différents des faits non avenus, Odes, IV, 2 dans AVENU, UE
Ô le plaisant avertin D'un fou du pays latin, Odes, II, 2 dans AVERTIN
S'il est ainsi, je vous baise les mains, Muses ; gardez vos faveurs pour quelqu'autre, Liv. I, Epître I dans BAISER
Ses mains basanées, Aux palmes de Mars destinées, Odes, II, 15 dans BASANÉ, ÉE
Ami, dit le billette, à tout pécheur Dieu fait rémission, Épigr. IV, 7 dans BILLETTE
La céleste troupe, Dans ce jus vanté, Boit à pleine coupe L'immortalité, Bacchus, cantate. dans BOIRE
Dont le mari lui dit : ha ! boucanière !, Épigr. IV, 8 dans BOUCANIÈRE
Que l'airain écume et bouillonne, Que mille dards en soient formés, Que sous nos marteaux enflammés à grand bruit l'enclume résonne, Cantate 6 dans BOUILLONNER
Sur un autel sanglant l'affreux bûcher s'allume, La foudre dévorante aussitôt le consume, Cantate, Circé. dans BÛCHER
L'autre jour la cour du Parnasse Fit assembler tous ses bureaux, Sonnet à la Fare. dans BUREAU
Je ne vois que buveurs étendus sur l'arène, Qui nagent dans des flots de vin, Cantate de Bacchus. dans BUVEUR, EUSE
Achève donc ton ouvrage, Viens, ô favorable mort, De ce caduc assemblage Rompre le fragile accord, Odes, IV, 9 dans CADUC, CADUQUE
....Chez l'espèce femelle, Il brille encor, malgré son poil grison ; Et n'est caillette en honnête maison Qui ne se pâme à sa douce faconde ; En vérité caillettes ont raison ; C'est le pédant le plus joli du monde, Livr. II, ép. 6 dans CAILLETTE
Amour voulant lever un régiment Battait la caisse autour de ses domaines, Vers allégoriques au duc de Bourg. dans CAISSE
Rendez le calme, Europe, à votre âme étonnée, Jup. et Europ. dans CALME
Mais ce calme si doux que le ciel vous renvoie N'est point le calme oisif d'une indolente joie, Odes, III, 4 dans CALME
Reviens de ta patrie en proie à la tristesse Calmer les déplaisirs, Odes, IV, 5 dans CALMER
Je n'ai point l'heureux don de ces esprits faciles Pour qui les doctes soeurs, caressantes, dociles, Ouvrent tous leurs trésors, Odes, III, 1 dans CARESSANT, ANTE
Sans songer que mêmes tendresses, Mêmes serments, mêmes caresses Trompèrent un autre avant lui, Odes, II, 15 dans CARESSE
Crois-moi, suis plutôt l'exemple De tes amis casaniers, Et reviens goûter au Temple L'ombre de tes marronniers, Odes, II, 8 dans CASANIER, IÈRE
Il est comptable à sa patrie Des dons qu'il tient de leur bonté [des cieux] ; Cette influence souveraine N'est pour lui qu'une illustre chaîne Qui l'attache au bonheur d'autrui, Odes, IV, 7 dans CHAÎNE
Ô vous que la bonne fortune Maintient à l'abri des revers, De la terre charge importune, Peuple inutile à l'univers, Odes, IV, 7 dans CHARGE
Et me rendre peut-être, à moi seul, chérissable La gloire périssable Des stériles travaux qui font tout mon emploi, Odes, IV, 2 dans CHÉRISSABLE
J'ai vu la nymphe Écho porter ses doux concerts Sur les monts chevelus, sur les rochers déserts, Églogue. dans CHEVELU, UE
Que dites-vous de ces vers chevillés, De ces discours obscurs, entortillés ?, dans le Dict. de DOCHEZ. dans CHEVILLÉ, ÉE
Quel chien de train ! quelle chienne de vie !, Épigr. IV, 5 dans CHIEN, CHIENNE
Je l'ai vu calculer, nombrer, chiffrer, rabattre, Rép. à Chaul. dans CHIFFRER
Ne craignez rien, calomniez toujours ; Quand l'accusé confondrait vos discours, La place est faite ; et, quoiqu'il en guérisse, On en verra du moins la cicatrice, Ép. I, liv. 1, Aux muses dans CICATRICE
Sur un rocher désert l'effroi de la nature, Dont l'aride sommet semble toucher les cieux, Circé, pâle, interdite et la mort dans les yeux, Pleurait sa funeste aventure, Cantate, Circé. dans CIRCÉ
Mais, sans tes clartés sacrées, Qui peut connaître, Seigneur, Les faiblesses égarées Dans les replis de son coeur ?, O de 2, liv. I dans CLARTÉ
De ces grands mots, clinquant de l'oraison, Enflés de vent et vides de raison, liv. II, Ép. II, Brumoy. dans CLINQUANT
Bientôt l'État, privé d'une de ses colonnes, Se plaindrait d'un repos qui trahirait le sien, Odes, liv. III, 6 dans COLONNE
Mais dans les vers tous s'estiment docteurs, Bourgeois, pédants, écoliers, colporteurs, Épît. III, 1 dans COLPORTEUR
L'inexpérience indocile Du compagnon de Paul-Émile Fit tout le succès d'Annibal, Ode à la Fortune. dans COMPAGNON
Les efforts des Titans n'ont rien de comparable Au moindre effet de sa fureur, Cantate, l'Hiver. dans COMPARABLE
Chacun sortit en se congratulant, liv. I, ép. 18 dans CONGRATULER
Mille embûches toujours certaines Semblent conjurer vos malheurs, Cantate, 14 dans CONJURER
Quels traits me présentent vos fastes, Impitoyables conquérants ?, Ode à la Fortune. dans CONQUÉRANT
J'y trouve un consolateur Plus affligé que moi-même, Odes, II, 2 dans CONSOLATEUR, TRICE
L'onde, en son lit écoulée, à la terre consolée Rend ses premières couleurs, liv. I, Épodes. dans CONSOLÉ, ÉE
Phébus, voyant sa mine constipée, Dit : Quelle est donc cette muse écloppée Qui vient ici racler du violon En manteau court ?, Rondeau. dans CONSTIPÉ, ÉE
Près de ce gouffre horrible, épouvantable, Lieu de douleurs où le triste coupable Parmi des flots de bitume enflammé Brûle à jamais sans être consumé, Allégor. I, 1 dans CONSUMÉ, ÉE
Accablé de mépris, consumé de douleurs, Odes, I, 12 dans CONSUMÉ, ÉE
Le ciel reçut, en son vaste contour, Les feux brillants de la nuit et du jour, Allég. liv. III dans CONTOUR
Toujours troublé de fureurs convulsives, De mon plancher ébranler les solives, Épît. I, liv. I, Aux muses. dans CONVULSIF, IVE
Et ressemblez à l'oeuf cuit dans sa coque ; Plus on l'échauffe, et plus se rendurcit, Épigr. II, 5 dans COQUE
La céleste troupe Dans ce jus vanté Boit à à pleine coupe L'immortalité, Cantate 9 dans COUPE
Dans les champs que l'hiver désole, Flore vient rétablir sa cour ; L'alcyon fuit devant Éole, Éole le fuit à son tour, Cantate, Circé dans COUR
Tantôt vous tracerez la course de votre onde ; Tantôt d'un fer courbé dirigeant vos ormeaux, Vous ferez remonter leur séve vagabonde Dans de plus utiles rameaux, Odes, III, 6 dans COURBÉ, ÉE
Ne murmurons donc plus contre les destinées Qui livrent sa jeunesse au ciseau d'Atropos, Et ne mesurons point au nombre des années La course des héros, Odes, II, 10 dans COURSE
Les fleuves étonnés remontent vers leur source, Les astres de la nuit interrompent leur course, Cantate, Circé. dans COURSE
Toujours prodigue et jamais épuisé, Par conséquent d'un chacun courtisé, Allég. I, 5 dans COURTISÉ, ÉE
