Pierre de RONSARD (1524 - 1585)

Citations

Jurant à faire abîmer la ville de Valence, Rom. com. II, 14 dans ABÎMER
Soeur de Pâris, la fille au roy d'Asie, 106 dans À
Ainsi qu'au mois d'avril, on voit de fleur en fleur, De jardin en jardin, l'ingénieuse abeille Voleter et piller une moisson vermeille, Sonn. à des Caurres. dans ABEILLE
Le plus souvent les princes s'abestissent De deux ou trois que mignons ils choisissent, 651 dans ABÊTIR
Là de la terre et là de l'onde Sont les racines jusqu'au fond De l'abysme la plus profonde, 356 dans ABÎME
Sers-moi de phare et garde d'abismer [que ne s'abîme] Ma nef qui flotte en si profonde mer, 595 dans ABÎMER
L'autre pressant le cerf d'abois, Devient satyre des bocages, 882 dans ABOI
Mais à la fin la bonasse fortune Loin les aborde au rivage inconnu De la Provence, 609 dans ABORDER
Ses vers naistront inutis, Ainsi qu'enfans abortis, Qui ont forcé leur naissance, 363 dans ABORTIF, IVE
Mais toujours de douleur le plaisir s'accompagne, 266 dans ACCOMPAGNER
C'est bien le plus grand mal qu'un homme puisse avoir, Que servir une femme accorte à decevoir, 125 dans ACCORT, ORTE
Lors vous trouvant aussi douce et traitable Qu'auparavant vous n'estiez accostable...., 817 dans ACCOSTABLE
Si du front m'as osté L'honneur, la honte et l'audace premiere, Acouardant mon ame prisonniere, Serve à ta volonté, 185 dans ACCOUARDIR
: Le riche dessous toy ne craint point que son bien Par faux accusement ne demeure plus sien, 857 dans ACCUSATION
Cela que le soudart aux espaules ferrées, Que le cheval flanqué de bardes acerées, Ne put faire par force, amour le fait seulet, 662 dans ACÉRER
Des puissants dieux et des hommes mocqueur, Tout acharné de meurtre et de furie, Enfié d'orgueil, enflé de vanterie, 652 dans ACHARNER
La terre par le ciel encor n'estoit maudite ; Son sein ne produisoit encores l'aconite, 723 dans ACONIT
Il ne faut estre aux affaires retif ; La royauté est un metier actif, 652 dans ACTIF, IVE
L'un dessus l'autre adentez tomberont, 646 dans ADENS
Voici venir Bellin qui seul avoit erré Tout un jour à chercher son belier adiré, 742 dans ADIRER
L'ardeur du courroux que l'on sent Au premier age adolescent, Me fit trop nicement t'escrire, 454 dans ADOLESCENT, ENTE
Et si tout est confus, qui adoncques dira Les hymnes de ta gloire et ton nom benira ?, 872 dans ADONC
Quand ses cheveux troussés dessus l'oreille, D'une Venus imitent la façon ; Quand d'un bonnet sa teste elle adonise, Et qu'on ne sçait, tant neutre elle deguise Son chef douteux, s'elle est fille ou garçon, 51 dans ADONISER
Venez tost, aerins gendarmes ; Demons, volez à mon secours, 57 dans AÉRIEN, ENNE
Au contraire Alexandre affamé d'avarice, 664 dans AFFAMER
Jà de vostre costé vous avez apperceuë La moindre affection que pour vous j'ay receuë, 787 dans AFFECTION
Ta raison toujours attrempée Ne veut souffrir estre trompée Par leur mignard affolement [des passions et des plaisirs], 519 dans AFFOLEMENT
Heureux celui que ta folie [Calliope] affole, 397 dans AFFOLER
Elle vouloit, tant le plaisir l'affole, Tout à la fois desgorger sa parole, 642 dans AFFOLER
Sautant du lict elle s'est resveillée : Nuds pieds, sans robe, affreuse [en désordre], eschevelée, 630 dans AFFREUX, EUSE
Puis un beau guimple affubla par dessus, Prime, dougé [délicat au toucher], filé de main sçavante, 638 dans AFFUBLER
Acathe où du soleil le signe est imprimé.... Cher present que je donne à toi, chere guerriere, 244 dans AGATE
Tertres d'agathe blanc, petits gazons de laict, 286 dans AGATE
De tels vers fut son epitre achevée, Puis la scella d'une agathe engravée, 633 dans AGATE
Car l'esprit ne sent rien que par l'ayde du corps, 238 dans AIDE
La fortune aide aux hommes courageux, 601 dans AIDER
Un gentil coeur aide tousjours autruy, 640 dans AIDER
Un jour, sans y penser, poussé par le destin, Comme il mettoit à bout, à l'egail du matin, La ruse d'un vieil cerf...., 210 dans AIGUAIL
Jour et nuit ils te nuisent [le soin et l'envie], Et sur ton coeur aiguisent L'aiguillon qui te poind, 401 dans AIGUISER
Ha trop heureux, si le cruel destin N'eust emmuré d'un rempart aimantin Si chaste coeur dessous si belle face !, 3 dans AIMANTIN, INE
Ou me transforme, ou bien fay moi mourir : La seule mort me pourra secourir, Ains que l'ardeur de ce bouquin je sente, 961 dans AINS
S'ainsin estoit, toute peine fatale Me seroit douce et ne me chaudroit pas, 25 dans AINSI
Ainsin Endymion soit tousjours ton amy, Ainsi soit-il toujours en ton sein endormy, 147 dans AINSI
Ou je suis fol, encores vaut-il mieux Aimer en l'air une chose incogneue Que n'aimer rien...., 215 dans AIR
Helas ! pren donc mon coeur avecque ceste paire De ramiers que je t'offre, ils sont venus de l'aire De ce gentil ramier dont je t'avois parlé, 161 dans AIRE
En cependant que les rides ne font Cresper encor l'aire de notre front...., 117 dans AIRE
Ou de tes yeux appaise mes douleurs, Ou bien les miens alambique en fontaine, 97 dans ALAMBIQUER
Cacher sous un glaçon des flammes allumées, S'alambiquer l'esprit, se paistre de fumées, 212 dans ALAMBIQUER
Nouveau Sylvain j'alenterois l'ardeur Du feu qui m'ard d'une flamme trop vive, 78 dans ALENTIR
Car l'arc tendu trop violentement Ou s'alentit ou se rompt vivement, 115 dans ALENTIR
Encores que les vers alexandrins respondent plus aux senaires des tragiques qu'aux magnanimes vers d'Homere et de Virgile, 581 dans ALEXANDRIN
Puis donne voile, et sans plus t'allecher [te laisser aller aux plaisirs], Va-t-en ailleurs ta fortune chercher, 633 dans ALLÉCHER
Seulement tu peux bien par tes vers recevoir à ta playe amoureuse un secours allegeable [qui allége], 178 dans ALLÉGEABLE
Dire son mal allege la douleur, 631 dans ALLÉGER
Pour aller trop tes beaux soleils aimant, 7 dans ALLER
Et de ces yeux qui me vont devorant, 19 dans ALLER
Voicy les fleurs où son pied va marchant, Quand à soy mesme elle pense seulette, 85 dans ALLER
Quelque part où je voise...., 215 dans ALLER
Que ne pensoy-je, alors que j'estoy belle, Ce que je vay pensant ?, 455 dans ALLER
Ainsi tout va par fraudes et par fainte, 649 dans ALLER
T'embrassant en mon sein pour la derniere fois : Car là bas aux enfers, Adonis, tu t'en vois, 796 dans ALLER
Celui qui dignement voudra chanter ta grace, Ta vertu, tes honneurs, il faudra qu'il se fasse Argentier general ou tresorier d'un roy, Ayant tousjours les doigts jaunes de ton aloy [or], 910 dans ALOI
Par espreuve je sens que les amoureux traits Blessent plus fort de loin qu'à l'heure qu'ils sont près, 269 dans ALORS
Mais en ton cabinet quelquefois il te plaist De Henry nostre prince escrire les histoires, Ses combas alternez de pertes et victoires, 866 dans ALTERNER
Ame couarde en un beau corps logée, 635 dans ÂME
Je descouplay mes chiens et for-huant après, Les nommant par leurs noms, il n'y eut ny forès, Montagnes ny chemins, ny lande inhabitée, Qui ne fissent un bruit sous ma chasse amutée, 670 dans AMEUTER
Il ne faut point trencher en deux une amitié ; Un est nombre parfait, imparfait le deuxiesme, 254 dans AMITIÉ
Ce qui attise ou amortit le feu, 820 dans AMORTIR
Il faut s'aimer d'une amour mutuelle, 820 dans AMOUR
Car comme un clou par l'autre est repoussé, L'amour par l'autre est soudain effacé, 821 dans AMOUR
Tes boccages soient tousjours pleins D'amoureuses brigades De satyres et de sylvains, 415 dans AMOUREUX, EUSE
Et bien aymé je suis bien amoureux, 755 dans AMOUREUX, EUSE
Celui qui n'ayme est malheureux, Et malheureux est l'amoureux, 510 dans AMOUREUX, EUSE
Les amoureuses du jourd'huy En se vendant ayment celuy Qui le plus d'argent leur apporte, 510 dans AMOUREUX, EUSE
Ainsi que vignerons qui ont ès mains l'empoule à force de becher...., 427 dans AMPOULE
Et rapporte au logis les deux mains empoulées, 894 dans AMPOULÉ, ÉE
Maintenant que l'hyver de vagues empoulées Orgueillit les terrens...., 278 dans AMPOULÉ, ÉE
Et ceux qui de gands emplombez Meurtrissoient la chair empoullée, 521 dans AMPOULÉ, ÉE
Les autres sont trop empoulez et presque creux d'enfleures comme hydropiques, lesquels pensent n'avoir rien fait d'excellent, s'il n'est extravagant, creux et bouffy, 584 dans AMPOULÉ, ÉE
Beaucoup plus empoullé que plein de majesté, 660 dans AMPOULÉ, ÉE
À mon commencement, quand l'humeur pindarique Enfloit empoulément ma bouche magnifique...., 126 dans AMPOULÉMENT
Je ne sçaurois chanter, et quand je le voudrois, Je jure par ton bouc qu'encor je ne pourrois : Car on m'a pris d'emblée à ceste matinée L'anche de mon bourdon que tu m'avois donnée, 743 dans ANCHE
Toy Perrot, prens en don ceste belle chevrette [musette] : Son ventre est fait de cerf, son anche de coudrette, Son bourdon de prunier ; jamais ne perd le vent, 745 dans ANCHE
Et l'ancolie en semence s'enflant, 740 dans ANCOLIE
Il jugeoit un vieil cerf à la perche, aux espois, à la meule, andouillers et à l'embrunisseure, 210 dans ANDOUILLER
Ou si j'estois assez subtil Pour animer par un outil La toile muette ou le cuivre...., 544 dans ANIMER
Et ses cheveux ondez, annelez et tressez Sont de feuilles de myrte et de rose enlacez, 707 dans ANNELER
Escussons et blasons de leurs premiers ayeux, Que la guerre annoblit par faits victorieux, 700 dans ANOBLIR
Ny le pront argent vif, principe de metaux, Ny tout ce que Pluton cache en son patrimoine, Ny des fortes poisons l'execrable antimoine, 723 dans ANTIMOINE
Je quitte, apostat des amours, La soulde, le camp et les armes, 571 dans APOSTAT
Puisque tu es divin, aye pitié de moy : Il appartient aux dieux d'avoir pitié des hommes, 237 dans APPARTENIR
La vieille injure appelle la nouvelle, 607 dans APPELER
.... maintenant faut apprendre D'estre humble et doux et ne plus abboyer : Il faut apprendre à flechir et ployer, 739 dans APPRENDRE
Ses sourcis noirs faits en arche d'ebene, De l'arc d'amour la forme et le portrait, D'un beau croissant contreimitoient le trait, 773 dans ARCHE
Qu'eusseje fait ? l'archer estoit si doux, Si doux son feu, si doux l'or de ses nouds...., 2 dans ARCHER
.... de cent traits qu'un archerot vainqueur, Sans y penser, me tira dans le coeur, 2 dans ARCHEROT
Ces dents, ainçois deux rempars argentez, 74 dans ARGENTER
Et lors que vos cheveux deviendront argentez, 301 dans ARGENTER
Une argenteuse rive, 50 dans ARGENTEUX, EUSE
Mais toujours je te lou'ray Pour claire, pour argentine, Pour nette, pour crystalline, 553 dans ARGENTIN, INE
Voyans qu'ils ne pouvoient egaler la majesté de Virgile, se sont tournez à l'enflure, et à je ne scay quelle poincte et argutie monstrueuse, 584 dans ARGUTIE
Tant à grands pas les pleines ils arpentent, 602 dans ARPENTER
... Un dueil que le temps n'a pouvoir D'arracher de ta souvenance, 399 dans ARRACHER
Oiseau leger qui vole d'heure en heure, Sans foy, sans loy, sans arrest ny demeure, 705 dans ARRÊT
Si j'estois seulement en vostre bonne grace Par l'erre d'un baiser doucement amoureux, Mon coeur au departir ne seroit langoureux, 238 dans ARRHES
Eux arrogans de voir leurs voiles plus enflées, Du vent de la fortune heureusement soufflées...., 661 dans ARROGANT, ANTE
Si bien que la facture De l'artizan surmontoit la nature, 638 dans ARTISAN
De Dieu certain ça bas viennent les songes, Et Dieu n'est pas artisan de mensonges, 644 dans ARTISAN
L'assailleur bien souvent vaut moins que l'assailli, 736 dans ASSAILLANT
Ainsi qu'on voit une fiere lionne, Que la fureur et la faim espoinçonne, Assassiner le debile troupeau, 595 dans ASSASSINER
Assisons nous sur ceste molle couche, 185 dans ASSEOIR
Les uns ayans pitié des hommes et des naux [nefs], S'assisent sur les masts, comme deux feux jumeaux, 877 dans ASSEOIR
.... Après, la maladie Par ne sçay quel destin me vint boucher l'ouïe, Et, dure, m'accabla d'assommement si lourd Qu'encores aujourd'hui j'en reste demi sourd, 813 dans ASSOMMEMENT
.... Et ses mains assom'resses, 851 dans ASSOMMEUR
Quand chacun en son ordre eut assorti sa place [pris la place qui lui revenait, son rang], Il prononça tels mots tous remplis de menace, 871 dans ASSORTIR
Les vents sont assoupis, les bois dorment sans bruit, 744 dans ASSOUPIR
Adonques le vieillard esclata des astelles ; Il fit trois petits feux en cerne tout en rond, 842 dans ATTELLE
Et retirant ses brebis de l'herbage, Sous un rocher attend venir l'orage, 964 dans ATTENDRE
L'anse est faite d'un hous qu'à force j'ay courbé : En voulant l'atenuir, le doigt je me coupé, 736 dans ATTÉNUER
Tu ne viendras es mains d'une mignonne oisive, Qui ne fait qu'atifer sa perruque lascive, 186 dans ATTIFER
Ces hercules desguisez es tragedies, lesquels achetent la peau d'un lion chez un peletier, une grosse massue chez un charpentier, et une fausse perruque chez un attifeur, 585 dans ATTIFEUR
Quand oirrons nous au matin les aubades De divers luths mariez à la vois ?, 697 dans AUBADE
[Les guerets] Qui n'ont rendu sinon, en lieu de bons espics, Qu'yvraie, qu'aubifoin, que ponceaux inutils !, Berg. Églogue 1 dans AUBIFOIN
La mer est bien à craindre, aussi est bien le feu, Et le ciel quand il est de tonnerres esmeu, 125 dans AUSSI
J'avais cent fois juré de ne les voir jamais, Me parjurant autant qu'autant je le promets, 268 dans AUTANT
Ou choisissant un autre trait plus fort, Tranche ma vie, et m'avance la mort, 6 dans AVANCER
Ni la rosée aux prez ni les blondes avettes, Berg. Écl. 1 dans AVETTE
Incontinent que la soif fut esteinte, Et de la faim l'avidité restreinte.... (note de Ronsard : l'ardeur de manger. Je ne sçache point de mot françois plus propre, encores qu'il soit mendié du latin), 615 dans AVIDITÉ
À bon droit le ciel a donné à l'homme qui n'est aviné, Tousjours quelque fortune dure, 556 dans AVINER
....Puis eslargie [la flamme] aviva sa pasture Des pins gommeux qui sont secs de nature, 642 dans AVIVER
Razant nos champs, dites, a' vous [avez-vous] point veu Cette beauté qui tant me fait la guerre ?, 17 dans AVOIR
Et sans sçavoir combien la muse apporte D'honneur aux siens, je l'avois à mespris, 53 dans AVOIR
Adieu ma liberté, j'en appelle à tesmoing Ce mois qui du beau nom d'Aphrodite s'appelle ; Comme les jours d'avril, mon mal se renouvelle, 253 dans AVRIL
Sur mon premier avril, d'une amoureuse envie J'adoray vos beautez...., 264 dans AVRIL
Quand on perd son avril, en octobre on s'en plaint, 282 dans AVRIL
Au reste ils sont si sots et si badins qu'ils craignent Les charmeurs dont les points et la voix les contraignent à leur faire service...., 878 dans BADIN, INE
Faire d'un pied legier poudroyer les sablons, Voir bondir par les prez l'enflure des ballons, 663 dans BALLON
Ne vois-tu pas qu'un oeuf engendre un coq Cresté, grisé et barbu, qui le choq D'un autre coq ne craint à la bataille ?, 963 dans BARBU, UE
six barraux de vin, t. I, p. 616 dans BARIL
Son oeil est doux et fier, son sourcil un peu bas, Bocage royal, 2e partie, à la Rouvere. dans BAS, BASSE
.... Dès la terre gelée Des scythes englacés, jusques à la hallée Des Mores bazanez, 863 dans BASANER
Si nous voyons les nymphes à minuit En leur simple vasquine, 717 dans BASQUINE
Ou si c'est un malheur, baste, je delibere De vivre malheureux en si belle misere, 132 dans BASTE
Chante-moy les bataillans, 529 dans BATAILLER
Et sur le flanc lui battoit Tousjours la trompe et la trousse, 432 dans BATTRE
Elle [la biche] battoit des flancs, sa langue estoit tirée, Comme estant jà du loup la proye desirée, 746 dans BATTRE
Le coeur me bat d'espoir, 802 dans BATTRE
Dedans faisoit sa bauge une beste sauvage, Qui jamais autre part ne cherchoit son gaignage, 670 dans BAUGE
Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle, Assise auprès du feu, devisant et filant, Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant : Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle, dans BEAU ou BEL, BELLE
Il y avait au XVIe siècle un verbe belistrer, mendier : Il vaut trop mieux donner à maint pauvre indigent.... Tu en auras au monde ou au ciel recompense, Non de vouloir chez toi les flateurs rencontrer, Qui te feront un jour ainsi qu'eux belistrer, 909 dans BÉLÎTRE
L'un plante aux champs une forte charrue ; L'autre en ses mains porte une bisaguë, 685 dans BESAIGUË
Pein tout autour une levre bessonne Qui d'elle mesme en s'elevant semonne D'estre baisée, 120 dans BESSON, ONNE
Tu fais germer la terre, et de vives couleurs Tu bigarres les prés orgueillis de leurs fleurs, 913 dans BIGARRER
Desjà l'Esté et Ceres la bletiere...., 135 dans BLATIER
À peine un poil blondelet, Nouvelet, Autour de sa bouche tendre à se frizer commençoit, 440 dans BLONDELET, ETTE
Prez, boutons, fleurs et et herbes roussoyantes, Vallons bossus et plages blondoyantes, 37 dans BLONDOYER
Non ce flambeau qui tout le monde allume D'un bluetter qui lentement se fond...., 66 dans BLUETTER
