Jean-François REGNARD (1655 - 1709)

Citations

Là de la terre et là de l'onde Sont les racines jusqu'au fond De l'abysme la plus profonde, 356 dans ABÎME
Sers-moi de phare et garde d'abismer [que ne s'abîme] Ma nef qui flotte en si profonde mer, 595 dans ABÎMER
Mais à la fin la bonasse fortune Loin les aborde au rivage inconnu De la Provence, 609 dans ABORDER
Ses vers naistront inutis, Ainsi qu'enfans abortis, Qui ont forcé leur naissance, 363 dans ABORTIF, IVE
Mais toujours de douleur le plaisir s'accompagne, 266 dans ACCOMPAGNER
Mais enfin j'accouche d'un dessein Qui passera l'effort de tout le genre humain, Lég. IV, 2 dans ACCOUCHER
On s'acoquine à servir ces gredins-là, je ne sais pourquoi, La Sérén. 9 dans ACOQUINER
Paix, voici votre père ; le vilain usurier est avec lui. - Vient-il demander ce que je lui dois ? - Il serait mal adressé, Sérénade, IV dans ADRESSER
Puisque vous souhaitez une phrase plus claire, Je vous dirai, monsieur, que j'ai vu le jaloux, Qui m'a reçu d'un air qui tient de l'aigre-doux, Folies am. sc. 7 dans AIGRE-DOUX, DOUCE
Qu'elle est laide à présent, et qu'elle a l'air mauvais !, Dém. amour. IV, 7 dans AIR
De grâce, dites-moi, parlant sincèrement, Sous l'habit de Vénus aurais-je l'air charmant ?, ib. dans AIR
Elle viendra tantôt elle-même en personne, Vous vous ajusterez ensemble en quatre mots, le Joueur, I, 4 dans AJUSTER
Je ne me trompe point ! - Oui, ventrebleu, c'est moi, Vous venez de me faire une rude algarade, Légat. III, 7 dans ALGARADE
Quatre boîtes d'onguents, une d'alun brûlé, Sat. X dans ALUN
Demeure, toi, je veux te parler sans témoins (Il faut l'amadouer, j'ai besoin de ses soins), Folies am. I, 3 dans AMADOUER
La volonté de l'homme est bien ambulatoire, le Distr. V, sc. dern. dans AMBULATOIRE
On trouve dans Paris d'autres maisons d'amour, Sat. X dans AMOUR
Tous ces gens-là sont faits de croche et d'anicroche, Je vous dis que je veux...., le Bal, sc. 10 dans ANICROCHE
À ces cris redoublés et dont je riais fort, J'accours et je vous vois étendu sur la place Avec une apostrophe au milieu de la face, Folies amour. sc. 11 dans APOSTROPHE
C'est une femme fort à son aise qui a de bonnes rentes sur la ville, des maisons à Paris ; Lucile est fort bien apparentée au moins, le Retour imprévu, 2 dans APPARENTÉ, ÉE
Ah ! par ma foi je crois qu'il en fera de belles, Si le diable vous tente et veut vous marier, Qu'il cherche un autre objet pour vous apparier, Legat. I, 5 dans APPARIER
Le mouvement de la terre, l'approche ou l'éloignement des étoiles, Voy. en Pologne. dans APPROCHE
Ma foi, pour te servir j'ai diablement couru ; Ces notaires sont gens d'approche difficile, Légat. II, 7 dans APPROCHE
Ils se sont approprié un dépôt.... Vous êtes fort plaisante De vouloir m'enlever un coeur comme le sien, Et vous approprier si hardiment mon bien, Ménech. V, 2 dans APPROPRIER
Hé ! quel expédient trouver ? Nous avons fait argent de tout ; les revenus sont touchés d'avance, Retour impr. sc. 4 dans ARGENT
.... Oui, monsieur, maintenant Que nous ne jouons plus, notre unique ascendant C'est la philosophie, et voilà notre livre, le Joueur, III, 11 dans ASCENDANT
Vous êtes dans votre art [la cuisine] tous de francs assassins Produits par les en fers, payés des médecins, Démoc. III, 7 dans ASSASSIN
Sur vous l'on sait assez que je jette les yeux, Joueur, II, 4 dans ASSEZ
Ma présence est assez inutile en ce lieu, Joueur, III, 2 dans ASSEZ
Vous satisfaire, moi ! mais je ne vous dois rien ; Faites-nous assigner, nous vous répondrons bien, Ménech. IV, 5 dans ASSIGNER
Je me suis associé d'un fort honnête homme, Sérénade, 10 dans ASSOCIER
Avez-vous avec elle eu quelque intelligence ? C'est ma soeur, et je puis assoupir tout cela, les Ménechmes, V, 3 dans ASSOUPIR
Un atome bourgeois qui perd sur sa parole Et ne veut pas payer...., le Bal, 13 dans ATOME
Attendez-moi sous l'orme ; Vous m'attendrez longtemps, Attendez-moi sous l'orme, 22 dans ATTENDRE
Mais le sexe, à Paris, a la mine jolie, L'air attractif...., le Bal, sc. 7 dans ATTRACTIF, IVE
Qu'il aille au diable avec sa sérénade ; Je vais songer à lui donner l'aubade, moi, Sérénade, sc. 1 dans AUBADE
Nous eûmes le plaisir, tout le long du chemin, de voir le coucher et l'aurore du soleil en même temps ; il se coucha, ce jour-là, à onze heures, et se leva à deux, Voy. en Laponie, p. 264 dans AURORE
Je veux aux yeux de tous vous en faire avanie, à toute heure, en tous lieux, le Joueur, V, 4 dans AVANIE
Voilà le fait ! c'est une bagatelle, Fol. amour. Prologue. dans BAGATELLE
Il semble à vous entendre Que vous n'ayez ici qu'à vous baisser et prendre, Ménech. V, 6 dans BAISSER
Entre l'utile et l'agréable, il n'y a pas à balancer, Sérénade, 1 dans BALANCER
Mais vous-même, ma mie, êtes-vous ivre ou folle, De me baliverner avec vos contes bleus [me baliverner, me conter des balivernes] ?, Ménechm. II, 9 dans BALIVERNER
Certaine quiétude et douce et balsamique, Légat. IV, 6 dans BALSAMIQUE
De plus certain procès qu'on m'a sottement fait Pour certain four banal sis en mon territoire, Légat. III, 6 dans BANAL, ALE
Voilà certainement un effet fort bizarre. - Oh ! s'il n'était pas mort, c'était de l'or en barre, Joueur, III, 3 dans BARRE
D'un tel vin la couleur est malade et bizarre ; Cet autre, dans le chaud peut tourner à la barre, le Bal, sc. 3 dans BARRE
Quoi ! l'oncle de Messieurs serait défunt ! - Hélas ! Il ne vaut guère mieux, tant le pauvre homme est bas !, Légat. III, 8 dans BAS, BASSE
J'attends même encore un mien parent gascon, à qui j'ai fait le bec et qui ce soir s'engage à venir traverser ce maudit mariage, le Bal, 3 dans BEC
Rodillard de Choupille, Noble au bec-de-corbin, grand gruyer de Berry, le Distrait, I, 4 dans BEC-DE-CORBIN
Ma foi je n'en puis plus. - à toi, mon gros bedon, Viens. - Je ne danse point. - Un petit rigodon ; Je t'en aimerai mieux, Folies amour. Divert. dans BEDON
Oh ! morgué, bellement ; comme vous êtes rude !, Démocr. I, 3 dans BELLEMENT
Ce bémol est-il fin, et va-t-il bien au coeur ?, Distrait, II, 7 dans BÉMOL
Vit-on jamais un âne essayer des bémols, Et se mêler au chant des tendres rossignols ?, Fol. amour. II, 17 dans BÉMOL
Vous trouverez bon que je fasse tout mon possible pour rompre un mariage aussi biscornu que celui-là, Sérén. 1 dans BISCORNU, UE
Sitôt que nous nous mîmes à table, il alla emprunter trois cuillers de bois, et nous dit qu'il avait donné les siennes d'argent à blanchir, Voy. de Pologne, t. IV, p. 418, Paris, Mame, 1810 dans BLANCHIR
Jusqu'au revoir, adieu, beau courrier offensé. - Ce n'est pas là, coquine, où le bât m'a blessé ; Mon coeur est plus navré de ton humeur sévère, le Distr. II, 1 dans BLESSER
La souris est un petit noeud de nonpareille, qui se place dans le bois : on appelle petit bois un paquet de cheveux hérissés qui garnissent le pied de la futaie bouclée, Attendez-moi sous l'orme, sc. 6 dans BOIS
La drôlesse un matin s'en vint, bon jour, bonne oeuvre, Jusqu'à notre maison porter ce beau chef-d'oeuvre, Démocr. V, 3 dans BON, BONNE
Le bon est qu'en courant il a perdu sa botte, Distrait, I, 6 dans BON
Je vous avertirai quand il y fera bon, le Joueur, III, 6 dans BON
Sans bouger de la terre, allez au firmament, Sat. IX dans BOUGER
Au procès qu'il nous ont sottement intenté, Moi seul j'ai fait bouquer toute la faculté, Légat. II, 10 dans BOUQUER
Entre nous, sans façon, à Valère de près j'ai serré le bouton, le Joueur, III, 6 dans BOUTON
Tu m'as abandonné dans un grand embarras ; Un malheureux neveu m'est tombé sur les bras, le Légat. III, 4 dans BRAS
Je ne souffrirai point qu'on trompe ma maîtresse.... Qu'elle épouse un joueur, un petit brelandier, Joueur, I, 2 dans BRELANDIER, IÈRE
Vous êtes pilier né de tous les lansquenets Qui sont pour la jeunesse autant de trébuchets ; Un bois plein de voleurs est un plus sûr passage ; Dans ces lieux jour et nuit ce n'est que brigandage, Joueur, I, 7 dans BRIGANDAGE
Pour en venir à bout il faudra batailler. - Tant mieux, c'est où je brille, et j'aime à ferrailler, Folies amour. I, 6 dans BRILLER
Et qu'as-tu su répondre à ces belles pensées ? - Que je ne voulais point aller sur vos brisées, Légat. III, 4 dans BRISÉES
C'est une illustre au moins ! et qui sait en secret Couler adroitement un amoureux poulet. Habile en tous métiers, intrigante parfaite, Qui prête, vend, revend, brocante, troque, achète, Met à perfection un hymen ébauché, Vend son argent bien cher, marie à bon marché, le Joueur, V, 2 dans BROCANTER
Ma mère en est la cause ; et ce qu'elle me dit Me brouille tout le teint, me sèche et m'enlaidit, Distrait, III, 1 dans BROUILLER
Cet embonpoint des plus brillants Est pétri de mets succulents Et broyé de vin de Champagne, Souhaits, 3 dans BROYÉ, ÉE,
En différents pays j'ai brusqué la fortune, Sans que l'on ait de moi reçu nouvelle aucune, Ménechmes, I, 2 dans BRUSQUER
Si l'on vous brutalise, est-ce ma faute à moi ?, Ménechmes, II, 5 dans BRUTALISER
Je suis las d'être bien battu et mal nourri.... je suis las enfin d'avoir de la condescendance pour vos débauches et de m'enivrer au buffet pendant que vous vous enivrez à la table, Attendez-moi sous l'orme, 1 dans BUFFET
Vous sortirez tous deux de votre cache et vous direz...., Attendez-moi sous l'orme, 4 dans CACHE
Il garde le dernier, et ce corps cacochyme Est à son art fatal dévoué pour victime, le Lég. I, 1 dans CACOCHYME
Mais de quel coche ici me venez-vous parler ? - Du coche le plus rude où mortel puisse aller ; Et je ne pense pas que de Paris à Rome Un autre, tel qu'il soit, cahote mieux son homme, Mén. VIII, 5 dans CAHOTER
Tous ces gens-là, monsieur, ont des coeurs de caillou, le Joueur, II, 9 dans CAILLOU
Scapin, elle obéit à sa mère, je suis perdu ; il y a de l'erreur de calcul, la Sérénade, 7 dans CALCUL
Et toutes les nuits régulièrement ils me donnaient des camouflets qui puaient le soufre, le Retour impr. sc. 13 dans CAMOUFLET
.... Un fauteuil m'embarrasse ; Un homme là dedans est tout enveloppé ; Je ne me trouve bien que dans un canapé, Distrait, III, 2 dans CANAPÉ
Quand on est bien instruit de tout ce qui se passe, On ouvre la tranchée, on canonne la place, On renverse un rempart, on fait brèche aussitôt, Fol. am. I, 7 dans CANONNER
Mais bientôt, malgré vous, je verrai ses appas, cap à cap, le Bal, sc. 6 dans CAP
Et n'ayant pour tout bien que la cape et l'épée, Toute mon espérance aurait été trompée, Ménech. II, 1 dans CAPE
Vil carabin d'orchestre, atome musical, le Bal, 11 dans CARABIN
La mauvaise famille est du Maine et de Caen ; Oui, tous ces forçats-là méritent le carcan, Légat. III, 8 dans CARCAN
Au secours, au secours, votre fille on l'emporte, Des carêmes-prenants lui font passer la porte, le Bal, sc. 18 dans CARÊME-PRENANT
Toujours boire et manger ! carnassier animal, C'est bien fait ; suis toujours ton appétit brutal, Démocr. I, 4 dans CARNASSIER, IÈRE
Et je ne vois rien de si beau, D'aller à tout venant offrir la carte blanche ; Mais si vous commenciez lundi Ce jeu digne d'un étourdi, à peine iriez-vous au dimanche, Souhaits, 4 dans CARTE
Des femmes qui jamais n'ont pu fermer la bouche, Et qui sur le prochain vous tirent à cartouche, le Joueur, III, 5 dans CARTOUCHE
Elle n'a pas seize ans, et vous êtes fort vieux ; Elle se porte bien, vous êtes cathereux, Fol. amour. II, 2 dans CATARRHEUX, EUSE
Ma divine moitié, soit dit sans vous déplaire, Vous me semblez un peu sujette à caution, Fol. am. Divert. dans CAUTION
Je ferais mon chemin, j'aurais un bon emploi, Je serais dans la suite un conseiller du roi, Rat de cave ou commis, le Joueur, I, 1 dans CAVE
Vous marier, vous, mon père ! - Moi-même en propre personne. - Je ne m'attendais pas à celui-là, Sérén. 6 dans CELUI-CI
Je ne souffrirai point que l'amour lui fasse tourner la cervelle, la Sérén. 7 dans CERVELLE
Ce dédit m'embarrasse et me tient en cervelle, Distrait, III, 11 dans CERVELLE
Le soleil se coucha ce jour-là à onze heures et se leva à deux, sans qu'on cessât de voir aussi clair qu'en plein midi, Voy. de Laponie, t. IV, p. 264 dans CESSER
Je voudrais parfois qu'il n'y eût que moi de femme au monde. - Vous auriez de la chalandise, la Coq. III, 5 dans CHALANDISE
Qu'il me tarde déjà d'être au champ de la gloire, D'aller aux ennemis arracher la victoire !, Folies amour. III, 10 dans CHAMP
Je vide gentiment mes deux bouteilles. - Peste ! - Oui vraiment, du champagne encor, sans qu'il en reste, Fol. amour. III, 4 dans CHAMPAGNE
Et lorsque, tout fumant d'une vineuse haleine, Sur vos pieds chancelants vous vous tenez à peine, Distrait, I, 6 dans CHANCELANT, ANTE
Nous nous sommes tous deux chanté pouilles à tort, Ménech. V, 6 dans CHANTER
Je suis un peu coquet, tu n'es pas mal coquette.... Nous chassons tous de race et le mal n'est pas grand, le Distr. III, 3 dans CHASSER
Maudit soit le premier qui nous ensorcela ! Mais à bon chat bon rat, et ce n'est pas merveille Si les femmes souvent leur rendent la pareille, le Distr. I, 2 dans CHAT, CHATTE
Je n'ai jamais senti ni froid ni chaud pour vous, Ménech. II, 5 dans CHAUD, CHAUDE
Votre bourse est.... Un thermomètre sûr, tantôt bas, tantôt haut Marquant de votre coeur ou le froid ou le chaud, Joueur, I, 6 dans CHAUD, CHAUDE
J'aurai chaussé ma tête et l'on me contraindra ! Ah ! vous verrez comme on réussira, Folies amour. Prol. dans CHAUSSER
Monsieur, je vous respecte trop pour vous rien dire de mon chef qui vous déplaise, Sérénade, 16 dans CHEF
La drôlesse, un matin, s'en vint, bon jour, bonne oeuvre, Jusqu'à notre maison porter ce beau chef-d'oeuvre [un enfant trouvé], Démocr. V, 5 dans CHEF-D'OEUVRE
Les pieds sur les chenets étendus sans façon, Joueur, II, 4 dans CHENET
Soit de gens de cheval ou soit de gens de pied, Sat. X dans CHEVAL
On vient civilement pour s'éclairer d'un doute, Et Monsieur prend la chèvre, il met tout en déroute, le Joueur, III, 10 dans CHÈVRE
Ce meuble de chicane [un sac à procès] appartient sûrement à quelque homme du Maine ou quelque bas-Normand, Ménechm. I, 2 dans CHICANE
Que je suis un grand chien ! Parbleu je te saurai, Maudit jeu de trictrac, ou bien je ne pourrai, le Joueur, I, 4 dans CHIEN, CHIENNE
Moi, j'ai cinquante ans, moi, Finette ? - Quels reproches ? Hélas ! on n'est jamais trahi que par ses proches, Ménech. I, 5 dans CINQUANTE
La bataille d'Ivry sur le flanc ciselée [dans l'armure de Henri IV], Épît. I dans CISELÉ, ÉE
Lesquels deux mille écus Du plus clair de mon bien seront pris et perçus, Légat. IV, 6 dans CLAIR, CLAIRE
Ma musique est une musique de conséquence, il faut voir clair à ce qu'on fait, Sérén. sc. 18 dans CLAIR, CLAIRE
Sans laquelle clause Le présent testament sera nul, et pour cause, Légataire, IV, 6 dans CLAUSE
Le diable avec sa clique, et réduit à ce point, Fort inutilement s'y casserait la tête, Légat. III, 1 dans CLIQUE
Vous avez fort bien fait de lui river son clou ; C'est bien à faire à lui de vous appeler fou, Distrait, IV, 7 dans CLOU
Savez-vous bien que je suis las de venir sans trouver votre maître ? S'il ne me paye aujourd'hui, je le ferai coffrer demain, le Retour imprévu, 12 dans COFFRER
Ton sermon me paraît un tant soit peu brutal ; Mais, tant que tu voudras, parle, prêche, tempête, Ta maîtresse est coiffée [amoureuse], le Joueur, I, 2 dans COIFFÉ, ÉE
Ne verrai-je jamais les femmes détrompées De ces colifichets, de ces fades poupées ?, le Joueur, I, 2 dans COLIFICHET
Il faut voir sur-le-champ si les vice-baillifs Sont si francs du collier que vous l'avez promis, le Joueur, III, 9 dans COLLIER
Quand j'ai bu du vin de Champagne, j'ai, le lendemain, le coloris obscur, les nuances brouillées et des erreurs au teint qui me vieillissent de dix années, Critique du lég. 8 dans COLORIS
La nature en naissant vous fit l'âme sensible. Le soufre préparé n'est pas plus combustible, Démocr. II, 7 dans COMBUSTIBLE
Si j'étais à la place de vous autres comédiens, j'aimerais mieux tirer la langue d'un pied de long que de représenter de pareilles sottises, Crit. du Lég. 2 dans COMÉDIEN, IENNE
À toutes les demi-heures il part de ces commodités qui vont...., Voy. de Flandre. dans COMMODITÉ
Cet habit cependant n'est pas de compétence. - Vous savez que l'habit ne fait pas la science, Folies amour. I, 5 dans COMPÉTENCE
L'honnête homme morbleu ! vive monsieur Géronte ! Ma foi, sans moi la belle en avait pour son compte, le Bal, sc. 18 dans COMPTE
Il est arrivé que par la concomitance d'un collier.... enfin je ne me souviens pas bien de tout cela, Sérénade, sc. 16 dans CONCOMITANCE
Quand par votre ordre exprès elle a vu travailler Ce maudit serrurier venu pour nous griller, Qu'elle a vu ces barreaux et ces grilles paraître Dont ce noir forgeron condamnait sa fenêtre...., Folies amour II, 6 dans CONDAMNER
Quel risque à ses désirs de vouloir condescendre ?, Folies amour. III, 3 dans CONDESCENDRE
Et mon sort, de tout point, est si conforme au vôtre, Qu'il semble que le ciel nous ait faits l'un pour l'autre, Démocr. IV, 7 dans CONFORME