La main du temps creusa les voûtes sombres D'un antre noir, séjour des tristes ombres, Allég. 5e, liv. II dans CREUSER
Hélas ! j'aimais en vous un or faux et perfide, Par le creuset du temps en vapeur converti, Odes, III, 9 dans CREUSET
Un gros garçon qui crève de santé, Mais qui de sens a bien moins qu'une buse, Épigr. III, 13 dans CREVER
Afin qu'un jour l'épée ou bien la crosse Trouvent un sot dans un Caton précoce, Épît. II, 6 dans CROSSE
Les remparts abattus, les palais mis en cendre Sont de ta cruauté les plus doux monuments, Odes, IV, 8 dans CRUAUTÉ
Non d'un vrai sec et crûment historique, Mais de ce vrai moral et théorique, Qui, nous montrant les hommes tels qu'ils sont, De notre coeur nous découvre le fond, Ép. II, 4 dans CRÛMENT
Un aiguillon qui, prompt à la venger, Cuit plus d'un jour à qui l'ose outrager, Ép. I, 1 dans CUIRE
Fièvre adurante et soif plus que cynique, I, Épigr. 5 dans CYNIQUE
Quel chien de train ! quelle chienne de vie !, IV, Épig. 5 dans DE
Et je suis plus heureux dans ma captivité Que je ne le fus de ma vie Dans le triste bonheur dont j'étais enchanté, Cantate, Triomphe de l'amour. dans DE
Tu peux faire trembler la terre sous tes pas, Des enfers allumés déchaîner la colère, Cantate, Circé. dans DÉCHAÎNER
Aux moindres traits que sur toi l'on décoche...., Épîtr. I, 1, aux Muses. dans DÉCOCHER
Par trop bien boire un curé de Bourgogne De son pauvre oeil se trouvait déferré, liv. II, ép. 7 dans DÉFERRÉ, ÉE
Que faistu, lui dit-il, faible et timide amant ? Pourquoi troubler les airs de plaintes éternelles ? Est-ce d'aujourd'hui que les belles Ont recours au déguisement ?, Cantate 6 dans DÉGUISEMENT
Pour voir ces déités nouvelles, Le soleil tient encor ses coursiers arrêtés, les Bains de Tomeri dans DÉITÉ
Craignez que de sa voix les trompeuses délices...., Ode s. la flatt. dans DÉLICE
Car il n'est point d'auteur si désolé Qui dans Paris n'ait un parti zélé ; Rien n'est moins rare : un sot, dit la satire, Trouve toujours un plus sot qui l'admire, Épître, liv. I, 1, Aux muses. dans DÉSOLÉ, ÉE
Dans les champs que l'hiver désole, Flore vient rétablir sa cour, Cantate, Circé. dans DÉSOLER
Sur un autel sanglant l'affreux bûcher s'allume, L foudre dévorante aussitôt le consume, cantate, Circé. dans DÉVORANT, ANTE
Apprends-moi l'art de tromper dextrement, Allégorie du Masque de Laverne dans DEXTREMENT
[On] Préférait l'art de bien vivre à l'art de bien discourir, Odes, IV, 3 dans DISCOURIR
Des vrais lauriers sages dispensatrices, Muses, jadis mes premières nourrices, Epîtr. I, 1 dans DISPENSATEUR, TRICE
Le malheur vainement à la mort nous dispose ; On la brave de loin ; de près c'est autre chose, le Bûcheron et la Mort. dans DISPOSER
Certain frater grand disséqueur de corps, Ép. I, 10 dans DISSÉQUEUR
Vous m'offririez le laurier d'Euripide, Si, comme lui, dans quelque roche aride, Pour recueillir mon esprit dissipé, J'allais chercher un sépulcre escarpé, Ép. I, 1 dans DISSIPÉ, ÉE
Oyez- le bien, vous toucherez au doigt Que l'Iliade est un conte plus froid Que Cendrillon, Peau-d'Âne ou Barbe-Bleue, Épigr. II, 14 dans DOIGT
Or prions Dieu qu'il leur doint paradis, Épig. III, 24 dans DONNER
Étant déjà failli de coeur, Qui me donra de la vigueur ?, Stances relig. dans DONNER
.... Il est un Dieu dans les cieux Dont le bras soutient l'innocence, Et confond des méchants l'orgueil ambitieux, Odes, I, 4 dans DONT
Hé ! finissez, rimeur à la douzaine ; Vos abrégés sont longs au dernier point, Ép. II, 3 dans DOUZAINE
Sous ce tombeau gît un pauvre écuyer, Qui tout en eau sortit du jeu de paume, Ép III, 22 dans EAU
Fortune dont la main couronne Les forfaits les plus inouïs, Du faux éclat qui t'environne, Serons-nous toujours éblouis ?, Ode à la fortune. dans ÉBLOUIR
Tel que le vieux pasteur des troupeaux de Neptune, Protée, à qui le Ciel, père de la Fortune, Ne cache aucuns secrets, Sous diverse figure, arbre, flamme, fontaine, S'efforce d'échapper à la vue incertaine Des mortels indiscrets, Odes, au comte du Luc. dans ÉCHAPPER
J'ai retenu le chant, les vers m'ont échappé, Poés. div. dans ÉCHAPPER
Ou tel que d'Apollon le ministre terrible, Impatient du dieu dont le souffle invincible Agite tous ses sens, Les yeux étincelants, la tête échevelée, Du temple fait mugir la demeure ébranlée Par ses cris impuissants, Ode au comte du Luc. dans ÉCHEVELÉ, ÉE
Du faux éclat qui t'environne, Serons-nous toujours éblouis ?, Ode à la fortune. dans ÉCLAT
Mais dans ce style efflanqué, sans vigueur, J'aime encor mieux l'insipide langueur, Ép. II, 2, Brumoy. dans EFFLANQUÉ, ÉE
Ce n'est point par effort qu'on aime ; L'amour est jaloux de ses droits, Tout reconnaît sa loi suprême, Lui seul ne connaît point de lois, Cant. VII, Circé. dans EFFORT
Muses, gardez vos faveurs pour quelqu'autre, Ne perdons plus ni mon temps ni le vôtre Dans ces débats où nous nous égayons, Ép. I, 1 dans ÉGAYER
Ni les grands mots ni le ton emphasé, Au sens commun n'ont jamais imposé, dans le Dict. de BESCHERELLE dans EMPHASÉ, ÉE
L'hiver, qui si longtemps a fait blanchir nos plaines, N'enchaîne plus le cours des paisibles ruisseaux, liv. III, ode 6 dans ENCHAÎNER
Dans le sein de la mort ses noirs enchantements Vont troubler le repos des ombres, Cantate, Circé. dans ENCHANTEMENT
Tu peux faire trembler la terre sous tes pas, Des enfers déchaînés allumer la colère, Cantate, Circé. dans ENFER
Habiller la fable en histoire, Et, causant toujours de mémoire, Propos sur propos enfiler, Vous croirez que ce caractère Est facilité de parler ; C'est impuissance de se taire, Lettres, t. I, p. 207, dans RICHELET dans ENFILER
S'offre d'abord un portique enfumé, De la discorde asile renommé, Allég. II, 2 dans ENFUMÉ, ÉE
Dans le néant dont vous êtes sortis, Tous ont été comme vous engloutis, Allég. II, 1 dans ENGLOUTI, IE
Léger d'étude et d'orgueil engorgé, Maître Houdart se croit un petit aigle, Ép. II, 5 dans ENGORGÉ, ÉE
Mais mon génie a toujours, je l'avoue, Fui ce faux air dont le bourgeois s'engoue, A M. de Breteuil, liv. I, Ép. dans ENGOUER
Tout le phébus qu'on reproche à Brébeuf, Enguenillé des rimes du Pont-Neuf, Ép. II, 2 dans ENGUENILLÉ, ÉE
Un ennemi, dit un célèbre auteur, Est un soigneux et docte précepteur, Fâcheux parfois, mais toujours salutaire Et qui nous sert sans gage ni salaire, Épît. II, 4 dans ENNEMI, IE