....Il est desesperé Qu'un veneur bocager soit à luy preferé, 794 dans BOCAGER, ÈRE
La terre les eaux va boivant, L'arbre la boit par sa racine, La mer salée boit le vent, Et le soleil boit la marine ; Le soleil est beu de la lune, Tout boit soit en haut ou en bas : Suivant ceste reigle commune, Pourquoy donc ne boirons-nous pas ?, 507 dans BOIRE
Ne crains-tu point, gourmand, qu'après telle boubance, Ta main ne soit en si grande indigence Que...., 909 dans BOMBANCE
Les dispensiers emboufis de boubance, 941 dans BOMBANCE
Et l'air crevé d'une gresle menuë Frappoit à bonds les champs de toutes parts, 76 dans BOND
Et, le tirant, en arrache un morceau Qu'il fist rouller bond à bond desur l'eau, 683 dans BOND
Le pays à qui je dois Le bon-heur de ma naissance, 431 dans BONHEUR
Tableaux, tapisseries eslevées et bossées d'or et d'argent, 585 dans BOSSELER
La nape grande et large est couverte de plas Entaillez en burin, où s'enlevoient bossées Des Dieux et des Titans les victoires passées, 902 dans BOSSELER
Mais tout ainsi qu'un beau poulain farouche, Qui n'a masché le frein dedans la bouche, 183 dans BOUCHE
Dessus un coffre à bouche [à dents, sur le ventre] se coucha, 629 dans BOUCHE
[Pallas] Bouffante d'ire et d'une forte voix, Comme un tonnerre appeloit les Gregois, 596 dans BOUFFER
Un seul Bacchus doit se boufer de haine Contre ton isle...., 684 dans BOUFFER
Si le courroux bout encor en son cueur, 608 dans BOUILLIR
Ne souffre de mon sang le bouillon refroidir, Et tousjours de tes yeux aiguillonne moy l'ame, 256 dans BOUILLON
Les glacez pelottons volans Que l'orage par les monts boule, Ne te soient durs ny violans, 547 dans BOULER
Ce gros monceau qui rompt, fracasse et foule Les bois tronquez, et d'un bruit violant Sans résistance à val se va boulant, 653 dans BOULER
Les espics sont à Cerès, Aux dieux bouquins les forès, 494 dans BOUQUIN
Je ne saurois chanter, et, quand je le voudrois, Je jure par ton bouc qu'encor je ne pourrois : Car on m'a pris d'emblée à ceste matinée L'anche de mon bourdon que tu m'avais donnée, 743 dans BOURDON
Toy, Perrot, prends en don cette belle chevrette [cornemuse] ; Son ventre est fait de cerf, son anche est de coudrette ; Son bourdon de prunier ; jamais ne perd le vent, 745 dans BOURDON
Ou comme on voit qu'en mer une bourrache Par violence en tempestant arrache Hors de son lieu le mast qui est debout...., 966 dans BOURRASQUE
Tu t'en iras, Jamin, d'une autre part, Chercher songneux la boursette toffue, 951 dans BOURSETTE
Il faut un bon timon pour se sçavoir guider, Bien calfeutrer sa nef, sa voile bien guinder : La certaine boursolle est d'adoucir les tailles, Estre amateur de paix et non pas de batailles, 667 dans BOUSSOLE
Voyez au mois de may sur l'espine la rose ; Au matin un bouton, à vespre elle est esclose ; Sur le soir elle meurt, 657 dans BOUTON
Conduire les aigneaux par les herbeuses plaines, Voir sauter les chevreaux, cosser les bouvillons, 751 dans BOUVILLON
Luy secouant au poing un brand armé de cloux, à la poincte d'acier, qui tranchoit des deux bouts, 839 dans BRAND
Elles n'ont que la guerre empreinte en leurs courages, Le brandir de la pique, et de bien manier Sur le sablon poudreux un beau cheval guerrier, 844 dans BRANDIR
Et quand [Charles-Quint à Metz] environné de tant de gonfanons, Fit braquer tout d'un rang cent pieces de canons, Poëmes, liv. I dans BRAQUER
Et à grands tours de bras forcez moy la marine, Bandez vous au travail, 844 dans BRAS
Pourquoy te braves-tu de cela qui n'est rien ? La beauté n'est que vent, la beauté n'est pas bien, 257 dans BRAVER
Tes bocages soient toujours plains D'amoureuses brigades De satyres et de sylvains, 415 dans BRIGADE
Brigandages, larcins et tout ce que la nuit Renferme de mauvais quand le soleil ne luit, Le bocage royal, 1re partie, à lui-même. dans BRIGANDAGE
Sans crainte [il] briganda le sceptre [pilla le royaume] des François, 721 dans BRIGANDER
.... cent fois baisé les brins De ses boutons cinabrins, De ses levres pourperées, 552 dans BRIN
Puis en brossant [éperonnant] les flancs de son bayard, 650 dans BROCHER
Le corps sans nom, sans chaleur et sans face, Comme un grand tronc broncha dessus la place, 596 dans BRONCHER
....le bois estant bronché [abattu] Fut par le fer artisan destranché, 599 dans BRONCHER
Il jugeoit un vieil cerf à la perche, aux espois.... Aux dagues, aux broquars bien nourris et bien forts, 210 dans BROQUART
Lors en sursaut, où me guidoit la vois, Le fer au poing je brossai par le bois, 75 dans BROSSER
Il regarda decà, il regarda delà, Il brossa longuement et longuement alla Sans trouver nulle proye...., 795 dans BROSSER
D'un fort espron je brosse le chemin, Qui me sembloit pavé de josimin, 817 dans BROSSER
Je veux mourir pour le brun de ce teint, 27 dans BRUN, BRUNE
Il [amour] fit son trait de ton oeil brunissant, 73 dans BRUNIR
J'ay d'une ardante et brusque fantaisie, Dès la mammelle, aimé la poësie, 680 dans BRUSQUE
Le but de la richesse est d'en savoir user, Élég. 13 dans BUT
.... Comme on oit dans un bois Près le bord de la mer une confuse vois Des palles et butors, quand un larron ils trouvent Qui remarque leurs nids et leurs femmes qui couvent, 842 dans BUTOR
Et s'il faut qu'à tous coups, comme insensé, je soye De ce petit amour et la butte et la proye ?, 788 dans BUTTE
L'autre jour que j'estois au temple à Saint-Denys, Regardant tant de rois en leurs cachottes mis...., 694 dans CACHETTE
Et d'une voix toute caduque et rance, 601 dans CADUC, CADUQUE
Jamais en nulle saison Ne cagnarde en ta maison : Voy les terres estrangeres, 559 dans CAGNARDER
Un pot de cresme estoit au milieu de nous deux, Et du laict sur du jonc caillotté comme glace, 43 dans CAILLER
Amour voyant du ciel un pescheur sur la mer Calla son aile bas sur le bord du navire, 182 dans CALER
Comme un gerfaut qui de roideur se laisse Caler à bas, ouvrant la nuë espaisse Dessus un cygne amusé sur le bord, 620 dans CALER
.... ah ! avant que le sort T'eust fait flotter à mes bords demi-mort à calfourchons sur les aiz de ta proue, 946 dans CALIFOURCHON (À)
Prompt hors du lit ce bon prince sortit, Sa camisole et son pourpoint vestit, 600 dans CAMISOLE
Vous, dis-je, enorgueilli de forces animées, Auprès de Montcontour campastes vos armées, 666 dans CAMPER
D'un crespe cannelé seroit la couverture De vostre chef divin, 190 dans CANNELER
Puis [l'ange messager] sa perruque divine Coifa d'une capeline, Prenant sa verge en son poing, 532 dans CAPELINE
Ennemi capital du vice, Odes, V, 23 dans CAPITAL, ALE
Et fay que devant mon prince Desormais plus ne me pince Le caquet des envieux, Odes, V, 5 dans CAQUET
Rien de nous ne reste en la bierre Qu'une vieille carcasse d'os, dans CARCASSE
Ni Pallas pour avoir monstré l'art de filer, Escarder les toisons, ou l'huile distiler, 694 dans CARDER
Retournez au logis, braves de la conqueste, Le muffle ensanglanté, le corps navré de coups, Ou vous serez ce soir le carnage des loups, 670 dans CARNAGE
J'ai sous l'aisselle un carquois Gros de fleches non pareilles, Qui ne font bruire leurs voix Que pour les doctes oreilles, livre 1er, Ode 4 dans CARQUOIS
[Il] Les scia d'un fer bien denté, Les transformant en une hune, En mast, en tillac, en carreaux, 564 dans CARREAU
À grands esclats fit enlever l'escorce Du tronc du pin sur la terre estendu, En longs carreaux et en poutres fendu, 599 dans CARREAU
Un seul chesne, un seul orme, un sapin, un cyprés, Qu'un nerveux charpentier tourne en courbes charrues, Ou en carreaux voutez des navires ventrues, 924 dans CARREAU
Frais, gaillard, jeune, ainsi qu'un jouvenceau Qui pour l'amour de sa belle guerriere Monte à cheval et passe une carriere, 679 dans CARRIÈRE
Consumant, casanier, le plus beau de ton age En ta pauvre maison ou dans un froid vilage, Bocage roy. 1re partie, Dialogue entre les muses. dans CASANIER, IÈRE
Ô prompts desirs d'esperance cassez, ô douce erreur, ô pas en vain trassez, 91 dans CASSER
Ô fameux escuyers, cavalcadours, guerriers, Escrimeurs, voltigeurs, soldas et mariniers, 853 dans CAVALCADOUR
Voi ces rochers au front audacieux, C'estoient jadis des plaines fromenteuses, 963 dans CE
Jamais le front ne celle le souci De triste coeur que l'amour a transi, 616 dans CELER
Je ne suis pas celui qui veux Paris reprendre D'avoir manqué si tost à Pegasis de foy, 144 dans CELUI
Si hors du cep où je suis arresté, Cep où l'amour de ses flesches m'encloue, 113 dans CEP
Les sieges sont de tuf, et autour de la pierre Comme un passement verd court un sep de lierre, 742 dans CEP
En la façon qu'on void les ailes esbranlées Des aigles en volant, qui depuis les cerceaux Se suivent près à près, à rangs tous inegaux, 839 dans CERCEAU
Et de Ceres [ce breuvage] sera nommé cervoise, 684 dans CERVOISE
Pollux bon à combattre Aux cestes emplombés...., 847 dans CESTE
L'or n'est pas seulement de nostre corps soigneux, Il est de nostre esprit : qui tant soit chagrineux, Despit, triste, pensif, resveur, melancolique...., 905 dans CHAGRIN, INE
S'ainsin estoit, toute peine fatale Me seroit douce, et ne me chaudroit pas, 25 dans CHALOIR
.... Mais peu se chaillant d'eux, 746 dans CHALOIR
Ainsi ces Boreans [fils de Borée] à grands coups d'alumelles Chamailloient sur le chef, sur les flancs, sur les ailes [des Harpies], 843 dans CHAMAILLER
J'ay joué comme aux dés mon coeur et mes amours ; Arriere bien ou mal, la chance en est jettée, 229 dans CHANCE
Ma voix tremblote, et ma langue chancelle, Mon coeur se pasme, et le sang me tressaut, 171 dans CHANCELER
Et comme yvre d'amour tout le corps me chancelle, 222 dans CHANCELER
Les autres poëtes ne sont que les naquets de ce brave Virgile, non pas Horace mesmes, si ce n'est en quelques unes de ses odes.... Le reste ne vaut pas la chandelle, 584 dans CHANDELLE
Ainsi qu'on voit faillir sans cire une chandelle, 797 dans CHANDELLE
Qui ne peut mettre au chef d'un sainct une chandelle, Au moins la mette aux pieds, et qui aux pieds sacrez Ne la peut mettre, au moins qu'il la mette aux degrez, 867 dans CHANDELLE
Ô fortuné celuy qui bien loin de la guerre.... Qui ne sait quel mot c'est que cargue, camisade, Sentinelle, diane, escarmouche, embuscade, 936 dans CHARGE
Je veux parler, maistresse, à quelque vieil charmeur, Pour vous rendre amoureuse, et changer vostre humeur : Je faux : l'amour qu'on charme est de peu de sejour, 236 dans CHARMER
....pour charmer mon souci, Page, verse à longs traits du vin dedans mon verre, 273 dans CHARMER
L'humide nuict qui de son voile enferme L'oeil et le soing de l'homme qu'elle cherme, 623 dans CHARMER
.... En peu de temps du breuvage donné Peurent forcer la force charmeresse, 41 dans CHARMEUR
Si nous oyons crier de nuict quelque chouan, Nous herissons d'effroi, 815 dans CHAT-HUANT
Au lieu du bon froment est sorty la nielle, Chardons pour artichaux, chenarde pour safran, 747 dans CHENARD
Desur deux chesneteaux je gravay...., 745 dans CHÊNETEAU
Et veux qu'Amour d'un petit De lin ou de cheneviere [chanvre] Trousse au flanc sa robe legere, Et my nud me verse du vin, 416 dans CHÈNEVIÈRE
Aux coeurs chetifs tu remets l'esperance, 703 dans CHÉTIF, IVE
De tous les animaux qui marchent sur la terre L'homme est le plus chetif : car il se fait la guerre Luy-mesmes à soy-mesme...., 815 dans CHÉTIF, IVE
Elle prend son arc turquois, Recoiffe sa tresse blonde, Met pour chevet son carquois, Puis s'endort au bruit de l'onde, 433 dans CHEVET
Cheveul en teste ne luy tient, 471 dans CHEVEU
Mais quand partout le ventre fut grossy De la chevrette [cornemuse]...., 739 dans CHEVRETTE
Puis quand les chiquaneurs se tourmentoient d'envie De quoy vous reformiez les procès et leur vie, Bocage royal, 1re partie, Au cardinal de Lorraine dans CHICANEUR, EUSE
Et sans morsure De chiens enragez et fous, 921 dans CHIEN, CHIENNE
Ainsi versant de l'oeil des fontaines ameres, Dedans mon cerveau creux je peignois des chimeres, 693 dans CHIMÈRE
Laissez-moi ces desseins qui ne sont que mensonges, Que chimeres en l'air, que fables et que songes, 707 dans CHIMÈRE
Je voy le bien et je choisi le mal !, 641 dans CHOISIR
Mais la main des dieux jalouse N'endura que telle chouse Suivist son train coustumier, 388 dans CHOSE
Bref on ne voit chose qui vive, Sans estre serve de douleur, 409 dans CHOSE
Si nous oyons crier de nuit quelque chouan, Nous herissons d'esfroy...., 815 dans CHOUAN
Je m'asseuroy qu'au changement des cieux Cest an nouveau romproit ma destinée, Amours, I, 180 dans CIEL
Là s'eslevoit la cyme forestiere D'Ide [le mont Ida]...., 603 dans CIME
Persée estoit sur le haut de la roche, Ayant au poing sa cimiterre croche, 612 dans CIMETERRE
Hostesse des lieux solitaires Et par l'horreur des cimetaires, 413 dans CIMETIÈRE
Et ses boutons cinabrins Et ses levres pourperées, 552 dans CINABARIN, INE
Comme on void quelquefois singler à tire d'ailes En un temps orageux cinq ou six colombelles, 871 dans CINGLER
.... qui s'enfle ainsi qu'un voile quand le vent Soufle la barque, et la single en avant, 927 dans CINGLER
Et ceux qui [les peuples nomades] toutes saisons Leurs maisons Roulent sur une civiere, 442 dans CIVIÈRE
.... Et de coups redoublez l'un sur l'autre abondans, Font craquer leur maschoire et claqueter leurs dents, 852 dans CLAQUETER
.... Mais trop plus est à craindre une femme clergesse, Sçavante en l'art d'amour, quand elle est tromperesse, 125 dans CLERC
Le cliquetis des armes, 900 dans CLIQUETIS
... Jette dedans mon ventre Un desir de manger, ventre, non, mais un antre, Plustost une cloaque instrument de mes maux [il s'agit de Phinée et des harpies], 841 dans CLOAQUE
Ou sur les monts d'Auvergne, ou sur le plus haut mont Des cloistres [barrières] Pyrenez, quand la neige se fond, 865 dans CLOÎTRE
Hardis furent les coeurs qui les premiers monterent Au ciel, et d'un grand soin les astres affronterent ; Là sans avoir frayeur des cloistres enflamez Du monde...., 899 dans CLOÎTRE
Nous fismes un contract ensemble l'autre jour, Que tu me donnerois mille baisers d'amour, à levres demi-closes, 810 dans CLORE
Et desquels la sepulture Presse sous mesme closture Le corps, la vie et le nom, dans RAYNOUARD, clausura. dans CLÔTURE
Un clou repousse l'autre ; en la mesme façon Tu auras vers pour vers et chanson pour chanson, Élég. 33 dans CLOU
.... Et que la lune à la coche atelée De noirs chevaux sera renouvelée, 696 dans COCHE
Baise moy donc, mon coeur [m'amie], car j'aime mieux Ton seul baiser, que si quelque deesse..., 109 dans COEUR
.... toutes ayant en leurs fresches mains blanches Un beau cofin tissu de jeunes branches, 740 dans COFFIN
Le plus desert d'un separé rivage, Et la frayeur des antres les plus cois, 5 dans COI, COITE
Bons dieux ! qui voudroit louer Ceux qui, collez sur un livre, N'ont jamais soucy de vivre ?, 417 dans COLLER
Il ne doute les loups, tant soient-ils redoutables, Ny les mastins armez de colliers effroyables, Bergeries, Églogue 1 dans COLLIER
Mon plaisir en ce mois c'est de voir les coloms S'emboucher bec à bec de baisers doux et longs, 242 dans COLOMBE
.... Voyez les passereaux Qui demenent l'amour, voyez les colombeaux, Regardez le ramier...., 150 dans COLOMBEAU
Mon doux plaisir, ma douce colombelle, Mon passereau, ma gente tourterelle, 148 dans COLOMBELLE
Icy sur les ormeaux se plaint la tourterelle, Icy le colombeau baise sa colombelle, 742 dans COLOMBELLE
Les baisers colombins ne vous defaillent point, 785 dans COLOMBIN, INE
Nous les freres puinez combaterons ensemble, Je dy Castor et moy, ou vous si bon vous semble, 854 dans COMBATTRE
Permets que je coupe Sous heureux sort la commande [amarre] qui tient Ma nef au bord...., 604 dans COMMANDE
Le ciel.... Qui me commande à mourir pour vos yeux, 47 dans COMMANDER
J'auray pitié du feu qui cause vostre perte, Pleurant vostre douleur comme l'ayant soufferte, 699 dans COMME
Il vous fera pardon, il est dieu debonnaire, Et, comme les humains, ne tient pas sa colere, 870 dans COMME
Que les mastins paillards la compissent tousjours !, 822 dans COMPISSER
Que c'estoit de destin, si les influxions Des astres commandoient à nos complexions, 663 dans COMPLEXION
Pour Dieu, n'allegue ici les forces de vertu ! Tu le perdrois contant [tu serais vaincu à l'instant], 904 dans COMPTANT
Ce fut toy qui de nuict abandonnant sa ville Conduis le vieil Priam en la tente d'Achille, 919 dans CONDUIRE
Comme on voit la navire attendre bien souvent Au premier front du port la conduite du vent, 424 dans CONDUITE
Et quoy, Clymene, auras-tu point de honte De confesser qu'amour soit ton vainqueur ?, 630 dans CONFESSER
.... à sçavoir conseiller ta face à ton mirouer, 894 dans CONSEILLER