Le plancher est fait de branches de bouleau ou de pin, qu'ils jettent en confusion pour leur servir de lit, Voy. en Laponie. dans CONFUSION
Lui, c'est un homme d'ordre et qui vit congrûment, le Joueur, I, 2 dans CONGRÛMENT
... Qu'est-ce à dire ? Valère ? Un autre ici conjointement soupire. Ah ! si je le savais...., le Joueur, II, 4 dans CONJOINTEMENT
Il fait trop cher mourir, ce serait conscience ; Jamais de mon vivant je n'aimai la dépense, Légat. IV, 5 dans CONSCIENCE
Je ne me sens point propre aux soins d'une famille, Et, tout considéré, j'aime mieux rester fille, Distrait, IV, 1 dans CONSIDÉRÉ, ÉE
.... Je vois bien qu'un rival domestique Consigne entre tes mains pour avoir Angélique, le Joueur, I, 2 dans CONSIGNER
Eh bien ! marquis, tu vois, tout rit à ton mérite ; Le rang, la cour, le bien, tout pour toi sollicite ; Tu dois être content de toi par tout pays ; On le serait à moins ; allons, saute, marquis, Joueur, IV, 10 dans CONTENT, ENTE
C'est du soir au matin un éternel contrôle, Distr. I, 4 dans CONTRÔLE
Convenons de nos faits avant que de rien rendre, Légat. V, 4 dans CONVENIR
Vous voyez un seigneur fort satisfait de soi, Un convive échappé de la table du roi, Démocr. IV, 7 dans CONVIVE
À vingt ans mon mari m'a laissé mère et veuve... ; Et faite comme on est, ayant quelques appas, On aurait pu trouver à convoler de reste, Légat. III, 8 dans CONVOLER
.... Pour être bel esprit Il faut avec mépris écouter ce qu'on dit, Rêver dans un fauteuil, répondre en coq-àl'ânes, Et voir tous les mortels ainsi que des profanes, le Distrait, IV, 7 dans COQ-À-L'ÂNE
Lui.... c'est la coqueluche Des filles de Falaise : il étudie en droit Et sait tout son Cujas sur le bout de son doigt, le Bal, sc. 7 dans COQUELUCHE
Parlons à coeur ouvert et confessons la dette ; Je suis un peu coquet, tu n'es pas mal coquette, le Distrait, IV, 3 dans COQUET, ETTE
.... On dit que les femmes coquettes Pour faire réussir leurs pratiques secrètes, Des nouveaux débarqués s'informent avec soin, Ménechmes, II, 4 dans COQUET, ETTE
Le coquin dans le bois a volé quelque coche, Démocr. I, 2 dans COQUIN, INE
Ma femme en ce pays et dans cette figure ! La coquine aura su par quelque ami présent Se faire consoler de son époux absent, Démocr. V, 1 dans COQUIN, INE
Tous les jours le coquin lasse ma patience, Ménechm. I, 1 dans COQUIN, INE
Gentilhomme à bec de corbin ou au bec de corbin.... Rodillard de Choupille, Noble au bec de corbin, grand gruyer de Berry, Et qui fut votre père, étant bien mon mari, Distrait, I, 4 dans CORBIN
Je le crois bien, monsieur ; car voilà le cornet, Et dans le poudrier vous trempiez votre plume, Distrait, IV, 9 dans CORNET
La justice prend toujours les choses d'un mauvais côté, Sérénade, 10 dans CÔTÉ
Je veux que nous dansions ensemble le rigaudon, la chasse, les cotillons, la jalousie et toutes les autres danses nouvelles, Critique du lég. sc. 8 dans COTILLON
... à cinq chevaliers, en nous cotisant tous, Et ramassant écus, livres, deniers, oboles, Nous n'avons encor pu faire que deux pistoles, Distrait, I, 6 dans COTISER
Rendez-moi mon bijou, Et je prends, pour partir, mes jambes à mon cou, Démocr. V, 5 dans COU ou COL
Dans peu de temps, j'espère Y voir coucher [dans un testament] mon nom en riche caractère, Lég. I, 1 dans COUCHER
Ils ont fait un beau coup vraiment ; Mais, pour réparer leur sottise, La folie et l'amour ont fait adroitement Réussir l'heureuse entreprise, Folies amour. Divertiss. dans COUP
....Comme le voilà fait ! Débraillé, mal peigné, l'oeil hagard ! à sa mine, On croirait qu'il viendrait, dans la forêt voisine, De faire un mauvais coup...., le Joueur, I, 7 dans COUP
Allons voir mon notaire ; et sortons, si je puis, Du coupe-gorge affreux et du bois où je suis, Ménechmes, IV, 6 dans COUPE-GORGE
Il a fait trente fois coupe-gorge aujourd'hui, le Joueur, I, 7 dans COUPE-GORGE
Laissez-moi lui couper le nez. - Laissez-le aller ; Que feriez-vous, monsieur, du nez d'un marguillier ?, Ménechm. III, 11 dans COUPER
Le jeu rassemble tout ; il unit à la fois Le turbulent marquis, le paisible bourgeois ; La femme du banquier, dorée et triomphante, Coupe orgueilleusement la duchesse indigente, le Joueur, III, 6 dans COUPER
Je ne sais maintenant qui retient mon courage Que de vingt coups de poing au milieu du visage...., Fol. amoureuses, I, 2 dans COURAGE
Je veux que nous dansions ensemble une courante, Distrait, III, 4 dans COURANTE
À quoi servent, monsieur, les façons que vous faites ? Parlez donc, je suis las de toutes ces courbettes, Folies amour. II, 3 dans COURBETTE
De l'habit dont jadis elle courait le bal, Elle s'est mise en homme en cet accès fatal, Fol. amour. III, 9 dans COURIR
Il s'en court en disant : à Dieu me recommande, Sat. X dans COURIR
Mon esprit agité Douteux s'en court de l'une à l'autre extrémité, Élég. 2 dans COURIR
Nous venons, mon enfant, de courre un bénéfice, Distrait, II, 1 dans COURRE
Les maris aujourd'hui, monsieur, sont si courus ; Et que peut-on, hélas ! avoir pour vingt écus ?, Légat. V, 3 dans COURU, UE
Lisette, quelque temps tiens la bouche cousue, Si tu peux ; va fermer la porte de la rue, Légat. III, 8 dans COUSU, UE
Mon amour veut dompter des coeurs d'un plus haut rang, Je prends un vol plus fier et suis haussé d'un cran, Ménech. IV, 2 dans CRAN
Et non pas pour dîner avec des créatures Qui viennent, comme vous, chercher des aventures. - Des créatures ! Ciel ! quels termes sont-ce là ?, Ménech. II, 5 dans CRÉATURE
J'ai quelque souvenir de cette créature, Démocr. V, 3 dans CRÉATURE
Un amant mort pour nous nous mettrait en crédit, Joueur, II, 11 dans CRÉDIT
Que son coeur convoiteux d'avarice ne crève, Sat. X dans CREVER
Et chacun, en riant, en parle à coeur ouvert, Dont je crève de rage, Élég. 2 dans CREVER
Et dont les beaux discours.... Feraient crever de rire un saint du paradis, Sat X dans CREVER
Mémoire juste et bref de nos dettes criardes Que Mathurin Géronte aurait tantôt promis Et promet maintenant de payer pour son fils, Joueur, III, 4 dans CRIARD, ARDE
Mais les voici tous deux : l'affaire est dans sa crise, le Bal, 5 dans CRISE
Nous avons toutes deux enragé tout le jour Contre un maudit crochet qui prenait mal son tour, le Distrait, I, 2 dans CROCHET
Nous avons déjà séjourné quinze jours sur mes crochets, je vous prie que nous comptions ensemble, Attendez-moi sous l'orme, sc. 1 dans CROCHET
Quoi ! Dorante, cet homme à maintien débonnaire, Ce croquant qu'à l'instant je viens de voir sortir, le Joueur, IV, 9 dans CROQUANT
Mais ils n'en croqueront, ma foi, que d'une dent, Démocr. IV, 3 dans CROQUER
L'un me baille un soufflet, et l'autre un coup de pied, L'autre une croquignole ; enfin chacun s'empresse, Tout du mieux qu'il le peut, à me faire caresse, Démocr. V, 2 dans CROQUIGNOLE
Elle veut qu'en détours la chose s'enveloppe, Et ce mot dit à cru lui cause une syncope, le Joueur, II, 4 dans CRU, CRUE
Le cousin me connaît ; oh ! je ne suis pas cruche, Tel que vous me voyez, le Bal, 7 dans CRUCHE
Si c'est sur mon bien seul qu'il fonde sa cuisine, Je t'assure déjà qu'il mourra de famine, Et qu'il n'aura pas lieu de rire à mes dépens, Légat. III, 3 dans CUISINE
J'ai reçu, l'autre semaine, dix-huit cents livres de ce curieux pour les deux grands tableaux dont votre père avait refusé deux mille écus quelque temps avant que de partir, Retour impr. sc. 4 dans CURIEUX, EUSE
Assez souvent d'un vin bien pris et mal cuvé Je vous ai vu le chef plus lourd qu'à l'ordinaire, Ménechmes, I, 2 dans CUVÉ, ÉE
Si mon traître d'époux par bonheur était mort, Démocr. amour. II, 8 dans DE
On dit que les femmes coquettes, Pour faire réussir leurs pratiques secrètes, Des nouveaux débarqués s'informent avec soin Pour leur dresser exprès quelque piége au besoin, Ménechmes, II, 4 dans DÉBARQUÉ, ÉE
Il est vrai que je n'ai pas mon pareil pour débourgeoiser un enfant de famille, Retour imprévu, sc. 6 dans DÉBOURGEOISER
Ne verrai - je jamais les femmes détrompées De ces colifichets, de ces fades poupées Qui n'ont pour imposer qu'un grand air débraillé ?, le Joueur, I, 2 dans DÉBRAILLÉ, ÉE
Cela vaut-il le soin de vous tant préparer ? Donnez-moi le billet, je vais le déchiffrer, Légat. II, 5 dans DÉCHIFFRER
.... Il a déclaré, se voyant sur sa fin, Quelque enfant provenu d'un hymen clandestin ?, Distrait, II, 1 dans DÉCLARER
Mon âme déconfite au pillage est donnée, Élég. I dans DÉCONFIT, ITE
Cela lui sied fort bien, et cet air dédaigneux Qu'elle a pris à la cour, lui sied encore mieux, Démocr. IV, 2 dans DÉDAIGNEUX, EUSE
Que je souffre en dedans et qu'il me mortifie !, Démocr. I, 4 dans DEDANS
Si tous mes soupirants pouvaient me négliger, Je ne vous prendrais pas pour m'en dédommager, le Joueur, IV, 7 dans DÉDOMMAGER
La guerre m'a défait d'un frère heureusement, Ménechm. II, 2 dans DÉFAIRE
On sait de son esprit se servir à propos, Revenir, s'apaiser, se remettre en colère, Faire bien le jaloux et vouloir se défaire, Démocr. II, 7 dans DÉFAIRE
On n'a pas plus tôt fait emplette de cette marchandise qu'on voudrait en être défait, Sérénade, 1 dans DÉFAIT, AITE
.... Fort bien ! la réponse est honnête, Et vous avez toujours quelque défaite prête, Distr. I, 1 dans DÉFAITE
Elle a senti d'abord un peu de répugnance ; Mais, vous voyant, son coeur n'a plus fait de défense, Ménechmes, III, 8 dans DÉFENSE
.... Quand je songe à la femme Dont j'étais le mari, Dieu veuille avoir son âme, Je la crois bien défunte...., Démocrite, I, 1 dans DÉFUNT, UNTE
Libre de passions, dégagé de faiblesse, Votre coeur, je le sais, se ferme à la tendresse, Démocr. III, 4 dans DÉGAGÉ, ÉE
.... Nous devions tantôt le dégager [un bijou], Et contre mon avis vous avez fait la chose, Joueur, V, 7 dans DÉGAGER
Mais lui, sourd aux raisons qu'il a pu lui donner, A voulu sur le champ le faire dégainer, Ménechm. IV, 8 dans DÉGAINER
Ne troublez pas le Dieu qui me met en fureur ; Je sens qu'en tons heureux ma verve se dégorge, Folies amour. II, 7 dans DÉGORGER
Qu'on se garde surtout de me mettre trop près De quelque procureur chicaneur et mauvais ; Il ne manquerait pas de me faire querelle ; Ce serait tous les jours procédure nouvelle, Et je serais encor contraint de déguerpir, Légat. IV, 6 dans DÉGUERPIR
Je dis ce que je pense, et sans déguisement ; Je suis, sans réfléchir, mon premier mouvement, Distr. IV, 7 dans DÉGUISEMENT
D'un et d'autre côté ses chevaux bondissants D'un déluge de boue inondent les passants, Sat. contre les maris. dans DÉLUGE
Je dois quatre cents francs ! c'est une fourberie.... Je ne sais pas, au vrai, si vous les lui devez, Mais il me les a, lui, mille fois demandés, Légat. V, 7 dans DEMANDER
En vous disant d'abord que je suis mariée, Vous devinez assez que je viens vous prier De vouloir me démarier, Souhaits, 1 dans DÉMARIER
Je l'ai démarquisé bien loin de son attente [au moment où il s'y attendait le moins] ; J'en voudrais faire autant à tous les faux marquis, le Joueur, V, 5 dans DÉMARQUISER
Mais à vous parler net, sans que l'esprit fatigue, Près du sexe je sais me démêler d'intrigue, le Joueur, II, 3 dans DÉMÊLER
Ah ! monsieur, touchez là.... - Cet homme assurément prétend me démembrer, Légat. III, 2 dans DÉMEMBRER
Le marquis vient, il faut m'assurer un parti Et, je n'en prétends pas avoir le démenti, le Joueur, IV, 5 dans DÉMENTI
Nous reverrons Ménechme aujourd'hui, quelle joie ! Je ne puis demeurer en place ni chez moi, Ménechmes, I, 3 dans DEMEURER
Toujours de plus en plus son cerveau se démonte, Ménechm. III, 7 dans DÉMONTER
Comment ! chétif mortel, vous déniez vos dettes, le Bal, sc. 13 dans DÉNIER
Ce que les Lapons font le plus facilement, c'est de vendre le vent à ceux qui en ont besoin ; ils ont pour cela un mouchoir qu'ils nouent en trois endroits différents qu'ils donnent à celui qui en a besoin ; s'il dénoue le premier, il excite un vent doux et supportable ; s'il a besoin d'un plus fort, il dénoue le second, Voy. de Laponie, t. IV, p. 278 dans DÉNOUER
Malgré son aigre voix qui fait grincer les dents, Il apprend de Lambert les airs les plus touchants, Épît. I dans DENT
Tant que le jour est long, il gronde entre ses dents : Fais ceci, fais cela ; va, viens, monte, descends, Fol. amour. I, 1 dans DENT
.... Ma joie est extrême D'y voir certaines gens, tout fiers de leur maintien, Qui ne déparlent pas et qui ne disent rien, Démocr. II, 5 dans DÉPARLER
Il ne faut point de bourse à qui veut dépenser, Vendanges, 1 dans DÉPENSER
Entre amants tel dépit n'est qu'une bagatelle ; Je veux dès aujourd'hui vous remettre avec elle, Ménechmes, IV, 4 dans DÉPIT
Si quelqu'un me déplaît en ce moment, c'est vous, Distrait, II, 6 dans DÉPLAIRE
Mais que fais-je donc tant, monsieur, ne vous déplaise, Pour trouver ma conduite à tel excès mauvaise ?, le Distrait, I, 6 dans DÉPLAIRE
Je me suis bien promis qu'en faveur de l'affaire Vous feriez de vos biens donation entière.... - Vous vous êtes promis ? ... il faut vous dépromettre, Ménechm. I, 5 dans DÉPROMETTRE
Jacquinet : Ce retour imprévu ne dérangerait-il point un peu vos petites affaires ? - Merlin : oh ! non, elles sont toutes dérangées, de par tous les diables, Retour imprévu, sc. 9 dans DÉRANGÉ, ÉE
C'est le déréglement de vos actions qui me fait parler, Retour impr. sc. 1 dans DÉRÉGLEMENT
Pour l'avoir sans relâche un an, sur sa parole, Habillé, voituré, coiffé, chaussé, ganté, Alimenté, rasé, désaltéré, porté, le Joueur, III, 4 dans DÉSALTÉRER
Fussiez-vous descendu du lugubre Héraclite De père en fils, parbleu, vous rirez de ce trait, Distrait, I, 6 dans DESCENDRE
Et depuis les charmantes conversations de Poitiers, vous n'avez point désemparé mon coeur, Attendez-moi sous l'orme, 11 dans DÉSEMPARER
J'ai même déserté deux fois dans la milice, Folies amour. I, 7 dans DÉSERTER
.... J'ai fini, je n'ai plus qu'à cacheter ma lettre et mettre le dessus, Distrait, IV, 9 dans DESSUS
Allez m'attendre au prochain détour ; je vous dirai dans un moment ce qu'il faudra faire, Sérén. sc. 20 dans DÉTOUR
Deux yeux, deux yeux charmants avaient, pour ma ruine, Détraqué les ressorts de toute la machine, Démocr. V, 5 dans DÉTRAQUER
Me faire enfermer ! voilà la machine qui se détraque, çà, çà, changeons de propos, le Retour imprévu, sc. 16 dans DÉTRAQUER
L'on m'envoya chercher, un de ces jours passés, Pour détremper un peu l'humeur mélancolique D'un homme dès longtemps au lit paralytique, Fol. amour. II, 7 dans DÉTREMPER
....Voilà peut-être de ces gens Qui vont par les forêts détrousser les passants, Démocr. I, 6 dans DÉTROUSSER
Je veux premièrement qu'on acquitte mes dettes, Légat. IV, 6 dans DETTE
Parlons à coeur ouvert, et confessons la dette : Je suis un peu coquet, tu n'es pas mal coquette, le Distr. IV, 3 dans DETTE
Un amant en grand deuil a toujours son mérite, Distrait, II, 7 dans DEUIL
Une dame là-bas, monsieur, avec sa suite, Qui porte le grand deuil, vient vous rendre visite, Légat. III, 5 dans DEUIL
Ne vois-tu pas, Hector, que c'est un deuil de cour ?, le Joueur, II, 14 dans DEUIL
.... Devant qu'il soit deux ans Je veux que l'on me voie avec des airs fendants, Dans un char magnifique...., Ménechmes, IV, 2 dans DEVANT
Je ne donne mon coeur que par-devant notaire, Joueur, IV, 9 dans DEVANT
Valère : Sous ses heureuses mains [du joueur] le cuivre devient or. - Hector : Et l'or devient à rien, Joueur, III, 6 dans DEVENIR
Je dois quatre cents francs à mon marchand de vin, Un fripon qui demeure au cabaret voisin, le Légat. IV, 6 dans DEVOIR
Jeter son dévolu, un dévolu sur quelqu'un, sur quelque chose, fixer son choix, arrêter son idée sur.... Mais nos soins empressés ne nous ont rien valu, Et le diable a sur nous jeté son dévolu, Distrait, II, 1 dans DÉVOLU
Elles sont toutes dérangées de par tous les diables, le Retour impr. sc. 9 dans DIABLE
Mais le diable est que nous n'avons point d'argent, Sérénade, sc. 8 dans DIABLE
Entre tant de parents ce serait bien le diable, S'il ne s'en trouvait pas quelqu'un de raisonnable, Légat. III, 5 dans DIABLE
Mais voyons donc enfin ce que j'ai fait écrire. - Ah ! voilà bien le diable...., ib. V, 7 dans DIABLE
La flotte est arrivée avec les galions ; Cela va diablement hausser nos actions, Joueur, III, 6 dans DIABLEMENT
J'ai diablement d'esprit, on écrit mes sentences, Distrait, V, 7 dans DIABLEMENT
Mais quand elle serait mille fois plus diablesse, Je ne la connais point, elle ni sa maîtresse, Ménechm. IV, 3 dans DIABLESSE
Je voudrais que vous fussiez étranglé par votre gorge avec votre diantre de collier, Sérén. sc. 1 dans DIANTRE
Mais Harpagon aride et presque diaphane Par les jeûnes cruels auxquels il se condamne, Sat. contre les maris. dans DIAPHANE
Je sens qu'en tons heureux ma verve se dégorge ; Pouah ! c'est un diésis que j'avais à la gorge, Fol. amour. II, 6 dans DIÈSE
Ces deux propositions si analogues, nous les différencierons par ceci.... Je jure comme vous quand le jeu me transporte ; Et ce qui peut tous deux nous différencier, Vous jurez dans la chambre et moi sur l'escalier, Ménéchm. I, 2 dans DIFFÉRENCIER