Étrange vertu qui se forme Souvent de l'assemblage énorme Des vices les plus détestés, Odes, II, 6 dans ÉNORME
À chaque instant redoublent les injures, Les aigres sons, les enroués murmures, Ép. I, 5 dans ENROUÉ, ÉE
Malheur aux mortels sanguinaires Qui par de tragiques forfaits Ensanglantent ses doux mystères, Cantate de Bacchus. dans ENSANGLANTER
Le châtiment tomba sur ses oreilles, Qui, tout à coup s'allongeant à merveilles, Par leur longueur et leur mobilité Servent d'enseigne à sa fatuité, Allég. I, 5 dans ENSEIGNE
Les cieux instruisent la terre à révérer leur auteur ; Tout ce que leur globe enserre Célèbre un Dieu créateur, Odes, I, 2 dans ENSERRER
Certain curé, grand enterreur de morts, Au choeur assis, récitait le service ; Certain frater, grand disséqueur de corps, Tout vis-à-vis chantait aussi l'office, Épigr. I, 18 dans ENTERREUR
Deux gens de bien, tels que Vire en produit, S'entre-plaidaient sur la fausse cédule, Ép. III, 19 dans ENTRE-PLAIDER (S')
Et le trio de louves surannées Qui, tour à tour à me mordre acharnées, Dans leur fureur semblent s'entre-prêter L'unique dent qui leur a pu rester, Épît. I, 3 dans ENTRE-PRÊTER (S')
L'Alcyon fuit devant Éole, Éole le fuit à son tour ; Mais, sitôt que l'amour s'envole, Il ne connaît plus de retour, Cantate, Circé. dans ENVOLER (S')
Dans les champs que l'hiver désole Flore vient rétablir sa cour ; L'alcyon fuit devant Éole, Éole le fuit à son tour, Cantate, Circé. dans ÉOLE
Où Polycrène épand ses libérales eaux, Ép. VI dans ÉPANDRE
....apprendre à ne leur plus répondre Que par des moeurs dignes de les confondre.... à fuir enfin toute escrime inégale Qui d'eux à nous remplirait l'intervalle, Ép. II, 4 dans ESCRIME
Son plus beau feu [de l'esprit] se convertit en glace Dès qu'une fois il luit hors de sa place, Et rien enfin n'est plus froid qu'un écrit Où l'esprit brille aux dépens de l'esprit, Ép. II, 3 dans ESPRIT
Qu'est-ce qu'esprit ? raison assaisonnée, ib. I, 3 dans ESPRIT
Ou tel que d'Apollon le ministre terrible, Impatient du Dieu dont le souffle invincible Agite tous ses sens, Les yeux étincelants, la tête échevelée...., Ode au comte de Luc. dans ÉTINCELANT, ANTE
C'est à l'amour de rapprocher Ce que sépare la fortune, Cantate XIX. dans ÊTRE
Les fouets hâtifs sont déployés, Qui de cent diverses manières Donnent à l'air les étrivières, Lett. à Lafosse dans ÉTRIVIÈRE
Et dans cette nuit funeste Je cherchais en vain le reste De mes jours évanouis, Odes, I, 10 dans ÉVANOUI, IE
Mais au moindre revers funeste, Le masque tombe, l'homme reste, Et le héros s'évanouit, Ode à la fortune. dans ÉVANOUIR (S')
Dites, n'est-il pas vrai que votre promptitude M'a presque soupçonné de peu d'exactitude ?, le Flatt. III, 7 dans EXACTITUDE
Ils savent qu'un héros par son rang exalté Ne doit qu'à la vertu ce que doit le vulgaire à la nécessité, Odes, IV, 5 dans EXALTÉ, ÉE
C'était en ces discours que s'exhalait ma plainte, Odes, I, 12 dans EXHALER
Je n'entends point l'extatique grimace D'un faux béat qui, le front vers les cieux, Aux chérubins fait partout les doux yeux, Ép. I, 6 dans EXTATIQUE
Je n'ai point l'heureux don de ces esprits faciles Pour qui les doctes soeurs, caressantes, dociles, Ouvrent tous leurs trésors, Ode au comte du Luc. dans FACILE
La vertu du vieux Caton, Chez les Romains tant prônée, Était souvent, nous dit-on, De falerne enluminée, Odes, II, 2 dans FALERNE
Et j'aime mieux endurer une injure Que d'illustrer un faquin ignoré, Épigr. I, 7 dans FAQUIN
Filles du ciel, chastes et doctes fées, dans le Dict. de BESCHERELLE. dans FÉE
Plus fort que le fils d'Alcmène, Il [l'hiver] met les fleuves aux fers ; Le seul vent de son haleine Fait trembler tout l'univers, Cantate 13 dans FER
Grands réviseurs, courage, escrimez-vous, Apprêtez-moi bien du fil à retordre, Épigr. II, 22 dans FIL
Dans les champs que l'hiver désole, Flore vient rétablir sa cour, Cantate, Circe. dans FLORE
Il verra les deux mers flotter sous son empire, Églogue. dans FLOTTER
Elle est polie et de doux entretien, Connaît le monde, écrit et parle bien, Et de la cour sait tout le formulaire, Épigr. I, 9 dans FORMULAIRE
D'un Dieu plus fort que toi dépend ta destinée, Cantate, Circé. dans FORT, ORTE
Fortune dont la main couronne Les forfaits les plus inouïs, Du faux éclat qui t'environne Serons-nous toujours éblouis ?, Ode à la fortune. dans FORTUNE
Sur un autel sanglant l'affreux bûcher s'allume ; La foudre dévorante aussitôt le consume, Cantate, Circé. dans FOUDRE
Dans ces antres fameux où Vulcain nuit et jour Forge de Jupiter les foudroyantes armes, les Forges de Lemnos. dans FOUDROYANT, ANTE
Fais qu'à fourber nul fourbe ne me passe, Et qu'en fourbant honneur et los j'amasse, Masque de Laverne. dans FOURBER
Un magister, s'empressant d'étouffer Quelque rumeur parmi la populace, D'un coup dans l'oeil se fit apostropher, Dont il tomba faisant laide grimace ; Lors un frater s'écria : place ! place ! J'ai pour ce mal un baume souverain, Épigr. I, 25 dans FRATER
L'hypocrite en fraudes fertile Dès l'enfance est pétri de fard, Odes, I, 4 dans FRAUDE
Ces odes-là frisent bien le Perrault, Ép. II, 2 dans FRISER
Oh ! qu'après la triste froidure, Nos yeux amis de la verdure Sont enchantés de son retour !, Odes, II, 11 dans FROIDURE
Soleil père de la nature, Viens répandre en ces lieux tes fécondes chaleurs ; Dissipe les frimas, écarte la froidure, Qui brûle nos fruits et nos fleurs, Cantate X dans FROIDURE
Sur un rocher désert, l'effroi de la nature, Circé, pâle, interdite et la mort dans les yeux, Pleurait sa funeste aventure, Cantate, Circé. dans FUNESTE
La terre tremblante Frémit de terreur ; L'onde turbulente Mugit de fureur, Cantate, Circé. dans FUREUR
[Les esprits faciles qui] N'éprouvèrent jamais en maniant la lyre Ni fureurs ni transports, Ode au comte du Luc. dans FUREUR
Il n'eût point eu le nom d'Auguste Sans cet empire heureux et juste Qui fit oublier ses fureurs, Ode à la fortune. dans FUREUR
Tu peux faire trembler la terre sous tes pas, Des enfers allumés déchaîner la colère ; Mais tes fureurs ne feront pas Ce que tes attraits n'ont pu faire, Cantate, Circé. dans FUREUR
Certain ivrogne après maint long repas Tomba malade ; un docteur galénique Fut appelé, Épigr. I, 5 dans GALÉNIQUE
Tel, aux premiers accès d'une sainte manie, Mon esprit alarmé redoute du génie L'assaut victorieux, Ode au Comte de Luc. dans GÉNIE