L'un pousse les ames guidées Aux belles contemplations, à l'intellect et aux idées, Purgeant l'esprit de passions, Odes, V, 7 dans CONTEMPLATION
Mais mon serment s'envola dans la nue : Serment d'amour jamais ne continue, 819 dans CONTINUER
Siecle vrayment heureux, siècle d'or estimé, Où tousjours l'amoureux se voyoit contreaimé, 191 dans CONTRE-AIMER
Tant plus elle est aimée, et tant plus elle prend Plaisir à contre-aimer...., 706 dans CONTRE-AIMER
.... Et faire à contre-course Les ruisseaux esbahys retourner à leur source, 671 dans CONTRE-COURSE
.... Car le peuple mesdit De celuy qui de moeurs aux siennes contredit, 893 dans CONTREDIRE
Attache ton esprit à contr'imaginer Quelque entreprise haute, à fin de destourner L'impression d'amour par une autre nouvelle, 825 dans CONTRE-IMAGINER
Croyant que vos voisins peuvent ravir les vostres, Ainsi qu'en ce pays vous ravissez les nostres, Vous contre-injuriant de pareille façon, 673 dans CONTRE-INJURIER
Et ceux qui par la lutte huilée Contre-tenoient les bras courbez, 521 dans CONTRE-TENIR
A baiser vostre main le desir me convie, 246 dans CONVIER
Je m'en vais saoul du monde ainsi qu'un convié S'en va saoul du banquet de quelque marié, 305 dans CONVIER
Et voyant le bateau qui s'enfuyoit de moy, Parlant à Marion, je chantay ce convoy, 162 dans CONVOI
À l'envi sont jà cueillis Les verds tresors de la plaine, Les coquerets et les lis, La rose et la marjolaine, 467 dans COQUERET
Et du tendre crystal de nos larmes menues Les fleurs des coquerets blanches sont devenues, 796 dans COQUERET
Et le pavot qui les hommes endort, Et la cormeille au dur noyau de pierre, La corme aussi qui le ventre resserre, 942 dans CORME
L'un meurt, l'autre revit, et toujours la naissance Par la corruption engendre une autre essence, Eleg. 19 dans CORRUPTION
[Ce faon] Saute à l'entour de moy, et de sa corne essaye De cosser brusquement mon mastin qui l'abaye, 718 dans COSSER
Mais d'où vient que mon bouc qui sautoit si alaigre, Qui gaillard dans ces prez cossoit contre mes boeufs, 744 dans COSSER
En lieu d'un teint vermeil une barbe follette Cotonne son menton...., 713 dans COTONNER
Moy plus couard, je ne requiers sinon.... Mourir oisif en ton giron, Cassandre, 44, 933 dans COUARD
Estre vaillant et couarder de crainte ; Vouloir mourir et vivre par contrainte, 48 dans COUARDER
Les barreaux sont de til [tilleul], et la perchette blanche Qui traverse la cage est d'une coudre franche, 736 dans COUDRE
Toy Perrot, prens en don ceste belle chevrette [cornemuse] : Son ventre est fait de cerf, son anche de coudrette, 745 dans COUDRETTE
Je mis, pour t'essayer encores devant-hier, Dans le creux de ma main des fueilles de coudrier, 161 dans COUDRIER
Ils tariront le coulant des fontaines, 653 dans COULANT, ANTE
Mais tout ainsi que l'onde à val des ruisseaux fuit Le pressant coulement de l'autre qui la suit, Ainsi le temps se coule...., 917 dans COULEMENT
... Le coupeau Du chevelu Parnasse, 476 dans COUPEAU
D'un tel logis le seigneur redouté Va couronné d'honneur et de jeunesse, 705 dans COURONNER
Caril est, quant au reste, aussi noble qu'un ange, Tant je l'ay couronné de gloire et de louange, 87 dans COURONNER
Il jugeoit un vieil cerf à la perche, aux espois, à la belle empaumeure, et à la couronneure, 210 dans COURONNURE
....Où pendent sur le haut les courayes funestes (Je tremble en le disant) des homicides cestes Taillez de cuir de boeuf qu'on assomme à la mort, Pelu, non courroyé, large, puissant et fort, 849 dans COURROIE
Cusin, monstre à double aile, au mufle elephantin, Canal à tirer sang, qui, voletant en presse, Sifles d'un son aigu...., 270 dans COUSIN
Ores rouant sa grand masse, Et ores sa coutelace, 342 dans COUTELAS
Et de la main leurs coutelas trouverent Bien aiguisez qui de l'arçon pendoient, 619 dans COUTELAS
Et s'il faut preferer celuy qui le premier Ose prier sa dame et s'en fait coustumier, Sur mes deux compagnons je doy gaigner la place, 806 dans COUTUMIER, IÈRE
Ô que mal-aisement l'ambition se couvre !, 975 dans COUVRIR
Estrange est son plumage, et je crains à loger, Pour n'estre point deceu, un si jeune estranger, 814 dans CRAINDRE
Tousjours d'un craquetis leur maschoire cliquoit, 840 dans CRAQUEMENT
Ainsi qu'on voit les bien-volantes grues Craquer aigu quand passer il leur faut La mer, pour vivre en un pays plus chaud, 602 dans CRAQUER
En mangeant ils craquoient et du bec et des ailes, Comme font ces corbeaux qui succent les cervelles Des animaux pourris, 842 dans CRAQUER
....Et de coups redoublés l'un sur l'autre abondans, Font craquer leur maschoire et claqueter leurs dents, 852 dans CRAQUER
Comme ce poil craquette, Ce disoit-elle, et brule tout en soy, Ainsi Francus puisse brusler de moi, 624 dans CRAQUETER
Elle qui tient dessus sa face un voile, Par le travers du crespe l'apperceut, 640 dans CRÊPE
Là Jason descendit, qui ne faisoit encor Que friser son menton d'un petit crespe d'or, 839 dans CRÊPE
En cependant que les rides ne font Cresper encor l'aire de nostre front, 117 dans CRÊPER
Que les crespons de leur blonde coutille, 67 dans CRÉPON
Or les frizant en mille crespillons, 23 dans CRÉPON
... Un ret d'or me tendoit, Qui tout crespu sur sa face pendoit, 2 dans CRÉPU, UE
Peuple qui vole en troupes infiny, Et criaillant sur les rives cognues, Se presse ensemble aussi espais que nues [note de Ronsard : fréquentatif de crier, fort usité en Vandomois, Anjou et Maine], 602 dans CRIAILLER
Longue barbe et long crin font les hommes plus beaux, 751 dans CRIN
Plusieurs croient que le poëte et l'historien soient d'un mesme mestier ; mais ils se trompent beaucoup, 514 dans CROIRE
Greves faites d'argent et jointes à clous d'or ; D'or les boucles estoient, où sourdoient eslevées Mille croisettes d'or au burin engravées, 932 dans CROISETTE
....Et les glaçons Dont janvier crouste la terre De l'eau prompte à se brider, p. 337 dans CROÛTER (SE)
Le labeur toutesfois ses membres ne consomme, Tant il est cru [verd] vieillard, 746 dans CRU, CRUE
Mais la cruelle, accoustumée à tromper son poursuivant, S'enfuit comme une fumée Qui se perd au gré du vent, 549 dans CRUEL, ELLE
Couvrez la tendre chair de vos greves divines Du cuir damasquiné de vos courtes bottines, 937 dans DAMASQUINER
Il s'abilla des habits d'une femme, Et d'un heros devenu damoiseau, Guidoit l'esguille et tournoit le fuseau, 117 dans DAMOISEAU
Là sont d'age pareils cent jeunes jouvenceaux, Beaux, vermeils, crespelus, aux mentons damoiseaux, 896 dans DAMOISEAU
Tes pieds de trop courir sont ja foibles et las, 297 dans DE
Ta couleur est d'un mort qu'on devalle en la fosse, 561 dans DE
Elle est pleurante au cabinet entrée, Où tout le bien que plus cher elle avoit, D'un soin de femme en garde reservoit, 632 dans DE
Si j'avois de puissance autant que j'ay d'oser, 866 dans DE
Tout ce qui est de beau ne se garde longtemps, 926 dans DE
Incontinent que l'aube jour-apporte Du grand Olympe eut desbarré la porte, 617 dans DÉBARRER,
[Ils ont] Embroché l'autre [partie] et cuite peu à peu De tous costés à la chaleur du feu, L'ont desbrochée, en des paniers l'ont mise...., 604 dans DÉBROCHER
J'approche et la decoupe [la bête], et comme je m'arreste à vouloir decercler les tripes de la beste, Je vi trembler un fan le quel me sembla beau, 746 dans DÉCERCLER
Mais ce n'est mie à l'homme grand trofée, De decevoir un coeur desjà deceu, 947 dans DÉCEVOIR
....Et que je voy Henry l'Apollon qui m'inspire, Soudain je me descharme, et ma langue veut dire Les honneurs d'un tel prince...., 784 dans DÉCHARMER
Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avoit desclose Sa robe de pourpre au soleil, A point perdu ceste vesprée Les plis de sa robe pourprée, 383 dans DÉCLORE
Voulant son arc contre moy descocher, Trouva l'escu aussi fort qu'un rocher, 758 dans DÉCOCHER
Mainte gentille nymphe et mainte belle fée, L'une aux cheveux pliés, et l'autre descoifée, 735 dans DÉCOIFFER
Elle, marchant à tresses descoiffées, Apparoissoit la princesse des fées, 740 dans DÉCOIFFER
Elle pour obeïr prend le pied de la beste ; Lors en lieu de l'hostie il decolla la teste De la femme perfide, 672 dans DÉCOLLER
Cestuy-là [le soleil] de ses yeux Enlustre, enflamme, enlumine les cieux, Et cestuy-ci nostre France decore, 3 dans DÉCORER
Page, verse à longs traits du vin dedans mon verre, 273 dans DEDANS
C'est toi belle fontelette, Où ma douce mignonnette A miré ses yeux dedans, 551 dans DEDANS
Je vis en elle, elle vit dedans moy ; Ce n'est qu'un coeur, qu'une ame et qu'une foy, 755 dans DEDANS
Quelquefois il te plaist pour l'esprit desfacher, Du luth au ventre creux les languettes toucher, 866 dans DÉFÂCHER (SE)
De cele [verge, caducée] il est defermant L'oeil de l'homme qui sommeille, 553 dans DÉFERMER
Tout ainsi qu'elle [la rose] defleurit Fanie en une matinée, Ainsi nostre age se flestrit, 511 dans DÉFLEURIR
Où tu es, la maladie Ne defleure la santé, 536 dans DÉFLEURIR
Tant soit son gros sourcil gravement renfrongné, Que d'un riche present bien tost ne soit gaigné, Et qu'il ne parle bas et defronce sa ride, 904 dans DÉFRONCER
D'amour tout le premier flambeau, Qui deglaça sa froideur endormie, 686 dans DÉGLACER
.... Ny la noise Du rossignol qui se degoise, Ne luy rameine le sommeil, 383 dans DÉGOISER
Il demeure immobile aussi froid qu'un rocher, Descharné, deshallé, sans puissance ni force, 891 dans DÉHALER
Tu trouveras, au desmembrement et deliaison de ces deux carmes [vers], toutes belles et magnifiques paroles, 588 dans DÉLIAISON
Par ta mort, Adonis, toutes delices meurent, 795 dans DÉLICE
Puis tressans dans quelque prée Vos cheveux delicieux, Chantez d'une voix sacrée...., 448 dans DÉLICIEUX, EUSE
Les Tusques mains ingenieuses Jà de trop velouter s'usoient Pour nos femmes delicieuses, Qui en robes trop precieuses Du rang des nobles abusoient, 515 dans DÉLICIEUX, EUSE
.... D'un animal marche-tard ocieux [la tortue], Fit une lyre au son delicieux, Au ventre creux, Aux accords delectables, 943 dans DÉLICIEUX, EUSE
.... Comme il a démarqué les bornes de la France Pour les planter plus loin par le fer de sa lance, 934 dans DÉMARQUER
[Les matelots] D'un cry naval, hors du rivage proche, Demarent l'anchre à la machoire croche, 605 dans DÉMARRER
Ren leur le chastiment selon les demerites, 871 dans DÉMÉRITE
C'est peindre en l'eau, et c'est vouloir encore Prendre le vent et desnoircir un more, 185 dans DÉNOIRCIR
À peine avois-je dit, quand Thoinet se depame, Et à soy revenu alloit après sa dame, 164 dans DÉPÂMER (SE)
....Nature ingenieuse, Voyant les coeurs humains d'une paresse oiseuse S'engourdir lentement, pour les deparesser S'en vint au mont Pholois à Chiron s'adresser, 938 dans DÉPARESSER
L'honneur s'achepte aux despens de la peine, 598 dans DÉPENS
Ne combas point, à fin que, n'estant le pius fort, T'achetes une honte aux despens de la mort, 757 dans DÉPENS
Les despensiers emboufis de bonbance, 941 dans DÉPENSIER, IÈRE
Et luy mesme se puisse à luy mesme desplaire, 191 dans DÉPLAIRE
L'un court après tout ireux ; L'autre defend sa despouille...., 467 dans DÉPOUILLE
Quand tes sages propos depouillerent l'escorce De tant d'opinions que frivoles j'avois, 252 dans DÉPOUILLER
Quelle palleur depourpre le sein beau, Qui pair à pair combat avec l'aurore ?, 99 dans DÉPOURPRER
.... Que je ne puis ma faim desaffamer Qu'en l'admirant ou voyant sa peinture, 81 dans DÉSAFFAMER
Lequel, ains que son espée Au sang haineux fust trempée, Du miel de sa langue molle Se desaigrit le souci, 347 dans DÉSAIGRIR
Il faut que tu demembres et desassembles ces vers de leur nombre, mesure et pieds.... si tu trouves, après tel desassemblement de la ruine du bastiment, de belles et excellentes paroles...., 588 dans DÉSASSEMBLEMENT
Alors, belle, tu me baisas, Et doucement desattisas Mon feu d'un gracieux visage, 178 dans DÉSATTISER
Voy, s'il te plaist, que le temps qui s'absente, Depuis sept ans en rien ne desaugmente Le plaisant mal que j'endure pour toy, 54 dans DÉSAUGMENTER
Un demy-dieu me feroit son baiser, Sein contre sein, mon feu desembraiser, Un de ces dieux qui mangent l'ambrosie, 25 dans DÉSEMBRASER
Nos esprits, las ! en cent mille façons, Deprisonnez de l'humaine closture, Dessus les flots errent à l'aventure, 613 dans DÉSEMPRISONNER
Je suis desesperé [sans espoir] De parvenir au bien tant desiré, 819 dans DÉSESPÉRER
Quand la fortune en se jouant nous pert, Le desespoir en lieu de raison sert, 631 dans DÉSESPOIR
Le desespoir qui tourne encontre soy les armes, 976 dans DÉSESPOIR
Tous les plaisirs que j'estimois, Alors que libre je n'aimois, Maintenant je les desestime, 118 dans DÉSESTIMER
Le monde fust un desert solitaire : Villes et bourgs, bourgades et citez, Maisons, chasteaux seroient deshabitez, 821 dans DÉSHABITER
Mais de quoy sert le desirer, Sinon pour l'homme martirer ? Le desir n'est rien que martire, 471 dans DÉSIR
Et l'homme mort est bienheureux : Heureux qui plus rien ne desire, 471 dans DÉSIRER
Mais de quoy sert le desirer, Sinon pour l'homme martirer ? Le desir n'est rien que martire, ib. dans DÉSIRER
Content ne vit le desireux, 471 dans DÉSIREUX, EUSE
Par luy la foy se fausse, et mille maux divers Par luy se sont campez en ce grand univers. Qui de toute bonté les terres desolerent, 800 dans DÉSOLER
Puis un grand coup de maillet luy desserre Entre les yeux : le taureau tombe à terre, 603 dans DESSERRER
Dessillez-moy l'ame assopie Et ce gros fardeau vicieux, 365 dans DESSILLER
Se reveillant, tu t'esveilles joyeux, Et pour le voir tu dessilles tes yeux, 958 dans DESSILLER
.... Ou sous le frais d'un antre, ou dessous la froideur D'un chesne dont les bras s'opposent à l'ardeur, 814 dans DESSOUS
L'air retentit dessous le cri des meres, 968 dans DESSOUS
Si qu'en marchant il me sembloit marcher Sur un espieu ou desur un rocher, 816 dans DESSUS
Et me plantant dessus le haut du mont, Droit vers Paris me fit tourner le front, ib. dans DESSUS
Et comme Le pere a deterré [fait perdre la terre] le simple gentil-homme Par procez embrouillé, les fils en sont vangeurs, Et des biens paternels gouspilleurs et mangeurs, 918 dans DÉTERRER
Ô fortuné celui qui bien loin de la guerre.... Qui ne sçait quel mot c'est que cargue, camisade, Sentinelle, diane, escarmouche, embuscade, 936 dans DIANE
Et ces pensers fievreux me font resver si fort Que diete ne jus ni section de veine Ne me sauroient guarir, Amours, liv. II, LXI dans DIÈTE
Les grands rois et les empereurs Ne different aux laboureurs, Si quelcun ne chante leur gloire, 570 dans DIFFÉRER
Et le col [il] luy dessembla Loin de ses testes difformes, 345 dans DIFFORME
Ny baladins aux dispostes gambades, 778 dans DISPOS
Pour retenir un amant en servage, Il faut aimer et non dissimuler [feindre], 218 dans DISSIMULER
En vain elle dissimule Ne sentir le mal qui croist ; Sa flame, qui son coeur brusle, Claire au visage apparoist, 491 dans DISSIMULER
Faut-il qu'en pleurs je distille ma vie ?, 630 dans DISTILLER
Les vents sont assoupis, les bois dorment sans bruit, 744 dans DORMIR
Ô doux parler dont les mots doucereux Sont engravés au fond de ma memoire !, 30 dans DOUCEREUX, EUSE
Nymphette que j'idolatre, Ma doucette, ma sucrée, 309 dans DOUCET, ETTE
Si bien qu'on ne peut sçavoir, à la voir et à le voir, Laquelle ou de la fleurette, Ou d'elle est la plus douillette, 553 dans DOUILLET, ETTE
Pour ce il faut de l'argent à couvrir nostre corps, Qui de lui-mesme est tendre et douillet par dehors, 905 dans DOUILLET, ETTE
Douce est la mort qui vient subite et breve, 6 dans DOUX, DOUCE
On ne voit point au ciel tant d'estoiles flambantes Driller au firmament..., 845 dans DRILLER
Quand le prince est absent, tousjours le droict a tort, 880 dans DROIT
Jocondalle, nouveaux tallars, ducats de sainct Estienne, et pistolets, 590 dans DUCAT
Ainsi l'amour tardive est de longue durée, 239 dans DURÉE
Tout terme qui finit n'a pas longue lurée, 675 dans DURÉE
.... Une joye, un plaisir, que les plus grands Cesars Ne sentirent jamais : mais courte elle me dure, 238 dans DURER
L'un d'une chose esbat sa vie, L'autre d'une autre à volonté, 373 dans ÉBATTRE (S')
.... Et pendant que jeunes nous sommes, Esbatre la fleur de nos ans, 511 dans ÉBATTRE (S')
Le cyclope eborgné, D'Achille le bouclier, Circe au chef bien peigné, Épisodes de l'Iliade, 924 dans ÉBORGNER
Toute rigueur s'amollit par priere ; Tout gentil coeur s'eschauffe d'amitié, 756 dans ÉCHAUFFER
Je leur esclaire au rais de mon flambeau, 956 dans ÉCLAIRER
Ton regard dans le coeur, dans le sang m'est entré Comme un esclat de foudre alors qu'il fend la nue, 227 dans ÉCLAT
[Le vent] Fait ores esclater les rives d'un grand bruit, 278 dans ÉCLATER
Je voy l'esclair du bel acier des armes Sous le soleil s'esclatter jusqu'aux cieux, 981 dans ÉCLATER