Imposez au notaire et soyez diligent, Autant que vous pourrez, à toucher cet argent, Ménechmes, II, 1 dans DILIGENT, ENTE
.... Va, tranquillise-toi ; Ce que j'ai dit est dit ; repose-toi sur moi, Légat. I, 2 dans DIRE
Çà, ma reine, épousons malgré notre discord, Ménechmes, V, 6 dans DISCORD
Interrompre un concert où ta seule présence Cause des contre-temps et de la discordance, Fol. am. II, 7 dans DISCORDANCE
Dans un concert d'hymen, lorsque quelqu'un discorde, Je sais juste baisser ou hausser une corde, le Bal, 10 dans DISCORDER
Mais je m'arrête trop et je laisse mon maître Se distiller en pleurs et s'enivrer peut-être, le Bal, sc. 3 dans DISTILLER
À mes distractions faites grâce, madame ; Nul autre objet que vous ne règne dans mon âme, Distrait, V, 7 dans DISTRACTION
Il vous dit non pour oui, oui pour non ; il appelle Une femme monsieur, et moi mademoiselle ; Prend souvent l'un pour l'autre et va sans savoir où ; On dit qu'il est distrait ; moi je le prends pour fou, Distrait, II, 1 dans DISTRAIT, AITE
.... Vous, monsieur le distrait, Vous êtes là debout planté comme un piquet, le Distrait, V, 9 dans DISTRAIT, AITE
.... La consolation D'avoir fait de ses biens la distribution Répand au fond du coeur un repos sympathique, Certaine quiétude et douce et balsamique, Légat. IV, 6 dans DISTRIBUTION
Quelque bon lavement fort et diruétique ; Voilà ce qu'il vous faut, Légat. II, 11 dans DIURÉTIQUE
....Je crois qu'en cette ville Le diable a pour jamais élu son domicile, Ménech. II, 2 dans DOMICILE
....As-tu perdu l'esprit De faire un testament qui m'est si dommageable ?, le Légat. IV, 7 dans DOMMAGEABLE
.... Que diriez-vous qu'un roi, cherchant à plaire, Comme un aventurier, donnât dans la bergère ?, Démocr. II, 5 dans DONNER
Les biens nous viennent en dormant, je vous assure, Retour impr. sc. 1 dans DORMIR
Qui faisant le gros dos, la main dans la ceinture, Viennent pour tout mérite étaler leur figure, le Joueur, I, 2 dans DOS
Double pendard ; ah ! je suis assassiné, Sérénade, 26 dans DOUBLE
Mais je suis pris ailleurs ; près d'un objet vainqueur Je fais à petit bruit mon chemin en douceur, Distrait, II, 7 dans DOUCEUR
Mais toi, ne peux-tu rien tirer de la boutique ; J'ai fait le diable à quatre. - Et j'ai fait le dragon, le Bal, 3 dans DRAGON
Beau-père, on dit bien vrai, quant à moi j'y souscris : On a beau faire, il faut prendre femme à Paris, L'on y taille en plein drap, le Bal, sc. 7 dans DRAP
On me l'avait bien dit que ces femmes coquettes, Pour faire réussir leurs pratiques secrètes, Des nouveaux débarqués s'informaient avec soin, Pour leur dresser après quelque piége au besoin, Ménechmes, II, 4 dans DRESSER
Procréez des enfants Qui puissent hériter de vous en droite ligne, le Légat. V, 8 dans DROIT, DROITE
Levez la tête encor, soyez droite, approchez ; Faut-il tendre toujours le dos quand vous marchez ?, le Distrait, I, 4 dans DROIT, DROITE
La drôlesse, un matin, s'en vint, bon jour, bonne oeuvre, Jusqu'à notre maison porter ce beau chef-d'oeuvre, Démocrite, V, 5 dans DRÔLESSE
Il faut opter des deux, être dupe ou fripon, Joueur, I, 7 dans DUPE
L'eau m'en vient à la bouche, le Bal, 7 dans EAU
Tu liras ces vers où jeune je m'ébats, Sat. I dans ÉBATTRE (S')
Qui casse le museau, qui son rival éborgne, Sat. X dans ÉBORGNER
Vous qui.... vos amis épargnez Et de mauvais discours leur vertu n'éborgnez, Sat. VII dans ÉBORGNER
Devant qu'il soit deux ans, Je veux que l'on me voie avec des airs fendants, Dans un char magnifique, allant à la campagne, Ébranler les pavés sous six chevaux d'Espagne, Ménechmes, IV, 2 dans ÉBRANLER
Un chaudron ébréché, la bourse d'une montre, Sat. X dans ÉBRÉCHÉ, ÉE
[Une éclanche de mouton d'une grande dureté] Ébréchant le couteau, témoignait son courage, Sat. X dans ÉBRÉCHER
Je ne l'ai jamais vu, mais on m'en a parlé Comme d'un petit fat et d'un écervelé, Distr. I, 4 dans ÉCERVELÉ, ÉE
Lorsqu'un vieux fou s'échappe D'être amoureux sur ses vieux ans, Il faut qu'il mette la nappe Et qu'on boive à ses dépens, Sérén. SC. 17 dans ÉCHAPPER
.... Ma foi, tant pis pour vous ; Je ne m'y connais pas, ou bien, sur ma parole, Vous êtes là, m'amie, en très mauvaise école, Ménechm. II, 3 dans ÉCOLE
Une école maudite Me coûte en un moment douze trous tout de suite, le Joueur, I, 4 dans ÉCOLE
En très bonne santé j'arriverais ici, Si je n'étais porteur d'une large écorchure, Distr. II, 1 dans ÉCORCHURE
Nous sommes dans ces lieux à l'abri des visites, Des sots écornifleurs et des froids parasites, Démocr. I, 3 dans ÉCORNIFLEUR, EUSE
Soixante mille écus d'argent sec et liquide Ont mis notre fortune en un vol bien rapide, Ménechmes, IV, 2 dans ÉCU
Il faut être vêtu comme l'est votre frère, Il porte le grand deuil, son linge est effilé, Ménechm. 11 dans EFFILÉ, ÉE
....Apprenez, je vous prie, Que mortel quel qu'il fût, ne me dit, de ma vie, Un mot douteux qui pût effleurer mon honneur, Joueur, II, 4 dans EFFLEURER
C'est un homme étonnant et rare en son espèce, Qui rêve fort à rien et s'égare sans cesse, Dist. II, 1 dans ÉGARER
.... Ah, cousin ! qu'elle a le nez joli, Le minois égrillard, le cuir fin et poli !, le Bal, 6 dans ÉGRILLARD, ARDE
Quelle est cette égrillarde Qui d'un oeil curieux me tourne et me regarde ?, Démocrite, II, 7 dans ÉGRILLARD, ARDE
S'il pouvait, par bonheur, choir en quelque embuscade, Et que des égrillards avec de bons bâtons...., Fol. am. I, 1 dans ÉGRILLARD, ARDE
Il aurait bien besoin de deux grains d'ellébore, Distr. II, 12 dans ELLÉBORE
Nous nous sommes trouvés dans de grands embarras ; Mais depuis quelque temps un oncle, un honnête homme.... A bien voulu descendre aux ténébreux manoirs, Ménechm. IV, 2 dans EMBARRAS
Et je vais lui dicter une lettre d'un style Qui de madame Argante émouvra bien la bile, Légat. II, 6 dans ÉMOUVOIR
....L'une paraît gentille, Pour savoir se servir d'une beauté d'emprunt, Mettre un visage blanc sur un visage brun, le Bal, 7 dans EMPRUNT
Depuis que je travaille pour vous, les ressorts de mon esprit emprunteur sont diablement usés, Sérénade, sc. 11 dans EMPRUNTEUR, EUSE
Allez vous encrêper sans perdre un seul instant, Ménechmes, II, 1 dans ENCRÊPER
Cette femme est sur moi rudement endiablée, Ménechmes, v. 3 dans ENDIABLÉ, ÉE
Allons, Merlin, de la vivacité, mon enfant, de la présence d'esprit, Retour imprévu, sc. 10 dans ENFANT
Mais dans le fond, c'est une bonne enfant, Sérénade, 11 dans ENFANT
Elle est folle à tel point qu'on ne peut l'exprimer ; Travaillez au plus tôt à la faire enfermer, Ménechm. v, 3 dans ENFERMER
Je sais dans un trictrac, quand il faut un sonnez, Glisser des dés heureux, ou chargés, ou pipés ; Et quand mon plein est fait, gardant mes avantages, J'en substitue aussi d'autres prudents et sages, Qui, n'offrant à mon gré que des as à tous coups, Me font en un instant enfiler douze trous, Joueur, I, 10 dans ENFILER
Les Lapons n'ont point d'autre remède contre ces maudits animaux [moucherons] que d'emplir de fumée le lieu où ils demeurent.... nous fîmes la même chose et nous nous enfumâmes, Voyage en Laponie, t. IV, p. 206 dans ENFUMER
Hé ! que diable engager ? que vendre ? pour tout meuble et immeuble vous n'avez que votre habit et le mien ; encore le tailleur n'est-il pas payé, Sérén. sc. 11 dans ENGAGER
De tous collatéraux l'engeance est trop maligne, le Légataire, v, 8 dans ENGEANCE
Ah ! malheureuse engeance ! apanage du diable ! C'est toi qui m'as joué ce tour abominable, Folies amour. I, 2 dans ENGEANCE
Ma mère en est la cause ; et ce qu'elle me dit Me brouille tout le teint, me sèche et m'enlaidit, Distrait, III, 1 dans ENLAIDIR
Ma manière d'agir, ma critique et mes ris M'attireraient bientôt un monde d'ennemis, Démocr. I, 6 dans ENNEMI, IE
Si nous avions bien fait, nous t'aurions étranglé ; Il faut assurément qu'on l'ait ensorcelé, Ménechm. II, 6 dans ENSORCELER
Entamer la réputation, le crédit de quelqu'un.... D'un trait envenimé Toujours l'honneur du sexe est par vous entamé, Distrait, I, 6 dans ENTAMER
....C'est, entre vous et moi, Auprès d'un philosophe un fort chétif emploi, Distrait, II, 4 dans ENTRE
J'aurai soin du valet, n'épargnez pas le maître, Ménechm. II, 5 dans ÉPARGNER
Cette veuve, je crois, ne serait point cruelle, Ce serait une éponge à presser au besoin, le Joueur, I, 6 dans ÉPONGE
C'est fort bien entendu ; Vous serez épousé ; moi, je serai pendu, Folies amour. II, 9 dans ÉPOUSÉ, ÉE
C'est, dans son caractère, une espèce parfaite ; Un ambigu nouveau de prude et de coquette, Qui croit mettre les coeurs à contribution, Et qui veut épouser, c'est là sa passion, Joueur, I, 6 dans ÉPOUSER
Cet homme-là vous aime épouvantablement, le Joueur. II, 5 dans ÉPOUVANTABLEMENT
Savez-vous bien qu'ici votre face équivoque, Et rare en son espèce, étrangement nous choque ?, Démocrite, IV, 5 dans ÉQUIVOQUE
Vous vous sentez en fonds, ergo plus de maîtresse, Joueur, III, 6 dans ERGO
Moi, j'ai cinquante ans ! moi ! Finette.... - Ma soeur, dans mon calcul je crois vous faire grâce ; Et je raisonne ainsi : j'en ai cinquante et passe ; Vous êtes mon aînée ; ergo, dans un seul mot, Vous voyez si j'ai tort. - Votre ergo n'est qu'un sot, Ménechm. l, 5 dans ERGO
Quoi ! vous montrez, monsieur, un tel art [de tricher au jeu] dans Paris, Et l'on ne vous a pas fait présent en galère D'un brevet d'espalier ? ...., Joueur, I, 10 dans ESPALIER
La nièce aura l'esprit mieux fait que le neveu, Légat. III, 6 dans ESPRIT
Pour trois ou quatre esprits mal timbrés, de travers, N'allez pas, emporté d'une critique vaine, Faire ici le procès à la nature humaine, Épît. I dans ESPRIT
Un moment, s'il vous plaît, souffrez que je respire, Je suis tout essoufflé...., Ménechm. I, 2 dans ESSOUFFLÉ, ÉE
Il ne faut point, monsieur, s'estomaquer si fort ; On peut en un moment nous mettre tous d'accord, le Lég. IV, 7 dans ESTOMAQUER (S')
Il fait toute la nuit sentinelle en dedans ; Et sur le point du jour il va battre l'estrade, Folies amour. I, 1 dans ESTRADE
Palsambleu ! l'amour est un fat ; Sans égard pour ma naissance, Il me fait soupirer, gémir, sentir l'absence, Comme un amant du tiers état, Attendez-moi sous l'orme, sc. 10 dans ÉTAT
C'est un homme étonnant et rare en son espèce, Il rêve fort à rien, il s'égare sans cesse, Distrait, II, 1 dans ÉTONNANT, ANTE
Un tel événement étourdit ma prudence, Démocr. v, 5 dans ÉTOURDIR
Eh bien ! ne voilà pas votre tendre maudit Qui vous prend à la gorge ! euh !, Joueur, II, 11 dans EUH !
Laissons évaporer un peu sa bile émue, Légat. v, 2 dans ÉVAPORER
Dès qu'il a de l'argent, son amour s'évapore, le Joueur, I, 2 dans ÉVAPORER
J'ai .... vu ses yeux s'égarer, Et son esprit frappé soudain s'évaporer, Fol. amour. II, 6 dans ÉVAPORER
J'évente les beautés et leur plais d'une lieue, Joueur, III, 11 dans ÉVENTER
Je me trouve en un lieu de fort mauvais exemple, Sat. X dans EXEMPLE
Vingt mille écus ! le legs serait exorbitant, Légat. II, 6 dans EXORBITANT, ANTE
....Sachez que je faufile Avec ducs, archiducs, princes, seigneurs, marquis, Et tout ce que la cour offre de plus exquis, le Joueur, III, 11 dans EXQUIS, ISE
Manger son blé en vert est grande extravagance, Vendanges, I, 1 dans EXTRAVAGANCE
Mais, monsieur, entre nous, quand de votre façon Vous aurez, s'il se peut encor, garçon ou fille...., Distrait, I, 4 dans FAÇON
Je ne suis qu'une façon de musicien, Sérénade, sc. 26 dans FAÇON
Hé ! bonjour, ma chère Lisette ; comment te portes-tu, mon enfant ? que fait ta belle maîtresse ?, Retour impr. sc. 3 dans FAIRE
Comme le voilà fait ! Débraillé, mal peigné, l'oeil hagard...., Joueur, I, 7 dans FAIT, AITE
Falbala par haut pour celles qui n'ont point de hanches, celles qui en ont trop le portent plus bas, Attendez-moi sous l'orme, sc. 6 dans FALBALA
C'est un pesant fardeau qu'avoir un gros mérite, le Joueur, II, 8 dans FARDEAU
J'irais de ma pensée interrompre le cours.... Pour un fastidieux, qui n'a pour l'ordinaire Ni le don de parler, ni l'esprit de se taire, Distr. IV, 7 dans FASTIDIEUX, EUSE
Plus notre argent fatigue, et plus il nous rapporte, Joueur, II, 14 dans FATIGUER
Et si vous l'ignorez, sachez que je faufile Avec ducs, archiducs, princes, seigneurs, marquis, le Joueur III, 9 dans FAUFILER
....Un fauteuil m'embarrasse ; Un homme là dedans est tout enveloppé, Je ne me trouve bien que dans un canapé, Distrait, III, 2 dans FAUTEUIL
Et tu as un billet de monsieur Matthieu, pour marque que tu ne viens pas à faux, Sérén. 10 dans FAUX, FAUSSE
J'admire les ressorts de l'esprit féminin, Quand il est agité de l'amoureux lutin, Fol. amour. II, 10 dans FÉMININ, INE
Ce discours me fend l'âme, hélas ! mon pauvre maître !, le Légat. IV, 6 dans FENDRE
Ah ! quel coeur de rocher et quelle âme assez noire Ne se fendrait en quatre en entendant ces mots ?, Légat. v, 7 dans FENDRE
Tant mieux, c'est où je brille, et j'aime à ferrailler, Fol. amour. I, 7 dans FERRAILLER
Adieu, tison d'enfer, fesse-mathieu femelle, le Joueur, v, 10 dans FESSE-MATHIEU
Je sais que pour un sol, d'une ardeur héroïque, Vous vous feriez fesser sur la place publique, le Légat. III, 2 dans FESSER
Elle fesse son vin de Champagne à merveille, et sur la fin du repas elle devient fort tendre, Sérén. 11 dans FESSER
Que l'esprit d'une fille est changeant et bizarre !, le Joueur, II, 11 dans FILLE
Ce n'est point par douceur qu'on rend sages les filles ; Je veux du haut en bas faire attacher des grilles, Et que de bons barreaux, larges comme la main, Puissent servir d'obstacle à tout effort humain, Fol. am. I, 2 dans FILLE
On ne peut faire un pas que l'on ne trouve un piége ; Partout quelque filou m'investit et m'assiége, Ménechmes, II, 2 dans FILOU
Il faut faire une fin, monsieur : je vais me rendre mari d'une certaine Lisette, Attendez-moi sous l'orme, sc. 1 dans FIN
Ah ! cousin, qu'elle a le nez joli, Le minois égrillard, le cuir fin et poli !, le Bal, 7 dans FIN, FINE
Moi, je n'y sais point de finesse ; j'avertis qu'elle finira une heure au moins plus tôt qu'une autre pièce, Fol. amour. Prol. dans FINESSE
Les pieds sur les chenets étendus sans façons, Je pousse la fleurette et conte mes raisons, le Joueur, II, 4 dans FLEURETTE
Nous partons aussitôt, faisant partout florès, Sûrs de trouver déjà le bonhomme ad patres, le Distrait, II, 1 dans FLORÈS
Sa folie est nouvelle et rare assurément, Ménechm. III, 11 dans FOLIE
Et que la vérité, que chacun se propose, Est dans le fond d'un puits...., Démocr. I, 2 dans FOND
Vous n'avez que votre âge, votre air et votre visage contre vous ; dans le fond je gagerais que vous avez les meilleures manières du monde, Sérén. 16 dans FOND
J'aime un amant timide ; Cela marque un bon fonds...., Joueur, II, 10 dans FONDS
On dit qu'à forligner il [le sexe] a propension, Bal, 7 dans FORLIGNER
Qui peut en fourberie être si fort que toi ?, Légat. IV, 2 dans FORT, ORTE
Que, pour vous faire croire homme à bonne fortune, Vous passez en hiver des nuits au clair de lune À souffler dans vos doigts...., Distrait, IV, 6 dans FORTUNE
Dans les plus creux vallons fondre en désespérés, Percer rapidement les bois les plus fourrés, Ignorer où l'on va, n'avoir qu'un chien pour guide, Démocr. I, 6 dans FOURRÉ, ÉE
J'aurais pour le succès assez bonne espérance, Si de quelque argent frais nous avions le secours, Fol. amour, I, 7 dans FRAIS, FRAÎCHE
J'avancerai les frais, et j'en fais mon affaire, Fol. am. III, 4 dans FRAIS
Son visage est tout neuf et n'est point frelaté, Démocrite, I, 5 dans FRELATÉ, ÉE
On trouverait encore à quelque vieux pilier Son dernier habit vert pendu chez le fripier, Sat. contre les maris. dans FRIPIER, IÈRE
Voilà un fripon que je friponnerai sur ma parole, Sérén 10 dans FRIPONNER
Peut-être en ce moment, pour vous épouvanter, Il se soufflettera d'une main mutinée, Se donnera du front contre une cheminée, le Joueur, II, 1 dans FRONT
Quoi ! vous avez le front de rire, et devant nous ?, Distr. I, 4 dans FRONT
Il est certains esprits qu'il faut prendre de biais, Et que, heurtant de front, vous ne gagnez jamais, le Légat. II, 1 dans FRONT
Les deux plus grands fripons.... si vous m'en voulez croire, Frottons-les comme il faut, pour venger notre gloire, les Ménechm. II, 5 dans FROTTER
Voilà du fruit nouveau ; quel démon favorable Vous rend l'accueil si doux et l'humeur si traitable ?, Fol. am. II, 1 dans FRUIT
Une musique et prompte et vive et tendre Qui m'enlève ; entends-tu ? - Crispin : Je commence à comprendre ; C'est comme qui dirait une fugue. - Agathe : D'accord. - Crispin : Une fugue, en musique, est un morceau bien fort Et qui coûte beaucoup, Fol. amour. II, 7 dans FUGUE
Doucement, monsieur, nous abaisserons ses fumées d'amour, Sérén. sc. 11 dans FUMÉE
Et le feu comme on dit ne va pas sans fumée, le Bal, sc. 14 dans FUMÉE
Que me sert-il d'avoir une avide cohorte D'héritiers qui toujours veille et dort à ma porte, Des gens qui, furetant les clefs du coffre-fort, Me détendront mon lit peut-être avant ma mort ?, le Lég. I, 3 dans FURETER
Oh ! monsieur, évitez sa rage furibonde, Fol. amour. III, 10 dans FURIBOND, ONDE