....Et de là vient que l'archi-godenot, Depuis trente ans que seul il se fait rire, N'a jamais su faire rire qu'un sot, Épigr. II, 26 dans GODENOT
Un bruit redoutable Gronde dans les airs ; Un voile effroyable Couvre l'univers, Cantate, Circé dans GRONDER
Montrez-nous, guerriers magnanimes, Votre vertu dans tout son jour ; Voyons comment vos coeurs sublimes Du sort soutiendront le retour, Ode à la Fortune. dans GUERRIER, IÈRE
Habile seulement à noircir les vertus, Ode contre les hypocrites dans HABILE
Les fouets hâtifs sont déployés, dans le Dict. de BESCHERELLE. dans HÂTIF, IVE
Écrire en sage et vivre en hébété.... Muses, gardez vos faveurs pour quelque autre, Épît. I, 1 dans HÉBÉTÉ, ÉE
Elle invoque à grands cris tous les dieux du Ténare Et l'inflexible Hécate et l'horrible Alecton, Cantate, Circé. dans HÉCATE
Montrez-nous, héros magnanimes, Votre vertu dans tout son jour ; Voyons comment vos coeurs sublimes Du sort soutiendront le retour, Ode à la Fortune. dans HÉROS
Mais au moindre revers funeste, Le masque tombe, l'homme reste, Et le héros s'évanouit, ib. dans HÉROS
Noblesse d'âme, hilarieux génie, Et don d'esprit, par-dessus l'or vanté, Allég. I, 2 dans HILARIEUX, EUSE
Vous, dont le pinceau téméraire Représente l'hiver sous l'image vulgaire D'un vieillard faible et languissant, Cantate, Hiver. dans HIVER
Regard homicide, Odes, IV, 9 dans HOMICIDE
Quoi ! Rome et l'Italie en cendre Me feront honorer Sylla !, Ode à la Fort. dans HONORER
Jusque à quand, trompeuse idole [Fortune], D'un culte honteux et frivole Honorerons-nous tes autels ?, Ode à la Fortune. dans IDOLE
Monsieur l'abbé, vous n'ignorez de rien, Et ne vis onc mémoire si féconde, Épigr. dans IGNORER
Elle croit voir encor son volage héros ; Et, cette illusion soulageant sa disgrâce, Elle le rappelle en ces mots...., Cantate, Circé. dans ILLUSION
Il est sauvé s'il peut prouver Qu'au rang des sots Phébus l'immatricule, Épît. I, 9 dans IMMATRICULER
Le temps, cette image mobile De l'immobile éternité, Odes, III, 2 dans IMMOBILE
Impatient du dieu dont le souffle invincible Agite tous ses sens, Le regard furieux, la tête échevelée, Odes, III, 1 dans IMPATIENT, ENTE
Quant aux farces que Molière jouait sur-le-champ pendant qu'il courait les provinces.... l'on sait assez que ces sortes de farces n'étaient que des improvisades à la manière des Italiens, qui ne pouvaient divertir que par le jeu du théâtre, Lett. à Brossette, 17 sept. 1731 dans IMPROVISADE (À L')
Comme toutes ces farces se jouaient à l'improvisade, à la manière des Italiens, ib. 12 déc. 1731 dans IMPROVISADE (À L')
Ô doux amusement ! ô charme inconcevable à ceux que du grand monde éblouit le chaos !, Odes, III, 7 dans INCONCEVABLE
L'origine et la source antique De ces dieux, fantômes charmants, De votre verve prophétique Indisputables éléments, Odes, IV, 6 dans INDISPUTABLE
L'inexpérience indocile Du compagnon de Paul Émile Fit tout le succès d'Annibal, Ode à la Fortune. dans INDOCILE
Ovide, en vers doux et mélodieux, Sut débrouiller l'histoire de ses dieux : Trop indulgent au feu de son génie, Mais varié, tendre, plein d'harmonie, Épît. I, 3 dans INDULGENT, ENTE
L'inexpérience indocile Du compagnon de Paul Émile Fit tout le succès d'Annibal, Ode à la Fort. dans INEXPÉRIENCE
Et que leurs noms, vainqueurs de la nuit la plus sombre, Ont su dissiper l'ombre Dont les obscurcissait le sort injurieux, Odes, IV, 2 dans INJURIEUX, EUSE
Peintres injurieux, redoutez la colère De ce Dieu terrible et puissant, Pour l'hiver. dans INJURIEUX, EUSE
Fortune dont la main couronne Les forfaits les plus inouïs, Ode à la Fortune. dans INOUÏ, ïE
Ma santé est toujours très intercadente : pour un jour passablement bon, j'en ai huit insupportables, Lett. à Racine, 24 juill. 1740 dans INTERCADENT, ENTE
Les astres de la nuit interrompent leur course, Les fleuves étonnés remontent vers leur source, Et Pluton même tremble en son obscur séjour, Circé. dans INTERROMPRE
Le réveil suit de près vos trompeuses ivresses, Et toutes vos richesses S'écoulent de vos mains, Odes, I, 15 dans IVRESSE
Monsieur l'abbé, vif comme un papillon, Jappe des vers qu'il prit à la pipée, Rondeau. dans JAPPER
Et les nymphes des forêts D'un jus pétillant et frais Arrosent le vieux Silène, Cant. de Bacch. dans JUS
Laissons aux Scythes inhumains Mêler dans leurs banquets le meurtre et le carnage, Cantate IX dans LAISSER
Mais de ces langues diffamantes Dieu saura venger l'innocent, Odes, I, 4 dans LANGUE
Par passe-temps un cardinal oyoit Lire les vers de Psyché, comédie ; Et, les oyant, pleuroit et larmoyoit, Épigr. I, 8 dans LARMOYER
Le bras de la justice, Quoique lent à frapper, se tient toujours levé, Odes, I, 12 dans LENT, ENTE
.... Ô jour épouvantable, Où la mort saisira ce fortuné coupable, Tout chargé des liens de son iniquité, Odes sacrées. dans LIEN
Ô Catinat, quelle voix enrhumée De te chanter ose usurper l'emploi ? Mieux te vaudrait perdre ta renommée, Que los cueillir de si chétif aloi, Épigr. I, 28 dans LOS
Je ne prends pas pour vertu Les noirs accès de tristesse D'un loup-garou revêtu Des habits de la sagesse, Odes, II, 2 dans LOUP-GAROU
Un carrosse sexagénaire D'abord s'offre à mon luminaire, Lettre à Lafosse. dans LUMINAIRE
J'ai appris le sort de l'opéra de Rameau ; sa musique vocale m'étonne ; je voulus, étant à Paris, en entonner un morceau ; mais, y ayant perdu mon latin, il me vint dans l'idée de faire une ode lyricomique, Lett. à Racine, 17 nov. 1739 dans LYRICOMIQUE
Un magister s'empressant d'étouffer Quelque rumeur parmi la populace, D'un coup dans l'oeil se fit apostropher, Épigr. I, 25 dans MAGISTER
Montrez-nous, héros magnanimes, Votre vertu dans tout son jour, Voyons comment vos coeurs sublimes Du sort soutiendront le retour, Ode à la fortune. dans MAGNANIME
Mais qui sait mal, n'apprendra jamais bien, Épît. II, 6 dans MAL, ALE
Comme leurs intérêts [de Saurin et la Motte] sont communs, j'ai peine à croire qu'il veuille se couper le bras pour rendre son ami manchot, Lett. à Boutet, 15 juill. 1715 dans MANCHOT, OTE
Tel aux premiers accès d'une sainte manie Mon esprit alarme redoute du génie L'assaut victorieux, Odes, III, 1 dans MANIE
Ce n'est pas tout de briller par vos oeuvres : Il faut encor des ressorts, des manoeuvres, Épît. I, 5 dans MANOEUVRE
Un maquignon de la ville du Mans Chez son évêque était venu conclure Certain marché de chevaux bas-normands, Épigr. I, 24 dans MAQUIGNON