Sus, troupeau, deslogeons, j'ay d'esclisse et d'osier, Achevant ma chanson, achevé mon panier, 732 dans ÉCLISSE
....Et, te baisant, mener les boeufs en pasturage, Esclisser des paniers, et faire du fromage, 793 dans ÉCLISSER
Son sein vous esclouit, gardez de l'offenser [Dieu], 275 dans ÉCLORE
Fust-ce en hyver, les roses s'esclou'ront, 741 dans ÉCLORE
....Tout l'imparfait de mon escorce humaine, 89 dans ÉCORCE
....il contemple mas, Maintenant le timon, il rhabille les coutes, Les carreaux et les ais et les tables dissoutes, 319 dans ÉCOUTE
Deux mois après un cheval qui rua, De coups de pied l'un de mes gens tua, Lui escrageant d'une playe cruelle Bien loin du test la gluante cervelle, 945 dans ÉCRASER
Il est fort difficile d'escrire bien en nostre langue, si elle n'est enrichie autrement qu'elle n'est pour le present, de mots et de diverses manieres de parler ; ceux qui escrivent journellement en elle savent bien à quoi s'en tenir ; car c'est une extreme gene de se servir tousjours d'un mot, 589 dans ÉCRIRE
Pour edenter le souci qui me mord, 31 dans ÉDENTER
.... Ou pour sçavoir si du temps la longueur Ne m'avoit point effacé de son coeur, 779 dans EFFACER
....Et jamais la froidure, Qui effeuille les bois n'effeuille ta verdure, Élég. 6 dans EFFEUILLER
Il arrosa de vin la victime immolée, Effondra le taureau, entrailles et jambons De sel bien saupoudrez jetta sur les charbons, 842 dans EFFONDRER
Sans justice le peuple effrenément vivroit, 874 dans EFFRÈNEMENT
Dieu seul est eternel ; de l'homme elementaire [composé des quatre éléments] Ne reste après la mort ny veine ny artere ; Qui pis est, il ne sent, il ne raisonne plus, Locatif descharné d'un vieil tombeau reclus, 785 dans ÉLÉMENTAIRE
Elles sçavent trouver mille feintes excuses, Après qu'ell' ont failly, 125 dans ELLE
Ma main ne sçait cultiver autre nom, Et mon papier ne s'esmaille sinon De leurs beautés que je sens dedans l'ame, 14 dans ÉMAILLER
Ange divin, qui mes playes embame, Pour soulager les peines de mon ame, 17 dans EMBAUMER
Il [le corps] n'a plus esprit ny raison, Emboiture ne liaison, Artere, poux, ny veine tendre, 471 dans EMBOÎTURE
Tous deux au departir se baisant doucement, S'entredisent adieu d'un long embrassement, 892 dans EMBRASSEMENT
Quelle langueur ce beau front deshonore ? Quel voile obscur embrunit ce flambeau ?, 99 dans EMBRUNIR
Puis alors que vesper vient embrunir nos yeux, 300 dans EMBRUNIR
.... La passion que nous engendre amour, Qui de la vie embrunit le beau jour, 638 dans EMBRUNIR
Trois ou quatre fois à l'embrunir du jour Il fit sonner le marteau sur ma porte, 705 dans EMBRUNIR
Les morions, les piques des soldars, Et les harnois fourbis de toutes pars, Et l'emery des lames acerées.... Une lumiere envoyent dans les cieux, 602 dans ÉMERI
Le jour estoit sous l'onde, et la nuict estoilée Avoit d'un habit brun la terre emmantelée, 672 dans EMMANTELER
.... Ceste Marguerite Qui ciel et terre emparfume d'odeur, 56 dans EMPARFUMER
Ton oeil, habile à descocher, Par sa vertu m'empierre [pétrifie] en un rocher, Comme un regard d'une horrible meduse, 4 dans EMPIERRER
Or en voyant en ces champs l'autre jour Un pigeon blanc empieté d'un autour Qui l'emportoit dedans sa serre aiguë, 740 dans EMPIÉTER
J'empourpreroy mes plumes en mon sang, Pour tesmoigner la peine que j'endure, 77 dans EMPOURPRER
Hardis feront des emprises si belles, Que le vieil temps n'en sera le vainqueur, 684 dans EMPRISE
Je fremis toute et ne suis plus en moy !, 641 dans EN
Après tant de coureurs il me print fantaisie De les devancer tous, et comme bon veneur, Faire bien mon enceinte, et en avoir l'honneur, 670, 210 dans ENCEINTE
.... Et quand le second age Nous vient encotonner de barbe le visage, 916 dans ENCOTONNER
Sois courageux ; toute rude avanture Par traict de temps est douce s'on l'endure : Pour endurer, Hercule se fit dieu, 625 dans ENDURER
Le lict m'est un enfer, et pense que dedans On ait semé du verre ou des charbons mordants, 798 dans ENFER
De tout acte la fin suit le commencement ; Il faut bien enfourner : car telle qu'est l'entrée, Volontiers telle fin s'est tousjours rencontrée, 667 dans ENFOURNER
Qui la flame immortelle aux temples gardera ? Qui d'encens sabean ton throne enfumera ?, 872 dans ENFUMER
C'est une idole enfumée [un vieillard] Au coin d'une cheminée Qui ne fait rien que cracher, 559 dans ENFUMER
Et mordoit goulument comme un homme en songeant Resve après la viande et s'engoue en mangeant, 843 dans ENGOUER
Ny le drap enyvré des eaux du Gobelin, 801 dans ENIVRER
J'ay esté d'opinion en ma jeunesse, que les vers qui enjambent l'un sur l'autre n'estoient pas bons en nostre poesie, 586 dans ENJAMBER
Qui pourroit raconter l'ennuy que je receu, Quand de sur mon giron tout froid je l'apperceu, 791 dans ENNUI
Ô quantes fois depuis votre ennuyeux depart, Solitaire et pensif ayje seul à l'escart Erré par les rochers !, 799 dans ENNUYEUX, EUSE
Ô dieu qui prends le soin des nopces. Hymenée, Laisse pendre à ton dos ta chape ensafranée, 737 dans ENSAFRANER
Ô gentils oiselets que vous estes heureux ! Nature d'elle mesme à l'amour vous enseigne, 181 dans ENSEIGNER
Tant de fois s'appointer, tant de fois se fascher, Tant de fois rompre ensemble, et puis se renouer, 233 dans ENSEMBLE
C'estoit au point du jour.... Quand tout ensemble on veille, et tout ensemble on dort D'un oeil entre-surpris du frere de la mort, 706 dans ENSEMBLE
Maint gros tonnerre ensoufré s'esclatoit, 608 dans ENSOUFRER
En sa dextre elle ent [mit] la hache Par qui les rois sont irritez, 357 dans ENTER
Il me faudroit non l'ardeur de ma ryme, Mais l'enthousiasme, aiguillon de Pontus, 48 dans ENTHOUSIASME
Une creuse coquille Retorse par le bout et large que souvent Ainsi qu'un flageolet il entonne de vent : Il n'a si tost dedans entonné son haleine, Que...., 849 dans ENTONNER
[Les atomes] Heurtés ensemble ont composé le monde, S'entr'accrochans de liens tous divers, 21 dans ENTR'ACCROCHER (S')
Mais pour neant son coeur s'en resjouit, Entrebatu du desir de la gloire Et de l'espoir d'emporter la victoire, 618 dans ENTRE-BATTRE (S')
[Ils] haletent l'un sur l'autre, et, se battant les os, S'entrecassent les dents...., 852 dans ENTRE-CASSER (S')
J'aime un bouton vermeil entr'esclos au matin, Non la rose du soir, 310 dans ENTR'ÉCLOS, OSE
Toujours un ris, toujours un bon visage, Toujours s'escrire et s'entre-consoler, 218 dans ENTRE-CONSOLER (S')
Puis du livre ennuyé, je regardois les fleurs.... Et l'entrecoupement de leurs faces diverses, Peintes de cent façons, jaunes, rouges et perses, 300 dans ENTRECOUPEMENT
.... Leurs tresses secouées à l'abandon du vent erroient entrenouées, 911 dans ENTRE-NOUER (S')
Laissant le monde ici S'entre-piller, navrer et tuer sans merci, 936 dans ENTRE-PILLER (S')
Rois sans honneur, sans coeur, sans entreprise, Dont la vertu sera la paillardise, 652 dans ENTREPRISE
Toujours les belles naiades, S'entre-serrans par les mains, Jointes avec les sylvains, 554 dans ENTRE-SERRER (S')
Dedans mon sein mon pauvre coeur se pame, Entre-surpris de joye et de tristesse, 156 dans ENTRE-SURPRENDRE
C'estoit au point du jour Quand tout ensemble on veille et tout ensemble on dort D'un oeil entre-surpris du frere de la mort, 706 dans ENTRE-SURPRENDRE
Je le voy, ce me semble, au milieu des soudars, Un somme entre-esveillé prendre dessur la terre, 368 dans ENTR'ÉVEILLER (S')
[Un bocage] Dont les cheveux par le fer non tondus S'entr'ombrageoient l'un sur l'autre espandus, 642 dans ENTR'OMBRAGER (S')
Je n'ose envenimer ma langue à .l a satyre, 668 dans ENVENIMER
Or je t'aimeray donc, bien qu'envis de mon coeur, Si c'est quelque amitié que d'aimer par contrainte, 179 dans ENVI (À L')
C'est grand mal d'estre miserable, Mais c'est grand bien d'estre envié, 371 dans ENVIER
Helas ! tu es trop belle, et tu dois prendre garde Qu'un Dieu si grand tresor ne puisse desirer, Qu'il ne t'envole au ciel pour la terre empirer, 249 dans ENVOLER (S')
Des dames sans retour s'envole la beauté, 282 dans ENVOLER (S')
Puis la mort vient qui nous en-vole, 555 dans ENVOLER (S')
Les fleurs tost espanouyes, Tost s'en vont esvanouyes, 537 dans ÉPANOUIR
Ha le voici, jà voici la barriere Du jour declose, et le ciel s'espanir, 760 dans ÉPANOUIR
Il jugeoit un vieil cerf à la perche, aux espois, A la meule, andouillers et à l'embrunisseure, 210 dans ÉPOIS
....S'ils portent le harnais Une heure sur le dos, ils ont l'eschine arnée, Et en lieu d'un roussin prennent la haquenée, 857 dans ÉREINTER
Sa teste en ce beau mois sans plus estoit couverte D'un riche escoffion ouvré de soie verte, 181 dans ESCOFFION
....Ne jamais l'homme heureux n'espere De se voir tomber en meschef, Sinon alors que la misere Desjà lui pend dessus le chef, 409 dans ESPÉRER
Un vain espoir qui de vent nous vient paistre, 1 dans ESPOIR
Ainsi j'alloy sans espoir [crainte] de dommage, 34 dans ESPOIR
L'age vole tousjours sans espoir de retour, I, 657 dans ESPOIR
Si est-ce sans le corps qu'il [l'homme] seroit ocieux.... L'esprit incorporé devient ingenieux, 251 dans ESPRIT
Bien demesler d'un cerf les ruses et la fiente, Le bon temps, le vieil temps, l'essuy [la rosée essuyée], le rembuscher, 210 dans ESSUI
Chacun n'a pas les muses en partage, Et leur fureur tout estomac ne poind, 397 dans ESTOMAC
Je veux brusler, pour m'envoler aux cieux, Tout l'imparfait de mon escorce humaine, M'eternisant comme le fils d'Alcmeine, 89 dans ÉTERNISER
Tousjours, tousjours, sans que jamais je meure, Je voleray cyne par l'univers, Eternisant les champs où je demeure De mes lauriers honorez et couvers, 576 dans ÉTERNISER
Je luy contay le feu qui me brusloit, Dont la chaleur aux yeux m'estinceloit, 778 dans ÉTINCELER
Sa clarté [de ton livre] nous suffit ; l'homme n'a plus que faire D'estoiles au matin quand le jour est levé, Sonn. à des Caurres. dans ÉTOILE
Mais comment voudriez-vous la France abandonner, Quand tous les estrangers y veulent sejourner ?, Élég. 13 dans ÉTRANGER, ÈRE
Si j'estois à renaistre au ventre de ma mere, 810 dans ÊTRE
....E+ par esclats les lances acerées Furent toucher les voutes etherées, 619 dans ÊTRE
Car l'amour et la mort n'est qu'une mesme chose, 304 dans ÊTRE
....Pour faire voir clairement à chascun Que les vortus et les dames n'est qu'un, 765 dans ÊTRE
La perte des grands rois sont les langues flateuses, 663 dans ÊTRE
L'impudence aujourd'hui sont les meilleures armes Dont on se puisse aider...., 978 dans ÊTRE
Bien que les champs de ton estre [pays].... Du pays qui me vid naistre, Ne se bornent pas bien loin, 548 dans ÊTRE
En dignité pareille il nous faudroit donc estre, Si voulions ressembler les auteurs de nostre estre, Eleg. 10 dans ÊTRE
À vous qui avez tout, je ne sçaurois donner Présent, tant soit-il grand, qui vous puisse estrener, 668 dans ÉTRENNER
Comme on void d'un esclair s'esvanouir le trait, 926 dans ÉVANOUIR (S')
En quatre coups de nez, il [le chien] esvente une plaine, Et, guidé de son flair, à petits pas se traine Le front droit au gibier, 939 dans ÉVENTER
Preste moy ton oreille exorable et benine, 713 dans EXORABLE
Amour est sans milieu ; c'est une chose extreme Qui ne veut (je le sçay) de tiers ny de moitié, 254 dans EXTRÊME
....Et à bien desguiser la verité des choses D'un fabuleux manteau dont elles sont encloses, 894 dans FABULEUX, EUSE
La passion du coeur m'apparoist SUI la face : La face ne ment point, c'est le mirouer du coeur, 273 dans FACE
Je voudrois estre un pitaut de village.... Ou fagoteur qui travaille au bocage, 44 dans FAGOTEUR
Les vents appaiseront leurs haleines terribles, La mer se fera douce, 930 dans FAIRE
Un banc estoit de sablon amassé, Voisin du bord où Francus fut chassé, Haut de falaize et de bourbe attrainée, 609 dans FALAISE
....Puis voyant le vaisseau Qui le portoit echoué dessus l'eau, Demi-covert de falaize et de bourbe, 625 dans FALAISE
Je suis du camp d'amour pratique chevalier ; Pour avoir trop souffert, le mal m'est familier, 230 dans FAMILIER, IÈRE
....Ont le lict nuptial trois fois environné : Puis d'un charme à sous-vois l'ayant empoisonné, Et fasciné la chambre en tournant leurs caroles [danses]...., 824 dans FASCINER
Telle fut Oenoné et nostre Melusine, Et la vieille Manton, fatidique heroïne, 822 dans FATIDIQUE
Ces femmes ne sont pas comme nos femmelettes Qui font par le mestier promener les navettes En ourdissant la toile, ou tournent le fuseau, Ou roulent le filet autour d'un devideau, 844 dans FEMMELETTE
Bryare estoit armé d'une vieille ferraille, En lieu d'un morion s'affubloit d'un escaille De dragon effroyable, 900 dans FERRAILLE
On ne voit champ, tant soit fertil, S'il n'est poitry de labourage, Qu'à la fin ne vienne inutil, t. II, p. 1538 dans FERTILE
La souvenance à toute heure me tente De la mielleuse et fielleuse saison Où je perdi mes sens et ma raison, 58 dans FIELLEUX, EUSE
De voir ainsi devenu filandier Ce grand Alcid' des monstres le meurdrier, 117 dans FILANDIÈRE
Belle fin fait qui meurt en bien aimant, 91 dans FIN
tout terme qui finit n'a pas longue durée, 658 dans FINIR
Pasteur, qui conduiras en ce lieu ton troupeau, Flageollant une eclogue en ton tuyau d'aveine, 263 dans FLAGEOLER
N'y voir flamber [briller] au poinct du jour les roses, 34 dans FLAMBER
Les peuples, effroyez de l'horreur des batailles, Flanquerent leurs citez de fosse et de murailles, 935 dans FLANQUER
Mais ainsi qu'un bouquet se flestrit en un jour, J'ay peur qu'un mesme jour flestrisse votre amour, 292 dans FLÉTRIR
Si la beauté se perd, fais-en part de bonne heure, Tandis qu'en son printemps tu la vois fleuronner, 276 dans FLEURONNÉ, ÉE
Garde nos petits ruisseaux De fouillure de pourceaux Nés pour engraisser eur panse, 921 dans FOUILLURE
....Et sçavoit, sans avoir veu le cerf, quelle teste il avoit, En voyant seulement ses erres et fouleures, 210 dans FOULURE
Un homme sans fouyer vit tousjours en soucy, 676 dans FOYER
Et dormez seurement sous le frais des ormeaux, 721 dans FRAIS, FRAÎCHE
Je fuy les grands chemins frayez du populaire, 236 dans FRAYER
[Il] cognoissoit bien le pied, la sole et les alleures, Fumées, hardouers et frayoirs, et sçavoit, Sans avoir veu le cerf, quelle teste il avoit, 210 dans FRAYOIR
Mais tu ne veux, o fleur des jouvenceaux, Ta vertu vendre à si fresle despense : Le seul honneur te plaist pour recompense, 626 dans FRÊLE
....Donné un fresle verre en lieu d'un diamant, 708 dans FRÊLE
D'un peigne d'yvoire blanc Frisotoient leurs tresses blondes, 525 dans FRISOTTER
Quand je vous touche, ou quand je pense en vous, D'une frisson tout le coeur me fretille, 53 dans FRISSON
Mon poil au chef se frissonne et se dresse, 156 dans FRISSONNER
Si qu'en despit de l'hiver froidureux Un beau printemps s'engendra de sa face, 60 dans FROIDUREUX, EUSE
....Le son diabolique des canons et harquebuses, qui font trembler la terre, froisser l'air d'alentour, 587 dans FROISSER
Voy ces rochers au front audacieux ; C'estoient jadis des plaines fromenteuses, 963 dans FROMENTEUX, EUSE
Tantost fronciez les plis de ma chemise, à chasque ply me baisant ou mordant...., 818 dans FRONCER
Par toy d'un paisible labeur Le boeuf fume sous la charrue, 514 dans FUMER
Injuste amour fusil [brandon] de toute rage, Que peut un coeur soumis à ton pouvoir ?, 16 dans FUSIL
....Prit un fuzil et frayant à maints coups Le dos du fer encontre les caillous, 642 dans FUSIL
Philomele en avril ses plaintes y jargonne ; L'arondelle l'esté ; le ramier en automne ; Le pinson en tout temps ; la gadille en hyver, 297 dans GADILLE
Il sçavoit par sur tous laisser courre et lancer, Bien demesler d'un cerf les ruses et la feinte, ....Les gangnages, la nuict, le lict et le coucher, 210 dans GAGNAGE
Dedans faisoit sa bauge une beste sauvage Qui jamais autre part ne cherchoit son gaignage, 670 dans GAGNAGE
....Et monstroit à son port quel sang le concevoit, Tant la garbe de prince au visage il avoit, 677 dans GALBE
....Tous deux de garbe et de courage grans, 619 dans GALBE
Qu'on face des tournois, qu'on sorte en la campaigne, Qu'en armes on galope un beau genest d'Espaigne...., 708 dans GALOPER
Ni l'hyacinthe au teint d'oeillet Le glayeul ni la gantelée, 420 dans GANTELÉE
La chose precieuse est de mauvaise garde [difficile à garder], 249 dans GARDE
Un temps viendra qui nous gardra d'aimer Par maladie, ou par mort, ou vieillesse, 821 dans GARDER
Là gargouillent les eaux de cent mille fontaines, 164 dans GARGOUILLER
Ainsi disoit le chant de la serene, Pour arrester Ulysse sur l'arene, Qui, garrotté au mât, ne voulut pas Se laisser prendre à si friands appas, Amours, liv. II dans GARROTTER
....Et comme Le pere a deterré le simple gentilhomme Par procez embrouillé, les fils en sont vangeurs, Et des biens paternels gouspilleurs et mangeurs, 918 dans GASPILLEUR, EUSE