Hâtez-vous de le faire enfermer, il devient furieux, je vous en avertis, Retour imprévu, sc. 18 dans FURIEUX, EUSE
Votre coeur est, monsieur, toujours insatiable ; Ces inspirations viennent souvent du diable ; Je vous en avertis, c'est un futé matois, Joueur, III, 13 dans FUTÉ, ÉE
Je me mettrais en gage en mon besoin urgent. - Sur cette nippe-là vous auriez peu d'argent, Joueur, II, 14 dans GAGE
Elle est d'accord de tout, du temps, des arrérages ; Il ne faut maintenant que lui donner des gages, ib. I, 6 dans GAGE
....S'il avait quelques deniers comptants, Ne me paierait-il pas mes gages de cinq ans ?, Joueur, III, 7 dans GAGE
Allons, gai ! vous a-t-on donné votre congé ?, le Joueur, III, 2 dans GAI, GAIE
Nous autres du barreau, nous sommes des gaillards, le Bal, 8 dans GAILLARD, ARDE
C'est une gaillarde qui fait mille plaisanteries de cette nature pour égayer son veuvage, Attendez-moi sous l'orme, 7 dans GAILLARD, ARDE
....Mon maître est fidèle, et son âme est pétrie De la plus fine fleur de la galanterie, le Distr. II, 1 dans GALANTERIE
Tout hors d'haleine enfin il entre aux Tuileries, Cherchant partout matière à ses galanteries, Sat. contre les maris. dans GALANTERIE
....Un marquis de même caractère, Grand épouseur aussi, la galope et la flaire, le Joueur, I, 6 dans GALOPER
Et souvenez-vous bien, vous et vos galopins, De mieux à l'avenir enfermer vos lapins, le Bal, 2 dans GALOPIN
Il n'est, je veux bien vous le dire, Prince ni galopin que vous ne fassiez rire, Démocr. v, 5 dans GALOPIN
Suivant de Démocrite et garçon philosophe, Démocrite, II, 7 dans GARÇON
Il faut en ce pays être un peu sur ses gardes, Ménechmes, II, 2 dans GARDE
Et tout homme prudent doit se garder toujours De donner trop crédit à de mauvais discours, le Distr. IV, 6 dans GARDER
....Et monsieur là-dessus Est venu brusquement gâter tout le mystère, Distrait, IV, 2 dans GÂTER
La présence de monsieur ne gâtera rien, et peut-être pourra-t-il nous être utile, la Sérénade, 5 dans GÂTER
D'accord, son coeur novice à l'infidélité, Par le commerce humain n'est pas encor gâté, Démocr. I, 4 dans GÂTER
...Tout franc je n'aime pas Qu'on se rie à mon nez et qu'on suive mes pas ; Si quelqu'un vient encor se gausser davantage, Je lui sangle d'abord mon poing par le visage, Démocr. II, 3 dans GAUSSER (SE)
Je m'en vais la rejoindre et tâcher de calmer Son esprit violent, prompt à se gendarmer, le Distrait, III, 5 dans GENDARMER (SE)
Çà, ne songeons qu'à rire, cousin, il faut ici remuer le gigot, le Bal, 16 dans GIGOT
Va, fuis ; que le démon, qui te prit en ton gîte Pour t'amener ici, t'y remporte au plus vite, Démocr. IV, 7 dans GÎTE
Cet hôte [l'amour] dans un coeur a bientôt fait son gîte, Joueur, II, 1 dans GÎTE
À le bien mesurer, il [un apothicaire] n'est pas, que je crois, Plus haut que sa seringue et glapit comme trois, le Légat. II, 11 dans GLAPIR
Mais faut-il nous brouiller pour un sot point de gloire ? - Oh ! le vin est tiré, monsieur, il le faut boire, Joueur, III, 11 dans GLOIRE
Oui-da, l'état de veuve est une douce chose, On a plusieurs amants sans que personne en glose, le Bal, sc. 3 dans GLOSER
Ah ! le plaisant magot ! que veux-tu ? qui t'amène ? - Une ingrate que j'aime et qu'un godelureau Est venu m'enlever presque chez moi, madame, les Folies amour. Divertiss. dans GODELUREAU
Tu ne peux gourmander un penchant trop fatal, Homme pusillanime, imbécile, brutal, Démocr. IV, 4 dans GOURMANDER
Et l'on fait justement du soir jusqu'au matin Comme ces fins gourmets qui vont goûter le vin ; Sans acheter d'aucun, à chaque pièce on tâte, le Bal, 4 dans GOURMET
Ils s'aiment, ils sont dans le goût de s'épouser ; y a-t-il rien là que de fort naturel ?, la Sérénade, sc. 7 dans GOÛT
Et vos airs dans les siens sont si reconnaissables, Que deux gouttes de lait ne sont pas plus semblables, Ménechmes, I, 2 dans GOUTTE
Tout ce petit grabuge, Entre vous excité, va finir en deux mots, Les Ménechm. IV, 9 dans GRABUGE
Vous voilà donc en grâce avec l'argent comptant, Joueur, III, 6 dans GRÂCE
Je t'aiderai même, en cas de besoin, pourvu que tu me fasses payer de mes peines un peu grassement, la Sérénade, 1 dans GRASSEMENT
Nous sommes un peu grecs sur ces matières-là ; Qui pourra m'attraper bien habile sera, Fol. am. II, 5 dans GREC, ECQUE
Je suis, ainsi que vous, membre de la musique, Enfant de G-ré-sol, et de plus je m'en pique, Fol. amour. II, 7 dans G-RÉ-SOL
Et, pour ne craindre rien de leur noire furie, Je veux de toutes parts fermer la bergerie ; Faire avec soin griller mon château tout autour, Folies amour. I, 3 dans GRILLER
Allez, vous êtes fou de vouloir à votre âge, Pour la seconde fois, tâter du mariage, Plus fou d'être amoureux d'un objet de quinze ans, Encor plus fou d'oser la griller là dedans, Fol. amour. I, 3 dans GRILLER
Je suis las d'être bien battu et mal nourri ; je suis las de passer la nuit à la porte d'un lansquenet et le jour à vous détourner des grisettes, Attend. s. l'orme, sc. 1 dans GRISETTE
Tant que le jour est long, il gronde entre ses dents, Fol. am. I, 1 dans GRONDER
....Et l'on sait qu'une fille, Pour enrichir un frère, en faire un gros seigneur, Doit renoncer au monde...., Distrait, IV, 2 dans GROS, OSSE
Sais-tu bien qu'en temps de peste cette fille-là pourrait devenir un très gros parti ?, le Retour imprévu, sc. 2 dans GROS, OSSE
C'est bien à elle d'avoir seule une grosse maison, des habits magnifiques, le Retour imprévu, sc. 1 dans GROS, OSSE
Mais si c'est une grue.... Dans ma famille, au moins, on ne voit point de sots, le Bal, 8 dans GRUE
Rodillard de Choupille, Noble au bec de corbin, grand gruyer de Berry, le Distrait, I, 4 dans GRUYER
Ouf, je suis bien guédé ! par ma foi, la science Ne s'acquiert point du tout à force d'abstinence, Démocr. IV, 7 dans GUÉDÉ, ÉE
Quoi qu'il en soit enfin, je ne t'abuse pas ; Je fais la guerre ouverte...., le Joueur, I, 2 dans GUERRE
Au diantre la bégueule Avec son Sotencour ! voyez comme elle gueule, Bal, 6 dans GUEULER
Il s'offre deux partis, vous les chassez tous deux : Le premier est trop riche et le second trop gueux, Distrait, I, 1 dans GUEUX, EUSE
On voit assez à l'air dont il est habillé, Que c'est l'original dont on nous a parlé, Démocrite, IV, 5 dans HABILLER
Vous savez que l'habit ne fait pas la science, Folies am. I, 5 dans HABIT
Suivant de Démocrite en cette solitude, Ce n'est qu'avec les ours que j'ai quelque habitude, Démocrite, I, 1 dans HABITUDE
Crispin : Ce qui m'en plaît, monsieur, sa folie est gaillarde. - Albert : Elle a les yeux troublés et la mine hagarde, Folies am. II, 7 dans HAGARD, ARDE
Albert : Vous ne m'aimez donc pas ? - Agathe : Non, mais, en récompense, Je vous hais à la mort, Fol. amour. II, 2 dans HAÏR
Sitôt.... Que des zéphyrs nouveaux les fécondes haleines...., Satire contre les maris. dans HALEINE
Il n'est pas connaissable depuis qu'il me hante, Retour impr. 6 dans HANTER
Mais je l'aperçois ; qu'il a l'air harassé !, Joueur, I, 3 dans HARASSÉ, ÉE
Ma foi, le philosophe D'un feu long et discret dans son harnois s'échauffe, Distrait, II, 6 dans HARNAIS ou HARNOIS
Nérine : Montrez-nous votre écrin. - La Ressource : Volontiers ; j'ai toujours quelque hasard en main, Joueur, V, 2 dans HASARD
Je vous quitte un moment, et je monte là-haut, Distrait, III, 14 dans HAUT, AUTE
La madame Grognac a l'humeur hérissonne, le Distr. I, 5 dans HÉRISSON
....Procréez des enfants Qui puissent hériter de vous en droite ligne, Légat. V, 8 dans HÉRITER
Que me sert-il d'avoir une avide cohorte D'héritiers qui toujours veille et dort à ma porte, De gens qui, furetant les clefs du coffre-fort, Me détendront mon lit peut-être avant ma mort ?, Légat. I, 4 dans HÉRITIER, IÈRE
Non, je ne connais pas de plus charmant plaisir Que de voir d'héritiers une troupe affligée, Le maintien interdit et la mine allongée, Lire un long testament où, pâles, étonnés, On leur laisse un bonsoir avec un pied de nez, ib. dans HÉRITIER, IÈRE
Je sais que pour un sou, d'une ardeur héroïque, Vous vous feriez fesser dans la place publique, Légat. III, 2 dans HÉROÏQUE
Ah ! te voilà, Thaler ? ta mine hétéroclite Me réjouit l'esprit, Démocrite, IV, 2 dans HÉTÉROCLITE
Tout est-il mort ici, valet, laquais, servante ? J'ai beau heurter, crier, aucun ne se présente, Légataire, III, 2 dans HEURTER
Hippocrate dit oui, mais Galien dit non, Fol. amour. III, 7 dans HIPPOCRATE
....Dans le siècle où nous sommes, Il faut fuir dans les bois et renoncer aux hommes, le Distr. IV, 2 dans HOMME
....Quatre hautes-contre, huit faussets et douze dessus, moitié entiers et moitié hongres, Sérén. II, 11 dans HONGRE
Il a emprunté les deux mille écus en question de l'honnête fripon que vous voyez, Retour imprévu, § 12 dans HONNÊTE
N'êtes-vous point de ceux [de ces galants].... à qui beaucoup de vin fait sortir la tendresse, Qui vont en cet état aux pieds de leur maîtresse Exhaler les transports de leurs brûlants désirs, Et pousser des hoquets en guise de soupirs ?, Démocrite, IV, 7 dans HOQUET
Et le sort prend plaisir, d'une chaîne secrète, D'allier quelquefois le sceptre et la houlette, Démocrite, III, 2 dans HOULETTE
Mon père était huissier, Mais huissier à cheval ; c'est comme chevalier, Joueur, V, 4 dans HUISSIER
Tous les honnêtes gens d'ici sont des fripons, Démocr. III, 2 dans ICI
Je les ai mis aux mains d'une ardeur assez vive ; Parbleu ! vivent les gens pleins d'imaginative, Ménechmes, IV, 1 dans IMAGINATIF, IVE
Quoi, tu n'as pu pénétrer... ? - Oh ! Monsieur, Marine est une fille impénétrable, Sér. 5 dans IMPÉNÉTRABLE
Il avait, disait-il, un procès qui lui importait de dix mille francs, Voyage de Pologne. dans IMPORTER
Sire, excusez l'affront de notre importunance, Démocr. III, 2 dans IMPORTUNANCE
Cette bataille porte aussi le nom de Cassiau, à cause d'un petit village qui est tout contre cette abbaye, qui a imposé le nom à cette journée, Voy. de Flandre. dans IMPOSER
Je me ris de tes coups, j'incague ta fureur, le Joueur, I, 4 dans INCAGUER
S'il me voit, ce vieillard m'éconduira peut-être Fort incivilement, le Bal, 1 dans INCIVILEMENT
Les experts écrivains s'y donneraient au diable, Je tiens dès à présent la lettre indéchiffrable, le Distr. IV, 9 dans INDÉCHIFFRABLE
Prendrez-vous une charge à la cour, à l'armée ? - Mon âme dans ce choix est indéterminée, Ménechmes, III, 8 dans INDÉTERMINÉ, ÉE
Faute de revenu, je vis de l'industrie, Fol. am. I, 5 dans INDUSTRIE
Hé ! vous voilà, princesse, infante de ma vie, Démocrite, IV, 7 dans INFANT, ANTE
Voilà un garçon bien ingénu, Sérénade, sc. 18 dans INGÉNU, UE
Vous faites là, monsieur, une action inique. - Aux maux désespérés il faut de l'émétique, le Joueur, II, 15 dans INIQUE
Cette pauvre innocente a-t-elle mérité Qu'on payât son amour de tant de cruauté !, Ménechm. V, 3 dans INNOCENT, ENTE
Je l'instruirai de tout, je t'en donne parole, Fol. amour. III, 8 dans INSTRUIRE
Le chevalier : Romps chaîne et cadenas, - Valentin : Puisque vous le voulez, je n'y résiste pas ; Or sus, instrumentons, Ménechmes, I, 2 dans INSTRUMENTER
Nous avons résolu, d'une commune voix, De vous faire interdire, en observant les lois, Légat. III, 8 dans INTERDIRE
Et ce brusque discours a de quoi m'interdire, Ménechm. III, 5 dans INTERDIRE
On plaide, et je me trouve enfin interloquée, Légat. III, 8 dans INTERLOQUÉ, ÉE
Interloquée ! ah ciel ! quel affront est-ce là ! Et vous avez souffert qu'on vous interloquât ! Une femme d'honneur se voir interloquée !, ib. dans INTERLOQUÉ, ÉE
Éraste : C'est un mot du barreau. - Lisette : C'est ce qu'il vous plaira, Mais juge, de ses jours, ne m'interloquera.... Et je ne veux jamais souffrir qu'on m'interloque, Légat. III, 8 dans INTERLOQUER
Ne voulant pas aussi décéder intestat, Légat. V, 7 dans INTESTAT
L'intitulé sera tel que l'on doit le faire, Et l'on le réduira dans le style ordinaire, Légat. IV, 6 dans INTITULÉ, ÉE
Habile en tous métiers, intrigante parfaite, Qui prête, vend, revend, brocante, troque, achète, Met à perfection un hymen ébauché...., le Joueur, V, 2 dans INTRIGANT, ANTE
Un courtier d'usure, comme vous, ne doit s'intriguer que d'affaires de contre-bande, Sérénade, 1 dans INTRIGUER
Fi ! que cela est vilain d'être une grande inutile dans le monde !, Ret. impr. 6 dans INUTILE
Viens-tu par inventaire Du coeur de ton amant te porter héritière ?, Distrait, II, 7 dans INVENTAIRE
Le vieillard me paraît un peu sujet à l'ire ; Pour en venir à bout, il faudra batailler, Fol. amour. I, 7 dans IRE
J'aime les jeux galants où l'esprit se déploie, Joueur, I, 7 dans JEU
Cette jeune duchesse Vous attend à vingt pas pour vous mener au jeu, Joueur, II, 6 dans JEU
Elle [Angélique] est après le jeu ce qu'il aime le mieux, ib. I, 2 dans JEU
C'est monsieur, par exemple, un joli jeu que l'oie, ib. I, 7 dans JEU
Je suis, pour vous servir, gentilhomme auvergnac, Docteur dans tous les jeux, et maître de trictrac, ib. I, 10 dans JEU
Oui, je vous le promets, Que la fureur du jeu sortira de mon âme, ib. II, 11 dans JEU
Tous ces jeux de hasard n'attirent rien de bon, Joueur, I, 7 dans JEU
Parbleu, je te saurai, Maudit jeu de trictrac, ou bien je ne pourrai, Joueur, I, 4 dans JEU
Mon frère en son amour n'aura pas trop beau jeu, Joueur, I, 9 dans JEU
Grâce au ciel, ma maîtresse a tiré son enjeu ; Vous épouser, monsieur, c'était jouer gros jeu, Joueur, v, 11 dans JEU
J'ai la botte trompeuse, et le jeu très brouillé, le Joueur, III, 11 dans JEU
....Autour d'un tapis vert, Dans un maudit brelan ton maître joue et perd, le Joueur, I, 2 dans JOUER
Je reviens aujourd'hui de mon égarement, Et ne veux plus jouer, mon père, absolument, ib. I, 7 dans JOUER
J'aime, je bois, je joue, et ne vois en cela Rien qui puisse attirer ces réprimandes-là, Distrait, I, 6 dans JOUER
La fortune m'a bien joué d'un autre tour, Démocr. III, 2 dans JOUER
Quiconque aime, aimera, Et quiconque a joué, toujours joue et jouera : Certain docteur l'a dit, le Joueur, IV, 1 dans JOUER
Je ne souffrirai pas qu'on trompe ma maîtresse.... Qu'elle épouse un joueur, un petit brelandier, le Joueur, I, 2 dans JOUEUR, EUSE
Ce petit joufflu-là montre avoir de l'esprit, le Distrait, III, 13 dans JOUFFLU, UE
Après un si long temps de pleine jouissance, Vos attraits sont à vous sans contestation, le Joueur, II, 2 dans JOUISSANCE
Hé ! de grâce, monsieur ! - Non, non, laissez-moi faire, Que je le perce à jour, le Bal, sc. 13 dans JOUR
De l'esprit ! lui, madame ! Il est plus journalier mille fois qu'une femme, le Joueur, II, 1 dans JOURNALIER, IÈRE
Secondement, il doit à Jérémie Aaron, Usurier de métier, juif de religion, le Joueur, III, 4 dans JUIF, IVE
Adieu juif, le plus juif qui soit dans tout Paris, le Joueur, II, 14 dans JUIF, IVE
Maître juré filou, sortez de la maison, Joueur, I, 10 dans JURÉ, ÉE
Si la justice vient à connaître du fait, Elle est un peu brutale et saisit au collet, Légat. IV, 3 dans JUSTICE
Mais dites-nous avec sincérité, Franchement, là.... quelle heureuse aventure Vous a fait venir dans ces lieux ?, Folies amour. Prologue. dans
Un pistolet qui se lâcha malheureusement, Voy. de Fland. dans LÂCHER
Lui laissant tout mon bien, meubles, propres, acquêts, Légat. IV, 6 dans LAISSER
Item, je laisse et lègue à Crispin...., ib. dans LAISSER
Verrais-je d'un oeil sec déchirer par lambeaux Une succession qui doit, par parenthèse, Vous rendre un jour heureux et nous mettre à notre aise ?, Légat. I, 2 dans LAMBEAU
C'est, comme on vous a dit, ce maître italien Qui vient montrer sa langue, le Distr. III, 3 dans LANGUE
Fi donc, petit badin, un peu de retenue ; Vous me parlez, marquis, une langue inconnue, le Joueur, II, 4 dans LANGUE
C'est, à vous parler net, Un marquis de hasard fait par le lansquenet, le Joueur, I, 6 dans LANSQUENET
Votre oncle, si l'on croit le lardon scandaleux, N'a pas été toujours impotent et goutteux, Lég. univ. IV, 7 dans LARDON
Ah ! mon oncle, parbleu ! je vous trouve à propos Pour vous laver la tête et vous dire en deux mots...., le Distrait, III, 2 dans LAVER
Je ne sais si la peur est un peu laxative, Légat. IV, 4 dans LAXATIF, IVE
Je fais mon légataire unique, universel, Éraste mon neveu, Légat. V, 7 dans LÉGATAIRE
Tous les biens d'ici-bas sont faux et passagers, Leur possession trouble, et leur perte est légère, le Joueur, IV, 13 dans LÉGER, ÈRE
Oui, depuis que j'ai pris ce généreux dessein, Je me sens de moitié plus léger et plus sain, Légat. II, 10 dans LÉGER, ÈRE
Sa main est à frapper, non à donner, légère, le Joueur, III, 5 dans LÉGER, ÈRE
Quoi ! moi j'aurais légué sans aucune raison Quinze cents francs de rente à ce maître fripon !, Légat. V, 7 dans LÉGUER
S'il lui fallait.... dans un péril extrême, Le moindre lénitif ou le moindre apozème, Légat. II, 11 dans LÉNITIF, IVE
Je vous amène encore un lénitif de bourse, Une usurière, le Joueur, II, 13 dans LÉNITIF, IVE
Voilà tous bons billets que j'ai trouvés sur lui. - Souffrez que je partage avec vous votre ennui, Ce petit lénitif, en attendant le reste, Pourra nous consoler d'un coup aussi funeste, Légat. IV, 1 dans LÉNITIF, IVE