Mais au moindre revers funeste Le masque tombe, l'homme reste, Et le héros s'évanouit, Ode à la fortune. dans MASQUE
Pour un procès tous deux étant émus, De maudissons lardaient leurs oremus, Ép. I, 10 dans MAUDISSON
Même forfait requiert même supplice, Allég. II, 2 dans MÊME
Tous sectateurs de prêtres mensongers, Allég. liv. I dans MENSONGER, ÈRE
Et messagère indifférente Des vérités et de l'erreur, Sa voix en merveilles féconde Va chez tous les peuples du monde, Semer le bruit et la terreur, Odes, III, 2 dans MESSAGER, ÈRE
Les honnêtes gens ne meublent pas volontiers leurs bibliothèques de ces honteuses rapsodies qui ne décrient pas moins le libraire qui les imprime que l'auteur qui les a faites, Lett. à Fritsch et Bohm Soleure, 13 août 1711 dans MEUBLER
Et ces enfants meurtris entre leurs bras sanglants, Odes, IV, 8 dans MEURTRI, IE
Une santé dès lors florissante, éternelle, Vous ferait recueillir d'une automne nouvelle Les nombreuses moissons, Ode au comte du Luc. dans MOISSON
Montrez-nous, héros magnanimes, Votre vertu dans tout son jour ; Voyons comment vos coeurs sublimes Du sort soutiendront le retour, Ode à la fortune. dans MONTRER
Les mânes effrayés quittent leurs monuments, Cantate, Circé. dans MONUMENT
Tu dis qu'il faut brûler mon livre ; Les tiens auront un meilleur sort, Ils mourront de leur belle mort, Ép. III, 16 dans MORT
L'onde turbulente Mugit de fureur, Cantate, Circé. dans MUGIR
Du tribut que la mer reçoit de nos fontaines Indignés et jaloux, leur souffle [des aquilons] mutiné Tient les fleuves chargés de chaînes, Et soulève contre eux l'océan déchaîné, Cantate XII, contre l'hiver. dans MUTINÉ, ÉE
Il a, je l'avoue, la réputation d'un honnête homme ; mais je vois trop qu'il n'y a point de juge qui le soit assez pour nager contre le torrent et se roidir tout seul contre une cabale puissante, Lett. à Boutet, 20 juillet 1712 dans NAGER
Chacun pourra lui [à un auteur] donner sa nasarde, L'appeler buffle et stupide achevé, Ép. I, 1 dans NASARDE
Garantissez du naufrage du temps Les noms fameux et les faits éclatants, Ép. 1re. dans NAUFRAGE
Lors je lui dis : te voilà mal niché, Petit larron ; cherche une autre retraite : Celle du coeur sera bien plus secrète, Épigr. I, 2 dans NICHÉ, ÉE
Et mes nombreux forfaits ont surpassé le nombre Des sables de la mer, Épodes, I dans NOMBREUX, EUSE
Muses, jadis mes premières nourrices, De qui le sein me fit, presque en naissant, Téter un lait plus doux que nourrissant, Épît. I, 1 dans NOURRISSANT, ANTE
Mille noires vapeurs obscurcissent le jour, Cantate, Circé. dans OBSCURCIR
Pélée, à ce discours, portant au loin sa vue, Voit paraître l'objet qui le tient sous ses lois ; Heureux que pour lui seul l'occasion perdue Renaisse une seconde fois, Cantate 6, Thétis. dans OCCASION
Il y a déjà quelque temps que l'on m'a dit que M. Destouches avait une pension de 4000 livres sur l'Opéra, et une direction sur les auteurs et sur les musiciens, Lett. dans OPÉRA
Hom ! disait l'un, jamais n'entonnerai-je Un requiem sur cet opérateur ?, Ép. I, 10 dans OPÉRATEUR, TRICE
Je veux mourir si pour tout l'or du monde Je voudrais être aussi savant que vous, Ép. II, 13 dans OR
De ces grands mots, clinquant de l'oraison, Ép. II, 2 dans ORAISON
Ordonnez le festin, apportez-moi la lyre, Cantate, Bacchus. dans ORDONNER
Certain curé, grand enterreur de morts, Au choeur assis récitait le service ; Certain frater, grand disséqueur de corps, Tout vis-à-vis chantait aussi l'office ; Par un procès tous deux étant émus, De maudissons lardaient leurs orémus, Épigr. I, 18 dans ORÉMUS
Car vous savez qu'un air de mode impose à nos Français plus que toute autre chose, Et que par là le plus mince oripeau Se vend parfois mieux que l'or le plus beau, Ép. I, 6 dans ORIPEAU
À la source d'Hippocrène, Homère ouvrant ses rameaux, S'élève comme un vieux chêne Entre de jeunes ormeaux, Odes, III, 5 dans ORMEAU
Vous couvrirez de fleurs les bords du précipice Qui s'ouvre sous vos pas, Odes, II, 10 dans OUVRIR
Pour ce seul point croirais qu'on l'a nommée Paris sans pair...., Allég. II, 1 dans PAIR, AIRE
Certain huissier, étant à l'audience, Criait toujours : paix-là ! messieurs, paix-là, Épigr. I, 9 dans PAIX
Mais, par hasard, si ce palliatif N'opère rien sur leur esprit rétif, Ép. I, 1 dans PALLIATIF, IVE
À commenter dans leurs scènes dolentes Du doux Quinault les pandectes galantes, Ép. II, 2 dans PANDECTES
C'est dans ce bon esprit gaulois Que le gentil maître François Appelle pantagruélisme, Réponse à Chaulieu. dans PANTAGRUÉLISME
Et qui, père de sa patrie, Compte ses jours par ses bienfaits, Odes, II, 6 dans PAR
Par trop bien boire un curé de campagne De son pauvre oeil se trouvait déferré, Épigr. II, 16 dans PAR
Fuis les longueurs, évite les redites, Bannis enfin tous ces mots parasites Qui, malgré vous, dans le style glissés, Rentrent toujours, quoique toujours chassés, Épît. I, 1 dans PARASITE
Je lui pardonne De préférer les beautés De Palès et de Pomone Au tumulte des cités, dans GIRAULT-DUVIVIER dans PARDONNER
Il [Jupiter] épousa, malgré la parentèle, Sa soeur Junon par maximes d'Etat, Poés. div. Oeuv. t. II, p. 317, dans POUGENS dans PARENTÈLE
Subjuguant la paresse engourdie, Lâche tyran qui n'entraîne après lui Que l'ignorance et le stupide ennui, Ép. II, 6 dans PARESSE
Je compris donc qu'aux oeuvres de génie Où la raison s'unit à l'harmonie, L'âme toujours a la première part, Épît. I, 6 dans PART
Ô beauté, partage funeste à tous les autres préféré, Calisto. dans PARTAGE
Soucis cuisants au partir de Caliste Jà commençaient à me supplicier, Ép. I, 7 dans PARTIR
Cruel auteur des troubles de mon âme, Que la pitié retarde un peu tes pas, Cantate, Circé. dans PAS
Tel que le vieux pasteur des troupeaux de Neptune, Protée, à qui le ciel, père de la fortune, Ne cache aucuns secrets, Ode au comte du Luc. dans PASTEUR
Est-il permis de braver sur l'échelle Un patient jugé par la Tournelle ?, Épît. I, 1 dans PATIENT, ENTE
Il brûle d'un feu sans remède, Moins riche de ce qu'il possède, Que pauvre de ce qu'il n'a pas, Odes, II, 9 dans PAUVRE
Perdrai-je l'oeil ? lui dit Messer Pancrace [qui avait reçu un coup dans l'oeil]. - Non, mon ami ; je le tiens dans ma main, Épigr. I, 25 dans PERDRE
Ou perdu dans la foule obscure, Odes, IV, 7 dans PERDU, UE
Tous les amants savent feindre : Nymphes, craignez leurs appas : Le péril le plus à craindre Est celui qu'on ne craint pas, Cant. v. dans PÉRIL