Tu oses bien te moquer de mes vers Et, te gauchant, les lire de travers, à chaque point disant le mot pour rire, 826 dans GAUSSER (SE)
Dessus la toille ou sur la gaze peinte De fil en fil pressoit la laine teinte, 686 dans GAZE
Il dit ainsi ; le gean d'autre part Le mesuroit d'un terrible regard, 618 dans GÉANT, ANTE
Son corps estoit geant, et au milieu du front Contournoit un grand oeil comme un grand boucler rond, 749 dans GÉANT, ANTE
Et le bel esmail qui varie L'honneur gemmé d'une prairie, 550 dans GEMMÉ, ÉE
Et tous les ans il voirra sur l'automne Bacchus luy rire, et plus que ses voisins Dans son pressoüer gennera de raisins, 704 dans GÊNER
Comme un gerfaut qui de roideur se laisse Caler à bas, ouvrant la nue espaisse, Dessus un cygne amusé sur le bord, 620 dans GERFAUT
....Et tousjours la glace eternelle Des fleuves ne bride le cours, 500 dans GLACE
....Afin que l'age qui glisse Ne les mette à nonchaloir, 396 dans GLISSER
Un merle qu'à la glu en nos forests je pris, 720 dans GLU
Ny le drap enyvré des eaux du Gobelin, 801 dans GOBELINS
Mon oeil de vos regards goulument se repaist, 285 dans GOULÛMENT
Il est temps d'accuser ceux-là qui ne font rien, Sinon vendre leur rente et gourmander leur bien [le manger crapuleusement], 909 dans GOURMANDER
Il jugeoit un vieil cerf à la perche, aux espois, à la meule, andouillers et à l'embrunisseure, à la grosse perleure, aux gouttieres, aux cors, 210 dans GOUTTIÈRE
Est-ce pas faire au ciel injure et deshonneur, De dire que l'amour, du monde gouverneur, Soit meschant et cruel et autheur de tout vice ?, 770 dans GOUVERNEUR
Deux petits ramereaux je porte à mon Olive, Denichez d'un grand orme à gravir mal-aisé, 743 dans GRAVIR
....Essuya l'air gresleux et pluvieux, 77 dans GRÊLEUX, EUSE
....Les gresillons qui de leurs cris tranchans Salueront les porteurs à leur retour des champs, 735 dans GRILLON
Les bras longs et tortus du lierre grimpant, 804 dans GRIMPER
Grison et maladif, rentrer dessous la loi D'amour, o quelle erreur ! Dieux, merci je vous crie, Sonnets, II, 26 dans GRISON, ONNE
Les bons vieillards à testes grisonnées, Les jouvenceaux aux plaisantes années,...., 598 dans GRISONNER
Et d'un horrible tour [la mer] Se roule en groumelant aux rives d'alentour, 844 dans GROMMELER
Ou bien s'il a quelque soin, C'est de s'endormir au coin De quelque grotte sauvage, Odes, v, 16 dans GROTTE
Aucune fois avec ses damoiselles, Comme une fleur assise au milieu d'elles Guidoit l'aiguille...., 687 dans GUIDER
.... Ainsi qu'au renouveau Un beau guinier par gros trochets fait naistre Son fruit touffu, 943 dans GUIGNIER
Les poetes, d'une petite cassine font un magnifique palais, qu'ils enrichissent, dorent et embellissent par le dehors de marbre, jaspe et porphire, de guillochis, ovalles, frontispices..., 585 dans GUILLOCHIS
Le ciel ravi, qui si belle la voit, Roses et liz et guirlandes pleuvoit, 60 dans GUIRLANDE
Tant la faveur qui les fautes efface, Fait que le sot pour habile homme passe !, 651 dans HABILE
Il te faudra d'un habit haillonneux Vestir ton corps, 948 dans HAILLONNEUX, EUSE
Puis de haineux devenus bons amis..., 648 dans HAINEUX, EUSE
Quiconque soit celuy qu'en vivant il languisse, Et de chacun hay luy mesme se haysse, 191 dans HAÏR
Je suis bruslé, le Gast, d'une double chaleur, L'une hasle mon front, l'autre enflamme mon coeur : Le hasle de mon front se refraichit sans peine, 814 dans HÂLE
Je haslay mon mastin après le larronneau, Qui si près le suivit qu'il le prist au manteau, 743 dans HALER
Pere, t'esbahis-tu de quoy je suis tremblante, De quoy j'ay de frayeur la poitrine haletante...., 871 dans HALETER
Le halebardier tienne au poing sa halebarde, La pique le piquier, et le haquebutier, Couché plat sur le ventre, exerce son mestier, 934 dans HALLEBARDE
Branlant au poing le hampe d'une hache, 679 dans HAMPE
... Sa ceinture se rompe, et tousjours desdalgneux Son mary la harcelle et luy soit rechigneux, 823 dans HARCELER
Deux longs tertres te ceignent, Qui de leur flanc hardi Les aquilons contraignent, Et les vents du midi, 410 dans HARDI, IE
Et desormais le colosse pipeur Pour sa hauteur ne fait seulement peur Qu'au simple sot, et non à l'homme sage, Qui haussebeque et mesprise l'ouvrage, 951 dans HAUSSEBECQUER
Si que paissant par les campagnes Les troupeaux dans les champs herbeux, 366 dans HERBEUX, EUSE
Medecin, arboriste, anatomiste, 583 dans HERBORISTE
On a dit herbeur : Soit que tu sois pasteur, Ou herbeur, entens-moi, 538 dans HERBORISTE
Si nous oyons crier de nuict quelque chouan, Nous herissons d'esfroy...., 815 dans HÉRISSER
D'un parler enroué, d'un poil herissonné, 824 dans HÉRISSONNER (SE)
Tu n'as pas les mortels favorisez ainsi, Que tu as heritez de peine et de souci, De vieillesse et de mort, qui est leur vray partage...., 838 dans HÉRITER
Telle troupe d'heros, l'eslite de la Grece, Accompagnoient Jason d'un coeur plein d'allegresse, 840 dans HÉROS
Par espreuve je sens que les amoureux traits Blessent plus fort de loin qu'à l'heure qu'ils sont près, 269 dans HEURE
Le printemps ne se fait d'une seule arondelle, 279 dans HIRONDELLE
[Il faut que l'âme] S'estant infuse en la chair corporelle, Elle se souille et honnisse aux pechez Dont les humains ont les corps entachez, 645 dans HONNIR
[Childéric] luy honnira sa femme Pour le loyer de l'avoir bien reçeu, 647 dans HONNIR
Près de luy les approche, et les rend venerables [les savants], S'honorant d'honorer les hommes honorables, 663 dans HONORER
La mer ne flotte Où elle souloit estre, Et aux lieux vuides d'eaux (Miracle estrange !) on la void soudain naistre Hospital de bateaux, 464 dans HÔPITAL
Un houbelon rampant, à bras longs et retors, 719 dans HOUBLON
Là l'espieu dans la main, courageux je devance Ma chasse de vingt pas, je la tance et retance, Je la presse et la hue, allant tout à l'entour, 670 dans HUER
Tousjours l'humilité gaigne le coeur de tous ; Au contraire, l'orgueil attize le courrous, 663 dans HUMILITÉ
Les loups suivant la trace hurlent Ton ombre par les bois, 413 dans HURLER
Tellement la douleur la ferut, Que par les champs hurlante elle courut, 635 dans HURLER
Vostre hynne est achevé, je ne vous lou'ray plus, 846 dans HYMNE
Icy chanter, là pleurer je la vy, Icy sourire, et là je fu ravy De ses discours par lesquels je desvie, 85 dans ICI
Un dieu le plus puissant s'estimeroit heureux D'estre de vos beaux yeux idolatre amoureux, Élég. 7 dans IDOLÂTRE
Cet idolatre idolatra des veaux, 887 dans IDOLÂTRER
Ore en mes bras, ore devant mes yeux, Tu fais errer l'idole [l'image] de ma dame, 17 dans IDOLE
Brisant les idoles feints De tes mains, De leurs dieux tu seras maistre, 443 dans IDOLE
Masques de rois, idoles animées, Et non pasteurs ny princes des armées, 652 dans IDOLE
Embrassant pour le vrai l'idole du mensonge, 256 dans IDOLE
Tout l'imparfait de mon escorce humaine, 89 dans IMPARFAIT, AITE
Attache ton esprit à contr'imaginer Quelque entreprise haute, à fin de destourner L'impression d'amour par une autre nouvelle, 835 dans IMPRESSION
Un esclair qui scintille à longue pointe aiguë Fait un jour incertain du milieu de la nuit, 847 dans INCERTAIN, AINE
Tu bastiras sur l'incertain du sable, 11 dans INCERTAIN, AINE
Si est-ce sans le corps qu'il [l'homme] seroit ocieux ; L'esprit incorporé devient ingenieux, 251 dans INCORPORER
Entre ceux qui plus ne meurent, Incorporez avec Dieu, 534 dans INCORPORER
Tout le coeur me gela voyant ce monstre infait, 41 dans INFECT, ECTE
Du sang infet de ces gros lezars vers Soit ta poitrine et ta gorge souillée, 81 dans INFECT, ECTE
Que c'estoit de destin, si les influxions Des astres commandoient à nos complexions, 663 dans INFLUXION
Maintenant que je porte, injurié par lage, Mes cheveux aussi gris comme est vostre plumage, 676 dans INJURIER
Ce puissant Dieu qui blesse les pensées, D'un traict felon, les auroit insensées, 635 dans INSENSÉ, ÉE
Je veux, pour ne le voir, devenir un rocher Sourd, muet, insensible, Poëmes, liv. 1er . dans INSENSIBLE
[Mercure] Tu es de Jupiter l'esprit et l'interprete, Des songes conjecteur, ariole et profete, 919 dans INTERPRÉTE
....Bons dieux, quelle douceur, Quel intime plaisir sent-on autour du coeur, Quand on lit sa Delos, ou quand sa lyre sonne, 834 dans INTIME
Ses vers naistront inutis, Ainsi qu'enfans abortis Qui ont forcé leur naissance, 363 dans INUTILE
Invaincu commander à chacune personne, Élég. 8 dans INVAINCU, UE
Assemblez sur mon corps la France et l'italie Et toutes les cités qui sentirent les coups De ma dextre invaincue, et m'enterrez desscus, Prosopopée du duc de Guise. dans INVAINCU, UE
L'oeuvre est de l'inventeur, Et celui qui apprend Est tenu pour menteur, Si grace ne lui rend, 381 dans INVENTEUR, TRICE
De la chose non tissue L'heureuse fin et l'issue Se cache en la main de Dieu, 396 dans ISSUE
De çà, de là virant et tournoyant, Comme l'esclair du soleil flamboyant Ou du croissant fait jaillir la lumiere Sur l'eau tremblante...., cité dans MÉNAGE dans JAILLIR
Et lui feroit, la jaleuse ! Une farce scandaleuse...., dans JAUBERT, Glossaire. dans JALOUX, OUSE
Oyr jazer un ruisseau qui murmure, 739 dans JASER
Grenouilles qui jasez quand l'an se renouvelle, 297 dans JASER
Une fontaine jazeresse Murmure, 570 dans JASEUR, EUSE
Il sort de vostre bouche un doux flair qui le thym, Le josmin et l'oeillet, la framboise et la fraise Surpasse de douceur, 167 dans JASMIN
D'un fort espron je brosse le chemin Qui me sembloit pavé de josimin, 817 dans JASMIN
De l'endurer lassé je ne suis pas, Ny ne seroy-je, allassé-je là bas...., 54 dans JE
Remply-je ce que je luy donne ?, 376 dans JE
Mais pourquoy sens-je en mon age imparfait Avant le temps le mal qu'elle me fait ?, 928 dans JE
Il n'avoit que la peau seulement animée, Sa bouche d'un long jeun palissoit affamée, 848 dans JEUNE
Non en ce mois de may, où l'age et le loisir Reveillent nostre sang qui jeunement bouillonne, 804 dans JEUNEMENT
...Sous un plumage plus blanc Que le laict sur la jonchée, 466 dans JONCHÉE
Les enfans de l'esprit un long siecle demeurent, Ceux des corps journaliers ainsi que les jours meurent, 776 dans JOURNALIER, IÈRE
Seule elle passe les appas Du doux miel, et les doux repas De la joviale ambroisie, 543 dans JOVIAL, ALE
Pour desnouer aux plus sages Les plus ennouez passages Des livres laborieux, 379 dans LABORIEUX, EUSE
Des affaires qui sont pleines D'un labyrinthe de peines, 395 dans LABYRINTHE
Le laict qui s'escouloit espars Fit au ciel la voye laictée, 420 dans LACTÉ, ÉE
Laisse-moy ceste cour et tout ce fard mondain, 280 dans LAISSER
Tu es vestu jusqu'au bas Des longs bras D'une lambrunche sauvage, 498 dans LAMBRUCHE ou LAMBRUSQUE
Pourquoy en vous moquant me faites-vous ce tort De m'appeler squelette et lame de la mort ?, 658 dans LAME
Le temps s'en va, le temps s'en va, ma dame ; Las ! non, le temps, mais nous, nous en allons, Et tost serons estendus sous la lame, Poésies diverses. dans LAME
L'homme est guary qui puet se lamenter, 630 dans LAMENTER
Du soleil qui nous esclaire La lampe eternelle et claire, Tiede partout reluisoit, 388 dans LAMPE
Adieu, vieille forest, le jouet de Zephyre, Où premier j'accorday les langues de ma lyre, La forêt de Gastine. dans LANGUE
....Margot Qui fait sauter ses boeufs au son du larigot, 732 dans LARIGOT
Herbes, qui boutonnez, vertes ames sacrées, Si sous mon harigot reverdir je vous voy, 747 dans LARIGOT
[Un pasteur] Qui tient un harigot et fleute entre les boeufs, 3 4 dans LARIGOT
Las ! voyez comme en peu d'espace, Mignonne, elle [la rose] a dessus la place, Las, las, ses beautez laissé cheoir, à Cassandre. dans LAS
Je vous conjure icy par amour nostre Dieu De prendre cependant mon coeur : tenez, maistresse, Voy le là, baisez-moy, gardez le, et puis adieu, 156 dans LE, LA, LES
Vous seule estiez mon bien, ma toute et ma premiere, Et le serez tousjours, 203 dans LE, LA, LES
Et [le flot] la lichant [la terre], se joue à l'entour du rivage, 663 dans LÉCHER
L'homme ne sauroit cognoistre Si un lendemain doit estre, 499 dans LENDEMAIN
Hé ! qu'en rapportez-vous, sinon la barbe grise Pour toute recompense, ou quelque mal soudain Qui vous fait trespasser du jour au lendemain ?, 707 dans LENDEMAIN
Mais en touchant la robe leonine..., 950 dans LÉONIN, INE
Enferrer un sangler de defenses armé, Voir levreter un lievre à la jambe pelue, Voir pendre les faucons au milieu de la nue, 663 dans LEVRETTER
Mais tant plus m'y veut plonger, Plus elle me fait nager Haut dessus l'eau comme un liege, 371 dans LIÉGE
Là vous verrez mille peuples divers D'habits, de moeurs, de langage, couverts, L'un de laurier, l'autre vestu d'hierre, Vous saluer le seigneur de leur terre, 681 dans LIERRE
Comme un passement vert court un sep de lierre, 742 dans LIERRE
Je gage une musette au lieu de ton vaisseau, Que d'un ligneul ciré au genouil j'ay fait coudre, 746 dans LIGNEUL
Des champs massyliens la plus cruelle fere Entre ses lionceaux dans un roc l'allaita, 140 dans LIONCEAU
Dieu seul est eternel ; de l'homme elementaire Ne reste après la mort ny veine ny artere : Qui pis est, il ne sent, il ne raisonne plus, Locatif descharné d'un vieil tombeau reclus, 785 dans LOCATIF, IVE
L'ingratitude est un horrible vice, Vice cruel, meschant et malheureux, Et non logeable en un coeur genereux, 756 dans LOGEABLE
La peur qui sert au peuple et de frein et de loy, Ne sçauroit estonner ny ta vertu ny toy ; La loy ne sert de rien, quand la vertu nous garde, 289 dans LOI
Trouvant un jour une mienne parente En un festin, parente d'assez loin...., 776 dans LOIN
[Les chevaux de Junon] Mangent un peu de lottes dans les prez Qu'à sa grandeur Samos a consacrez, 962 dans LOTUS ou LOTOS
Perrot, les loups m'ont veu, ma voix est enrouée, Je ne scaurois chanter, 743 dans LOUP
Et moy, j'ay bien perdu ma loure toute entiere, Que Pernet deroba dedans ma panetiere, 743 dans LOURE
Le chien qui de bon sang part Va gaillard De luy-mesmes à la chasse, 881 dans LUI
Et l'autre accueilly de famine Perd la lumiere du soleil, 409 dans LUMIÈRE
Il faut par long travail se purger et lustrer De nuict en leur fontaine [des Muses] avant que d'y entrer [dans leur temple], 660 dans LUSTRER
Adieu, vieille forest, le jouet de zephyre, Où premier j'accorday les langues de ma lyre, Contre les bûcherons de la forêt de Gatines dans LYRE
Les vieux lyriques si heureusement ressuscitez, Épître au lecteur, Odes. dans LYRIQUE
D'un gosier masche-laurier J'oy crier Dans Lycophron ma Cassandre, Qui prophetise aux Troyens...., 1er livre des amours. dans MÂCHE-LAURIER
J'atteste les muses que je ne suis point ignorant, et ne crie point en langage vulgaire comme ces nouveaux venus qui veulent corriger le magnificat, 591 dans MAGNIFICAT
Seule je le traitois sans secours d'estranger, Car, sans plus, de ma main vouloit boire et manger, 790 dans MAIN
.... Et dansant main à main te conter mes amours, 798 dans MAIN
Or je vay donc user d'une main forte Pour vous avoir...., Amours, II, 65, Amourette. dans MAIN-FORTE
En nul endroit, comme a chanté Virgile, La foy n'est seure, et me l'a fait sçavoir Ton jeune coeur, mais vieil pour decevoir, 96 dans MAIS
Il estoit destiné par sentence des cieux, Que je devois servir, mais [bien plus] adorer vos yeux, 239 dans MAIS
Ô prince, mais o Dieu, dont la celeste face..., 671 dans MAIS
Mon mastin, garde bien de mordre ma mignonne, Si elle vient me voir, ains baise luy les pieds : Mais aboye de loin si de quelque personne Au milieu de nos jeux nous estions espiez, 744 dans MAIS
Que tout ce qui est né Vestu d'os et de nerfs soit quelque jour la proye De la mort mange-tout, Oeuvres, éd. de 1623, p. 1184 dans MANGE-TOUT
Ainsi qu'un prisonnier qui jour et nuit endure Les manicles aux mains, aux pieds la chaisne dure, 914 dans MANIQUE ou MANICLE
Ô vrayment marastre nature, Puis qu'une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir !, à Cassandre. dans MARÂTRE
Courageux et rempli de martiale ardeur, Élég. 13 dans MARTIAL, ALE
L'azuré martinet puisse voler devant Avecque la mouette et le plongeon...., 162 dans MARTIN-PÊCHEUR
Il est temps de laisser tes jeux et ta simplesse, Martes [poupées], chevaux de bois ; ce qui sied en jeunesse Ne sied quand on est grand, 894 dans MARTRE ou MARTE
Masques de rois, idoles animées, Et non pasteurs ny princes des armées, 652 dans MASQUE
Courte [chienne de Charles IX] venoit dessus la table Du roi, prendre jusqu'en sa main Le biscuit et le marsepain, Épit. de Courte. dans MASSEPAIN
La matiere demeure et la forme se perd, Contre les bûcherons de la forêt de Gastines dans MATIÈRE