Un savant philosophe a dit élégamment : Dans tout ce que tu fais hâte-toi lentement, Fol. am. III, 7 dans LENTEMENT
Vous plairait-il seulement, Ô beauté léoparde, me dire le contenu de cette lettre ?, la Sérénade, 3 dans LÉOPARD
Il faut donc que mon mal m'ait ôté la mémoire, Et c'est ma léthargie ? - Oui, c'est elle en effet, Légat. V, 7 dans LÉTHARGIE
De tout ce préambule et de cette légende, S'il m'en souvient d'un mot, je veux bien qu'on me pende. - C'est votre léthargie, ib. dans LÉTHARGIE
Oh ! je veux sur ce point Qu'on me fasse raison, quelles friponneries ! Je suis las, à la fin, de tant de léthargies, ib. dans LÉTHARGIE
Une lettre, monsieur, remet bien une affaire ; Et trois ou quatre mots en hâte barbouillés Font souvent embrasser des amants bien brouillés, le Distr. IV, 7 dans LETTRE
Les lettres de répit qu'il prend contre la mort Ne lui serviront guère, ou je me trompe fort, Légat. I, 2 dans LETTRE
J'aurais un bon carrosse à ressorts bien liants, le Joueur, I, 1 dans LIANT, ANTE
Mon esprit peu liant, mon amour trop sincère, Ma manière d'agir, ma critique et mes ris M'attireraient bientôt un monde d'ennemis, Démocrite, I, 6 dans LIANT, ANTE
Et les jours libertins, Quand je voudrai donner des repas clandestins, Ménechm. IV, 2 dans LIBERTIN, INE
Confus, désespéré, je suis prêt à me pendre. - Heureusement pour vous, vous n'avez pas un sou Dont vous puissiez, monsieur, acheter un licou, le Joueur, IV, 13 dans LICOU
Il est plus malaisé de m'attraper qu'on ne s'imagine ; quelque nuit qu'il fasse, je connais les fourbes d'une lieue, Sérén. 24 dans LIEUE
Alison .... Bave comme au printemps une vieille limace, Sat. X dans LIMACE ou LIMAS
Quarante mille écus d'argent sec et liquide, De la succession voilà le plus solide, Légat. II, 8 dans LIQUIDE
Je ne dis pas cela, mais le monde est si faux, Une fille toujours a quelque fer qui loche, le Bal, sc. 7 dans LOCHER
Je me sens en disposition louable de bien boire du vin, Ret. impr. sc. 7 dans LOUABLE
Item, doit à Richard cinq cents livres dix sous, Pour gages de cinq ans, frais, mises, loyaux coûts, le Joueur, III, 4 dans LOYAL, ALE
Si mon maître pouvait être fait légataire, Je ferais de bon coeur les frais du luminaire [du service], Légat. I, 1 dans LUMINAIRE
....Vous rêvez ; Pour connaître vos gens mettez mieux vos lunettes, le Bal, sc. 13 dans LUNETTE
La madame Grognac est pire qu'un dragon, le Distrait, IV, 4 dans MADAME
En un certain bourbier j'aperçus certain coche.... Et, pour le soulager du poids qui l'arrêtait, J'ôtai du magasin les paquets qu'il portait, Fol. am. I, 5 dans MAGASIN
Vous ne seriez pas le premier magot qui aurait épousé une jolie fille, Sérénade, 16 dans MAGOT
Ce monsieur Mathieu donc, comme de vilain à vilain il n'y a que la main..., Sérén. 23 dans MAIN
Et, si vous le niez, c'est une perfidie ; Je lèverai la main de tout ce que j'ai dit, Ménechmes, V, 5 dans MAIN
Une sérénade dites-vous ? ... musique italienne, française, je suis un homme à deux mains, la Sérén. 7 dans MAIN
J'ai encore un collier à escamoter, mais j'aurais besoin tout à l'heure de quelques gens de main, Sérén. 20 dans MAIN
Fais main basse sur tout : le bon homme a bon dos, Et l'on peut hardiment le ronger jusqu'aux os, Légat. III, 2 dans MAIN
Sa main est à frapper, non à donner légère, le Joueur, III, 5 dans MAIN
Vous ne pouvez jamais prendre un plus beau dessein, Et vous faites fort bien de lui tenir la main, Fol. am. II, 5 dans MAIN
C'est une fleur qui sort des mains de la nature, Démocrite, I, 4 dans MAIN
Je suis si soûl des femmes, Et je suis si ravi quand quelques bonnes âmes Se servent de mainmise, un peu de temps en temps, Fol. amour. II, 5 dans MAINMISE
On trouve mainte épine où l'on cherchait des roses, Distr. IV, 3 dans MAINT, MAINTE
Que le ciel vous maintienne en ces bons sentiments !, Folies amour. II, 5 dans MAINTENIR
Si mon maître est ingrat, puis-je mais de cela ?, Distr. V, 6 dans MAIS
Que le diable t'emporte avec tes si et tes mais !, Retour impr. 15 dans MAIS
Voyez-vous bien cette maison couverte d'ardoises, dont les fenêtres sont reblanchies depuis peu ?, le Retour imprévu, 13 dans MAISON
Grandes maisons se font par petite cuisine, les Vendanges, 1 dans MAISON
Çà, de quoi s'agit-il ? parlez, vous voilà maître ; Mais surtout soyez bref, Fol. am. II, 5 dans MAÎTRE
Dites moi, s'il vous plaît, monsieur, à qui peut être Le château que voilà. - Mais.... il est à son maître, Fol. am. I, 5 dans MAÎTRE
Nous attendons encore un maître italien, le Distr. I, 4 dans MAÎTRE
Un amant en grand deuil a toujours son mérite ; Et, quand, comme Carlin, on serait mal formé, Du moment qu'on hérite, on est sûr d'être aimé, le Distr. II, 7 dans MAL, ALE
Adieu, courrier malencontreux, le Distr. II, 1 dans MALENCONTREUX, EUSE
Hector : Vous devriez pourtant, en fonds comme vous êtes.... - Valère : Rien ne porte malheur comme payer ses dettes, le Joueur, III, 8 dans MALHEUR
C'est un grand malheureux, le Joueur, III, 13 dans MALHEUREUX, EUSE
Faites-moi maltôtier toujours pour commencer, Démocrite, V, 5 dans MALTÔTIER
Qu'on ne s'étonne plus qu'un laquais, un pied plat, De sa vieille mandille achète un marquisat, Joueur, V, 6 dans MANDILLE
J'étais bien résolu, plutôt que de plier, D'y manger ma boutique et jusqu'à mon mortier, Légat. II, 9 dans MANGER
Le cousin est masqué mieux que personne en France ; Il est tout à manger : les femmes dans le bal Le prendront pour l'Amour en propre original, le Bal, 16 dans MANGER
Autour d'un tapis vert Dans un maudit brelan, ton maître joue et perd, Ou bien, réduit à sec, d'une âme familière, Peut-être il parle au ciel d'une étrange manière, le Joueur, I, 2 dans MANIÈRE
Il n'y aurait pas grand mal quand tous ces maquignons de mariages-là seraient au fond de la rivière avec une bonne pierre au cou, Sérén. sc. 1 dans MAQUIGNON
Quel maraud est-ce ci ? - Maraud ! voilà quelqu'un qui me connaît, Sérénade, 23 dans MARAUD, AUDE
Un de nos créanciers tourne vers nous ses pas : C'est le marchand fripier qui nous rend sa visite, Ménech. III, 11 dans MARCHAND, ANDE
Levez la tête ; encor ; soyez droite ; approchez ; Faut-il tendre toujours le dos quand vous marchez ?, le Distr. I, 4 dans MARCHER
Laissez-le aller : Que feriez-vous, monsieur, du nez d'un marguillier ?, Ménechmes, III, 11 dans MARGUILLIER
Ceux qui font des mariages ne s'embarrassent guère du succès, Sérénade, 1 dans MARIAGE
Lucile est ma nièce ; et, si votre fils l'épouse, je lui donnerai un mariage dont vous serez content, Ret. impr. 23 dans MARIAGE
Oh ! pour cela non, madame ; un bon mariage va nous mettre à couvert de la prédiction, Retour impr. sc. 1 dans MARIAGE
[Je veux] Vous marquer de ma marque, ainsi que votre père, Pour vous mieux distinguer [deux frères jumeaux], faisait fort prudemment, Ménechm. III, 1 dans MARQUE
Eh bien ! marquis, tu vois, tout rit à ton mérite ; Le rang, le coeur, le bien, tout pour toi sollicite ; Tu dois être content de toi par tout pays ; On le serait à moins ; allons, saute, marquis, Joueur, IV, 10 dans MARQUIS
Mais, ma foi, si jamais chez nous vous revenez, Je vous fais de la porte un masque sur le nez, Ménech. II, 5 dans MASQUE
Le cousin est masqué mieux que personne en France, le Bal, 16 dans MASQUÉ, ÉE
Je ronflerais mon soûl la grasse matinée, Et je m'enivrerais le long de la journée, le Joueur, I, 1 dans MATINÉE
Toute la nuit entière Un vieux vilain matou Me guette sur la gouttière ; Ah ! qu'il est fou !, Folies amour. II, 6 dans MATOU
Une école maudite Me coûte, en un moment, douze trous tout de suite ; Que je suis un grand chien ! parbleu, je te saurai, Maudit jeu de trictrac, ou bien je ne pourrai, le Joueur, I, 4 dans MAUDIT, ITE
Vous en avez menti ; maugrebleu des parents !, le Joueur, V, 4 dans MAUGREBLEU
Tout ce qui vous convient est toujours le meilleur, Ménechmes, V, 4 dans MEILLEUR, EURE
Mêlez-vous, s'il vous plaît, monsieur, de vos affaires, Distrait, III, 4 dans MÊLER
Il vous plaira toujours d'être mémoratif D'un papier que tantôt d'un air rébarbatif Et même avec scandale...., le Joueur, III, 11 dans MÉMORATIF, IVE
Un jour de carnaval chez cette conseillère, Qui m'adorait, hé donc ! vous mémorez l'affaire, le Bal, sc. 12 dans MÉMORER
Je ménagerai votre bourse, ne vous mettez pas en peine, Sérénade, sc. 7 dans MÉNAGER
C'est vous, à ce qu'on dit, qui menez cette intrigue, Démocrite, IV, 5 dans MENER
C'est moi qui, pour la mienne, ayant pris sa valise, Ai su me prévaloir d'une heureuse méprise, Ménechmes, V, 6 dans MÉPRISE
Vous m'honorez vraiment par delà mes mérites, Ménechmes, III, 5 dans MÉRITE
M. de Sotencour, pour nous faire enrager, De Falaise à Paris vient par le messager, le Bal, sc. 4 dans MESSAGER, ÈRE
Je suis une bourgeoise Qui sais me mesurer justement à ma toise, le Joueur, II, 14 dans MESURER
Nous allons faire voir à ce coquet de Dorante, qu'il ne sait pas son métier, puisqu'il donne le temps à une fille de faire des réflexions, Attendez-moi sous l'orme, sc. 15 dans MÉTIER
Votre maîtresse fait un fort joli métier, Ménechmes, II, 3 dans MÉTIER
Oui, qu'on mette à l'instant sur table, s'il vous plaît, Démocrite, III, 7 dans METTRE
Je suis, quand je m'y mets, plus têtu qu'une mule, Légat. II, 11 dans METTRE
Votre raisonnement met le mien en déroute ; Je sais que ce micmac ne vaut rien dans le fond, le Joueur, II, 9 dans MICMAC
Gagne-t-on en cinq ans un million sans crime ?, le Distrait, I, 1 dans MILLION
Voici l'occasion, monsieur, de faire profiter les talents que vous avez pour le grand art de la minauderie, Attendez-moi sous l'orme, 9 dans MINAUDERIE
....L'on peut dresser quelque machine, Faire jouer sous main quelque secrète mine, le Distr. V, 8 dans MINE
Est-ce ce financier de noblesse mineure, Qui s'est fait, depuis peu, gentilhomme en une heure ?, le Joueur, IV, 9 dans MINEUR, EURE
Et j'étais miquelet dans les guerres d'Espagne, Fol. am. I, 5 dans MIQUELET
Moi, j'aime à pourchasser des beautés mitoyennes, le Joueur, II, 4 dans MITOYEN, ENNE
Où la fortune a-t-elle Mis en vos mains l'époux d'un bizarre modèle ?, Démocr. IV, 7 dans MODÈLE
M. Grifon ne sait pas que son fils a l'honneur d'être à moi, Sérénade, sc. 3 dans MOI
M. Mathieu ne laisse point moisir l'argent entre les mains de ceux qui lui doivent, Sérénade, 22 dans MOISIR
Je lui demandais mon congé et mes gages, il a partagé le différend par moitié ; il m'a donné mon congé et me retient mes gages, Attendez-moi sous l'orme, 3 dans MOITIÉ
Et je suis convaincu que nombre de maris Voudraient de leurs moitiés se voir loin à ce prix, Démocr. I, 1 dans MOITIÉ
Une fille est une marchandise qu'on ne saurait garantir, et l'on n'en a pas plutôt fait l'emplette qu'on voudroit en être défait à moitié de perte, la Sérén. sc. 1 dans MOITIÉ
Elle a quelquefois de bons moments, mais cela ne dure pas, Retour imprévu, sc. 18 dans MOMENT
Ma manière d'agir, ma critique, mes ris, M'attireraient bientôt un monde d'ennemis, Démocrite, I, 6 dans MONDE
Ils ne répondent point que par monosyllabes, Ménechm. I, 2 dans MONOSYLLABE
Monsieur mon fils, par quelle aventure est-il mention de vous dans tout ceci ?, Sérénade, 8 dans MONSIEUR
Si tu voulais de moi faire un petit essai, J'ai du montant de reste, et le vin assez gai, le Bal, SC. 4 dans MONTANT
Je mis, un certain soir, à travers la montée Une corde aux deux bouts fortement arrêtée.... voilà l'esprit à bas ; Les deux jambes à faux dans la corde arrêtées Lui font avec le nez mesurer les montées, Fol. am. I, 2 dans MONTÉE
Morbleu ! j'entre en furie En songeant qu'un morceau si tendre et si friand Doit tomber sous la main d'un maudit bas Normand, le Bal, 4 dans MORCEAU
Que diantre voulez-vous que l'amour aille faire Dans un corps moribond à ses feux si contraire ?, le Légat. II, 5 dans MORIBOND, ONDE
Vous avez-là un grand garçon bien mal morigéné, monsieur, Sérén. sc. 8 dans MORIGÉNÉ, ÉE
Et si je n'avais pas apaisé la querelle, Il serait arrivé mort d'homme ou de femelle, Ménechm. III, 1 dans MORT
Que je souffre en dedans ! et qu'il me mortifie !, Démocrite, I, 4 dans MORTIFIER
Tu peux, quand tu voudras, appeler les notaires ; Me voilà maintenant en habits mortuaires, Légat. IV, 4 dans MORTUAIRE
Sotencourt : Hem ! vous ne dites mot. - Lisette, à part : Qui ne dit mot consent, le Bal, sc. 8 dans MOT
....Toi, fine mouche, Va conter mon amour à l'objet qui me touche, le Distr. I, 7 dans MOUCHE
Ô chétifs, qui, mourant sur un livre, Pensez, seconds phénix, en vos cendres revivre, Sat. I dans MOURIR
Mais le dessus écrit suffit pour te confondre ; à ce témoin muet que pourras-tu répondre ?, Distr. V, 7 dans MUET, ETTE
....La nuit passée, un nombre de bandits N'a laissé que les murs dans le prochain logis, Fol. amour. I, 3 dans MUR
Un amant fait et mûr..., le Joueur, I, 2 dans MÛR, ÛRE
Tu prendras ce manteau fait pour bonne fortune, De couleur de muraille, Joueur, II, 7 dans MURAILLE
Qui est cet homme-là ? Un musicien de l'opéra, Sérén. 7 dans MUSICIEN, IENNE
Musique italienne, française, je suis un homme à deux mains, Sérénade, 7 dans MUSIQUE
On vient civilement pour s'éclaircir d'un doute, Et monsieur prend la chèvre ; il met tout en déroute, Fait le petit mutin, le Joueur, III, 13 dans MUTIN, INE
Sachons ce qu'il a fait ; et, sans plus de mystère, Concluons son hymen, et finissons l'affaire, le Joueur, I, 11 dans MYSTÈRE
Les grâces naïves de l'enfance.... À cet air si naïf croirait-on qu'elle y touche ?, le Distr. I, 4 dans NAÏF, IVE
Nantissez-vous de tout, sans rien mettre au hasard ; Après à votre gré vous ferez votre part, Ménechmes, II, 1 dans NANTIR
Pour des nantissements qui valent bien leur prix, De la vieille vaisselle au poinçon de Paris, Des diamants usés et qu'on ne saurait vendre, Sans risquer mon honneur, je crois que j'en puis prendre, le Joueur, II, 14 dans NANTISSEMENT
Moi, monsieur ! - Il me craint.... vous faites le plongeon, Petit noble à nasarde enté sur sauvageon, le Joueur, III, 11 dans NASARDE
comique le prétends l'observer autour de cette place ; Le poisson, de lui-même, entre dans notre nasse, Ménechmes, III, 13 dans NASSE
Voudrais-tu voir mon maître in naturalibus ?, le Joueur, I, 2 dans NATURALIBUS (IN)
Voilà ce qui s'appelle un ris d'après nature, le Distr. I, 4 dans NATURE
Je suis tout naturel et j'aime la franchise ; Ma bouche ne dit rien que mon coeur n'autorise, le Joueur, II, 4 dans NATUREL, ELLE
De vos maux négligés vous guérirez sans doute ; Tâchons à réparer les forces quoi qu'il coûte, Légat. I, 4 dans NÉGLIGÉ, ÉE
J'aurais pour le succès quelque bonne espérance, Si de quelque argent frais nous avions le secours ! C'est le nerf de la guerre ainsi que des amours, Fol. amour. I, 7 dans NERF
J'avais jeté les yeux sur une petite fermière, parce que je trouvais une somme d'argent pour nettoyer de gros biens que j'ai en direction, Attend. sous l'orme, sc. 3 dans NETTOYER
Je trouve que l'étude est le parfait moyen De gâter la jeunesse, et n'est utile à rien ; Aussi je n'ai jamais mis le nez dans un livre, Ménechmes, III, 8 dans NEZ
J'ai trouvé nez pour nez, Comme un grand revenant, Géronte sur ses pieds, Légat. IV, 8 dans NEZ
Et leur dire à leur nez qu'ils n'ont rien fait qui vaille, Sat. IX dans NEZ
Valère : Je me mettrais en gage en mon besoin urgent. - Hector : Sur cette nippe-là vous auriez peu d'argent, le Joueur, II, 14 dans NIPPE
C'est un charmant objet qu'un nouvel héritier, Et le noir est pour moi la couleur favorite, Distr. II, 7 dans NOIR, OIRE
Hippocrate dit out, mais Galien dit non, Folies amour. III, 7 dans NON
Je prétends que l'hymen soit le but de l'affaire. Et ne donne mon coeur que par-devant notaire, le Joueur, IV, 9 dans NOTAIRE
Géronte : Comment ! moi ! des bâtards ! - Crispin : C'est style de notaire, Légat. V, 7 dans NOTAIRE
En tout ceci, madame, il ne va rien du nôtre ; Quoi qu'il puisse arriver, nous aurons l'un ou l'autre, les Ménechmes, V, 6 dans NOTRE
Ce que c'est que de nous ! moi, cela me confond, le Légat. V, 7 dans NOUS
Voilà du fruit nouveau dont son fils le régale, le Joueur, I, 7 dans NOUVEAU ou, devant une voyelle ou une h muette, NOUVEL, NOUVELLE
....Ton coeur, novice à l'infidélité, Par le commerce humain n'est pas encor gâté, Démocrite, I, 5 dans NOVICE
À la noyer [ma femme] cent fois je m'étais attendu ; Mais je n'en ai rien fait de peur d'être pendu, Démocrite, IV, 7 dans NOYER
Et je tremble de peur quand une épée est nue, Joueur, II, 11 dans NU, NUE
Une fille nubile, exposée au malheur, Qui veut faire une fin en tout bien, tout honneur, le Légat. V, 7 dans NUBILE
Nous ne vous attendions point, je vous assure, et vous êtes tombé des nues pour nous, en vérité, Ret. impr. 11 dans NUE
Ils [les employés de la poste] m'ont mandé qu'il n'y en avait pas pour moi [de lettres de Mme de Grignan] ; me voilà tombée des nues ; je ne saurais vivre sans vos lettres, 20 avr. 1672 dans NUE
Je vais dans la chambre du chevalier [de Grignan].... nous parlons de vous ; je suis encore bien plus tombée des nues, quand il n'y est pas, 31 janv. 1689 dans NUE