Il tient la balance éternelle Qui doit peser tous les humains, Odes, I, 11 dans PESER
Qui ne croirait que la tendre nature, En pétrissant l'homme sa créature...., Allég. II, 3 dans PÉTRIR
Pour échapper à tant d'essaims divers D'âpres censeurs qui peuplent l'univers, Ép. II, 4 dans PEUPLER
Le chant fini, le pindarique oison, Se rengorgeant, rentre dans la maison, Épît. I, 1 dans PINDARIQUE
Et nos aïeux, plus méchants que leurs pères, Mirent au jour des fils plus méchants qu'eux, Bientôt suivis par de pires neveux, Ép. I, 2 dans PIRE
Conseillez-vous au palais, en Sorbonne ; Puis, quand vos cas seront bien décidés, Accordez-vous, si votre affaire est bonne ; Si votre cause est mauvaise, plaidez, Épigr. II, 17 dans PLAIDER
Qui cherche à plaire à tous ne doit plaire à personne, Flatt. IV, 2 dans PLAIRE
Quelles danses ! quels jeux ! quels concerts d'allégresse ! Les grâces, les plaisirs, les ris et la jeunesse Se rassemblent de toutes parts, Cantate, Triomphe de l'Amour. dans PLAISIR
Mais direz-vous, ce triomphe héroïque N'est qu'une idée, un songe platonique, Ép. II, 5 dans PLATONIQUE
Tous les dieux, de Paphos délogeant sans trompette, S'en vinrent habiter ces lieux ; Et même les Amours plièrent la toilette Avec ce que leur mère eut de plus précieux, Vers à Mme la comtesse de B*** dans PLIER
Maître Clément, ce grand forgeur de mètres, Si doucement n'eût su poétiser, Ép. III, 4 dans POÉTISER
Et moi chétif, de vos suivants le moindre, Combien de fois, las ! me suis-je vu poindre De traits pareils !, Épît. à Marot. dans POINDRE
Vos abrégés sont longs au dernier point, Épigr. II, 12 dans POINT
Ces vains amas d'antithèses pointues, D'expressions flasques et rebattues, Dont nous voyons tant d'auteurs admirés Farcir leurs vers, du badaud révérés, Ép. I, 1 dans POINTU, UE
D'un Phrygien riche et bien emplumé, Mais de son temps le fou le plus pommé, Allég. I, 5 dans POMMÉ, ÉE
D'un cheval espagnol poudroyant tous les champs, dans le Dict. de BESCHERELLE dans POUDROYER
C'est, dit Thalie, à son rouge trompée, Apparemment quelque jeune Napée, Qui court en masque au bas de ce vallon. - Vous vous trompez, lui répond Apollon ; C'est tout au plus une vieille poupée En manteau court, Rond. épigr. dans POUPÉE
Je prendrai un grand intérêt à la brouillerie que vous m'apprenez être survenue entre Saurin et Lamotte, si elle se poussait assez avant pour obliger ce dernier à démasquer son très digne ami, ce père spirituel en Lucifer, Lett. à Boutet, 15 juillet 1715 dans POUSSER
Ne pense pas pourtant qu'en ce langage Je vienne ici, préconiseur peu sage, Tenter ton zèle, humble religieux, Par un encens à toi-même odieux, Ép. II, 4 dans PRÉCONISEUR
Le premier moment de la vie Est le premier pas vers la mort, Odes, II, 13 dans PREMIER, IÈRE
Et quand on sait le prendre, on en fait ce qu'on veut, Flatt. I, 1 dans PRENDRE
Et sur l'absent qui le mérite, Le présent qui les sollicite Est toujours sûr de l'emporter, Odes, IV, 7 dans PRÉSENT, ENTE
On prévient mal ce qu'on n'a su prévoir, Allég. II, 5 dans PRÉVENIR
Ainsi je me renferme à vivre privément, Flatt. II, 2 dans PRIVÉMENT
Ainsi le glaive fidèle De l'ange exterminateur Plongea dans l'ombre éternelle Un peuple profanateur, Odes, III, 10 dans PROFANATEUR, TRICE
La vertu du vieux Caton, Chez les Romains tant prônée, Étoit souvent, nous dit-on, De Falerne enluminée, Odes, II, 2 dans PRÔNÉ, ÉE
Préparez-vous à voir ces oppresseurs Dans les accès de leur rage ennemie Vous barbouiller de leur propre infamie, Ép. I, 6 dans PROPRE
Maître Vincent [Voiture], ce grand faiseur de lettres, Si bien que vous n'eût su prosaïser, Épigr. III, 6, à Chaulieu. dans PROSAÏSER
Tel que le vieux pasteur des troupeaux de Neptune, Protée, à qui le ciel, père de la fortune, Ne cache aucuns secrets, Sous diverse figure, arbre, flamme, fontaine, S'efforce d'échapper à la vue incertaine Des mortels indiscrets, Ode au comte de Luc. dans PROTÉE
[Gens] qui, sans savoir, sans règles, sans principes, Du bel esprit se font les prototypes, Épît. II, 2 dans PROTOTYPE
C'est celui qui, sous Apollon, Prend soin des haras du Parnasse, Et qui fait provigner la race Des bidets du sacré vallon, Ép. III, 27 dans PROVIGNER
Ami Marot, l'honneur de mon pupitre, Mon premier maître, acceptez cette épître, Ép. I, 2 dans PUPITRE
Qui, sur les quais, sans avoir été lu, Voit expirer son livre vermoulu, Épît. I, 1 dans QUAI
Justes, ne craignez point le vain pouvoir des hommes ; Quelque élevés qu'ils soient, ils sont ce que nous sommes, Odes, I, 3 dans QUELQUE... QUE
Que dirait M. le comte du Luc, si je donnais lieu de croire que ceux qu'il protége ont besoin de se faire quêter !, Lett. à Breteuil, 20 juill. 1712 dans QUÊTER
C'est un homme quinteux, mais qui revient d'abord, Flatt. IV, 4 dans QUINTEUX, EUSE
Souvenez-vous, quoi que le coeur vous dise, De ne former jamais nulle hantise Qu'avec des gens dans le monde approuvés, Épît. II, 6 dans QUOI
Je vous écris donc et voici De mon voyage un raccourci, Lett. à Lafosse. dans RACCOURCI, IE
Phébus, voyant sa mine constipée [d'un abbé qui récite ses vers], Dit : quelle est donc cette muse éclopée Qui vient ici racler du violon En manteau court ?, Épigr. en rondeau. dans RACLER
Et dans ce jour fatal [le jugement dernier] l'homme à l'homme inutile Ne paîra point à Dieu le prix de sa rançon, Odes, I, 3 dans RANÇON
Dans la rapidité d'une course bornée, Odes, I, Épode 1re. dans RAPIDITÉ
Non, non, ne craignez pas de vous laisser toucher, L'amour fait disparaître une gloire importune ; C'est à l'amour à rapprocher Ce que sépare la fortune, Cantate, Europe dans RAPPROCHER
Un compagnon disait sa râtelée à certain carme, Épigr. VII, 4 dans RÂTELÉE
Et ces ailes de feu qui ravissent une âme Au céleste séjour, Odes, III, 1 dans RAVIR
Elle qu'on voulait ravoir à Paris, Conf. IX dans RAVOIR
J'irai, Seigneur, dans vos temples Réchauffer par mes exemples Les mortels les plus glacés, Odes, I, 10 dans RÉCHAUFFER
Si ces dieux dont un jour tout doit être la proie Se montrent trop jaloux de la fatale soie Que vous leur redevez, Odes, III, 1 dans REDEVOIR
Sa voix redoutable [de Circé] Trouble les enfers ; Un bruit formidable Gronde dans les airs, Cantate, Circé. dans REDOUTABLE
Un nouveau monde vient d'éclore ; L'univers se reforme encore Dans les abîmes du chaos, Od. II, 1 dans REFORMER