Ô vrayment marastre nature, Puisqu'une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir, à Cassandre. dans MATIN
Un homme engraissé de mesdire Maigrit à la fin mal-heureux, 332 dans MÉDIRE
D'un melange agencé nos corps prennent naissance, 876 dans MÉLANGE
Là je senty dedans mes yeux couler Un doux venin, sabtil à se mesler, 35 dans MÊLER
Car tousjours un plaisir est meslé de douleur, 793 dans MÊLER
Tigre, roche de mer, la mesme cruauté.... Jardin cent fois heureux, des Nymphes le sejour, Qui pensent, la voyant, voir leur mesme deesse, 248 dans MÊME
Importunent pour vous les filles de Memoire, 665 dans MÉMOIRE
...De manotes on lie Les fols qui ne sont pas si furieux que moy, 272 dans MENOTTES
La mercierie que je porte, Bertran, est bien d'une autre sorte Que celle que l'usurier vend Dedans ses boutiques avares, 381 dans MERCERIE
Des dames le vouloir n'est jamais mesuré, Qui d'une extreme ardeur tantost se passionne, 274 dans MESURER
Icy s'asseoir, là je la vy danser : Sus le mestier d'un si vague penser Amour ourdit les trames de ma vie, Amours de Cassandre. dans MÉTIER
L'arbre qui met [tarde] à croistre a la plante asseurée : Celuy qui croist bien tost ne dure pas longtemps, 239 dans METTRE
Escoute, buscheron, arreste un peu le bras.... Sacrilege meurdrier, Contre les bûcherons de la forêt de Gastine. dans MEURTRIER, IÈRE
Le chat devin miaulant signifie Une fascheuse et longue maladie, 945 dans MIAULER
Si j'estois mienne [ma maîtresse], et si j'avoy fiance Aux estrangers, je ferois alliance Par mariage à ce vaillant Troyen, 623 dans MIEN
L'amant est bien novice, et son art il apprend, Quand il trouve son mieux, si son mieux il ne prend, 144 dans MIEUX
Reveille toy, ma fille mieux aimée, 634 dans MIEUX
Venus et ses enfants volent tout à l'entour, La douce mignardise et les douces blandices, Élégie du printemps. dans MIGNARDISE
Donc, si vous m'en croyez, mignonne, Tandis que vostre age fleuronne En sa plus verte nouveauté, à Cassandre. dans MIGNON, ONNE
Ma maistresse est toute angelette..., Toute mon gracieux orgueil, Toute ma petite brunette, Toute ma douce mignonette, 143 dans MIGNONNETTE
....Qui comme fleur marchoit dessus les fleurs, Et mignottoit un bouquet de couleurs, 34 dans MIGNOTER
Tant leur mignotise [de ses yeux] darde D'amours à qui les regarde, 551 dans MIGNOTISE
Son arc n'est plus faultier, sa fleche est advisée, Qui mire droict au coeur sans y prendre visée, 213 dans MIRER
Quand le ciel te fit naistre, il rompit la modelle, 287 dans MODÈLE
Un chaud adonc de moëlle en moëlle Brusla mon coeur...., 85 dans MOELLE
Passant dessus la tombe où Lucrece repose, Tu versas dessus elle une moisson de fleurs, 290 dans MOISSON
Aimon, moissonnon nos desirs, Passon l'amour de veine en veine, 566 dans MOISSONNER
Un soleil voit naistre et mourir la rose ; Mille soleils ont veu naistre m'amour, 52 dans MON ou MA ou MES
Et que le mocqueur soit à mocquer si adestre, Que le mocqué s'en rie, et ne pense pas l'estre, 659 dans MOQUER (SE)
Et [le Turc] sage les commet comme graves prophetes, Pour contenir son peuple et garder les mosquetes, 695 dans MOSQUÉE
Tu pourras en trois mots luy dire mes ennuis, 284 dans MOT
[Le chien] Se tient ferme planté, tant qu'il voye la place Et le gibier motté couvert de la tirace [filet], 939 dans MOTTER
[Le taon].... qui, au retour de l'an, Parmi les prez fait moucher [courir comme les mouches] les genices, 614 dans MOUCHER
Mais celuy qui premier, s'opposant à l'effort Des vaillans ennemis, meurt d'une belle mort, 933 dans MOURIR
Jamais des masles coeurs les louanges ne meurent, 933 dans MOURIR
....Car les hommes plus forts Sont aujourd'hui tuez d'un poltron en cachette à coups de harquebouze, ou à coups de mousquette, 936 dans MOUSQUET
Au son des vers que tu murmures, 413 dans MURMURER
L'un grave en bronze, et dans le marbre à force Veut le naïf de nature imiter, Odes, III, 18 dans NAÏF, IVE
Les autres poetes latins ne sont que naquets de ce brave Virgile, 584 dans NAQUET
Nous autres nous n'avons que la loy naturelle Escrite dans nos coeurs par une encre eternelle, 675 dans NATUREL, ELLE
Cest estranger, pauvre, chetif, et nu, Un vif naufrage à ma rive venu, 637 dans NAUFRAGE
Voilà du bois et des outils assez Pour tes carreaux rudement compassés, Dont tu bastis ta barque naufragere, 947 dans NAUFRAGER, ÈRE
Ces femmes ne sont point comme nos femmelettes, Qui font par le mestier promener les navettes, En ourdissant la toile...., Hymnes, I, 2 dans NAVETTE
Il [l'amour] ne fait que de naistre et m'a desja perdu, 289 dans NE
Sitost le gouvernal ne tourne la navire Errante au gré du vent, que le peuple se vire Vers les moeurs de son prince, 662 dans NE
Les deux n'avoient qu'un coeur...., 191 dans NE
Quand de mon chaud esté je ne sors qu'à grand peine, Je n'entre qu'en automne, et ne peux arriver De vingt ans pour le moins aux jours de mon hyver, 658 dans NE
Je disois à par moy : Ce n'est rien que des rois [les rois ne sont rien], 694 dans NE
Je n'avois pas quinze ans que les monts et les bois Et les eaux me plaisoient plus que la cour des rois, 893 dans NE
Tu ne boiras aussi de ce nectar divin Qui rend Anjou fameux, 458 dans NECTAR
Jà cinquante et six ans ont neigé sur ma teste, Il est temps de laisser les vers et les amours, 305 dans NEIGER
Le blanc neufart à la longue racine, 740 dans NÉNUFAR ou, d'après l'usage des botanistes, NÉNUPHAR
Adieu, troupe sçavante, adieu, belle neuvaine, 678 dans NEUVAINE
...admirant la belle Calliope, Je devins amoureux de sa neuvaine trope, la Forêt de Gastine. dans NEUVAINE
Venus n'a point ny myrte ny laurier Digne de toy ny digne de ma teste, 48 dans NI
Je ne sçay ny moyen, remede ny maniere De sortir de vos rets, où je vis en langueur, 240 dans NI
Je ne puis ny toucher, gouster, n'ouyr, ny voir, 291 dans NI
Mon appuy, mon Odet, que j'aime Mille fois plus ny que moy-mesme, Ny que mon coeur, ny que mes yeux, 472 dans NI
La nicette [Léda] en son giron Reçoit les flammes secrettes, Faisant, tout à l'environ Du cygne, un lit de fleurettes, 467 dans NICET, ETTE
Qu'eussé-je faict ? l'archer estoit si doux, Si doux son feu, si doux l'or de ses nouds, 2 dans NOEUD
.... Frizant en autant de noeux Ses cheveux, 188 dans NOEUD
Au temps que le destin en Gaule fera naistre Henry second du nom, des autres rois le maistre, 873 dans NOM
Il estoit nuict fermée, et les hommes lassez Dessus la plume oisive avoient les yeux pressez, 794 dans NUIT
Je suis fol, ma raison n'obeyt plus au frein, 239 dans OBÉIR
L'obscur m'est jour ; le jour m'est une nuit, 80 dans OBSCUR, URE
Le bon Troyen, souspirant sans confort, Fait apprester les obseques du mort, 628 dans OBSÈQUES
La science, auparavant Si longtemps orientale, Peu à peu marchant avant, S'apparoist occidentale, Odes, V, 3 dans OCCIDENTAL, ALE
Et osay le premier des nostres enrichir ma langue de ce nom d'ode, Ép. au lecteur, Odes. dans ODE
Lorsque mon oeil pour t'oeillader s'amuse, Le tien habile à ses traits descocher...., 4 dans OEILLADER
Je sonde en vain les abysmes d'un gouffre ; Sans qu'on m'invite, à toute heure je m'ouffre, 54 dans OFFRIR
Enrichissant ton oeuvre d'epithetes significatifs et non oisifs, c'est à dire qui servent à la substance des vers, 582 dans OISIF, IVE
La vie oisive..., 601 dans OISIF, IVE
Tes bois Dont l'ombrage incertain lentement se remue, Forêt de Gastine. dans OMBRAGE
Et la vigne tortisse Mon sepulchre embellisse, Faisant de toutes pars Un ombre espars, 479 dans OMBRE
Lors ombrageant d'un grand ombre les champs...., 599 dans OMBRE
Tu m'as donné non un cheval d'Espagne, Mais l'ombre vain d'un cheval par escrit, 961 dans OMBRE
Ô ma belle maistresse, hé que je voudrois bien Qu'après nostre trespas, dans nos fosses ombreuses, Nous fussions la chanson des bouches amoureuses !, Amours, liv. II dans OMBREUX, EUSE
Qu'on chante les nouveaux hymnes, Mais qu'on vante les vins vieux, 394 dans ON
... mais bien te faut apprendre à danser, à baller, à friser tes cheveux, Les allonger en onde, et les serrer en noeuds, 894 dans ONDE
Un ret d'or me tendoit, Qui tout crespu sur sa face pendoit à flots ondés pour enlacer mon ame, 2 dans ONDÉ, ÉE
En cent façons retordent leurs cheveux, Ondez, crespez, entrefrisez de noeuds, 624 dans ONDÉ, ÉE
Tes beaux cheveux espanchez par ondées, 183 dans ONDÉE
Verdine, Ondine, et Bordine aux yeux vers, 367 dans ONDIN, INE
D'espics crestez ondoyent les champs vers, 101 dans ONDOYER
J'espere et crain, je me tais et supplie, Or' je suis glace et ores un feu chaud, 6 dans OR
Son coeur comme son or est de vice souillé, 903 dans OR
Jadis en vers se rendoient les oracles, Et des hauts dieux les hymnes sont en vers, 397 dans ORACLE
Vous estes le motif, je ne suis seulement Que l'organe qui sert à vostre mandement, 672 dans ORGANE
J'ay perdu, Cuisse-né, mon vagabond courage, Qui fuit ton saint orgie emporté de ta rage...., 912 dans ORGIES
.... Et qu'elle a dans les cieux Prise son origine entre les plus beaux dieux, 213 dans ORIGINE
Un beau mourir orne la vie humaine, 600 dans ORNER
Un beau sentier me sembloit une orniere, 816 dans ORNIÈRE
Garder d'extravaguer ny çà ny là hors les ornieres que l'usage et les loix luy tracent [à l'esprit], II, 314 dans ORNIÈRE
Je supplie très humblement ceux auxquels les Muses ont inspiré leurs faveurs, de n'estre plus latineurs ny grecaniseurs, comme ils sont plus par ostentation que par devoir, 591 dans OSTENTATION
L'impudente esperance De ton sot appareil [révolte des huguenots] Perira par l'outrance D'un grand roy sans pareil, 403 dans OUTRANCE
Et le cours du Jourdain qui fut si plein de morts, Que le sang infidele outre-couloit ses bords, 869 dans OUTRE
En se jouant il m'a de part en part Le coeur outrepercé, 226 dans OUTRE-PERCER
....Plus un roy debonnaire Luy veut lascher la bride [au peuple] et moins il est outré, Plus luy-mesmes la serre et sert de son bon gré, 662 dans OUTRER
Imitateur d'Achille, alors que l'ire outrée L'enflammoit en sa nef contre le fils d'Atrée, 664 dans OUTRER
Vain espoir qui de vent nous vient paistre, 1 dans PAÎTRE
Comme on oit [entend] dans un bois, Près le bord de la mer, une confuse voix Des palles et butors...., 842 dans PALE
De moëlle de jonc il portoit un chapeau ; En lieu de paletoc se vestoit de la peau D'un chevreul marqueté de couleur noire et blanche, 742 dans PALETOT
Là de ton teint tu pallissois les fleurs, Là les ruisseaux s'augmentoient de tes pleurs, 20 dans PÂLIR
Je pers à chaque marche et le pouls et l'haleine, J'ay la sueur au front ; j'ay l'estomac penthois, 292 dans PANTOIS, OISE
....une pantoise haleine Bat leurs poumons, tant ils avoient de peine, 599 dans PANTOIS, OISE
Quand le printemps poussoit l'herbe nouvelle, Qui de couleurs se faisoit aussi belle Qu'est la couleur d'un gaillard papegay Bleu, per, gris, jaune, incarnat et vert-gay, 818 dans PAPEGAI ou PAPEGAUT
Et pour louer son esprit qui n'estime Que le parfait des plus rares vertus, 48 dans PARFAIT, AITE
Estre du parfum je voudrois, Afin que je te parfumasse, 508 dans PARFUMER
Il sçavoit for-huer et bien parler aux chiens, Faisoit bien la brisée, et...., 210 dans PARLER
Lettre de mon amour veritable interprete, Qui parle sans parler les passions du coeur, 284 dans PARLER
[La renommée] de sa bouche parleresse..., 449 dans PARLEUR, EUSE
Prends ce miroir et vois Ta barbe en tous endroits De neige parsemée, dans le Dict. de DOCHEZ. dans PARSEMER
Un houbelon rampant à bras longs et retors, De ce creux gobelet passemente les bors, Et court en se pliant à l'entour de l'ouvrage, 719 dans PASSEMENTER
Le temps se passe, et se passant, madame, Il fait passer mon amoureuse flame, 815 dans PASSER
Vous me dites un soir comme passionnée : Je vous aime, Ronsard...., 265 dans PASSIONNER
L'autre au contraire, ardant, aime les armes, Si qu'en sa peau ne scauroit sejourner Sans bravement attaquer les allarmes, 462 dans PEAU
[Les poëtes] vrais peintres de la nature, 385 dans PEINTRE
Ces yeux si penetrants, si beaux et si ardans, Armez d'une vertu si divine et si claire, 698 dans PÉNÉTRANT, ANTE
Or sus venez, pensers, pensons encor en elle, 286 dans PENSER
Un orme fut, dont la cyme estoit pleine De mainte branche, où les corbeaux au soir Prenoient leur perche et se souloient assoir, 639 dans PERCHE
La rose blanchit tout autour Au matin de perles petites Qu'elle emprunte du poinct du jour, 512 dans PERLE
....Un porgnard.... Au pommeau d'or, à houpes bien perlées, 639 dans PERLER
Il jugeoit un vieil cerf.... à la grosse perleure, aux gouttieres, aux cors, 210 dans PERLURE
....Et d'autant que tousjours vostre chef renouvelle De printemps en printemps sa perruque nouvelle, 750 dans PERRUQUE
Quand le soleil perruqué de lumiere...., 638 dans PERRUQUÉ, ÉE
N'aimant personne et de personne aimé, 649 dans PERSONNE
Leur peson [des Parques] se herissoit D'un fer estoilé de rouille, 369 dans PESON
Je ne sçauroy, veu ma peine si forte, Tant lamenter ne tant petrarchiser, 67 dans PÉTRARQUISER
Si peu que tu vivras, tu vivras en moleste, 870 dans PEU
Paroles piafées, qui ressemblent plustost à un jargon de gueux...., 584 dans PIAFFER
De teste en pied le corps lui frissonnoit, 643 dans PIED
[Nous] Errons, comme tu vois, sans biens et sans maisons, Où le pied nous conduit...., 677 dans PIED
Si dès mon enfance, Le premier en France J'ai pindarizé...., 397 dans PINDARISER
Le bleu glayeul, les hautes gantelées, La pasquerette aux feuilles piolées, 967 dans PIOLÉ, ÉE
Son ventre [d'une musette] est peau de cerf, ses anches sont de coudre, Son bourdon est de buis, son pipeau de prunier, 746 dans PIPEAU
La mere au soir à la chandelle, Pirouettant les fuseaux pleins, 524 dans PIROUETTER
C'est pitié que de nostre vie...., 409 dans PITIÉ
La cigale se p'aist du chant de la cigale, 733 dans PLAIRE
Ma fievre croist tousjours, la vostre diminue... La vostre est à plaisir, la mienne est continue..., 254 dans PLAISIR
L'arc [de l'Amour] qui commande aux plus braves gendarmes, Qui n'a souci de plaistron ny d'escu..., 110 dans PLASTRON
Lorsque ta mere estoit preste à gesir de toy, Si Jupiter, des dieux et des hommes le roy, Lui eust juré ces mots : l'enfant dont tu es pleine..., à Olivier de Magny. dans PLEIN, EINE
Le ciel ravy, qui si belle la voit, Roses et liz et guirlandes pleuvoit Tout au rond d'elle au milieu de la place, 60 dans PLEUVOIR
C'est un extreme vice à un orfevre de plomber de l'or, 588 dans PLOMBER
Le grave historien, l'orateur, le poëte...., 905 dans POËTE
Et que deux rangs de perlettes choisies, D'un ordre egal en la place des dents, Bien poliment soyent arrangés dedans [la bouche], Amours, I, Élégie à Janet. dans POLIMENT
Ces deux masles garçons, Pollux bon à combattre Aux cestes emplombez, et Castor souverain à picquer un cheval...., Hymnes, I, 3 dans POLLUX
... Dont il se tient aussi fort qu'un polype Fait contre un roc, qui se grimpe et se gripe, De ses cheveux si ahert au rocher, Que le pescheur ne l'en peut arracher, 966 dans POLYPE
Vous avez les tetins comme deux monts de lait, Qui pommelent ainsi qu'au printemps nouvelet Pommelent deux boutons que leur chasse [châsse] environne, 129 dans POMMELER (SE)
Deux belles fleurs.... que l'on donne Pour sacrifice à la nymphe Pomonne, Chant past. Eclogue, III dans POMONE
Je voudrois bien qu'un dieu le plus grand de la troupe De ceux qui sont au ciel, espuisast d'une poupe Toute l'eau de la mer : lors à pied sec j'irois, 926 dans POMPE
Lors Jupiter pompeux de majesté...., 595 dans POMPEUX, EUSE
Quantesfois nostre soc depuis sa mort cruelle A fendu les guerets d'une peine annuelle, Qui n'ont rendu sinon, en lieu de bons espics, Qu'yvraie, qu'aubifoin, que ponceaux inutils !, 722 dans PONCEAU
Son col estoit un pilier de porphyre, Mascar. la Charite. dans PORPHYRE
Tout potelé, grasselet, rebondi, 120 dans POTELÉ, ÉE
Ou celuy qui s'engendre ainsi qu'un potiron, Honte de nostre siecle...., Bocage royal, 2e partie, à de Cheverny. dans POTIRON
[Mercure] Aux pieds tousjours au guet, aux poulces dangereux, 919 dans POUCE
Ha ! que diront là bas sous les tombes poudreuses De tant de vaillants rois les ames genereuses !, Des misères de ce temps. dans POUDREUX, EUSE
Cruelle, il suffisoit de m'avoir poudroyé, Outragé, terrassé, sans m'oster l'esperance, 232 dans POUDROYER
Car pour estre [fussé-je] cent ans auprès de ma maistresse, Cent ans me sont trop cours, et ne m'en puis aller, 145 dans POUR
Mais pour courir, le soin ne laisse pas D'accompagner tes miserables pas, 400 dans POUR
Mais tout paisible et coy Tu vivras dans les bois pour la Muse et pour toy, 894 dans POUR
Ou devant un senat pourpré, Pour de l'argent sa langue vendre, 560 dans POURPRÉ, ÉE
.... Comme une rose pourprine, 556 dans POURPRIN, INE