Vous êtes chagrin, mon pauvre monsieur ; vraiment je ne m'en étonne pas ; vous êtes tombé des nues ; vous vous ôtez d'abord quatre petites personnes à la fois [il venait de mettre en pension dans un couvent quatre de ses filles], à Guitaut, 30 mars 1683 dans NUE
Je crains que votre frère ne me quitte.... je fais venir en tous cas Hélène, pour ne pas tomber des nues, 9 févr. 1676 dans NUE
J'étais las, attendant chez moi votre retour, Qu'on fit du jour la nuit et de la nuit le jour, Joueur, I, 7 dans NUIT
Mais serais-tu fille à travailler de nuit ?, Sérénade, 20 dans NUIT
La somme de dix mille une livre, une obole, Pour l'avoir sans relâche, un an, sur sa parole, Habillé, voituré, coiffé, chaussé, ganté, Alimenté, rasé, désaltéré, porté, Joueur, III, 4 dans OBOLE
Ne l'obstinez point ; je connais son esprit, Il le ferait, monsieur, tout comme il vous le dit, Légat. IV, 6 dans OBSTINER
Lui quand il dort d'un oeil, l'autre fait sentinelle, Fol. amour. I, 1 dans OEIL
Courage, Valentin ; ferme, bon pied, bon oeil, Ménechmes, II, 8 dans OEIL
Vous me convenez fort, et je vous conviens mieux ; Sur vous on sait assez que je jette les yeux, le Joueur, II, 4 dans OEIL
Et quand vous me forcez à rester en ces lieux, Je sais que ce n'est point du tout pour mes beaux yeux, Démocrite, V, 4 dans OEIL
Vous repentiriez-vous d'avoir fait oeuvre pie ?, le Légat. V, 7 dans OEUVRE
D'un office d'ami simplement je m'acquitte, Fol. amour. III, 2 dans OFFICE
Vous pouvez m'employer, monsieur, à tout office, Ménechmes, II, 2 dans OFFICE
J'aime les jeux galants où l'esprit se déploie : C'est, monsieur, par exemple un joli jeu que l'oie, le Joueur, I, 7 dans OIE
Ivrogne, débauché, scélérat, ombrageux, Pour sa mort je faisais tous les jours mille voeux, Démocrite, IV, 7 dans OMBRAGEUX, EUSE
On a certains attraits, un certain enjouement, Que personne ne peut me disputer, je pense, le Joueur, II, 2 dans ON
On sait sur les maris ce que l'on a d'empire, le Joueur, II, 2 dans ON
Il faut opter des deux, être dupe ou fripon, le Joueur, I, 7 dans OPTER
Géronte : Voilà certainement un effet fort bizarre ! - Hector : Oh ! s'il n'était pas mort, c'était de l'or en barre, le Joueur, III, 4 dans OR
L'or est comme une femme ; on n'y saurait toucher Que le coeur, par amour, ne s'y laisse attacher, le Joueur, IV, 13 dans OR
....Tu sais que d'ordinaire, Quand l'amour veut parler, la raison doit se taire, le Joueur, I, 2 dans ORDINAIRE
Je veux pourtant songer à mettre ordre à mon bien, Avant qu'un prompt trépas m'en ôte le moyen, le Légat. I, 4 dans ORDRE
Oui, madame, vous-même en propre original, les Ménechmes, I, 3 dans ORIGINAL, ALE
Attendez-moi sous l'orme, Vous m'attendrez longtemps, Attendez-moi sous l'orme, SC. 22 dans ORME
Qui des deux est plus fou, le prodigue ou l'avare ?, Épître I, à M. le marquis de.... dans OU
Votre amour où vos soins veulent m'intéresser, Démocr. III, 4 dans OU
Oui-da, l'état de veuve est une douce chose, le Bal, 4 dans OUI
Non, il ne tardera pas ; Nous n'ouvrons pas matin, le Joueur, I, 2 dans OUVRIR
La porte à son aspect s'ouvre à deux grands battants, le Joueur, III, 6 dans OUVRIR
On ne veut pas de l'un parce qu'il est trop vert, Celui-ci trop paillet, cet autre trop couvert, le Bal, 4 dans PAILLET
Là [dans une maison de jeu], sans distinction on voit aller de pair Le laquais d'un commis avec un duc et pair, le Joueur, III, 6 dans PAIR, AIRE
Il a de l'autre monde entrepris le voyage, Et n'est point revenu. - Le ciel lui fasse paix !, les Ménechm. II, 2 dans PAIX
Paix, tais-toi, parle bas, tu sauras mon dessein, Fol. amour. I, 1 dans PAIX
Hé ! palsambleu, si je le savais, je ne le demanderais pas, la Sérénade, 23 dans PALSAMBLEU
Cette Nérine-ci n'est pas trop pour mon maître. A-t-elle grand tort ? non ; c'est un panier percé, le Joueur, I, 3 dans PANIER
Mon coeur tout pantelant comme un cerf aux abois...., le Bal, VIII dans PANTELANT, ANTE
Et mes cheveux encor sont sous la papillote, Distr. II, 1 dans PAPILLOTE
Voilà donc mon paquet, et vous le vôtre aussi, le Distr. III, 9 dans PAQUET
Avez-vous oublié qu'une paralysie S'est de votre bras droit depuis un mois saisie ?, le Légat. II, 6 dans PARALYSIE
Je suis un parchemin, mon corps est diaphane, Démocrite, I, 4 dans PARCHEMIN
Perdre tous les paris, Vingt fois le coupe-gorge, et toujours premier pris !, le Joueur, IV, 13 dans PARI
Par ma foi, c'est vous-même, et vous voilà parlant ; Jamais peintre ne fit portrait si ressemblant, les Ménechmes, IV, 3 dans PARLANT, ANTE
Quand l'amour veut parler, la raison doit se taire, le Joueur, I, 2 dans PARLER
Cléanthis, à part : Homme, veuf, ni garçon ! - Strabon, à part : Fille, femme ni veuve ! - Cléanthis, à part : Le cas est tout nouveau. - Strabon : L'aventure est très neuve, Démocrite, IV, 7 dans PART
Je sais bien qu'à parler de lui sans passion, Il est particulier en sa distraction, Distr. I, 1 dans PARTICULIER, ÈRE
Voilà votre partie ; et vous, voilà la vôtre, Fol. amour. II, 7 dans PARTIE
Çà, comptez bien vos temps pour partir cette fois, C'est vous qui commencez ; allons, vite : un, deux, trois ; Partez donc, partez donc, musicien barbare, Fol. amour. II, 7 dans PARTIR
On est si partroublé qu'on ne sait ce qu'on fait, Démocr. V, 2 dans PARTROUBLÉ, ÉE
Ah ciel ! un jour de noce oublier une femme ! Cette erreur me paraît un peu digne de blâme ; Pour le lendemain, passe ; et j'en vois aujourd'hui Qui voudraient bien pouvoir l'oublier comme lui, le Distr. v, 11 dans PASSER
C'est à vous de sortir et de passer la porte, le Légat. III, 2 dans PASSER
Sais-tu que les railleurs et les mauvais plaisants D'ordinaire avec moi passent fort mal leur temps ?, Ménechm. I, 2 dans PASSER
Nous devons nous prêter aux faiblesses des autres, Leur passer leurs défauts comme ils passent les nôtres, Ménechm. I, 2 dans PASSER
.... Passons les qualités ; Cela ne rendra pas le contrat moins valide, le Distr. v, 9 dans PASSER
Je n'y fus pas longtemps qu'aussitôt, patatras, Avec un fort grand bruit voilà l'esprit à bas, Fol. amour. I, 2 dans PATATRAS
Ne perdons point de temps ; que l'on m'habille en hâte, Monsieur, mettez la main, s'il vous plaît, à la pâte, le Lég. IV, 4 dans PATE
Tu me fais perdre patience ; je veux absolument lui parler, te dis-je, Retour impr. 17 dans PATIENCE
Sur un patin de liége élevant sa chaussure, Lise veut être grande en dépit de nature, Epît. I, à M. le Marquis de***. dans PATIN
Celle-ci doit sa taille à son patin trompeur, le Bal, 7 dans PATIN
Votre mère a payé les droits à la nature, Démocr. II, 1 dans PAYER
Pense-t-il que l'on soit bien tenté de sa peau, Et de la tienne aussi ?, Distr. V, 1 dans PEAU
Nous voilà bien achevés de peindre, le Joueur, V, 7 dans PEINDRE
Tu ne seras heureux par ma foi qu'en peinture, le Joueur, V, 7 dans PEINTURE
La seconde différence est que : pendant que désigne une simultanéité entre deux actions quelconques, et tandis que convient mieux pour marquer une simultanéité entre des actions qui contrastent l'une avec l'autre ; ainsi on dira : C'est ce malheureux là qui, pendant que j'écris, M'embarrasse l'esprit de ses impertinences, Distr. V, 7 dans PENDANT
Mais on dira : Tandis que de vous voir je meurs d'impatience, Vous témoignez, monsieur, bien de l'indifrence, Ménechm. V, 5 dans PENDANT
Pour avoir mis, sans réflexion, Le portrait de madame une heure en pension Chez cette chienne-là que Lucifer confonde, le Joueur, v, 8 dans PENSION
Tu ressens pour le jeu la pente la plus forte, Ménechm. I, 2 dans PENTE
Le bon est qu'en courant il a perdu sa botte, Et que, marchant toujours, enfin il s'est trouvé Une botte de moins quand il est arrivé, le Distr. I, 6 dans PERDRE
Tu peux me faire perdre, ô fortune ennemie ! Mais me faire payer, parbleu, je t'en défie, le Joueur, I, 5 dans PERDRE
Celui qui m'embarrasse le plus, c'est ce persécutant Monsieur André ; et si, je ne lui dois que trois mille cinq cents francs, Retour imprévu, sc. 4 dans PERSÉCUTANT, ANTE
Votre personne seule est le bien qui me flatte ; Et tous les vains brillants dont la fortune éclate, Ne sauraient éblouir un coeur comme le mien, le Légat. V, 1 dans PERSONNE
Nous fûmes extrêmement incommodés des moucherons, qui sont la peste de ce pays, Voyage de Laponie. dans PESTE
Elle crie, elle peste, elle jure, elle bat, elle mord, elle égratigne, elle estropie même en cas de besoin, mais, dans le fond, c'est une bonne enfant, Sérénade, 16 dans PESTER
N'ayant plus de maîtresse et n'ayant pas un sou, Nous philosopherons maintenant tout le soûl, Joueur, IV, 13 dans PHILOSOPHER
Valère : Ouvre [un Sénèque], et lis au hasard. - Hector : Je vais le mettre en pièces, le Joueur, IV, 13 dans PIÈCE
Coquette, sans esprit, menteuse, pie-grièche, à la noyer cent fois je m'étais attendu, Démocr. IV, 7 dans PIE-GRIÈCHE
Il va, il vient, il piétine, il peste contre son infidèle, Attendez-moi sous l'orme, 3 dans PIÉTINER
Vous êtes pilier né de tous les lansquenets, le Joueur, I, 7 dans PILIER
Comment ! me soutenir que mon air est pillé !, le Bal, 11 dans PILLÉ, ÉE
Que l'on me pilorie, Si j'ai hanté ni vu ce Gascon de ma vie, le Bal, 15 dans PILORIER
Ma soeur, tout doucement avalez la pilule, le Joueur, II, 10 dans PILULE
Je sais que Léonor aime un certain Valère, Un fat, un freluquet, qui n'a l'heur de lui plaire Que par son air pincé, le Bal, 12 dans PINCÉ, ÉE
Je sais dans un trictrac, quand il faut un sonnez, Glisser des dés heureux ou chargés ou pipés, le Joueur, I, 10 dans PIPÉ, ÉE
Vous croyez, en votre humeur caustique, En agir avec moi comme avec l'as de pique ?, le Joueur, III, 11 dans PIQUE
Que diantre fais-tu là planté comme un piquet ?, Ménechmes, II, 3 dans PIQUET
Vous savez, grand dieu du Parnasse, Que je ne me tiens guère en place, Ménechmes, Prologue. dans PLACE
Place à Mathieu Crochet, le Bal, 19 dans PLACE
Et de quel droit, monsieur, me faites-vous la loi ? Je vous trouve plaisant de disposer de moi !, Ménechm. V, 6 dans PLAISANT, ANTE
Des plaisants qui font rire avant que de parler, le Joueur, III, 6 dans PLAISANT, ANTE
Sais-tu que les railleurs et les mauvais plaisants D'ordinaire avec moi passent fort mal leur temps ?, Ménechm. I, 2 dans PLAISANT, ANTE
....Je saurai de Valère Quel est, en vous aimant, le but de ses désirs, Et de quel droit il vient chasser sur mes plaisirs, le Joueur, II, 4 dans PLAISIR
Aurait-on jamais cru que cette jeune plante Que j'avais pris plaisir d'élever de mes mains Eût trompé mon espoir, et trahi mes desseins ?, Démocrite, IV, 3 dans PLANTE
Il n'y a sorte de niches qu'ils ne m'aient faites ; tantôt ils me chatouillaient la plante des pieds, tantôt ils me faisaient la barbe avec un fer chaud, Retour imprévu, sc. 13 dans PLANTE
De quoi s'avise-t-il, de me venir chercher Pour être le plastron de ses impertinences ?, Ménechm. III, 12 dans PLASTRON
Après un si long temps de pleine jouissance, Vos attraits sont à vous sans contestation, Joueur, II, 2 dans PLEIN, EINE
Et quand mon plein est fait, gardant mes avantages...., le Joueur, I, 10 dans PLEIN, EINE
Vous faites le plongeon, Petit noble à nasarde, enté sur sauvageon, le Joueur, III, 11 dans PLONGEON
Heureusement encor, laissant ma malle au coche, J'ai mis fort prudemment mon argent dans ma poche, Ménechm. II, 2 dans POCHE
Et un postillon.... un postillon qui n'est pas plus gros que le poing et qui va comme le vent, Retour impr. sc. 6 dans POING
....Si jamais chez nous vous revenez, Je vous fais de la porte un masque sur le nez, Ménechmes, II, 5 dans PORTE
Je ne puis vous souffrir vivre de cette sorte : Vous m'avez obligé de vous fermer ma porte, le Joueur, I, 7 dans PORTE
J'aimerais mieux chercher mon pain de porte en porte, Que servir plus longtemps un maître de la sorte, Fol. amour, I, 1 dans PORTE
Des charmes apparents on est souvent la dupe, Et rien n'est si trompeur qu'animal porte-jupe, le Bal, 7 dans PORTE-JUPE
Monsieur, ne craignez rien ; Isabelle toujours doit se porter au bien, Ménech. III, 8 dans PORTER
Mettons l'original auprès de la copie ; Par ma foi, c'est vous-même, et vous voilà parlant ; Jamais peintre ne fit portrait si ressemblant, Ménechmes, IV, 3 dans PORTRAIT
Crispin : De ses bouillons de bouche, et des postérieurs, Tu prends soin ? - Lisette : De ma main il les trouve meilleurs ; Aussi, sans me targuer d'une vaine science, J'entends ce métier-là mieux que fille de France, le Légat. I, 1 dans POSTÉRIEUR, EURE
Deux ans encore après j'accouchai d'un posthume, Lég., III, 8 dans POSTHUME
C'est un homme sans foi qui prend de toute main, Et ne fait pas un bail qu'il n'ait un pot-de-vin, Démocr. II, 4 dans POT
Quelque mauvais génie Des plumes que je prends vient empêcher l'effet. - Je le crois bien, monsieur ; car voilà le cornet, Et dans le poudrier vous trempiez votre plume, le Distr. IV, 9 dans POUDRIER
Ne verrai-je jamais les femmes détrompées De ces colifichets, de ces fades poupées, Qui n'ont pour imposer qu'un grand air débraillé ?, le Joueur, I, 2 dans POUPÉE
Je dis qu'il était vieux pour son peu de santé, Ménechmes, III, 2 dans POUR
.... Vous cajoliez la tante, Et moi, je pourchassais Finette la suivante, Ménechm. I, 2 dans POURCHASSER
.... Il aime la France et ne souffrirait point.... qu'on la mît en pourpoint, Sat. X dans POURPOINT
Il est impossible de concevoir comment ils [les Lapons] peuvent se soutenir en descendant les fonds les plus précipités, Voyage de Laponie. dans PRÉCIPITÉ, ÉE
Et dans lui l'on renomme La franchise du coeur qu'il a par préciput, Ménechmes, V, 4 dans PRÉCIPUT
On vient civilement pour s'éclaircir d'un doute, Et monsieur prend la chèvre, il met tout en déroute...., le Joueur, III, 13 dans PRENDRE
Conjuguez avec moi, pour bien prendre l'accent, le Distr. III, 3 dans PRENDRE
Il faut prendre ou laisser, et l'on ne choisit pas, Démocrite, I, 1 dans PRENDRE
Elle prend toujours les choses du mauvais côté, Sérénade, 13 dans PRENDRE
Vous prenez, croyez-moi, comme il faut cette affaire, le Joueur, V, 8 dans PRENDRE
Ma colique m'a pris assez mal à propos, Légat. II, 4 dans PRENDRE
À vous entendre, J'ai cru qu'à la maison le feu venait de prendre, le Distr. I, 2 dans PRENDRE
Isabelle : Je prends Monsieur : il faut en courir le hasard. - Araminte : Et moi, je prends Monsieur. - Ménechme : Il semble à vous entendre, Que vous n'ayez ici qu'à vous baisser et prendre, les Ménechmes, V, 6 dans PRENDRE
Ah ! ma pauvre maîtresse, Faut-il vous voir ainsi durement mise en presse [il s'agit d'un portrait mis en gage] ?, Joueur, v, 6 dans PRESSE
Ce serait une éponge à presser au besoin, le Joueur, I, 6 dans PRESSER
Un désir curieux plus que l'amour me presse, Ménechm. II, 7 dans PRESSER
....que tout le respect ici vous soit rendu Que doit à son beau-père un gendre prétendu, Ménechm. III, 2 dans PRÉTENDU, UE
Cette honnête usurière, Qui nous prête, par heure, à vingt sous par écu, le Joueur, I, 6 dans PRÊTER
Adieu donc, mes princesses, Choisissez mieux vos gens pour placer vos tendresses, Ménech. II, 6 dans PRINCESSE
Le voici ! ses malheurs sur son front sont écrits : Il a tout le visage et l'air d'un premier pris, le Joueur, IV, 13 dans PRIS, ISE
Albert : Vous voyez donc, monsieur, d'où procède son mal ? - Crispin : Je le vois aussi net qu'à travers un cristal, Fol. amour. III, 7 dans PROCÉDER
Hélas ? on n'est jamais trahi que par ses proches, Ménechm. I, 5 dans PROCHE
Géronte : Quel est ce Richard ? - Hector : Moi, fort à votre service ; Ce nom n'étant point fait du tout à la propice D'un valet de joueur, je me suis de nouveau Donné celui d'Hector, du valet de carreau, le Joueur, III, 4 dans PROPICE
À propos, j'oubliais de vous dire.... Ah ! madame, à propos, vous avez quelque accès Auprès du rapporteur que j'ai dans mon procès ; Écrivez-lui, de grâce, un mot pour mon affaire, le Distr. II, 6 dans PROPOS
Mais, monsieur, n'avez-vous jamais vu de ma prose ?, Sat. VIII dans PROSE
tu réponds toujours la même prose. - Mais tu me dis aussi toujours la même chose, le Distr. IV, 3 dans PROSE
Fi ! c'est trop des trois quarts [de la succession] pour ces deux cancres-là !, le Légat. II, 6 dans QUART
Et ce sont tous des ânes, Ou du moins les trois quarts, le Légat. II, 11 dans QUART
Chez des femmes de bien dont l'honneur est entier, Et qui de leur vertu parfument le quartier, le Distrait, I, 6 dans QUARTIER
Voici bien un autre embarras ! L'auteur, dans les foyers, se fait tenir à quatre ; Il ne veut point laisser jouer sa pièce...., Fol. amour. Prologue, 3 dans QUATRE
Je ne sais point, seigneur, ce que c'est que d'aimer, Démocr. III, 3 dans QUE
Ce que c'est que de nous ! moi, cela me confond, le Légat. V, 7 dans QUE
Il sera berné.... qu'il n'y manquera rien, Attendez-moi sous l'orme, 14 dans QUE
Quelquefois honnête et quelquefois fripon, Fol. amour. I, 5 dans QUELQUEFOIS
Certaines quidanes lui auraient dit.... Dont tous lesdits quidams ou du moins peu s'en faut Ont obtenu déjà sentence par défaut, Joueur, III, 4 dans QUIDAM