[Le sultan] Qui, paisible oppresseur de la Grèce abattue, Partage à notre vue La plus belle moitié du règne des Césars, Odes, III, 4 dans RÈGNE
De leurs grains les granges sont pleines, Leurs celliers regorgent de fruits, Odes, I, 8 dans REGORGER
Dans la rapidité d'une course bornée, Sommes-nous assez sûrs de notre destinée Pour la remettre au lendemain ?, Épod. I dans REMETTRE
Andromaque, en moins d'un lustre, Remplaça deux fois Hector, Odes, II, 7 dans REMPLACER
Et quand la mort vient nous rendre visite, Achille est-il plus heureux que Thersite ?, Épît. I, 1 dans RENDRE
Ne délibérez plus, tranchez mes destinées, Et renouez leur fil à celui des années Que vous lui réservez, Odes, III, 1 dans RENOUER
[Un roi qui] N'ouvre les mains que pour répandre, Et ne reçoit que pour donner, Odes, IV, 4 dans RÉPANDRE
La volupté, des repentirs suivie, Épîtres, II, 5 dans REPENTIR
Les récompenses les plus dues Sont souvent des dettes perdues, Pour qui tarde à les répéter, Odes, IV, 7 dans RÉPÉTER
Doris se replongea dans ses grottes humides, Et, par cette leçon, apprit aux Néréides à fuir de semblables hasards, Cant. V dans REPLONGER
Vous, dont le pinceau téméraire Représente l'hiver sous l'image vulgaire D'un vieillard faible et languissant, Cantate, Hiver dans REPRÉSENTER
Par nous d'en bas la pièce [les affaires, le gouvernement] est écoutée ; Mais nous payons, utiles spectateurs ; Et, quand la farce est mal représentée, Pour notre argent nous sifflons les acteurs, Épigr. I, 14 dans REPRÉSENTER
Et ce faux bruit, tant soit-il insensé, Ne manquera d'être encor ressassé, Ép. I, 3 dans RESSASSER
D'où nous pouvons conclure sans rien craindre, Qu'au présent seul l'homme doit se restreindre, Ép. II, 5 dans RESTREINDRE
Quel plus sublime cantique Que ce concert magnifique De tous les célestes corps !... Quelle divine harmonie Résulte de leurs accords !, Odes, I, 2 dans RÉSULTER
Cruel auteur des troubles de mon âme, Que la pitié retarde un peu tes pas, Cantate, Circé dans RETARDER
Des faveurs de l'hiver redoutez le danger, Et retenez vos fleurs qui se pressent d'éclore, Sur un arbrisseau. dans RETENIR
Mais sitôt que l'amour s'envole, Il ne connaît plus de retour, Cantates, Circé. dans RETOUR
Dans un sommeil profond ils ont passé leur vie, Et la mort a fait leur réveil, Odes, I, 12 dans RÉVEIL
À ses accords les chênes reverdissent, Allég. I, 5 dans REVERDIR
Les cieux instruisent la terre à révérer leur auteur, Odes, I, 2 dans RÉVÉRER
Les révoltes du coeur, Ép. I, 5 dans RÉVOLTE
Puis maints amours de rire et de s'ébattre, Se rigolant, menant joyeux déduit, Et jusqu'au jour faisant le diable à quatre, Poés. div. Oeuv. t. II, p. 320, dans POUGENS dans RIGOLER (SE)
Sur un rocher désert, l'effroi de la nature, Circé, pâle, interdite et la mort dans les yeux...., Cantate, Circé. dans ROCHER
Lorsqu'à Pluton le messager Mercure Eut apporté le Banquet de Platon, Il fit venir le maître d'Épicure, Et lui dit : tiens, lis-moi ce rogaton, Épigr. I, 16 dans ROGATON
Lui seul dans la maison taille, rogne, gouverne, Flatteur, I, 1 dans ROGNER
Ces yeux roulants, ce front sanctifié, Allég. I, 1 dans ROULANT, ANTE
Il leur enseigne de traiter galamment Les grands sujets en style de ruelle, Épigr. II, 15 dans RUELLE
On admira bien plus que ses concerts D'un tel amour la bizarre saillie [Orphée descendant aux enfers pour sa femme], Épigr. II, 1 dans SAILLIE
Un des saints du paganisme, Odes, II, 2 dans SAINT, AINTE
La lune sanglante Recule d'horreur, Cant. VII dans SANGLANT, ANTE
Calme ton âme inquiète ; Némésis est satisfaite, Et ton tribut est payé, Odes, IV, 9 dans SATISFAIT, AITE
Tant que sa faveur [du sort] vous seconde, Vous êtes les maîtres du monde, Votre gloire nous éblouit, Odes, II, 6 dans SECONDER
Mais bientôt de son art employant le secours...., Cantate, Circé. dans SECOURS
Pour eux la fertile rosée, Tombant sur la terre embrasée, Rafraîchit son sein altéré, Odes, 8 dans SEIN
La vérité demande un peu de sel, Et l'enjouement est son air naturel, Épît. I, 6 dans SEL
S'il conte un fait, la dame du logis De ses bons mots pâme sur son assiette, Et le laquais en rit sous sa serviette, Épît. I, 3 dans SERVIETTE
Et les vents, échappés de leurs cavernes sombres, Mêlent à leurs clameurs [des mânes] d'horribles sifflements, Cantate, Circé dans SIFFLEMENT
L'air siffle ; une horrible tempête Aujourd'hui gronde sur ta tête ; Demain tu seras dans le port, Odes, II, 4 dans SIFFLER
Infidèles politiques, Qui nous cachez vos pratiques Sous tant de voiles épais, Cessez de troubler la terre, Moins terribles dans la guerre Que sinistres dans la paix, Odes, IV, 1 dans SINISTRE
Guérissez-moi ma fièvre seulement, Et pour ma soif ce sera mon affaire, Épigr. I, 13 dans SOIF
Quand Cupidon, qui me vit pâle et triste, Me dit : ami, pourquoi te soucier ? Lors m'envoya, pour me solacier, Tout son cortége et celui de sa mère, Épigr. I, 7 dans SOLACIER
Mon dernier soleil se lève, Et votre souffle m'enlève De la terre des vivants, Odes, I, 10 dans SOLEIL
Plongée, à ton départ, dans une nuit profonde, Ses yeux n'ont vu lever que de tristes soleils, Odes, IV, 5 dans SOLEIL
Cet ordre heureux fit régner la justice, Et fut pour nous l'époque et le solstice Du vrai bonheur, qui, depuis ces beaux jours, Fut de la terre exilé pour toujours, Allég. II, 4 dans SOLSTICE
Sur un rocher désert, l'effroi de la nature, Dont l'aride sommet semble toucher les cieux, Cantate, Circé. dans SOMMET
Orateurs somnifères, Ép. II, 3 dans SOMNIFÈRE
Ce billet.... Paraît être daté de deux mois ; et mon maître Pendant tout ce temps-là ne m'en a sonné mot, Flatt. V, 3 dans SONNER
Montrez-nous, héros magnanimes, Votre vertu dans tout son jour ; Voyons comment vos coeurs sublimes Du sort soutiendront le retour, Ode à la fortune. dans SORT
Sors de mes yeux, objet profane, Ne souille plus, dit-elle, un si chaste séjour, Cantate, Calisto dans SORTIR
Quand Cupidon, qui me vit pâle et triste, Me dit : pourquoi te soucier ?, Épigr. I, 7 dans SOUCIER
Souffert des grands, quelquefois recherché, Épît. I, 1 dans SOUFFERT, ERTE
Impatient du dieu dont le souffle invincible Agite tous ses sens [de la pythie], Ode au comte du Luc. dans SOUFFLE
Ce n'est pas tout d'agencer des paroles, Et de souffler de froides hyperboles, Épît. I, 6 dans SOUFFLER
Et cette illusion soulageant sa disgrâce, Cantate, Circé. dans SOULAGER