Les champs de Montcontour n'eussent pourry nos os, 250 dans POURRIR
[La terre] Et, en lieu de donner des moissons abondantes, Ne poussoit que chardons et qu'espines mordantes, 721 dans POUSSER
....Se pourroit-il bien faire Qu'elle pensast, parlast, ou se souvinst de moy ?, 237 dans POUVOIR
Je suis du camp d'amour pratique chevalier ; Pour avoir trop souffert le mal m'est familier, 230 dans PRATIQUE
....Que nostre vie aux fleurettes ressemble, Qui presque vit, et presque meurt ensemble, 958 dans PRESQUE
C'est une prime fleur encore toute tendre : Espoux, garde toy bien brusquement de la prendre, 737 dans PRIME
De bouche en bouche en vergongne semée.... Fable de tous, des tables le propos, 641 dans PROPOS
Le style prosaïque est ennemy capital de l'eloquence poetique, 581 dans PROSAÏQUE
Et semble à ces versificateurs avoir beaucoup fait pour la republique, quand ils ont composé de la prose rimée, 583 dans PROSE
Donques, roy, si tu veux que ton regne prospere, Il te faut craindre Dieu..., 874 dans PROSPÉRER
Miracle ! tout soudain fertile elle produit La vigne herissée en feuilles et en fruit, Où ta main fit prougner une haute coutiere, Qui de ton nom Denys eut nom la Denysiere, 912 dans PROVIGNER
Et si Paris qui veid en la vallée La Cyprienne, et d'elle fut espris T'eust veu quatriesme, il t'eust donné le prix, 43 dans QUATRIÈME
Tu es quelque demon ou quelque ange des cieux, 266 dans QUELQUE
Quelque part qu'il ira, les oeillets et les roses, Et fust-ce au jour d'hyver, luy naissent sous les pas, 744 dans QUELQUE... QUE
....Ainsi en prend à ceux Qui veulent quereller à gens plus vaillans qu'eux, 855 dans QUERELLER
Il tendit les filets, un autre prist la queste, 689 dans QUÊTE
Et jamais le mestier en qui l'homme est expert, Abandonnant l'ouvrier, par l'age ne se pert, 702 dans QUI
Je suis celuy qui fait mouvoir les cieux... Qui le premier hors de la masse esclos Donnay lumiere et fendi le chaos, 757 dans QUI
Je suis errant vagabond estranger, Qui vais cherchant en tous lieux le danger, 760 dans QUI
Tu n'es pas seul qui pleures pour ta dame, 956 dans QUI
C'est à vous, mon Odet, à qui je me veux plaindre, 973 dans QUI
Ils en rapporteront plus d'honneur et de reputation à l'advenir, que s'ils avoient, à l'imitation de Longueil, Sadolet ou Bembe, recousu ou rabobiné je ne sçay quelles vieilles rapetasseries de Virgile et de Ciceron, 591 dans RABOBINER
Car tout l'avoir mondain, quelque chose qu'on face, Jamais ferme n'arreste à la troisiesme race, 972 dans RACE
[L'amour] Print l'arc dedans la main et, raguisant ses traits, Pas à pas la suivit par les hautes forests, 802 dans RAIGUISER
Nous vivrons et mourrons ensemble, et tous les jours Vieillissans nous verrons rajeunir nos amours, 731 dans RAJEUNIR
Au moins escoute, et ralente tes pas, 84 dans RALENTIR
Ah ! compagnon, ramasse ton courage ; La raison soit maistresse de ta rage, 953 dans RAMASSER
Si je te voulois instruire et t'informer de tous les preceptes qui appartiennent à la poesie heroique, il me faudroit une rame de papier, 589 dans RAME
Deux petits ramerauz je porte à mon Olive, Denichez d'un grand orme à gravir malaisé, 743 dans RAMEREAU
Et des grands cerfs au large front rameux, 683 dans RAMEUX, EUSE
Soudain la renommée à l'aile bien agile, Dessus le mur rampée, espouvanta la ville, 672 dans RAMPER
Et à ceux qui pourront vivement empescher De ramper l'heresie à force de prescher, 695 dans RAMPER
Ce capitaine Marche au baston comme les vieillards font, Et d'une voix toute caduque et rance Francus aborde, et en ce poinct le tance, 599 dans RANCE
Le temps perdu ne se peut r'appeler, 597 dans RAPPELER
Ainsi de mille et mille flots voutez, Qui rassailloient la nef de tous costez...., 609 dans RASSAILLIR
Il sera cazanier comme un vieil morte-paye Qui renferme sa vie en quelque vieil chasteau, Accrochant paresseux ses armes au rasteau, 667 dans RÂTEAU
Puis Amour, que je sens par mes veines s'espandre, Passe dessous la terre, et r'atize la cendre Qui froide languissoit dessous vostre tombeau, 203 dans RATTISER
De la mielleuse et fielleuse pasture, De qui le nom s'appelle trop aimer, Qui m'est et sucre et riagas amer, Sans me saouler je pren ma nourriture, 81 dans RÉALGAR
Sois toujours en mai rebaigné De la rosée qui doux glisse, Et jamais juin ne te fanisse, 550 dans REBAIGNER
Je ne cesse, cheveux, pour mon mal apaiser, De vous voir et toucher, baiser et rebaiser, 311 dans REBAISER
Les morions, les piques des soldars, Frappez menu des flames etherées.... Et du rebat [reflet] du soleil radieux Une lumiere envoyent dans les cieux, 602 dans REBAT
Gaignons ce jour icy, trompons nostre trepas ; Peut estre que demain nous ne reboirons pas, 139 dans REBOIRE
À toutes les fois que l'envie Te prendra de boire, reboy, 355 dans REBOIRE
Tout potelé, grasselet, rebondi, 120 dans REBONDI, IE
Sa puissance est cruelle et n'a point d'autre issue, Sinon de rebrusler nos coeurs à petit feu, 161 dans REBRÛLER
Rossignols ramagers, qui d'un plaisant langage Nuict et jour rechantez vos versets amoureux, 282 dans RECHANTER
Je m'en vais rechasser dessus votre parole [recommencer la chasse], 672 dans RECHASSER
Amour qui rechatouille en nous les appetits, 749 dans RECHATOUILLER
Il estoit rechigné, hargneux et solitaire, 899 dans RECHIGNER
Elle prend son arc turquois, Recoiffe sa tresse blonde, Met pour chevet son carquois, Puis s'endort au bruit de l'onde, 433 dans RECOIFFER
Ses pieds estoient chaussez d'un rouge brodequin, Duquel sur le devant une corne s'esleve, Qui se recoquilloit jusqu'à demi la greve [jambe], 840 dans RECOQUILLER
Recouple-moy tes chiens, je te puis assurer Que tu voiras bien tost ce miracle averer, 671 dans RECOUPLER
J'ai couru mon flambeau sans me donner esmoy, Le baillant à quelqu'un s'il recourt après moy, 305 dans RECOURIR
Fay luy premier [d'abord] les cheveux ondelez, Serrez, retors, recrespez, annelez, 119 dans RECRÊPER
Ce qui est a esté, et cela qui doit estre, De ce qui est passé doit recevoir son estre : Le fait sera desfait et puis sera refait, Et puis estant refait se verra redesfait, 811 dans REDÉFAIRE
Ce qui fut se refait ; tout coule comme une eau, Et rien dessous le ciel ne se voit de nouveau, Hymmes, II, 9 dans REFAIRE
Si tu sçavois qu'ils [les vers] coustent à escrire, Si tu avois autant que moi sué, Refueilleté Homere et remué, Élég. 32 dans REFEUILLETER
Quand elle [la vie] dort en un tombeau reclus, C'est fait, les soeurs ne la refilent plus, 632 dans REFILER
L'autre disoit que bon signe c'estoit Quand un chat blanc son maistre reflatoit, 945 dans REFLATTER
....Il a cognu le flot et le reflot des eaux, Si la lune a credit sur l'element humide, 663 dans REFLOT
Donne qu'un jour quelqu'un de nostre race Refonde Troye, et restablisse encor Un nouveau sceptre aux reliques d'Hector, 598 dans REFONDER
Frayant sans nul repos une orniere eternelle, Qui tousjours se retrace et se refraye en elle, 880 dans REFRAYER
Pour toy des grands forests la fueille renaissante Tous les ans se refrise, et les fleuves sinon Ne courent dans la mer que pour bruire ton nom, 860 dans REFRISER
.... Et soit que j'aille ou que je tarde, Tousjours après moy je regarde Si je verray venir la mort, 493 dans REGARDER
Enfant dont la race fatale Dedans la terre occidentale Fera regermer ton nom, 326 dans REGERMER
La regeulice soit racine de ses arbres, De succre ses rochers, de canelle ses bois, 744 dans RÉGLISSE
La Seine, Qui, se jouant quatre fois, se rameine D'un vague ply retors et reglissant, Et quatre fois se remonstre au passant, 816 dans REGLISSER (SE)
Jamais au coeur ne sera que je n'aie Le souvenir du favorable accueil, Qui reguarit et rengregea ma playe, 93 dans REGUÉRIR
Le dos en gemissoit, Et sans playe l'espée en haut rejaillissoit, 843 dans REJAILLIR
Le Gaulois semble un saule verdissant ; Plus on le coupe, et plus il est naissant, Et rejetonne en branches d'avantage, Prenant vigueur de son propre dommage, 685 dans REJETONNER
La nuict desur la terre à tes flancs reposer, S'endormir près de toy sur les herbes relantes, 794 dans RELENT
Une grotte relente, 935 dans RELENT
[Le phénix] Oiseau religieux aux manes de son pere, 662 dans RELIGIEUX, EUSE
Pour atteindre au sommet d'une telle equité, Il faut la pieté joincte à la charité, Et la religion dont reliez nous sommes, 662 dans RELIGION
Loin de moy soit la faveur et la pompe Qui d'apparence et de fard nous retrompe, Qui nous relime et nous ronge au dedans, 951 dans RELIMER
[Les grues] Hautes au vent, et, dehuchant les nues, Vont reloger en leurs terres cognues, 653 dans RELOGER
Toutes les nuicts, impatient de haste, Entre mes bras je r'embrasse et retaste Son vain portrait en cent formes trompeur, 98 dans REMBRASSER
Tantost je verserois de l'eau tiede en la cuve, Et tantost de la froide, et d'un vase bouillant L'eau chaude dans la froide ensemble remeslant...., 211 dans REMÊLER
Et toutefois ils se remenassoient, Chauds de cholere et d'une ardeur ferine Qui bouillonnoit au creux de leur poitrine, 620 dans REMENACER
Lequel [l'empereur], ayant passé les rives de la Meuse, Remenaçoit Paris, ta grand cité fameuse, 857 dans REMENACER
Puis, ayant lavé son chef, De rechef [le soleil] Remonstre sa face claire, 440 dans REMONTRER
[Hercule] Qui tua l'ourque, et qui par plusieurs fois Se remoqua des feintes d'Achelois, 116 dans REMOQUER
Je tiens tout, je n'ay rien, je veux et si ne puis, Je revy, je remeurs, ma playe est incurable, 173 dans REMOURIR
Villes et forts et royaumes perissent Par le temps tout exprès Pour donner place aux nouveaux qui fleurissent, Qui remourront après, 464 dans REMOURIR
Toutes fois je ne voy par quel chemin je sorte, Tant la mort me rempestre au labyrinth d'amour, 198 dans REMPÊTRER
Bienheureux soit mon tourment qui r'empire !, 43 dans REMPIRER
....Des vents sortis remprisonna les tropes, Et fit cesser les marteaux des cyclopes, 77 dans REMPRISONNER
La renarde une fois, la louve une autre fois, Et l'ourse l'alaitta...., 213 dans RENARDE
Une main me delace, et l'autre me renferre [enchaîne de nouveau], 208 dans RENFERRER
Qui voudra voir comme amour me surmonte, Comme il renflamme et renglace mon coeur, I dans RENFLAMMER
Il ressemble à l'oiseau, lequel plus se remue, Captif dans les gluaux, tant plus fort se renglue, 142 dans RENGLUER
Ceux qui meurent sans renom, Et desquels la sepulture Presse sous mesme closture Le corps, la vie et le nom, 752 dans RENOM
Quant à moy, j'ayme mieux trente ans de renommée, Jouyssant du soleil, que mille ans de renom, Lorsque la fosse creuse enfouyra mon nom, 785 dans RENOM
En voyant tes grandeurs, que feroy-je sinon Renommer ta louange, et celebrer ton nom ?, 863 dans RENOMMER
Que tu es renommée, D'estre tombe nommée D'un, de qui l'univers Chanta les vers, L'élection de son sépulcre. dans RENOMMER
Et quoy, veux-je rentrer en un nouveau servage ?, 788 dans RENTRER
[Les fleurs battues par la pluie] Qui plus gaillardes se repaignent Aux rayons du nouveau soleil, 557 dans REPEINDRE
Trop tard on se repend quand la faute est commise, 757 dans REPENTIR (SE)
Regarde en quel danger follement tu te jettes, Et au pris de ta vie un repentir n'achetes, 757 dans REPENTIR
....Et me gesnez de tourment sur tourment, Me reperçant d'amoureuses halesnes, 134 dans REPERCER
Puis jusqu'au sang leurs destriers repiquant, Haussant la bride en fin les releverent, 619 dans REPIQUER
Portant au front deux replis de laurier, Pour estre ensemble et sçavant et guerrier, 679 dans REPLI
Deux monts de laict qu'un vent presse et represse, Qui sur le sain, sans bouger, s'esbranloient...., 773 dans REPRESSER
Je lis en quelque livre, ou feins de composer, Ou seul je me promeine et repromeine encore, Essayant de tromper l'ennui qui me devore, 797 dans REPROMENER
L'espoir va soulageant l'homme demy-noyé ; L'espoir au prisonnier repromet delivrance, 232 dans REPROMETTRE
Je te salue, heureuse paix, Je te salue et resalue, 329 dans RESALUER
Pource je vous suppli' par le ciel respirable, Par l'air, par le soleil, soyez moy secourable, 849 dans RESPIRABLE
....Me resouflant en chasque veine La vie par sa douce haleine, 176 dans RESSOUFFLER
Et d'où leur vient ce furieux amour Que de revoir encore un coup le jour, Se revestant de muscles et de veines Pour resouffrir tant de nouvelles paines ?, 644 dans RESSOUFFRIR
Et un penser qui me suit et resuit, 80 dans RESSUIVRE
Je fis des mots nouveaux, je restauray les vieux, 974 dans RESTAURER
Là l'espieu dans la main, courageux je devance Ma chasse de vingt pas ; je la tance et retance, Je la presse et la hue allant tout à l'entour, 670 dans RETANCER
....Refont mourir Didon par les vers de Virgile.... ou de fredons plus hauts De Guine et de Calais retonnent les assauts, 867 dans RETONNER
Je [Clotho] retors la plus belle vie Qu'onques retordirent mes dois, 369 dans RETORDRE
En cent façons retordent leurs cheveux, 624 dans RETORDRE
Comme un lievre, pressé d'une importune suite De chiens, par mainte ruze entre-coupe sa fuite Maintenant d'un destour, maintenant d'un retour, Pour tromper les chasseurs amusez à l'entour, 843 dans RETOUR
Nos ans sans retourner s'en-volent comme un trait, 792 dans RETOURNER
[Le serpent blessé] Plis dessus plis, en cent ondes retors, Retraine, tire et retourne son corps, 625 dans RETRAÎNER
....car dès le jour que j'en refu blessée, 85 dans R'ÊTRE
Non, Muret, non, ce n'est pas du jour d'huy Que l'archerot qui cause nostre ennuy Cause l'erreur qui retrompe les hommes, 118 dans RETROMPER
Tu estois mon pays, mon pere et mon espoux, Et tous perdus en toy je les retrouvois tous, 674 dans RETROUVER
....Et d'un sommeil profond, Toutefois reveillable...., 802 dans RÉVEILLABLE
Et vous, thym, anis et melisse, Vous soyez les bien revenus, 498 dans REVENIR
Ne vois-tu que le jour se passe ? Je ne vy point au lendemain ; Page, reverse dans ma tasse ; Que ce grand verre soit tout plein, 407 dans REVERSER
Or il est temps que ce propos je change Pour reviser au blanc de ta louange, 692 dans REVISER
Puis en tirant et sautelant, de là Ce faux garçon [l'Amour] dans le ciel revola, 615 dans REVOLER
Et me plairoit, entre les vieux tombeaux De mes ayeux, bastir des murs nouveaux, Et r'habiter la cendre de mes peres, 627 dans RHABITER
.... Et que jamais son front ne ridast de vieillesse, 892 dans RIDER
Hé qu'est il rien que ce garçon [l'Amour] ne brule ?, 116 dans RIEN
Il estoit un grand fat d'aimer sans avoir rien, 124 dans RIEN
Si je souhaite rien, vous estes mon souhait, 139 dans RIEN
....Et que nostre fangeuse masse Si tost s'esvanouyt en rien, Qu'à grand'peine avons-nous l'espace De gouster la douceur du bien, 409 dans RIEN
Et si je faux, au destin soit la faute, Et non à moy de rien ambitieux, 614 dans RIEN
....Et si de mes labeurs qui honorent la France, Je ne remporte rien qu'un rien pour recompense, 703 dans RIEN
....Qui fait que nostre vie est seulement un songe, Et que tous nos desseins se finissent en rien, 774 dans RIEN
... Et de rang verse à la troupe Du vin qui rit dedans l'or, 334 dans RIRE
Leur roquet [des Parques] pendoit jusqu'aux hanches, 368 dans ROCHET
Puis la mort vient, qui nous envole ; Alors un chacun se repent Que mieux il n'a joué son role, Odes, V, 13 dans RÔLE
Et les quatre pilliers du petit bastiment [une cage] Sont d'une grosse ronce en quatre parts fendue, 736 dans RONCE
Le ciel ravy, qui si belle la voit, Roses et liz et guirlandes pleuvoit Tout au rond d'elle au milieu de la place, 60 dans ROND
Après fay luy sa rondelette oreille...., 119 dans RONDELET, ETTE
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain ; Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie, 281 dans ROSE
Un cheval genereux ne devient jamais rosse, 561 dans ROSSE
Le chantre rossignolet Nouvelet Courtisant sa bien-aimée, à un Aubespin dans ROSSIGNOLET
Quand, balançant d'une main equitable Le droit douteux, juge non corrompable, Faisois justice, et sans esgard d'aucun Rendois la loy roturiere à chacun, 692 dans ROTURIER, IÈRE
.... Sa peine est plus cruelle Que s'il tournoit là bas la rou' continuelle, 142 dans ROUE
Astres qui dans le ciel rouez vostre voyage, 168 dans ROUER
Qui est l'ouvrier qui proprement t'a mis Dessus ton teinct ceste couleur rougette ?, 170 dans ROUGET, ETTE
Mon Daurat, nos ans coulent Comme les eaux qui roulent D'un cours sempiternel, 482 dans ROULER
Je voudrois estre le riban Qui serre ta belle poitrine, 508 dans RUBAN
[Le duc de Guise] Sur les bornes de Gaule affrontant sa jeunesse Aux desseins plus ruzés de la grise vieillesse D'un si caut empereur [Charles-Quint], Poëmes, liv. I dans RUSÉ, ÉE
Sacrileges meurdriers, Contre les bûcherons de la forêt de Gastine. dans SACRILÉGE