La consolation D'avoir fait de ses biens la distribution Répand au fond du coeur un repos sympathique, Certaine quiétude et douce et balsamique, Légat. IV, 6 dans QUIÉTUDE
Il y a ici du quiproquo sur ma parole, Sérén. 8 dans QUIPROQUO
Là, j'ai vu votre frère au milieu des commis Qui s'emportait contre eux du quiproquo commis, les Ménech. II, 1 dans QUIPROQUO
....Savez-vous, monsieur du lansquenet, Que j'ai de quoi rabattre ici votre caquet ?, Joueur, III, 11 dans RABATTRE
En ce cas je pourrais rabattre sur la veuve, La comtesse sa soeur, Joueur, I, 6 dans RABATTRE
Petits soins, rendez-vous, doux raccommodements, Promesse d'épouser, plainte, douceur, rupture, Tout cela se trafique avecque l'écriture, le Distr. IV, 9 dans RACCOMMODEMENT
Ah ! monsieur qu'elle est belle, Et que j'ai de plaisir à vous voir raccroché !, le Joueur, III, 5 dans RACCROCHÉ, ÉE
Vous avez fait divorce avec le genre humain ; Mais vous vous raccrochez encore au féminin, Démocrite, I, 4 dans RACCROCHER
Je suis un peu coquet, tu n'es pas mal coquette : Notre mère l'était, dit-on, en son vivant ; Nous chassons tous de race, et le mal n'est pas grand, le Distr. IV, 3 dans RACE
Nérine : Madame n'aime pas les maris en peinture. - La comtesse : Cela racquitte-t-il d'une perte aussi dure ?, le Joueur, II, 2 dans RACQUITTER
J'immole encor pour vous tout mon ressentiment ; Oui, je veux la guérir, et radicalement, Fol. amour. II, 11 dans RADICALEMENT
Vous allez chaque jour d'une ardeur vagabonde, Faisant rafle partout, de la brune à la blonde, Ménechm. I, 2 dans RAFLE
Sais-tu que les railleurs et les mauvais plaisants D'ordinaire avec moi passent fort mal leur temps ?, les Ménechm. I, 2 dans RAILLEUR, EUSE
Son vaisseau a péri, il a bu de l'eau salée un peu plus que de raison ; cela lui a tourné la cervelle, Ret. imprévu, 18 dans RAISON
Il est parbleu ! grand jour ; déjà de leur ramage Les coqs ont éveillé tout notre voisinage, le Joueur, I, 1 dans RAMAGE
C'est un homme étonnant et rare en son espèce, Qui rêve fort à rien et s'égare sans cesse, Distrait, II, 1 dans RARE
J'ai bien bu cette nuit ; et, sans fanfaronnades, à votre intention j'ai vidé cent rasades, le Distr. III, 2 dans RASADE
Oh ! par ma foi, monsieur, vous ne prendrez qu'un rat ; Et le notaire peut remporter son contrat, le Joueur, V, 8 dans RAT
Je ratifie en tout le présent testament, Et donne à votre hymen mon plein consentement, Légat. V, 8 dans RATIFIER
Quelle rauque grenouille, au milieu de ses joncs, T'a donné de son art les premières leçons ?, Fol. amour. II, 7 dans RAUQUE
Je suis, ainsi que vous, membre de la musique, Enfant de G ré sol, Fol. amour. II, 7 dans
Le péril ne vous rebute point : cela est fier, cela est héroïque, la Sérénade, 7 dans REBUTER
Puisque aujourd'hui votre humeur pétulante Vous rend l'âme aux leçons un peu récalcitrante, le Joueur, I, 10 dans RÉCALCITRANT, ANTE
Mais enfin, c'est un mal dont vous ne guérirez Que par le récipé d'un hymen salutaire, le Distr. III, 1 dans RÉCIPÉ
.... Je n'ai point senti de transports aussi doux Pour tout autre mortel que j'en ressens pour vous. - En vous réciproquant, vous êtes, je vous jure, De ces heureux transports payés avec usure, Démocr. IV, 7 dans RÉCIPROQUER
Le ciel me le devait [un autre mari], pour me récompenser De mon premier mari...., Démocr. IV, 6 dans RÉCOMPENSER
Vos airs dans les siens sont si reconnaissables, Que deux gouttes de lait ne sont pas plus semblables [entre deux jumeaux], Ménechm. I, 2 dans RECONNAISSABLE
Et le bonhomme enfin, à quatre-vingt-neuf ans, Malgré sa fièvre lente et ses redoublements...., Distrait, II, 1 dans REDOUBLEMENT
J'ai renoncé aux vanités du monde, et je me suis jeté dans la réforme, Sérénade, 13 dans RÉFORME
Depuis que ton officier réformé est venu nous enlever le coeur de cette jolie fermière, Attend. s. l'orme, 3 dans REFORMÉ, ÉE
Vous venez d'être réformé, il faut bien que vous réformiez votre train, Attend. s. l'orme. 1 dans REFORMER
Bien informé d'ailleurs que vous aimiez Clarisse, Et que vous deveniez réfractaire à ses lois, Refusant d'épouser celle dont il fit choix, le Distr. V, 10 dans RÉFRACTAIRE
Faire tout ce qu'on veut, vivre exempt de chagrin, Ne se rien refuser, voilà tout mon système ; Et de mes jours ainsi j'attraperai la fin, Folies amour. Divert Mur. de la folie, 1 dans REFUSER
Voilà du fruit nouveau dont son fils le régale, Joueur, I, 7 dans RÉGALER
Les royaumes de Danemark et de Norwége appartiennent au même maître ; ils regardent, au levant, le royaume de Suède ; au couchant, l'Angleterre, Voy. de Danemark. dans REGARDER
Le corps contre l'esprit regimbe à tout moment, Démocr. I, 2 dans REGIMBER
Il faut présentement songer à réparer Les désordres qu'a pu causer la maladie, Vous faire désormais un régime de vie, Prendre de bons bouillons, de sûrs confortatifs, le Légat. I, 4 dans RÉGIME
La comtesse : Mais quel droit avez-vous sur moi ? - Le marquis : Quel droit, ma reine ? Le droit de bienséance avec celui d'aubaine, le Joueur, II, 4 dans REINE
S'il est quelque joueur qui vive de son gain, On en voit tous les jours mille mourir de faim, Qui, forcés à garder une longue abstinence, Pleurent d'avoir trop mis à la réjouissance, le Joueur, I, 10 dans RÉJOUISSANCE
Le marquis, qui jadis nous prêta cent louis, Est venu brusquement lui demander la somme ; Votre frère d'abord a rembarré son homme, Ménech. IV, 8 dans REMBARRER
Il faut qu'en sa faveur Je t'embrasse et rembrasse, et, ma foi, de bon coeur, le Légat. II, 8 dans REMBRASSER
Et qu'ils eurent grand'peine, avec cet air si brave, à faire rembucher au fond de votre cave, Et dans votre grenier, tous les lapins fuyards Qu'on voyait dans la rue abondamment épars, le Bal, 2 dans REMBUCHER
Un remède par moi lui vient d'être donné Tel que l'apothicaire en avait ordonné, le Légat. I, 1 dans REMÈDE
Une lettre, monsieur, remet bien une affaire, le Distr. IV, 7 dans REMETTRE
L'or est comme une femme : on n'y saurait toucher, Que le coeur, par amour, ne s'y laisse attacher ; L'un et l'autre en ce temps, sitôt qu'on les manie, Sont deux grands rémoras pour la philosophie, le Joueur, IV, 13 dans RÉMORA
J'aurai, vers le rempart, quelque réduit commode Où je régalerai les beautés à la mode, Ménechmes, IV, 2 dans REMPART
Cousin, il faut ici remuer le gigot [danser], le Bal, sc. XVII dans REMUER
Il faut que je lui montre Deux pendants de brillants que j'ai là de rencontre ; J'en ferai bon marché...., le Joueur, V, 6 dans RENCONTRE
Non pas, c'est moi qui sors, et le laisse avec vous : Je sais qu'on ne doit point troubler un rendez-vous, le Distr. III, 16 dans RENDEZ-VOUS
C'est l'usage parmi tous les honnêtes gens : Quand il est survenu rupture ou brouillerie.... On se rend l'un à l'autre et lettres et portraits, les Ménechm. IV, 3 dans RENDRE
D'un maudit lansquenet le caprice outrageant M'oblige à te prier de vouloir bien me rendre Cent louis que de moi le besoin te fit prendre, ib. IV, 5 dans RENDRE
Ah ! maudit renégat, le plus méchant du monde, Que le ciel te punisse et l'enfer te confonde !, Ménechm. II, 6 dans RENÉGAT, ATE
Que dis-tu ? - Qu'Angélique est une âme légère, Et s'est mieux que jamais rengagée à Valère, le Joueur, III, 1 dans RENGAGÉ, ÉE
J'ai dans cet étui-là, madame, un instrument.... Écoutez-le, de grâce, un seul moment sans peine ; Et, s'il ne vous plaît pas, soudain je le rengaine, le Bal, 10 dans RENGAINER
En attendant qu'il vienne, nous pouvons aller renouveler connaissance au cabaret, la Sérén. sc. 13 dans RENOUVELER
Mon maître en ce moment n'est pas encor rentré, Joueur, I, 2 dans RENTRER
Ne faire qu'un repas dans toute la journée ! Un malade, entre nous se conduirait-il mieux ?, Distrait, I, 6 dans REPAS
Reposez-vous sur moi, je réponds de l'affaire, Fol. amour, III, 8 dans REPOSER
Je ne serai pas seul qui d'une âme enchantée Aura repris sa femme après l'avoir quittée, Démocrite, V, 7 dans REPRENDRE
Hé bien ! vit-on jamais un esprit plus reptile ? Puis-je avoir jamais fait une telle imbécile ?, le Distr. I, 4 dans REPTILE
Une belle me voit, je suis requis d'amour, Démocr. II, 8 dans REQUÉRIR
Ayant vu notre contenance déterminée, ils [les voleurs] s'arrêtèrent et réservèrent à prendre mieux leur avantage, Voyage de Pologne. dans RÉSERVER
Et votre ressemblance Avec votre jumeau passe la vraisemblance, Ménechm. III, 1 dans RESSEMBLANCE
Depuis que je travaille pour vous, les ressorts de mon esprit emprunteur sont diablement usés, la Sérénade, 11 dans RESSORT
Fi donc, petit badin, un peu de retenue, le Joueur, II, 4 dans RETENUE
Hector : Vous ne me parlez point, monsieur, de votre amour. - Valère : Non. - Hector : Il m'en parlera peut-être à son retour, le Joueur, III, 13 dans RETOUR
Et vous voyant déjà, ma soeur, sur le retour, N'ayant, comme je crois, nul penchant pour l'amour, Ménechm. I, 5 dans RETOUR
C'est une illustre ....Qui prête, vend, revend, brocante, troque, achète, le Joueur, V, 2 dans REVENDRE
Notre bourse est à fond ; et, par un sort nouveau, Notre amour recommence à revenir sur l'eau, le Joueur, IV, 13 dans REVENIR
Il y revient des lutins lutinants...., Ret. impr. 13 dans REVENIR
Ménechme : Nous rêvons, vous ou moi ; quoi ! vous me ferez croire Que j'ai vu votre fille ? en quel temps ? comment ? où ? - Démophon : Tout à l'heure, en ces lieux. - Ménechme : Allez, vous êtes fou, les Ménechm. III, 8 dans RÊVER
Ayez pour la grammaire un peu de révérence, le Distr. III, 3 dans RÉVÉRENCE
Ô ciel ! quelle ignorance ! Ne savoir pas encor faire la révérence Depuis trois ans et plus qu'elle apprend à danser !, le Distr. I, 4 dans RÉVÉRENCE
J'aime mieux être ermite et brouter des racines, Revoyager vingt ans, nus pieds, sur des épines, Que de vivre avec vous ; adieu...., Démocr. IV, 7 dans REVOYAGER
Taisez-vous, s'il vous plaît, petite ridicule, le Joueur, II, 10 dans RIDICULE
Vous avez fort bien fait de lui river son clou ; C'est bien à faire à lui de vous appeler fou ! Et vous deviez encor lui mieux laver la tête, le Distr. IV, 7 dans RIVER
Toute la nuit il rôde ainsi qu'un loup-garou, Il ne nous permet pas de fermer la prunelle, Fol. am. I, 1 dans RODER
Depuis plus de vingt ans je rôde l'univers, Où je fais admirer l'effet de mes concerts, le Bal, 7 dans RODER
Je le mène un peu roide, Ret. impr. VI dans ROIDE ou RAIDE
Voilà, monsieur, un petit rôle Des dettes de mon maître...., le Joueur, III, 4 dans RÔLE
Un discours aussi rond Fait taire l'éloquence et l'art de Cicéron, Distr. IV, 9 dans ROND, ONDE
Et dont, tous les hivers, la cuisine se fonde Sur l'impôt établi d'une infaillible ronde, le Joueur, I, 10 dans RONDE
Il faut entendre aussi ronfler les violons, Et je veux avec vous danser les cotillons, le Légat. II, 4 dans RONFLER
Ils ne payent point de gages, ils querellent, ils rossent quelquefois, Sérénade, XI dans ROSSER
J'aurais un bon carrosse à ressorts bien liants ; De ma rotondité j'emplirais le dedans, le Joueur, I, 1 dans ROTONDITÉ
Pourquoi ! cette demande est bonne, maintenant Que vous allez rouler dessus l'argent comptant, le Bal, 13 dans ROULER
Je sirote mon vin, quel qu'il soit, vieux, nouveau ; Je fais rubis sur l'ongle, et n'y mets jamais d'eau, Fol. amour. III, 4 dans RUBIS
J'ai caché en terre un sac de cuir où il y a vingt mille francs, Retour impr. sc. 13 dans SAC
Valère : Mais crois-tu... ? - Carlin : Laissez-moi, l'affaire est dans le sac, le Distr. V, 8 dans SAC
Monsieur, je veux toucher mes quatre cents pistoles, Ou, cadédis, je veux le saigner à l'instant, le Bal, 14 dans SAIGNER
Crispin : Ne faites point la fière ; On peut aussi vous mettre à la Salpêtrière. - Lisette : à la Salpêtrière. - Crispin : Oui, m'amie, et sans bruit ; De vos déportements on n'est que trop instruit, le Légat. III, 8 dans SALPÊTRIÈRE
Venez, mademoiselle, et saluez les gens, le Distr. I, 4 dans SALUER
Tout franc, je n'aime pas Qu'on se rie à mon nez et qu'on suive mes pas ; Si quelqu'un vient encor se gausser davantage, Je lui sangle d'abord mon poing par le visage, Démocr. II, 3 dans SANGLER
Pour prix de leurs larcins, en public élevés, Danser la sarabande à deux pieds des pavés, le Bal. dans SARABANDE
Le pauvre diable en a tout autant qu'il en faut, Et toute sa morale a, parbleu, fait le saut, Démocrite, II, 6 dans SAUT
... de grâce, Ralentissez un peu cette amoureuse audace ; à vous voir on vous croit partir pour un assaut ; Et chez les gens ainsi s'en va-t-on de plein saut ?, le Distr. I, 6 dans SAUT
Eh quoi ? monsieur, tout seul vous sautez de la sorte, Joueur, IV, 11 dans SAUTER
Vous faites le plongeon, Petit noble à nasarde, enté sur sauvageon, le Joueur, III, 11 dans SAUVAGEON
L'amour, ne vous déplaise, est un je ne sais quoi, Qui vous prend, je ne sais ni par où, ni pourquoi ; Qui va, je ne sais où ; qui fait naître en notre âme Je ne sais quelle ardeur que l'on sent pour la femme ; Et ce je ne sais quoi, qui paraît si charmant, Sort enfin de nos coeurs, et je ne sais comment, Démocrite, I, 5 dans SAVOIR
Savez-vous bien que je suis fort mécontente de la conduite et des manières de ma nièce ?, le Retard impr. 1 dans SAVOIR
Et le sort prend plaisir d'une chaîne secrète D'allier quelquefois le sceptre et la houlette, Démocr. III, 1 dans SCEPTRE
Quarante mille écus d'argent sec et liquide ! De la succession voilà le plus solide, le Lég. II, 8 dans SEC, SÈCHE
J'ai sur certaine femme Jeté, sans y songer, quelque amoureuse flamme ; J'ai trouvé la matière assez sèche de soi ; Mais la belle est tombée amoureuse de moi, le Joueur, III, 11 dans SEC, SÈCHE
Ou bien, réduit à sec, d'une âme familière Peut-être il parle au ciel d'une étrange manière, Joueur, I, 2 dans SEC, SÈCHE
L'or est d'un grand secours pour acheter un coeur ; Ce métal, en amour, est un grand séducteur, le Joueur, II, 2 dans SÉDUCTEUR, TRICE
Vous voyez un seigneur [Strabon, suivant de Démocrite] fort satisfait de soi, Un convive échappé de la table du roi ; Il tient bon ordinaire et je l'en félicite, Démocrite, IV, 7 dans SEIGNEUR
Sur des neiges et sur des glaces, dont la commodité est si grande qu'on peut facilement, par le moyen des traîneaux, aller en un jour de Finlande en Laponie, et traverser sur les glaces le sein Bothnique, Voyage en Laponie, 101 dans SEIN
Hector : Je vois votre sellière : Elle a flairé l'argent. - Valère, mettant promptement son argent dans sa poche : Il faut nous en défaire, le Joueur, III, 6 dans SELLIER
Elle va venir sans faire semblant de rien ; pour lors vous l'aborderez, vous, en faisant semblant de rien ; elle vous écoutera faisant semblant de rien ; voilà comme se font les mariages des Tuileries, Attends-moi s. l'orme, 9 dans SEMBLANT
Ce garçon-là me plaît et parle de bon sens, Fol. amour. II, 5 dans SENS
Nous ne vous donnons pas de ces effets véreux [effets de commerce] ; Cela sent comme baume, Joueur, III, 4 dans SENTIR
Ces serrements de mains dont on vous estropie, le Joueur, II, 4 dans SERREMENT
À Valère de près j'ai serré le bouton, le Joueur, IV, 9 dans SERRER
Vous avez du service, un nom, de la valeur ; Il faut vous distinguer dans un poste d'honneur, Distr. II, 7 dans SERVICE
Que servir un joueur est un maudit métier !, le Joueur, I, 1 dans SERVIR
Albert : Vous avez donc guéri de ces maux quelquefois ? - Crispin : Moi ? si j'en ai guéri ! ah ! vraiment je le crois, Fol. amour. III, 7 dans SI
Que le diable t'emporte avec tes si et tes mais, Ret. impr. 15 dans SI
Jamais de son pays ne vint lettre de change, Et, quoiqu'il mange peu, si faut-il bien qu'il mange, le Bal, 13 dans SI
C'est un petit jeune homme à quatre pieds de terre, Homme de qualité qui revient de la guerre, Qu'on voit toujours sautant, dansant, gesticulant, Qui vous parle en sifflant, et qui siffle en parlant, Distr. I, 4 dans SIFFLER
Ouf ! hai ! je n'en puis plus, vous serrez le sifflet, le Distr. V, 6 dans SIFFLET
Et notre père même, en commençant à croître, Nous attachait un signe afin de nous connaître [deux jumeaux], Ménechm. I, 2 dans SIGNE
Et quand un gentilhomme en commençant à vivre Sait tirer en volant, boire et signer son nom, Il est aussi savant que défunt Cicéron, Ménechm. III, 8 dans SIGNER
À ces simplicités qui sortent de sa bouche, à cet air si naïf, croirait-on qu'elle y touche ?, le Distr. I, 4 dans SIMPLICITÉ
Je me porte encor mieux que tous tant que vous êtes ; Je fais quatre repas, et je lis sans lunettes ; Je sirote mon vin, quel qu'il soit, vieux, nouveau, Folies amour. III, 3 dans SIROTER
Il a pour médecin pris un apothicaire Pas plus haut que ma jambe et de taille sommaire, le Lég. I, 1 dans SOMMAIRE
Mon maître, qui m'attend au cabaret prochain, M'envoie ici devant pour sonder le terrain, Fol. am. I, 5 dans SONDER
Je sais dans un trictrac, quand il faut un sonnez, Glisser des dés heureux ou chargés, ou pipés, le Joueur, I, 10 dans SONNEZ
....Et déjà je m'étonne Qu'il ne vous ait point fait quelque sot compliment, Ménechmes, III, 11 dans SOT, OTTE
Valère est un vrai fou, Qui jouerait votre bien jusques au dernier sou, le Joueur, II, 2 dans SOU
Ce coquin-là vaut vingt mille livres de rente comme un sou, à un enfant de famille, Retour imprév. 6 dans SOU