Mais la déesse de mémoire, Favorable aux noms éclatants, Soulève l'équitable histoire Contre l'iniquité du temps, Odes, III, 2 dans SOULEVER
Dépouillez donc votre écorce, Philosophes sourcilleux, Odes, IV, 3 dans SOURCILLEUX, EUSE
Pour nous, vil peuple assis aux derniers rangs [de la scène du monde], Troupe futile et des grands rebutée, Par nous d'en bas la pièce est écoutée ; Mais nous payons, utiles spectateurs, Epigr. 18 dans SPECTATEUR, TRICE
Ce grand et superbe ouvrage [le monde] N'est point pour l'homme un langage Obscur et mystérieux ; Son admirable structure Est la voix de la nature Qui se fait entendre aux yeux, Odes, I, 2 dans STRUCTURE
Le sage De son loisir studieux Doit faire un plus noble usage, Odes, II, 2 dans STUDIEUX, EUSE
À la clarté du flambeau stygial...., Allég. I, 4 dans STYGIAL, ALE
Le riche et l'indigent, l'imprudent et le sage, Sujets à même loi, subissent même sort, Odes, I, 3 dans SUBIR
La fraude heureuse en subterfuges, Épît. I, 1, aux Muses. dans SUBTERFUGE
Et la morsure du serpent Est moins aiguë et moins subtile, Que le venin caché que sa langue répand, Odes, IV, 1 dans SUBTIL, ILE
L'inexpérience indocile Du compagnon de Paul Émile Fit tout le succès d'Annibal, Ode à la fortune. dans SUCCÈS
Les grandeurs ont leur cours ; vous succédez à d'autres ; Mais d'autres quelque jour seront vos successeurs, Odes, III, 9 dans SUCCESSEUR
Il vous apprend qu'un ignorant suffrage N'est pas moins sot qu'un ignorant ouvrage, Épît. II, 2 dans SUFFRAGE
Là ses yeux errants sur les flots D'Ulysse fugitif semblaient suivre la trace, Cantate, Circé. dans SUIVRE
La force craint la loi ; la peine suit le crime, Odes, IV, 5 dans SUIVRE
Hé ! mes amis, un peu moins de superbe, Épît. I, 3 dans SUPERBE
Souvent la sagesse suprême Sait tirer notre bonheur même Du sein de nos calamités, Od. II, 4 dans SUPRÊME
Un Tabarin mordant, caustique et rustre, Devient par elle un sénateur illustre, Allég. I, 1 dans TABARIN
Tu me talonnes quand je sors, Tu m'attends quand je me retire, Tu me poursuis jusques aux bains, Épigr. III, 27 dans TALONNER
[La justice divine] .... n'en est pas moins redoutable Pour être tardive à punir, Odes, I, 4 dans TARDIF, IVE
Le temps, cette image mobile De l'immobile éternité, Odes, III, 2 dans TEMPS
Les temps prédits par la sibylle à leur terme sont parvenus : Nous touchons au règne tranquille Du vieux Saturne et de Janus, Odes, II, 1 dans TEMPS
Elle invoque à grands cris tous les dieux du Ténare, Les Parques, Némésis, Cerbère, Phlégéthon...., Cantate, Circé. dans TÉNARE
Le seul remède à ses caprices [de la fortune], C'est de s'y tenir préparé, Odes, II, 4 dans TENIR
Fais tête au malheur qui t'opprime, Odes, II, 4 dans TÊTE
À ces mots, la bête aquatique, Du fond de son petit thorax, Leur chanta pour toute musique Bré ké ké kex, koax, koax, les Grenouilles et le rossignol dans THORAX
Quelquefois même aux bons mots s'abandonne, Mais doucement et sans blesser personne ; Toujours discret et toujours bien disant, Et sur le tout, aux belles complaisant, Épît. I, 1 dans TOUT, TOUTE
Comme un torrent fougueux qui, du haut des montagnes Précipitant ses eaux, traîne dans les campagnes Arbres, rochers, troupeaux par son cours emportés, Odes, III, 5 dans TRAÎNER
[Apollon] Ne nous vend qu'à ce prix ces traits de vive flamme, Et ces ailes de feu qui ravissent une âme Au céleste séjour, Ode au comte de Luc. dans TRAIT
Longepierre, le translateur, De l'antiquité zélateur, Imite les premiers fidèles, Épigr. III, 9 dans TRANSLATEUR
[Ces esprits faciles].... Qui, dans les douceurs d'un tranquille délire, N'éprouvèrent jamais, en maniant la lyre, Ni fureurs ni transports, Ode au comte du Luc. dans TRANSPORT
Et j'admirais l'orgueil en vertu travesti, Odes, III, 9 dans TRAVESTI, IE
Plus fins que vous sont pris au trébuchet, Allég. I, 2 dans TRÉBUCHET
Et que, tout fiers que nous sommes, Nous naissons tous, faibles hommes, Tributaires des douleurs, Odes, IV, 9 dans TRIBUTAIRE
Voler soupirs, et petits soins trotter Par le logis, or [tantôt] frétillant de l'aile, Or de la queue, or des pieds tricoter, Danser, baller, tripudier, sauter, Allég. I, 2 dans TRICOTER
Et je suis plus heureux dans ma captivité Que je ne le fus de ma vie Dans le triste bonheur dont j'étais enchanté, Cant. 3 dans TRISTE
Car en tout temps ces petits trivelins Vont inventant nouvelles singeries, Allég. I, 2 dans TRIVELIN
Les dieux t'ont laissé vivre assez pour ta mémoire, Trop peu pour l'univers, Odes, II, 10 dans TROP
Sa voix redoutable Trouble les enfers, Cant. Circé. dans TROUBLER
L'onde turbulente Mugit de fureur, Cantate, Circé dans TURBULENT, ENTE
Cher abbé, ne crains pas que je me tympanise Par l'odieuse convoitise D'un bien plus grand que mes besoins, Réponse à Chaulieu. dans TYMPANISER
J'appellerai vertu guerrière Une vaillance meurtrière Qui dans mon sang trempe ses mains !, Odes, II, 6 dans VAILLANCE
Si sais-je bien qu'Amour en son clapier Onc n'eut lapin de si mince value, Épigr. I, 26 dans VALUE
Mille noires vapeurs obscurcissent le jour, Cantate, Circé. dans VAPEUR
À ces vautours de la société, Qui, comme l'eau, boivent l'iniquité, Épît. I, 6 dans VAUTOUR
Des veilles, des travaux un faible coeur s'étonne, Ode au comte de Luc. dans VEILLE
Qu'il n'est poison souvent moins redouté, Que le venin d'un fourbe velouté, Épît. I, 5 dans VELOUTÉ, ÉE
Tous ces efforts jaloux Qu'excite une infidèle La vengent mieux de nous Qu'ils ne nous vengent d'elle, Cant. 12 dans VENGER
Le premier moment de la vie Est le premier pas vers la mort, Od. II, 13 dans VERS
Quel chien de train, quelle chienne de vie !, Épigr. IV, 5 dans VIE
Respectez un jeune chasseur Las d'une course violente, Cantate de Céphale. dans VIOLENT, ENTE
Et la timide violette Se cache encor sous les gazons, Cant. 18 dans VIOLETTE
Pardonnez : je songeais que de votre héritage Vous avez beau vouloir élargir les confins ; Quand vous l'agrandiriez trente fois davantage, Vous aurez toujours des voisins, Odes, III, 6 dans VOISIN, INE
Et dont la main vouée au crime Ne connaît rien de légitime Que le meurtre et l'iniquité, Odes, I, 8 dans VOUÉ, ÉE
Oh ! bien, bien ; tout cela sera le mieux du monde ; Mais rien n'ira pourtant que selon mon vouloir, Flatt. v, 7 dans VOULOIR
Mais je vois déjà d'ici Frémir tout le zénonisme, D'entendre traiter ainsi Un des saints du paganisme, Odes, II, 2 dans ZÉNONISME