Une horreur le saisit, il sanglotte son ame, Et, outré de douleur, contre terre se pasme, 672 dans SANGLOTER
Je mourrois, sans aimer [si je n'aimais] leur gentille lumiere Qui m'embraza le coeur d'une flame premiere, 805 dans SANS
L'homme vit aisement en ce mortel sejour Sans avoir un royaume, et non pas sans amour, 807 dans SANS
...Comme Italiam metire jacens, qui est proprement un sarcasme, c'est à dire une mocquerie que le vainqueur fait sur le corps navré à mort de son ennemy, 589 dans SARCASME
Les larmes de l'enfant eussent sauvé la mere !, 673 dans SAUVER
Mais quiconque a le sçavoir, Celuy doit l'honneur avoir, 380 dans SAVOIR
....Des rois aux longues mains, qui leurs sceptres estendent De l'une à l'autre mer et après Dieu commandent, 859 dans SCEPTRE
Ne le scieur ne va taillant Tant de moissons, lorsque nous sommes En esté, que toi bataillant Tailleras de chevaux et d'hommes, 446 dans SCIEUR
Chassons avec le vin le soin et les malheurs ; Je combas les soucis quand le vin me seconde, 273 dans SECONDER
Pour eux tombe en abondance Le glan des chesnes secous, 921 dans SECOUER
....Par le secret des rivages, 518 dans SECRET
Cachant l'enfant aux replis de mon sein, Je le sauvai de l'espée homicide, 596 dans SEIN
Je vous juray ma foy, vous feistes le semblable, 251 dans SEMBLABLE
Le Gaulois semble au saule verdissant, Plus on le coupe et plus il est naissant, 685 dans SEMBLER
..Et portant en leurs mains les premiers des fruits.... Supplioient la deesse [Cérès], et sa semestre fille, Leur donner bon mari et plenté de famille, 672 dans SEMESTRE
Adieu ma lyre, adieu fillettes, Jadis mes douces amourettes, Adieu, je sens venir ma fin, 493 dans SENTIR
[Couronnes] Que tant de fois, signe d'une main firte, J'allois pendant à l'essueil de ma porte, 959 dans SEUIL
Les petits buissonnets n'ont seve ny puissance ; Je voudrois estre grand comme ces grands forests, 747 dans SÉVE
S'Europe avoit l'estomach aussi beau...., 32 dans SI
Mais abaye de loin, si de quelque personne... Au mi lieu de nos jeux nous estions espiez...., 744 dans SI
Je veux entonner ta louange, Et l'envoyer de Loire à Gange, Si tant loin peut aller ma voix, 456 dans SI
Qu'eusse-je faict ? l'archer estoit si doux, Si doux son feu, si doux l'or de ses nouds...., 2 dans SI
Malheureux est celuy qui, pendant qu'il est sien, Qu'il sent, qu'il voit, qu'il oyt, qui ne fait bonne chere, 707 dans SIEN, SIENNE
[Le ciel] Comme jaloux d'un bien si precieux, Silla le monde et m'aveugla les yeux, Pour de luy seul seule estre regardée, 49 dans SILLER
Amour ne regne point sur la troupe blesmie Des morts, qui sont sillez d'un long somme de fer, 168 dans SILLER
....Qui eust adouci la rage Du plus foible belliqueur, Si la fureur du courage Ne luy eust sillé le coeur, 348 dans SILLER
...Un estranger, Qui n'a rien seur sinon que le danger, 641 dans SINON
J'aurois un sistre d'or, et j'aurois tout auprès Un carquois tout chargé de flammes et de traits, 191 dans SISTRE
De tous les animaux qui marchent sur la terre L'homme est le plus chetif ; car il se fait la guerre Luy-mesmes à soy-mesme, et n'a dans son cerveau Autre plus grand desir que d'estre son bourreau, 815 dans SOI
Le soing caché se cognoit à la face, 105 dans SOIN
Tous animaux, ou soient ceux des campagnes, Soient ceux des bois, ou soient ceux des montagnes, 116 dans SOIT
Qui n'est jamais attaint du poignant aiguillon Ou soit de prophetie, ou soit de poësie, 784 dans SOIT
Mais nous pauvres chetifs, soit de jour, soit de nuit, Toujours quelque tristesse espineuse nous suit, 815 dans SOIT
Ne vois-tu pas, Hurault, ces jeunes arondelles, Ces pigeons tremoussant et du bec et des ailes, Se baiser goulument, et de nuict et de jour Sur le haut d'une tour se soulasser d'amour ?, 804 dans SOLACIER
[Il] Cognoissoit bien le pied, la sole et les alleures.... et sçavoit, Sans avoir veu le cerf, quelle teste il avoit, 210 dans SOLE
.... J'errais entre les bois Seul à par-moy sauvage et solitaire, 739 dans SOLITAIRE
Errant tout seul tout solitairement, J'entre en un pré, du pré en un bocage, Et du bocage en un desert sauvage, 739 dans SOLITAIREMENT
Le vrai thresor est le contentement, Non les grands biens, lourde et fascheuse somme, 400 dans SOMME
Heureux quand je regarde Ses beaux yeux sommeiller, 189 dans SOMMEILLER
Je fy sonner pour chiens : la trompe les assemble, 670 dans SONNER
Laure [de Pétrarque] ne te veincroit de gloire ny d'honneur, Sans le ciel qui luy donne un plus digne sonneur [poëte], 287 dans SONNEUR
Pour charmer mon souci, Page, verse à longs traits du vin dedans ce verre, 273 dans SOUCI
.... Et que daignez avoir souci de mon souci, 273 dans SOUCI
Aime-t-il point une autre amie Depuis qu'il s'en alla d'ici, Ou s'il m'a tousjours en souci ?, 567 dans SOUCI
Or comme un feu qui aux buissons se prend, Puis soufleté par les vents se respand De tous costez trouvant pasture preste, 740 dans SOUFFLETER
Bien que toujours les monarques sceptrez Soyent soupçonneux des peuples trop lettrez, 692 dans SOUPÇONNEUX, EUSE
Comme une belle et jeune fiancée, De qui l'amour resveille la pensée, Souspire en vain son amy nuit et jour, 696 dans SOUPIRER
....Mais soupirerent un chant De leurs gorges non pareilles, Odes, v. 3 dans SOUPIRER
Tousjours l'esprit joyeux porte haut le sourci, Et le melancholique en soy mesme se pasme, 258 dans SOURCIL
....Devis entre-rompus d'un gracieux sourire, Souris qui me retient le coeur emprisonné, 180 dans SOURIRE
Souvent le souvenir de la chose passée, Quand on le renouvelle, est doux à la pensée, 787 dans SOUVENIR
Le doux souvenir que j'emporte de toy, 791 dans SOUVENIR
Le naturel de l'homme est souvent de faillir, 662 dans SOUVENT
C'est la perle de prix, c'est le souv'rain bonheur, 905 dans SOUVERAIN, AINE,
Dieu vous gard', troupe diaprée Des papillons, qui par la prée Les douces herbes suçotez, 498 dans SUÇOTER
L'autre affine le cuivre, L'autre le vif argent qui veut tousjours se suivre, 896 dans SUIVRE
Ton Perrot le premier chantera le service En long surpelis blanc, couronné de cyprès, 723 dans SURPLIS
De nostre temps Fracastor s'est montré très excellent en sa Syphilis, bien que ces vers soient un peu rudes, 584 dans SYPHILIS
N'envoye à tes brebis ny tac, ny clavelée, 726 dans TAC
Ô glirons, o tessons que le sommeil oppresse, 613 dans TAISSON
Son asne talonnoit le bon vieillard Silene, 911 dans TALONNER
Tandis que nous aurons des muscles et des veines, Et du sang, nous aurons des passions humaines, 775 dans TANDIS
Est-ce tant que la mort, est-ce si grand malheur, Que le vulgaire croit ?, 302 dans TANT
De l'admirer je ne suis assouvy, Car l'oeil de voir n'est lassé tant qu'il vive, 50 dans TANT
Amour, tant sois tu fort, tu perdras la bataille, 270 dans TANT
À tant [aussitôt] Francus s'embarque en sa navire, Franciade, I dans TANT
Ha ! que je porte et de haine et d'envie Au medecin qui vient soir et matin Sans nul propos tastonner ce tetin !, 169 dans TÂTONNER
Je vis sa forte ville et le Po menaçant, Qui va comme un taureau par les champs mugissant, 1re églogue. dans TAUREAU
De tel arbre tel fruit : c'est d'amour la nature, 804 dans TEL, ELLE
[Il] Flatte son coeur felon et tempere son ire, Élég. 19 dans TEMPÉRER
Mais si le fat vieillissant temporise Jusqu'à porter au menton barbe grise, Élégie 32 dans TEMPORISER
La rose à la parfin devient un gratecu, Et tout avecq' le temps par le temps est vaincu, 164 dans TEMPS
Il sçavoit par sur tous laisser courre et lancer, Bien demesler d'un cerf les ruses et la feinte, Le bon temps, le vieil temps, l'essuy, le rembuscher, 210 dans TEMPS
Vostre apprehension et vostre seul penser Un temps furent à moy ; or' vostre amour me laisse : Le temps peut toutes choses à la fin effacer, 274 dans TEMPS
Le temps s'en va, le temps s'en va, ma dame ; Las, le temps, non, mais nous, nous en allons, Poés. diverses. dans TEMPS
Plus justice n'estoit aux hommes familiere Comme elle souloit estre, et ne vouloit hanter Le peuple qui desjà tendoit à se gaster, 870 dans TENDRE
Mes yeux estoient couverts d'un voile tenebreux, 810 dans TÉNÉBREUX, EUSE
Comme à ceste fleur, la vieillesse Fera ternir vostre beauté, 384 dans TERNIR
.... puis se tirant à part, Sur un terreau qui pendoit à l'escart...., 646 dans TERREAU
Les autres moins terrains sont à part habitans Torrens, fleuves, ruisseaux, les lacs et les estans, 877 dans TERRIEN, IENNE
Au fond d'une caverne une tygre felonne L'a nourry de chair crue...., 807 dans TIGRE et TIGRESSE
Et quand dans les ruisseaux jusqu'à la rive pleins Les hommes tiroient l'eau dans le creux de leurs mains, 935 dans TIRER
Ou si j'estois assez subtil Pour animer par un outil La toile muette, ou le cuivre, Mon art t'offriroit ces presens, 544 dans TOILE
Il n'a pas l'Italie en poste traversé Sur un cheval poussif, suant et harassé, Qui a cent fois tombé son maistre par la course, 667 dans TOMBER
La couleur blanche tombe, et la couleur brunette Est toujours en saison et ne se flestrit pas, 743 dans TOMBER
Au XVIe siècle, on disait tortisse : Et la vigne tortisse...., l'Élection de son sépulchre. dans TORTILE
Après avoir relié D'un tortis de violettes Et d'un cerne de fleurettes L'or de leur chef delié, 352 dans TORTIS
Mais une riche dame amoureuse et gentille, Qui a l'esprit bien né, se fait un mauvais tour, Quand par trop d'avarice elle vend son amour, 806 dans TOUR
Soit qu'il veuille tourner [traduire] une chanson d'Horace..., 664 dans TOURNER
Le vin se verse, et l'escumeuse couppe De main en main tournoye par la troupe, 627 dans TOURNOYER
Je tremble tout [suis tout tremblant] que quelqu'un de ces dieux Ne passionne après son beau visage, 114 dans TOUT, TOUTE
Ma maistresse est toute angelette, Ma toute rose nouvelette, Toute mon gracieux orgueil.... Toute mon coeur, toute mon oeil, Toute mes jeux et mes blandices..., Toute mon tout, toute mon rien..., Toute mon mal, toute mon bien, Toute fiel, toute ma sucrée..., Ma toute simple et toute fine, Toute mon ame et tout mon coeur, 143 dans TOUT, TOUTE
Tout ce qui est parfait ne dure pas longtemps, 266 dans TOUT, TOUTE
Le destin et la parque noire En tous ages sillent nos yeux, 409 dans TOUT, TOUTE
Las ! ce n'est rien de voir, maistresse, La face qui est tromperesse, Et le front bien souvent moqueur : C'est le tout que de voir le coeur, 568 dans TOUT, TOUTE
Quand la limace au dos qui porte sa maison Laisse un trac sur les fleurs...., 160 dans TRAC
Pegase se tarist, et n'y a plus de trasse Qui nous puisse conduire au sommet du Parnasse, 703 dans TRACE
[Hector] Y fut tué par la traison d'Achille, 611 dans TRAHISON
Tout ce qui noue [nage] au plus profond de l'onde, Deux qui d'une aile en l'air se font un train, Tout ce qui paist la terre au large sein...., 628 dans TRAIN
Nos lauriers sont sechez, et le train de nos vers Se presente à nos yeux boiteux et de travers, 703 dans TRAIN
De là maints cris, maints trainements de fers Estoient ouys, souspirail des enfers, 643 dans TRAÎNEMENT
Ah traistre amour, donne-moy paix ou treve, 6 dans TRAÎTRE, ESSE
Sur le mestier d'un si vague penser Amour ourdit les trames de ma vie, Amours de Cassandre, 13 dans TRAME
En lieu de mener la dance, Il [le vieillard] tremblotte des genoux, 558 dans TREMBLOTER
Ces pigeons tremoussans et du bec et des ailes, 804 dans TRÉMOUSSER
Mais lors que soixante ans nous viendront renfermer, Il faut le triquetrac et les cartes aimer, 804 dans TRICTRAC
Prince, je t'envoye ceste ode, Trafiquant mes vers à la mode Que le marchand baille son bien, Troque pour troq, toy qui es riche...., 333 dans TROC
Ainsi qu'au renouveau Un beau guinier par gros trochets fait naistre Son fruit touffu...., 943 dans TROCHET
Un corps tronqué de teste, 675 dans TRONQUER
Assez et trop malgré nos a vescu Ce sang maudit par tant de fois vaincu, 608 dans TROP
.... Admirant la belle Calliope, Je devins amoureux de sa neuvaine trope, contre les bûcherons de la forêt de Gastine. dans TROUPE
Maintenant je ne suis ny vaneur, ny maçon, Pour acquerir du bien en si basse façon : Et si ay fait service autant à ma contrée Qu'une vile truelle à trois crosses tymbrée, 977 dans TRUELLE
Sa marque imite de la lune Les feux courbés, quand l'une et l'une De ses deux cornes se refont, 547 dans UN, UNE
La tempeste l'a prinse [la nef], et faut beaucoup d'usage Pour la mener au port entiere du naufrage, 709 dans USAGE
Cela nous admoneste en ces mois si plaisans De ne frauder en rien l'usufruit de nos ans, Élég. 12 dans USUFRUIT
On cueille du baciet la fleur toute noirette ; Le liz, qui est tout blanc, tombe souvent à bas, 743 dans VACIET
Sus le mestier d'un si vague penser Amour ourdit les trames de ma vie, Amours, I, 59 dans VAGUE
[Moïse] Qui, sage, commandas au vague peuple hebreu, Sonn. pour Hélène, 7 dans VAGUE
Car la devotion fait valoir le present, Et, comme s'il fust d'or, le fait riche et pesant, 867 dans VALOIR
L'un avecques les retz enveloppe une beste ; L'autre à dens de mastins ensanglante sa queste : L'un avec le vautret acule le sangler, Et l'autre fait les ours aux dogues estrangler, 938 dans VAUTRAIT
Les Tusques mains ingenieuses Jà de trop velouter [fabriquer du velours] s'usoient Pour nos femmes delicieuses, 515 dans VELOUTER
Trahir nature et mepriser les cieux, Et resister à leur loi venerable, Élég. 17 dans VÉNÉRABLE
Voyez au mois de mai sur l'espine la rose ; Au matin en bouton, à vespre elle est esclose ; Sur le soir elle meurt...., 657 dans VÊPRES
Allons voir si la rose.... A point perdu, cette vesprée, Les plis de sa robe pourprée, à Cassandre. dans VÊPRES
Je vous fais un present de ceste sempervive ; Elle vit longuement en sa jeune verdeur, 260 dans VERDEUR
Bel aubespin fleurissant, Verdissant Le long de ce beau rivage, A un aubespin. dans VERDISSANT, ANTE
Pour la cage et l'oiseau je veux mettre un panier D'artifice enlacé de vergettes d'ozier, 736 dans VERGETTE
.... et le vermeil de ceste belle joue Qui fait honteux le pourpre tyrien, 60 dans VERMEIL, EILLE
Un soir, le jour de Saint-Martin, Thiennot, au milieu d'un festin, Ayant desja mille verrées D'un gozier large devorées, Gayeté VIIIe. dans VERRÉE
Vos yeux dedans les miens ont versé tant d'amour, Que pour eux je souspire et de nuict et de jour, 750 dans VERSER
Il y a autant de difference entre un poete et un versificateur qu'entre un bidet et un genereux coursier de Naples, 585 dans VERSIFICATEUR
Les hommes volontiers honorent plus le jour Que la nuict tenebreuse, et vesper n'est si belle Que l'aurore au matin qui sort toute nouvelle, 666 dans VESPER
Ne m'achete point de chair, Car tant soit elle friande, L'esté je hay la viande, 417 dans VIANDE
L'amoureux qui attend se vieillit en un jour, 265 dans VIEILLIR
J'en avois fait serment ; mais je n'ai le pouvoir D'estre seigneur de moi ; tant mon triste courage, Violenté d'amour et conduit par usage [habitude], Y reconduit mes pieds...., Amours, liv. II dans VIOLENTER
Baiser vivifiant, nourricier de mon ame, Élég. 18 dans VIVIFIANT, ANTE
Nous vivons, mon Belleau, une vie sans vie, 815 dans VIVRE
L'homme ne vit pas tant de l'air tiré des cieux, De pain, de vin, de feu...., 904 dans VIVRE
Prit un collet ouvert à rare voye, Entre-broché de fils d'or et de soie, Rare, subtil, à replis bien tissus, 638 dans VOIE
Puisqu'il trouve en mes vers le vent si à propos, Fay luy enfler le voile, et luy romp le repos Qui le tient paresseux au rivage d'Epire, 321 dans VOILE
Tu vois (un dieu void tout) combien j'ay de tristesse, 141 dans VOIR
Comme on void une estoile esmeue, Qui tombe, ou qui tomber est veue [paraît], 428 dans VOIR
....le peuple desarmé Aime tousjours son roy, quand il s'en voit aimé, 662 dans VOIR
Toutesfois je ne voy par quel chemin je sorte, Tant la mort me rempestre au labyrinth d'amour, 198 dans VOIR
Ont le lit nuptial trois fois environné : Puis d'un charme à sous-vois l'ayant empoisonné, Et fasciné la chambre en tournant leurs caroles...., 824 dans VOIX
Vous oirrez tout le ciel rebruire aux environs D'un aigle dont le vol [envergure] est plus long qu'avirons, 845 dans VOL
Ma volenté de son vouloir est faite ; Je vis en elle, elle vit dedans moy, Ce n'est qu'un coeur, qu'une ame et qu'une foy, 755 dans VOLONTÉ
Soit que poulain rebelle Ne veuille point tourner, ou soit que façonné Tu le faces volter d'un peuple environné, 856 dans VOLTER
Et voir de ma maison la flame voltiger Dessur ma cheminée, et jamais n'en bouger, Bocage royal, 1re part. Dial. entre les muses. dans VOLTIGER
Je suis de tel advis : me blasme de ceci, M'estime qui voudra, je le conseille ainsi, 125 dans VOULOIR
Je veux changer mes pensers en oyseaux, Mes doux soupirs en zephyres nouveaux, 9 dans ZÉPHIRE ou ZÉPHYR
Ny des zephirs les gorgettes descloses, 34 dans ZÉPHIRE ou ZÉPHYR