Il ne s'en est fallu qu'un degré de chaleur Pour être de mon temps le plus heureux souffleur, Fol. amour. I, 5 dans SOUFFLEUR, EUSE
N'ayant plus de maîtresse, et n'ayant pas un sou, Nous philosopherons maintenant tout le soûl, le Joueur, IV, 13 dans SOÛL, OÛLE
La souris est un petit noeud de nompareille, qui se place dans le bois [paquet de cheveux hérissés], Attendez-moi sous l'orme, 6 dans SOURIS
Les plus jolies filles de Poitou la consultent comme un oracle, parce qu'elle a fait ses études sous une coquette de Paris, Attendez-moi sous l'orme, sc. 1 dans SOUS
Je suis fille d'honneur ; je ne veux point qu'on dise Que vous ayez sous moi fait pareille sottise, le Joueur, v, 1 dans SOUS
Ne serai-je jamais laquais d'un sous-fermier ?, le Joueur, I, 1 dans SOUS-FERMIER, IÈRE
Mon oncle est le sous-portier de l'hôtel des fermes, Sérénade, 18 dans SOUS-PORTIER
Vous voir ! c'est du plus loin qu'il me souvienne, Joueur, III, 7 dans SOUVENIR
Je suis le cavalier de France le plus spécifique pour la consolation des dames, Attendez-moi sous l'orme, 10 dans SPÉCIFIQUE
Je suis un peu subalterne, à la vérité [c'est un domestique qui parle] ; nous demeurons ensemble ; il me loge fort haut, Sérénade, 43 dans SUBALTERNE
Soixante mille écus d'argent sec et liquide Ont mis notre fortune en un vol bien rapide.... Mon maître est diablement habile à succéder, Ménechm. IV, 2 dans SUCCÉDER
Si ton dessein succède au gré de notre envie, Je veux te rendre heureux le reste de ta vie, le Légat. IV, 3 dans SUCCÉDER
Ainsi je suis d'avis, quelque ardeur qui vous presse, Que vous soyez succinct en discours amoureux, Ménechm. III, 3 dans SUCCINCT, INCTE
Nous voyons parmi nous Les suivants de Thémis, de leur pouvoir jaloux, Contre des malheureux déchaîner leur colère, Épître V dans SUIVANT, ANTE
Suivant de Démocrite, en cette solitude, Ce n'est qu'avec les ours que j'ai quelque habitude, Démocrite, I, 1 dans SUIVANT, ANTE
C'est une fille simple à mes désirs sujette, Distr. I, 1 dans SUJET, ETTE
....Ma foi, la cour m'ennuie ; L'esprit de ce pays n'est qu'en superficie, Joueur, II, 4 dans SUPERFICIE
De ces billets surpris on me croira complice : En restitution je suis encor novice, le Légat. V, 1 dans SURPRIS, ISE
Lorsque, par grand hasard, quelquefois je sommeille, Un bruit affreux de clefs en sursaut me réveille, Fol. amour. I, 2 dans SURSAUT
L'habit est vraiment leste, et des plus à la mode ; Pour un surtout de chasse il me sera commode, Ménechm. I, 2 dans SURTOUT
Depuis que mon mari, par grâce singulière, D'un surtout de sapin que l'on appelle bière, Dont on sort rarement, a voulu se munir, J'ai fait voeu d'être veuve, et je le veux tenir, le Bal, sc. 4 dans SURTOUT
La loi devrait contraindre une mère coquette.... D'abjurer la tendresse, et d'avoir la prudence De faire recevoir sa fille en survivance, le Distrait, III, 1 dans SURVIVANCE
Elle veut qu'en détours la chose s'enveloppe, Et ce mot dit à cru lui cause une syncope, le Joueur, II, 4 dans SYNCOPE
Il s'élève aussi bien dans le fond de mon coeur Certain remords cuisant, certaine syndérèse, Qui furieusement sur l'estomac me pèse, le Légataire, IV, 7 dans SYNDÉRÈSE
Une lettre, Crispin ! - Ah ciel ! quelle aventure ! Le maître de musique entend la tablature, Fol. amour. II, 7 dans TABLATURE
Un fauteuil près mon oncle ! un tabouret suffit, Légat. III, 7 dans TABOURET
On a beau faire, il faut prendre femme à Paris ; L'on y taille en plein drap, le Bal, 8 dans TAILLER
Il a tant d'héritiers, le bon seigneur Géronte, Il en a tant et tant, que par fois j'en ai honte, le Légat. I, 1 dans TANT
Mais elle n'est pas tant ma fille que l'on pense, Démocr. I, 2 dans TANT
Déshéritant, en tant que besoin pourrait être, Parents, nièces, neveux, nés aussi bien qu'à naître, Légat. IV, 6 dans TANT
Pour Criséis il a l'âme un tantet férue, Démocr. I, 2 dans TANTET
J'entends ; autour d'un tapis vert, Dans un maudit brelan, ton maître joue et perd, le Joueur, I, 2 dans TAPIS
Dorante par mes soins l'épousera, - Tarare ! Elle est dans nos filets, le Joueur, I, 2 dans TARARE
Je vais tâter du vin dont nous boirons ce soir Une ample effusion, le Distr. I, 7 dans TÂTER
Allez, vous êtes fou de vouloir, à votre âge, Pour la seconde fois tâter du mariage, Fol. amour. I, 3 dans TÂTER
Leur sotte vanité ne croit pouvoir trop haut à des faveurs de cour mettre un injuste taux, le Joueur, II, 4 dans TAUX
N'est-ce pas vous, monsieur, qui vous nommez un tel ? - Oui, je me nomme un tel ; mais j'ai, ne vous déplaise, Encore un autre nom, le Bal, 13 dans TEL, ELLE
Ce diable-là est furieusement tenace ; c'est celui qui possède ordinairement les femmes, quand elles ont le diable au corps, Retour impr. sc. 13 dans TENACE
Non, je ne vis jamais d'animal si tenace [un créancier], le Joueur, III, 7 dans TENACE
Faut-il tendre toujours le dos, quand vous marchez ? Présentez mieux la gorge et baissez cette épaule, Distr. I, 4 dans TENDRE
Il faut plus tendrement prononcer ce mot-là, le Distr. III, 3 dans TENDREMENT
Vous mettez votre gloire à tenir bien du vin, le Distr. I, 6 dans TENIR
J'ai peine, en le voyant, à tenir ma colère, le Distr. v, 7 dans TENIR
J'ai fait voeu d'être veuve, et je le veux tenir, le Bal, 4 dans TENIR
Il en tient un peu là ; sa présence d'esprit à chaque instant du jour me charme et me ravit, le Distr. II, 5 dans TENIR
Géronte : Et ma belle tapisserie qui me coûtait près de deux mille écus, qu'est-elle devenue ? - Le marquis : Nous en avons eu dix-huit cents livres ; c'est bien vendre. - Géronte : Comment, bien vendre ! une tenture comme celle-là, Ret. imprév. 20 dans TENTURE
Il nous a fallu déloger à mi-terme, Ret. imprévu, 13 dans TERME
Il est tant de traitants qu'on voit depuis la guerre En modernes seigneurs sortir de dessous terre, Joueur, v, c. dans TERRE
Ce monsieur de la Serre, Si bien connu de vous et de toute la terre, le Joueur, III, 4 dans TERRE
Le plaisir de l'hymen est terrestre et grossier, le Distr. IV, 3 dans TERRESTRE
Sans avoir, en mourant, égard à ma prière, Il a testamenté tout d'une autre manière, le Distrait, v, 10 dans TESTAMENTER
Et ledit testateur déclare en cet endroit Que de signer son nom il est dans l'impuissance, De ce l'interpellant au gré de l'ordonnance, le Légat. IV, 6 dans TESTATEUR, TRICE
Cette cérémonie [faire son testament] Jamais d'un testateur n'a raccourci la vie, ib. IV, 6 dans TESTATEUR, TRICE
Entre nous, l'État n'a pas grand besoin de vous, puisqu'il vous a remercié de vos services à la tête de votre compagnie, Attendez-moi sous l'orme, 9 dans TÊTE
Le jour des noces, le thermomètre de la tendresse est à son plus haut degré, mais le lendemain il descend bien bas, Attend. moi sous l'orme, 6 dans THERMOMÈTRE
Si vous lui parlez, ayez un peu d'égard à sa faiblesse ; songez qu'elle a le timbre un peu fêlé, Ret. imprév. 18 dans TIMBRE
Cette ferme en un an produirait plus de rente Que le papier timbré ne peut rendre en quarante, le Distr. IV, 9 dans TIMBRÉ, ÉE
Valère au marquis qui refuse de se battre : Oh ! vin est tiré, monsieur, il faut le boire, Joueur, III, 11 dans TIRÉ, ÉE
Va-t'en m'attendre, ici près, aux Barreaux verts, et faire tirer bouteille, Sérénade, 13 dans TIRER
Valère : Que t'a dit Marine ? - Scapin : Marine ? rien du tout ; c'est une fille dont on ne saurait tirer une parole, Sérén. 5 dans TIRER
Et quand un gentilhomme.... Sait tirer en volant, boire et signer son nom, Ménechm. III, 8 dans TIRER
Adieu, tison d'enfer, fesse-mathieu femelle, le Joueur, v, 10 dans TISON
Oh ! monsieur, point du tout, je suis une bourgeoise Qui sais me mesurer justement à ma toise, le Joueur, II, 14 dans TOISE
Tu m'as abandonné dans un grand embarras ; Un malheureux neveu m'est tombé sur les bras, le Légat. III, 4 dans TOMBER
Mais la belle est tombée amoureuse de moi, le Joueur, III, 11 dans TOMBER
Un suisse à barbe torse, et nombre de valets, Intendants, cuisiniers, rempliront mon palais, Ménechm. IV, 2 dans TORS, ORSE
Je vous jure, Que je ne comprends rien à ce maudit jargon, Et ne sais, pour tout jeu, que l'oie et le toton, le Bal, sc. 14 dans TOTON
À ces simplicités qui sortent de sa bouche, à cet air si naïf, croirait-on qu'elle y touche ?, le Distr. I, 4 dans TOUCHER
Peut-être.... Il.... S'arrachera de rage un toupet de cheveux Qui ne sont pas à lui, le Joueur, II, 1 dans TOUPET
Voilà ce qui s'appelle un garçon fait au tour !, le Bal, 9 dans TOUR
Nous allâmes le jour suivant, lundi, pour voir Jannes Tornoeus, homme docte, qui a tourné en lapon tous les psaumes de David, Voyage de Laponie au commencement dans TOURNER
Oh ! parbleu, nous vivrons comme deux tourterelles, Joueur, IV, 9 dans TOURTERELLE
Moi ? point du tout, je ne veux rien savoir, Sérénade, 3 dans TOUT, TOUTE
On tâche autant qu'on peut, dans son petit trafic, à gagner ses dépens en servant le public, le Joueur, v, 2 dans TRAFIC
Ce fut là où nous vîmes pour la première fois un traîneau lapon, dont nous admirâmes la structure, Voyage de Laponie. dans TRAÎNEAU
C'est un petit repas que le roi m'a rendu : Nous nous traitons parfois, Démocr. IV, 7 dans TRAITER
Si mon traître d'époux par hasard était mort, Démocr. II, 7 dans TRAÎTRE, ESSE
Nous sommes cinq amis que la joie accompagne, Qui travaillons ce soir en bon vin de Champagne, le Distr. I, 6 dans TRAVAILLER
Oui, pour des ladres comme vous, qui ne connaissent d'autre bonheur que celui d'amasser du bien, et de faire travailler leur argent à gros et très gros intérêt, Sérénade, 1 dans TRAVAILLER
Votre maîtresse, en ses nobles projets, Peut à d'autres oiseaux tendre ses trébuchets, Ménechm. II, 3 dans TRÉBUCHET
Sa poche [du joueur] est un trésor ; Sous ses heureuses mains le cuivre devient or, le Joueur, III, 6 dans TRÉSOR
Je suis, pour vous servir, gentilhomme auvergnac, Docteur dans tous les jeux, et maître de trictrac ; Mon nom est Toutabas, vicomte de la Case, Et votre serviteur, pour terminer ma phrase, le Joueur, I, 10 dans TRICTRAC
Les filles, en ce temps si souvent attrapées, Sur la foi des serments avaient été trompées, Ménechm. v, 1 dans TROMPER
Je ne sais point prendre en main des trompettes, Pour publier partout les faveurs qu'on m'a faites, le Joueur, II, 4 dans TROMPETTE
Monsieur votre père, de son côté, ne travaille-t-il pas à reboucher tous ces trous-là ?, Ret. impr. 4 dans TROU
Vous souvient-il, monsieur, quand ma maudite mule Me jeta par malice en ce trou si profond ?, Fol. amour. I, 7 dans TROU
Une école maudite Me coûte, en un moment, douze trous tout de suite, le Joueur, I, 4 dans TROU
Madame, je ne sais si j'ai le regard trouble, Si c'est quelque vapeur, mais enfin je vois double, Ménechmes, v, 6 dans TROUBLE
L'esprit de ce pays n'est qu'en superficie ; Sitôt que vous voulez un peu l'approfondir, Vous rencontrez le tuf, le Joueur, II, 4 dans TUF
J'abhorre le fracas, le bruit, la turbulence, le Distr. II, 7 dans TURBULENCE
Le jeu rassemble tout ; il unit à la fois Le turbulent marquis, le paisible bourgeois, le Joueur, III, 6 dans TURBULENT, ENTE
La comtesse : Parlez, parlez. - Mme la Ressource : Non, non, il est trop rude. D'aller de ses parents montrer la turpitude, le Joueur, v, 4 dans TURPITUDE
Nul ne sait de l'amour mieux le diapason, Ni mettre, comme moi, deux coeurs à l'unisson, le Bal, 10 dans UNISSON
Ma culotte s'use en deux ou trois endroits, le Joueur, III, 7 dans USER
...le parti d'un époux est le plus ancien, Et le plus usité ; c'est pourquoi je m'y tien, Fol. am. II, 2 dans USITÉ, ÉE
Et tel change de meuble et d'habit chaque lune, qui, Jasmin autrefois, d'un drap du sceau couvert...., Joueur, I, 1 dans USSEAU
Cette honnête usurière, Qui nous prête, par heure, à vingt sous par écu ?, le Joueur, I, 6 dans USURIER, IÈRE
Un lutin que l'enfer a vomi sur la terre, Pour faire aux gens dormant une éternelle guerre, Commence son vacarme et nous lutine tous, Fol. am. I, 2 dans VACARME
Près du sexe tu vins, tu vis et tu vainquis ; Que ton sort est heureux ! allons, saute, marquis !, le Joueur, IV, 10 dans VAINCRE
Que maudit soit le jour où j'eus la fantaisie D'être valet de pied de la philosophie !, Démocr. I, 1 dans VALET
Ce nom [Richard] n'étant point fait du tout à la propice D'un valet de joueur, je me suis de nouveau Donné celui d'Hector, du valet de carreau, le Joueur. III, 4 dans VALET
Soixante mille écus, que votre oncle vous laisse, Vous ont été comptés en argent ou valeur, les Ménechm. v, 5 dans VALEUR
....Si je vaux quelque chose C'est par là que je vaux, et par ma belle humeur, Distr. v, 10 dans VALOIR
Vous et moi nous en valons deux autres, Joueur, III, 12 dans VALOIR
Je valais dans mon temps mon prix tout comme un autre, le Légat. II, 4 dans VALOIR
Ismène : Est-il mort ? - Cléanthes : Autant vaut : depuis vingt ans et plus Qu'il a pris son parti, nous ne nous sommes vus, Démocr. II, 1 dans VALOIR
Merlin : On donne ici le bal ! l'affaire est donc finie ? - Lisette : Autant vaut, mon enfant, le Bal, 4 dans VALOIR
Ce sont des vapeurs de morale Qui nous vont à la tête, et que Sénèque exhale, le Joueur, IV, 14 dans VAPEUR
Qu'on vend cher maintenant l'argent à la jeunesse !, le Joueur, I, 6 dans VENDRE
J'ai pourtant, voyez-vous ! quatre-vingt-dix-huit ans Vienne la Saint-Martin, Fol. amour. III, 4 dans VENIR
Tout autant [quatre-vingt-dix-huit ans] ; mais je suis encore verdelette, Fol. amour. III, 4 dans VERDELET, ETTE
Sitôt.... Que des zéphyrs nouveaux les fécondes haleines Feront verdir nos bois et refleurir nos plaines, Satire contre les maris. dans VERDIR
Nous ne vous donnons pas de ces effets véreux ; Cela sent comme baume, Joueur, III, 4 dans VÉREUX, EUSE
Une lèvre qu'on mord pour rendre plus vermeille, le Joueur I, 2 dans VERMEIL, EILLE
Mais fol et vain espoir ! vermisseaux que nous sommes ! Comme le ciel se rit des vains projets des hommes !, le Distr. II, 1 dans VERMISSEAU
Il ne faut point avoir de mollesse en sa vie ; Je suis vert, le Joueur, IV, 9 dans VERT, ERTE
Je guéris une fois l'infante du Congo, Qui vraiment avait bien un autre vertigo, Fol. amour. III, 7 dans VERTIGO
Il faut voir sur-le-champ si les vice-baillis Sont si francs du collier que vous l'avez promis, Joueur, III, 11 dans VICE-BAILLI
Je ne sais point faire marché à vie ; c'est un métier trop périlleux, Sérénade, sc. 1 dans VIE
Courage, allons, marquis, montre de la vigueur, le Joueur, III, 11 dans VIGUEUR
Aimera-t-on toujours ces petits vilains-là ?, le Distr. I, 8 dans VILAIN, AINE
Vous vous faites honneur d'être un franc libertin ; Vous mettez votre gloire à tenir bien du vin, le Distr. I, 6 dans VIN
Oh ! le vin est tiré, monsieur, il le faut boire, le Joueur, III, 11 dans VIN
Et lorsque, tout fumant d'une vineuse haleine, Sur vos pieds chancelants vous vous tenez à peine, Sur un théâtre alors vous venez vous montrer, Distrait, I, 6 dans VINEUX, EUSE
Ah ! je t'arracherai ta langue de vipère, Fol. amour. II, 4 dans VIPÈRE
Si votre sot dégoût et vos folles pensées Ne rompaient mes desseins et toutes mes visées, Ménechm. III, 4 dans VISÉE
Ce monsieur bas-normand me choque la visière, le Bal, 5 dans VISIÈRE
Présentement qu'Éraste à m'épouser s'apprête, Mille vivacités me passent par la tête, Fol. amour. I, 1 dans VIVACITÉ
Faut-il que la jeunesse Apprenne maintenant à vivre à la vieillesse ?, le Distr. IV, 2 dans VIVRE
Eh bien ! mon oncle est-il en état d'être vu ? - Ah ! monsieur, depuis hier il est encor déchu, le Légat. I, 2 dans VOIR
Taisez-vous, péronnelle ; Rentrez ; et là dedans allez voir si j'y suis, le Distr. I, 4 dans VOIR
Lisette : L'apprivoiser, monsieur ? vous perdrez votre temps. - Le chevalier : Nous allons voir ; suis-moi, le Distr. I, 7 dans VOIR
Je voudrais bien, pour voir, que vous ne le trouvassiez pas bon !, Sérén. 8 dans VOIR
Il est, parbleu ! grand jour ; déjà de leur ramage Les coqs ont réveillé tout notre voisinage, le Joueur, I, 1 dans VOISINAGE
Pour l'avoir sans relâche un an sur sa parole Habillé, voituré, coiffé, chauffé, ganté, le Joueur, II, 4 dans VOITURER
Il n'eut jamais pour vous qu'une estime stérile, Un petit feu léger, vagabond, volatile, le Joueur, II, 2 dans VOLATIL, ILE
Le coquin dans le bois a volé quelque coche, Démoc. I, 2 dans VOLER
La volonté de l'homme est bien ambulatoire, le Distr. v, 10 dans VOLONTÉ
Tout ce que j'ai pu comprendre de la volubilité de son discours, c'est qu'il faut renoncer à Léonor, la Sérén. sc. v. dans VOLUBILITÉ
Et parbleu ! vous rêvez ; Pour connaître vos gens, mettez mieux vos lunettes, Bal, sc. 13 dans VOTRE
Le marquis : Serviteur ; vous et moi nous en valons deux autres ; Je suis de vos amis. - Valère : Je ne suis pas des vôtres, le Joueur, III, 13 dans VÔTRE (LE) ou VÔTRE (LA)
Géronte : Comme le voilà fait !.... à sa mine On croirait qu'il viendrait, dans la forêt voisine, De faire un mauvais coup. - Hector à part : On croirait vrai de lui : Il a fait trente fois coupe-gorge aujourd'hui, le Joueur, I, 7 dans VRAI, AIE
Nous avons abattu les bois de la maison de campagne, sous prétexte d'avoir de la vue, Ret. impr. 4 dans VUE